L’année dernière à la même époque : Xavier Murillo et les deux décès à Piedrahita la même semaine. Ça faisait déjà beaucoup aussi ! ; Je maintiens ce que je dis.
Je donne mon point de vue à deux balles, je ne connais pas le niveau du pilote décédé, mais pour moi, si le vol se finit en marche arrière, c’est que le vol est “un peu extrême” non???..
Il n’y a pas longtemps, j’ai décollé en Bi sur un site Normand parce que les élèves de l’école locale décollaient, et bien pour un stage init, l’élève devait être content: Repose au déco en marche arrière, aux oreilles… Moi, détrimmé à fond, j’ai mis près de 10 minutes à descendre poser, je galérais à avancer!!
Pour moi, ça c’est du vol extrême, mais quand je suis poulie poulie en transition à Annecy, même si y’a du thermique, je trouve pas que ce soit du vol extrême!
Je vole souvent dans du vent très fort (jusqu’a 35/40!) en bord de mer notamment, mais je le fais dans certaines conditions:
Prévisions faiblissantes;
Connaissance parfaite des pièges aérologiques du site;
Voile d’un niveau inférieur à celle que j’utilise en conditions “normales”;
et surtout: J’ai toujours de la marge (j’entends par là que je suis pas poulie sur poulie pour ne pas reculer!!)
Après tout est une question de niveau et d’habitudes, un très bon pilote thermique en montagne ne sera pas forcément à l’aise en bord de mer si il doit accélérer pour ne pas reculer! Je veux juste dire par là que le vol bord de mer n’est pas le vol tranquille de monsieur tout le monde comme trop de gens le pensent, et que les cartons arrivent aussi en bord de mer…
Ca ne change rien au fait que chaque année je lis sur le forum : “J’ai l’impression que cette année particulièrement, il y a plein d’accidents”. Mais ce n’est qu’une impression, il y a malheureusement beaucoup d’accidents, et des des morts chaque année (comme l’attestent les stats de la Fédé).
Ca m’a sauté à la figure en 2006, quand au moins 4 pilotes en France, dont un ami, se sont tués rien qu’en ne maîtrisant pas les 3-6 engagés.
Et chaque année depuis, c’est pareil, hélas, qu’il s’agisse de pilotes confirmés ou non.
Voici une info de Roland Wacogne sur ce tragique accident :
[quote]Bonjour
Le vol en bord de mer a un côté rassurant mais pas que ! Cf la sortie à Octeville d’hier. La journée a commencé sous la grisaille avec un vent au décollage de 20 à 30 km/h.
De plus en plus de monde au déco avec des pilotes locaux mais aussi venus de loin et de tous niveaux…
Tous ne semblaient pas connaitre ou appliquer les règles sur le panneau de site qui sont aussi accessibles sur le site du club gestionnaire voir http://vikingvollibre.free.fr/
Le soleil a illuminé la côte et la journée était magnifique. Il y avait beaucoup d’ailes en l’air sur les 12 km de falaises jusque Antifer.
Les sketches et incidents se sont accumulés au fil de la journée. Des écarts au règlement qui prévoit de ne pas monter au dessus de 40 m de la crête sur le secteur, à cause de l’aérodrome d’Octeville, des décollages limite, des atterrissages scabreux, des passages sous le vent des arches vers le phare d’Antifer.
Le vent a monté en force au fil de l’après midi, avec pour indices des moutons sur la mer et les buissons qui bougeaient de plus en plus. Les incidents, les presque-accidents, les posés dans les rouleaux hors terrains, sur des clôtures , des haies ou des installations d’Aquacaux, et même derrière la falaise se sont multipliés. Beaucoup ont eu de la chance en se sortant limite d’incidents qui auraient pu mal tourner
Trop de pilotes ne prenaient pas en compte l’évolution des conditions qui réclamaient une adaptation. Les responsables locaux ont passé un message radio recommandant de poser en bas à cause du vent.
Rares sont les pilotes en grande voile qui sont descendus en pré-falaise pour décoller ou à la plage pour poser. C’était essentiellement des locaux. Les mini-voiles étaient adaptées à ce vent forcissant pouvaient évoluer avec du doigté mais pas les grandes.
En fin d’après midi, plusieurs ont vu un pilote évoluer à 300 m à gauche un peu en retrait du site puis se faire reculer et se faire brasser dans les rouleaux avant de subir une grosse fermeture a 15 m/sol. Il na pas pu rouvrir son aile et a tapé fort sur le plateau. Il n’a pas repris conscience et les secours ne sont pas parvenu à le ramener à la vie. En cherchant l’info, c’est un pilote de 50 ans de Boulogne Billancourt. Cette belle journée s’est terminée par ce tragique accident alors que notre activité avait beaucoup pardonné d’incidents jusque là.
Ce drame doit nous faire réfléchir…
Informons-nous en permanence de l’évolution des conditions. Ne faisons pas comme les autres juste parce qu’ils le font. Sachons ajuster nos choix à notre niveau et équipement. Restons modestes face aux conditions et sachons observer leur évolution.
A bientôt
Roland
[/quote]
J’espère que Roland ne m’en voudra pas. Mais son texte n’engage personne et prévient tout le monde.
j’étais à Octeville hier.
Nous avions récupéré une aile restée sans pilote qui “trainait” sur la petite route derrière le déco.
C’était en fait l’aile du copain du gars qui s’est crashé. Il s’est posé en catastrophe quand il a vu son pote tomber.
Je ne connais donc pas le nom du pilote décédé, mais son copain s’appelle [EDIT]
En espérant t’éclairer, et en espérant qu’il ne s’agisse pas de ton ami.
François
edit modo : juste pour supprimer les nom du forum. Utilisez les messages privés pour ce type de discussion.
Je le craignais effectivement et j’ai beaucoup hésité.
Mais même sans être un habitué du (des) forum(s), cela fait plusieurs personnes qui ont peur que ce soit un ami qui soit en cause…
Je vais demander au modérateur de supprimer mon message et j’en referai un privé.
J’étais aussi à Octeville samedi. Ce qui est arrivé est terrible.
Ce jour il régnait surement une ambiance d’euphorie et d’inconscience sur le site, avec une grande disparité de niveaux entre les pilotes et les ailes en l’air.
Entre les biplaces, les minis, les guns, les copains plus expérimentés et l’apparente facilité de tout ça il était peut être difficile de faire les bons choix…
Le truc est que Octeville est reputé comme un site facile ce qu’il est… Mais pas toujours.
Mercredi dernier, beaucoup de vent le matin. 25-35 au blair, de travers en plus. Deux très bon pilotes se mettent en l’air. Je ne suis pas un très bon pilote, je reste dans l’herbe.
A partir de 13 h, vent idéal, mais marée haute, avec un gros coeff’ , bref, pas un mouchoir pour poser en bas. Certes, ça pose nickel en haut, mais en cas de souci (renforcement de vent soudain, problème sur la voile, vent faiblissant soudainement, que sqis-je) ce sera très chaud. Pas mal du monde se lance, je reste dans l’herbe.
16.15 h le vent est établit nickel jusqu’à la fin de la journée, la mer a commencé à baisser, beaucoup de monde est déjà parti. Je passe le reste de la journée en l’air, à partir de 18 h je suis tout seul vers Antifer et je repose comme une fleur sur le déco. Vol serein, sans stress.
Juste une chose , pourquoi s’être déplacé avant la baisse de la marée, sachant que tu ne voles pas marée haute même avec des conditions idéales ?.
Beaucoup de personne se plaignent du caractère chronophage du parapente , mais avec une bonne analyse météo et un horaire des marées ont peut déjà économiser beaucoup de temps et de carburant.
Sans vouloir relancer le troll , tu t’es mis un drapeaux rouge le matin , un orange à midi et un vert l’après midi et c’est ce que l’on doit tous savoir faire.
Pour les dangers du bord de mer ça me rappel une reflexion de mes vacances à la montagne:
sur une petite route sinueuse au bord du précipice il y avait une petit parapet qui semblait n’avoir jamais été effleurée , et j’ai pensé à la 4 voies près de chez moi , c’est une grande ligne droite , il y a un impact presque tous les kilomètres sur le rail qui sépare les voies !