Décollage très musclé à Quixada

La différence, c’est aussi que pour Maurer, c’était du dynamique pur. Là, il décolle pour choper le thermique. Et je pense qu’il y a un sacré niveau de pilotage pour maîtriser l’aile dans ces conditions.

grillé et quoi qu’il en soit amha on est loin du pilote du dimanche

ca j’ai jamais dit le contraire et je suis bien d’accord… Avec Murer, c’etait meme laminaire, d’où le fait qu’il subissait pas et il y avait de la prediction et une prise de risque tres minime (pour son niveau) contrairement à ici.

Et oui d’accord pour dire que c’est pas un pilote lambda pour voler dans cette tabasse et contrer avec ce genre d’aile

Norbert

Ouais, j’ai peut être un cerveau mal câblé, mais quand je vois, ça, ca ne m’inspire rien d’autre que du respect…
Ces types mettent leur vie en jeu pour repousser les limites de notre activité, ce ne sont pas des débiles mais des passionnés.
Sans ce genre de types, on serait encore tous les deux pieds sur terre à regarder les oiseaux en se disant qu’ils ont de la chance.

On dirait que c’est les conditions normales du coin:
https://www.facebook.com/photo.php?v=10202481810869463

Tout le monde semble au courant que ça ronfle, après tu y vas ou tu n’y vas pas, c’est perso comme choix.

“Si c’était à refaire, je ne changerai rien! A part peut-être avec une couche plus épaisse…”

Bla bla bla. Ben non justement, on parle d’analyse. Voir le début du sujet. Pas de savoir s’il a tort ou raison (question trop vaste pour y trouver une réponse, encore moins sur un forum).

Moi, la question que je me pose quand je vois ça, c’est :
Le gusse a-t-il sciemment décollé en envisageant qu’il allait sans doute se faire reculer, devoir faire demi-tour et se fritter dans les rotors, pour enfin pouvoir partir (“c’est bon j’ai le niveau pour gérer ça”)? Ou s’est il gourré en pensant qu’il ne se ferait pas reculer? C’est tout. (dans un cas comme dans l’autre, pas de jugement de valeur).

Y’a-t-il un niveau technique qui permet, au bou d’un moment, d’envisager de se mettre dans cette situation en conscience ? (c’est une vraie question, ça m’intéresse).

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La différence c’est qu’avec la vid de Maurer, tout parait bien géré, maitrisé, propre. Là, moins.

Je pense que ceux qui connaissent un peu le cross connaissent forcément Quixada… Bah Quixada c’est ça…
Si tu veux pas de vent, tu vas à Patu, si tu veux rentabiliser, faut juste savoir que le déco et les premiers mètres peuvent être folklo. Il n’y a pas vraiment à épiloguer, je trouve :roll:

Il y a une interview de Seiko lors de son record du monde dans parapente mag (336 km) où elle explique très clairement les conditions du décollage pour qui chasse le record : il y a une zone de compression bien chaude à passer. C’est pas du 100 % et elle dit que les consignes sont claires : en cas de reculade, il faut faire exactement ce que fait le pilote dans la vidéo. Elle raconte aussi que lorsqu’elle arrive, un mec qui s’appelle Horacio Llorens, s’est fait reculer 2 fois et a réussi à s’extraire à la 3ème tentative. Donc oui, la reculade fait partie des risques prévus, elle est dans l’analyse et il s’agit bien de l’engagement du pilote.

Dans le même numéro, il y a une citation intéressante de Pierre Béghin :

“La montagne m’équilibre. Que se passerait-il si je devais arrêter ? Je crois que ça n’irait pas du tout. Le quotidien m’emmerde. La plupart des gens aiment leur petit boulot, leur petite famille, etc. Moi, je vois une photo d’un sommet, et ça me fait vibrer. Je suis assez angoissé et anxieux, surtout à cause de cette question : “avec quoi ai-je rempli le temps qui passe ?”. La montagne est plus qu’un jeu, c’est le moyen de remplir le vide. J’ai l’angoisse d’être repris par le confort, d’être récupéré par cette pente du “finalement, arrêtons de faire des choses difficiles”. En montagne, il existe un engagement absurde et un peu délirant qui me motive. Même si ça ne sert à rien (mais qu’est-ce qui sert ?), j’aime ce délire.”

Dans la vidéo, le pilote ne cherche pas à faire un vol confortable, il cherche à faire quelque chose de difficile. Il a pas du être déçu :wink:

oui il y a un nieau technique qui permet d’envisager de se mettre dans une aérologie dont le qualificatif serait pourri pour la majorité des gens.
Quand tu es “à l’attaque” et bien dans tes basquette, un pétard sous le vent qui va te froisser 1/2 aile ça fait d’autant moins peur que
1/ tu l’as prévu
2/ tu sais que tu va voler grace à l’autre 1/2 aile
3/ le thermique il va peut être aficher +12 et il te permettra de rejoindre la prochaine transition en quelques secondes

ensuite, il y a peut être un truc que vous n’avez pas envisagé :!:
généralement, quand on décolle, on a comme point de repère l’atterro qui est en bas de la colline, devant.
quand on part en cross, devant (et surtout au vent) on se fiche pas mal de ce qui se passe. on sait très bien qu’on va filer se faire pousser par le vent

voire aussi :
http://www.parapentiste.info/forum/videos-de-vol-libre/370-patates-depuis-quixada-t27400.0.html en 2012
http://www.parapentiste.info/forum/competition/quixada-maintenant-t32205.0.html cette année
(et d’autres fils encore)

“Bla bla bla” si tu veux, mais en ouvrant un peu les yeux t’aurais vu que j’essayais de répondre à la question que tu posais ensuite. M’enfin j’ai dû mal m’exprimer. :roll:

Bref, oui a priori il sait très bien ce qu’il fait, ce qu’il veut et ce qu’il risque, comme n’importe quel pilote qui va voler à Quixada normalement. C’est pour ça que je parlais de choix et non d’analyse. A Quixada, visiblement, il y a un type au déco qui fait l’analyse pour tous les pilotes qui viennent voler là. Ils leur indique le moment précis où décoller et ça se passe pas si mal parce que les pilotes en question ont le niveau requis et savent ce qu’ils sont venus chercher là-bas.

Visiblement, il y en a un paquet sur ce fil qui n’avaient jamais vu auparavant une vidéo d’un décollage à Quixada… Comme l’a illustré piwi, on en a chaque année à cette période sur le forum, et elles ressemblent à peu près toutes à ca !

(re)lisez les posts de Mathieu, frigo, piment ou harry, les gars qui volent là-bas sont conscients de ce qu’ils font, et pour la plupart ont le niveau ; c’est le prix (qu’ils sont prêts) à payer pour faire de beaux kilomètres derrière.

Piwaille et Mathieu, dacodac. Si tout va bien, je devrais savoir faire ça dans 25 ou 30 ans.

Ben t as du t essayer a ça l autre jour au baigura Olivier quand tu t és pose a Barcelone :mrgreen:

Norbert

c’est marrant mais moi je trouve que c’est du grand art ! particulièrement la 1ere video pointée par Piwi avec le décollage de Fedele : impressionnant de maitrise !

karma+

http://www.youtube.com/watch?v=EcdcYCgDdps

:vrac:

:affraid: