Cherche situations accidentogènes

Pilote débutant laché dans la nature avec une aile de gonflage sans aucune notion aérologique (un genou cassé pour moi sur une simple session de gonflage dans des conditions très thermiques et rafaleuses). Mais celui-là tu ne le trouvera pas dans les déclarations de la FFVL, le pilote débutant naïf ignore généralement l’existence du formulaire de déclaration.

non respect des règles de priorités
vouloir faire respecter ces mêmes règles à tout prix
inatention sur les autres pilotes
le regard scotché au vario ou à son aile

Prise de risque supérieure à la normale (fonction du pilote) en compétition. On annihile certaines “alarmes” quand l’envie de gagner prend le dessus.

  • Nombre d’heure de gonflage le dernier mois.
  • Nombre d’heure de vol du pilote le dernier mois.

Je donne un coup de main à choucas pour recentrer le sujet.

“on cherche à créer une liste de situations accidentogènes” et non les causes des accidents c’est bien là l’intérêt de cette démarche

mais c’est vrai que l’on est vite tenté de dévier vers les causes, moi le premier

je traduirais ton post de Thomas par
Reprise de l’activité après une longue période.

ça te va ?

Il serait peut être utile une fois la liste établie de proposer pour chaque situation , des exemples de cas précis que l’on à rencontré.

La bringouze de la veille ou le rosé-merguez du dimanche midi… :mrgreen:

J’en rajoute une couche.

J’ai souvent pu identifier la ou les situations qui ont mené mes patients de neurochir’ parapentistes à venir me faire un coucou au taf. Et ça se résume assez bien: basses vitesses près du sol. Visiblement, ça donne les cartons les plus méchants pour le dos… Pour les grincheux qui me demanderaient des chiffres: 7 ans de neurochir’, et 2 à 4 cartons/ans. Ca commence à faire du peuple… Le seul qui n’aie pas joué avec les basses vitesses près du sol, c’est un biplaceur qui a décollé au moment où le vent tournait sur un déco qui ressemble un peu au déco sud de St Hil (fort thermique, avec un petit plateau devant). Grosse fermeture à quelques mètres du sol due à un sous le vent du bord du plateau.

temps de cerveau disponible pris par qquechose qui le distrait :

le classique tour de frein
le moins classique, tour de poulie de frein
le barreau d’accelerateur qui a un tour avec l’elastique de rappel
les multiples tours sur suspentes de freins sur les poignées sans émerillon (allez Ozone un petit effort, ca coute pas cher a rajouter)
le tour de sellette
le vario GPS qui n’a pas encore fixé
la direction du vent qui n’est pas encore bien estimé en vol (temps d’adaptation après le décollage)
la copine qui regarde d’en bas
la go pro qui doit bien cadré
l’installation dans la sellette

une autre source d’accident possible, qui m’a poussé a changer de sellette immédiatement,

le passage de l’accelerateur dans la sellette qui peut accrocher une boucle ou autre

A part pour la copine et un peu l’installation dans la sellette, ça se résume en “mauvaise prévol”

L’oubli des cuissardes, c’est une mauvaise prévol aussi
je pense que ca vaut le coup de détailler car des solutions matérielles existent pour certains problemes.

Je pense qu’un tour de frein plus une installation non aisée sur une sellette, tu rajoute un gros declenchement
qui necessite une tempo et tu as tous les ingrédients pour l’accident, alors que pris séparément ca ne pose pas de soucis.

Je rajoute dans les elements :

  • le calage de l’aile qui bouge .
  • l’accelerateur qui se debranche apres la prevol (courant meme avec une bonne prévol, un copain les scotch pour eviter le soucis)

Excès de confiance, se croire en sécurité :

  • sous du matériel à son niveau ou même d’un niveau inférieur!
  • dans une aérologie calme
  • abri de la collision car peu de pilotes présents ou connus (cas d’une collision alors qu’il n’y avait que 2 voiles en l’air sur un site majeur : ils ont réussi à se rentrer dedans loin du relief ! )

http://forum-images.hardware.fr/images/perso/implosion%20du%20tibia.gif

(pour le cas ou ce n’était pas une tentative de voile-contact, trouacisses synchro ou autre rodéo ratée …)

-épater la galerie quand on a pas le niveau, surtout trop bas.
-la gopro.
vol dans les nuages.

  • méforme physique
  • soucis (professionnels, privés,…) qui trottent dans la tête et déconcentrent le pilote
  • vouloir épater la galerie (copains, public de passage,…)

Non, comme ils étaient tous seuls, ils ont largement baissé leur vigilance, un peu comme cela nous arrive de le faire en cross quand nous sommes loin des sites… et paf!

Pour ce que j’ai pus en constater de ma modeste expérience par ordre de fréquence :

1° Séquence de gonflage et décollage non (mal) maîtrisés : pas de maîtrise du dos voile pour les anciens, ou du face voile pur des débutants, pilote trainé, arraché, ou décollage involontaire, encore twisté, sans avoir eu le temps ou la présence d’esprit de vérifier le suspentage, les clés ou les crevettes dans les bouts d’ailes.

2° Décollage voulus mais avec des prise de vitesse / prise en charge insuffisantes. Le plus souvent sans réelle prise de vitesse.

3° Du vol et des manœuvres trop proches du relief. Vol à sensations, ou tentative de “se refaire jusqu’au bout”.

4° Le vol dans des espaces non approprié aux conditions météo (sous le vent ou dans les rouleau d’un relief, pilote reculé dans une zone de turbulence). Problème d’analyse du pilote.

5° Utilisation d’un matériel trop technique pour le niveau de pilotage réel du pilote.

6° Une approche ou une finale d’atterrissage inadaptée ou approximative.

7° Mauvaise réaction en vol du pilote - surpilotage, manœuvre inadaptée, pas de réaction à un incident.

Absence de plan de vol

ou aussi (pour l’avoir vu en école)

Mauvaise compréhension du plan de vol

(ce cas a mené à la disparition de l’élève pilote du radar des moniteurs ! entre le moment ou le moniteur au déco lache l’élève et le moment ou celui de l’atterro le reprend) laps de temps suffisant pour que le/la pilote s’engage dans une direction erronée et suffisament loin pour que la radio ne porte plus ==> pilote tétanisé, atterro pas géré, arbrissage, heureusement sans bobo. plusieurs heures quand-même pour localiser puis récupérer l’élève

situation accidentogène également:
un moniteur a en radio au même moment un gonze qui attérit et une nana qui sort du déco. il donne des indications au mec qui attérit et la nana, (pas bien futée…) prend les indications pour elle, et tape un tumbling, tombe dans sa voile, s’en tire sans égratignure mais met une école dans la merde…
==> double fréquence en école?

le pilote qui cherche le thermique derrière le déco 100m en dessous des cadors qui grimpent soit environ a 10m au dessus des arbres

Oui j’ai déjà vécu ce scénario avec un élève qui avait le même prénom que moi est donc confusion totale entre les indications de des deux monos a un certain moment du
vol , comme je ne suis pas entièrement blonde je n’ai pas tapé le tumbling complet … :vrac: et cela n’a guère eu de conséquence .
J’ai eu aussi au début de ma formation dans deux école différentes , trois fois le même incident dont une fois pendant le premier grand vol
a savoir des radios qui ne fonctionnait pas ou tellement mal qu’elles en était inaudible et donc inexistante .
c’est un point sur lequel on pourrait peut-être attirer l’attention ?