Discussions autour de la securite suite aux accidents de Piedrahita (etait Re : Championnat du monde FAI 2011 a Piedrahita)

On ne retire pas toutes les voitures de la circulation quand un modèle a un problème. Il en est de même pour les avions… On identifie le problème puis on corrige.

Si les pilotes ont dû commander leur voile sur “catalogue”, c’est en partie grâce à la décision du CIVL de mettre en place des critères sur les parapentes utilisables lors de ces championnats du monde.

La décision du CIVL de limiter ou non les CAT1 aux voiles homologuées est liée à leur désir de faire des JO du parapente de ces championnats du monde, et au triste record d’accident qu’elle possède sur ces évènements qui sont 20 fois plus mortels que la Coupe du Monde ou les compets françaises. Donc, pas de lien avec la situation actuelle.

Et, si la FAI prenait ses responsabilités et tentait d’expliquer ce triste record pour éviter de le maintenir? N’y-a-t-il pas un problème de compétence là?

Le nombre de morts par an est + ou - constant depuis 15/20 ans.

L’accidentologie nous apprend que le matériel y est pour peu, le comportement pour beaucoup.
Si tu retires ton secours, voleras-tu de la même manière?

Contrainte de régulation très présente? Mmh permet moi d’en douter, on peut commencer le parapente dans les conditions qui nous plaisent, avec ou sans stage d’initiation, un oisillion tombé du nid n’est pas hors-la-loi s’il souhaite décoller de piedrahita le 21 avril sans secours avec une boom8.
Les restrictions sont vraiment très légères dans notre activité!

Concernant les processus de formation, en dehors de quelques règles très basiques (secours obligatoire) il n’y a pas de “loi” qui interdise à un moniteur d’être mauvais, c’est son envie d’enseigner, de partager sa passion en nous mettant dans les meilleurs conditions de sécurité possibles qui font que l’on est à peu près tous “responsables” aujourd’hui. Ce qui nous y est enseigné conditionne pour beaucoup notre état d’esprit de futur parapentiste. Je me souviens d’un discours responsabilisant, très axé sur l’importance de se remettre en question, de se connaitre, soi et son matériel, etc. Je ne me souviens pas d’une litanie d’interdits.

Concernant les contraintes d’homologation, détrompes-toi, c’est exactement l’effet pervers des contraintes qui apparaît. Un constructeur, pour rester compétitif, doit présenter une voile aux limites de ce que lui permet l’homologation, l’exemple du vrillage des bouts de plume pour rester dans les normes en 360 engagé est très parlant, on pourrait aussi causer des fourchettes de poids prévues par le constructeur, bien souvent sous-évaluées pour rester dans le cadre de l’homologation… ou encore l’exemple d’un copain qui s’est mit un gros vrac avec sa nouvelle EN-B très performante, (capable de rivaliser avec une omega8 par ailleurs), et qui s’étonne encore 2 mois après qu’une EN-B puisse être si violente… (il cherche d’ailleurs à la vendre).

Attention, je ne dis pas que les homologations ne servent à rien, elles sont utiles “à titre indicatif”, mais sont définitivement bien insuffisantes pour servir de support juridique pour caractériser le danger potentiel d’une aile. Voir ce que je disais plus haut: la “solidité” n’est absolument pas prise en compte dans l’homologation d’une aile alors que c’est sans doute l’un des principaux facteurs de sécurité.

Bonjour,

Je débarque un peu sur le forum. Je ne me suis pas encore donné la peine de vous lire tous. C’est pourquoi je vous fais part de mon avis seul, sans préjugés ni jugement sur telle ou telles remarques d’entre vous. Je me permes de vous raconter mon parcours de libériste afin de vous faire comprendre mon point de vue. Désolé si c’est un peu long… Mais avec ce temps, on peut prendre 5 minutes pour lire :averse:
Cela fait 7 ans que je possède mon brevet de parapente. J’ai appris et fait mes premiers « sketchs » en Epsilon3. Puis, après avoir essayé bon nombre d’ailes, ai fait « le saut » pour acquérir une Massaï. (Qui était une aile compète mais à la fois sûr et très ludique. Certes, pas vraiment terminée d’un point de vue développement car très fragile accélérée.) Je savais pertinemment que je sautais une étape en passant d’une voile DHV 1-2 à une aile non homologuée… Mais je n’ai pas fait n’importe quoi n’importe où, au début du moins. J’ai fait 3-4 compètes, dans le but d’apprendre à voler loin et, si possible, assez rapidement. J’ai volé cette aile 3 ans, en la respectant au début puis, au fil des vols, « tapé dedans » comme un porc en faisant des décrochages dynamiques, SAT et autres hélicos. J’ai beaucoup appris en faisant ces figures pas très « catholiques », que j’ai effectuées avec de l’eau sous la quille. Jamais je ne me suis mis en péril en les effectuant. Par contre une fois, en « bête » soaring, le cul dans les arbres, je me suis placé dans la turbulence d’un biplace… Erreur très bête à mon avis. Grosse assym., laisser m’embarquer pour éviter le décrochage, autorot’, corrections juste au bon moment et ouf ! Sorti 15m au-dessus des cimes. A l’époque je me suis dit : « Jamais je n’aurai le temps de tirer le secours ! » Avec du recul, je suis certain que si, je l’avais. Et cela aurait été LA solution à prendre. Le risque était beaucoup plus grand de se fritter dans les arbres en voulant à tout pris ré-ouvrir, que de tirer immédiatement la poignée.
Autre anecdote : Après 3ans de bons et loyaux services, j’ai décidé de laisser ma Massaï pour acheter une autre aile compète. La Boom5, bien que bientôt dépassée mais facile à trouver sur le marché de l’occasion à bon prix (Les voiles compète se vendent généralement à bas prix, au grand dam de son vendeur…). C’est ainsi que l’importateur Suisse me prête l’ancienne Boom à Anja Kroll. Autant dire que l’aile a bien des heures derrière elle… C’est au Markstein que je ferai mes 2 vols d’essai. Certain s’en souviennent encore ! Qques gonflages avant de décoller sur ce superbe déco. Je me sens tout de suite à l’aise, le virage étant léger et agréable, l’aile avance. C’est beau !!! Posé 3-6… Pas très malin c’est certain avec une aile que je ne connais pas !
Le 2ème vol me remettra tout de suite en place. Encore qques gonflages dans le vent qui a forci et hop ! Je tiens 3-4 minutes en soaring et file direction l’attéro, à la crête. 100m ( ?) environ au-dessus des arbres. Je détrime un peu, 1-2crans je ne sais plus, ça file ! Puis, pensant inutile de remettre le trim au neutre, je pousse le barreau. Evidemment mon accélérateur n’est pas réglé, et les genoux recroquevillés, je suis à environ la moitié du débattement je pense. C’est tout instable dans ma sellette mais tout euphorique de la vitesse que je pousse encore… et… PAF !!! Tout sur la gueule ! L’aile part environ 75-80° derrière, comme en stall dynamique ! Bon ben lâcher, freiner…mmer…cravate 1/3 droite, coup d’œil en bas, décrochage, cravate sortie mais… grandes oreilles cette fois ! Ca parachute, coup de freins, rien, heu… pousser des 2 mains les A… toujours en parachutale. Bon ben cette fois, les arbres sont méchamment proches ! A ce moment, le truc que je me dis ?!?
« Ah nan, je vais quand même pas tirer le pépin ici au milieu, à des km de chez moi ?!? »
Eh ben si ! Là j’ai plus le choix. Poignée, arbre devant, bretelles tendues, pas le temps de prendre les élévateurs dans les mains que je suis perché à 25m de haut. Au moins la vue est belle !
Les secours environnants, mes amis et moi rentrés, je réalise soudainement une chose…
J’ai failli ne pas tirer le secours !!!
Sur le moment, comme dit plus haut, cela m’embêtait de le tirer et m’a porté à l’hésitation, l’hésitation de sauver ma vie !
Finalement, la Boom5 m’ayant énormément plu, je trouve une bonne occase avec peu d’heures de vols. Je vole également 3 ans avec, mais sans faire de compètes. Mon emploi du temps ne me le permettant que rarement. Mais les beaux cross s’enchaînent, mon 1er 100km, 125… Bref, cette aile me procure un bonheur inlassable. Cependant, inconsciemment et suite à ma mésaventure dans les Vosges, pratiquement je n’oserai accélérer franchement, me limitant à jouer avec les trims principalement. Mon 1er secours ayant laissé qques séquelles au mental… Mais en contre partie, plus les vols s’enchaînent, plus j’ose refaire des figures avec. Certes moins radicales qu’avec la Massaï mais je suis très rassuré de ce côté-là. Puis, l’année dernière, ma Boom5 prenant des rides, la fameuse R10. 3lignes, 2 lignes… Un ami profite d’une bonne affaire et me donne terriblement d’essayer cette nouvelle génération d’aile. Mais c’est sur l’U6, elle aussi en 2lignes, que je craque. Jamais je ne me suis senti aussi sûr sous une aile. Sous une aile de compète devrais-je dire pour certains. Pour moi c’est la plus sûr tout court. Mes essais d’ailes ayant commencés l’année dernière, j’ai tout d’abord testé l’U4 et ensuite l’U5. L’hésitation fût longue, jusqu’à ce que sorte l’U6. Je passe commande en Mars, m’inscris aux 3 Swisscup. N’ayant pas reçu mon U6 pour le Salève, c’est sous une U5 que je participe à ma 1ère compète depuis 3 ans. Les conditions ne me plaisent pas du tout. La brise + ou – thermique et le vent de plaine s’appuyant contre le versant Sud-Ouest du Salève, le vent météo, quant à lui, vient du Sud. En bref, du soaring sous le vent. Certains s’en sortent très bien, d’autres, comme moi, ne sont pas très à l’aise. Mais comme souvent, une fois le casque sur la tête, le bouton tourne sensiblement sur « OFF »… Et c’est ainsi que je commence à pousser, un peu plus au fil des minutes, voyant que je peux en rattraper qquns. Et comme un âne qui vole sous une aile qu’il ne connaît pas encore, de surcroît sous le vent, pousse jusqu’au vrac. Comme dans les Vosges, l’aile part très loin derrière et se replace sur la tête en forme de crevette, plume contre plume et bord d’attaque en arrière. Je lâche tout en me disant qu’elle va bien revoler. Mais c’est très logiquement qu’elle reste dans cette position et se met à parachuter. La situation ressemble cruellement à celle vécu il y a 3 ans ! Mais cette fois, j’y suis préparé. Je freine pour rouvrir l’aile, mais appuyant un peu plus à droite qu’à gauche, elle cravate de ce côté et commence à tourner. Je suis à 150m/sol environ, mais au relief. Donc si je me déporte contre celui-ci, les 150m n’ont plus grande importance… J’estime le temps suffisant pour tenter qqch avant de sortir le pépin. Je me laisse embarquer pour garder de la vitesse, dans l’autorot’ je prend ce qui me semble être LA bonne suspente pour enlever la cravatte. Coup d’œil en bas… Je crois lâcher la suspente pour prendre la poignée que CLAC ! Ca rouvre et c’est assez bas que je sors de la spire. A aucun moment je n’ai paniqué ou perdu l’orientation et mes repères. L’idée imbécile de ne pas vouloir tirer le secours ne mais pas venue à l’esprit. J’ai continué la manche en restant prudent, n’accélérant que quand j’étais sûr d’être assez loin des turbulences et du relief. Peu importe le résultat au classement, ce jour-là j’ai encore appris à piloter mieux et plus sûr. La 2ème manche du lendemain se déroule sans encombre, la 2ème Swisscup également (toujours avec l’U5), dans des conditions assez musclées suivant les passages. Pour ma 3ème compète de l’année, c’est le matin même que je reçois ma nouvelle bête, l’U6. Je n’avais fait que 2 vols d’essai auparavant. Le 1er vol ne durant que 5 minutes, le suivant durera une bonne heure. Me montrant les qualités démoniaques de cette aile dans le petit temps, dans le thermique, dynamique, restit, et…réouverture ! A nouveau, tellement à l’aise sous cette aile, après avoir accéléré franchement, avec beaucoup de hauteur, c’est en passant sur l’attérro que je fais mon erreur. J’arrive vent de cul, vitesse sol de 80km/h (!!!), 30m/sol sur le village aux abords du terrain. C’est encore une fois très bêtement que je passe dans les turbulences des habitations que la frontale arrive. Je relâche l’accélérateur et donne un coup de freins que l’aile est déjà ouverte. Je n’ai même pas levé la tête tellement je me sentais bien sous cette aile. Le vol se poursuit tout à fait normalement et je pose sans encombre, sourire jusqu’aux oreilles. Plus tard, une personne au sol me montrera la scène qu’il a filmée de A à Z. L’aile avait en réalité fermé à 80-85%… !
Si je vous ai raconté tout ça, c’est pour vous montrer que, suite aux qques avertissements que j’ai eu, j’ai essayé d’en prendre des leçons. Parfois dans l’immédiat, d’autre fois un peu plus tard. Mais ce qu’il en ressort, c’est que l’évolution de nos ailes, homologuées ou non, nous a mené à voler sous des machines performantes, toujours plus sûres (à comparer des voiles précédentes dans les mêmes catégories !). Dans mes expériences, j’ai failli ne pas tirer le secours pour la simple raison que, sur le moment, cela me faisait chi… de le faire ! Il y a 2 ou 3 ans, j’ai vu un pilote partir en autorot’ suite à une fermeture, à environ 150-200m au-dessus de la crête. Il n’a jamais tiré le secours alors qu’il avait très largement le temps… Il n’est plus là aujourd’hui pour raconter sa mésaventure…
Je veux en venir que LE GRAND DANGER pour l’homme, qu’il vole, fasse de la moto, de la course ou non, de l’escalde, etc., c’est L’HOMME lui-même!
Arrêtons de trouver à chaque fois une excuse, mettre la faute sur le matériel, les conditions. Nous devons être capable de renoncer à voler ou décider de poser lorsque l’ont n’est pas sûr à 100%. Certains critiquent Chrigel Maurer qui a volé dans des conditions dantesques à l’Xalps.
Chrigel est qqun qui accumule les heures et expériences de vol comme vous respirez ! Il conçoit sa propre aile, son matériel, etc… Un compétiteur fait le choix, doit faire le choix de voler ou non dans les conditions qu’il juge acceptables ou non, pour SON niveau de pilotage. Le gros danger des ailes non homologuées de dernière génération, est qu’elles sont si sûrs, que les pilotes peu ou pas assez expérimentés, font n’importe quoi avec et se mettent dans des situations bêtes et dangereuses ! Il faut arrêter de prétexter que l’aile est dangereuse. Personne ne vous, ne nous force à voler sous ces ailes. Personnellement, je trouve l’interdiction des ailes non homologuées très mal venue, surtout en milieu de saison. Certes, il est grand temps de prendre des mesures, mais il faut commencer par le bon bout ! Qui peut voler avec quel matériel ? Qui est capable de réagir dans les moments extrêmes voir hors du domaine de vol de ces nouvelles ailes ?
Pourquoi ne pas imposer une « formation pilote de compétition », comme en rallye par exemple ? Et surtout, au niveau du grand public volant, un élément que j’ai du mal à réaliser tellement la situation actuelle est absurde et IRRESPONSABLE…
IMPOSER LE BREVET !!!
D’accord, en compète, sans brevet, ça le fait pas. Mais Commençons déjà par là non ?!?
J’aimerais m’exciter sur mon clavier encore des heures, mais cela ne servirait peut être pas à grand-chose… Mais voilà mon point de vue. La société d’aujourd’hui nous mène à consommer, encore consommer, nous déresponsabiliser et mettre la faute sur ceci ou cela, comme une fatalité. Mais prenons-nous en main et grandissons !
A bon entendeur.

Bons vols à tous. :forum:

On ne retire pas toutes les voitures de la circulation quand un modèle a un problème. Il en est de même pour les avions… On identifie le problème puis on corrige.

Si les pilotes ont dû commander leur voile sur “catalogue”, c’est en partie grâce à la décision du CIVL de mettre en place des critères sur les parapentes utilisables lors de ces championnats du monde.
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1/ Ah bon, on a retiré tous les parapentes de la circulation ?
Il arrive que tous les appareils d’un m^me type d’avion, ou tous ceux utilisant un m^me équipement (réacteur, sonde…) soient retirés le temps d’analyser un accident…Par ailleurs, un avion c’est homologué…

2/ Le pilote est commandant de bord de son aéronef, il n’est pas obligé de commander sur catalogue une voile dont il ignore tout. Je ne dédouane pas la FAI de sa part de responsabilité, sa décision est sans doute un élément aggravant, mais en la matière c’est quand même celle du pilote qui devrait s’imposer.

Une petite citation de C. Cazaux, p 57 du dernier parapente mag " il n’y a pas plus de 100 pilotes capables de piloter en sécurité des top guns. En tous cas en compétition…"
Venant du champion du monde ça interpelle un peu non? Combien de ces top guns sont en circulation ? quel “contrat moral” engage les constructeurs qui les distribuent?

Tout comme toi je pense que le comportement fait plus pour la sécurité que le matériel mais en l’occurrence les comportements semblent assez aberrants et nécessitaient sans doute qu’on ne s’en tienne pas à l’autorégulation.
La décision de suspension est sans doute disproportionnée, largement inadaptée car ne traitant pas les différentes autres solutions pouvant se présenter, mais elle a au moins le mérite de révéler un débat nécessaire, même si je peux comprendre la déception forte des compétiteurs propriétaires de VNH “plutôt raisonnables” ou du moins qui ont le volume de vol et l’expertise compatibles avec leur usage et qui font les frais de cette situation.

Fabrice,

tous les parapentes ne sont pas

Erratum :oops:
Au Salève, le vent dynamique était Nord-Ouest et le vent météo Sud… Petit détail.
Salutti

Beau re-lancement de troll :lol:
(pour rappel les pays qui ont un brevet obligatoire n’ont pas une accidentologie moindre que les autres, mais ce n’est pas le sujet de ce fil ici)

Tu sembles ne pas aimer la déresponsabilisation générale, mais tu veux imposer un brevet, il n’y aurait pas une petite contradiction ? :grat:

Cool pilote… Tu m as foutu la trouille, c est super bien raconté !!! Ce que j en retire, c est quand même que t as failli te tuer au minimum deux fois, c est beaucoup !

j’ai 55 ans, j’ai failli mourir au moins une bonne dizaine de fois
2 fois en moto, 2 fois par noyade dans des mers trop grosse avec des courant trop violent, 1 fois en descendant un col verglacé (j’ai tiré le frein à main pour rigoler :affraid: j’avais 19 ans), 1 fois dans une 2cv j’ai raté un virage en montagne, 1 fois j’ai failli me suicider à cause d’un gros chagrin d’amour … j’en oublie pleins certainement, mais je me rappelle d’un jour en essayant pour la première fois un Eden 4 (EN B) dans un vent rafaleu trop violent et sans assez d’expérience.

a moins de passer sa vie à jouer aux cartes ou aux billes en buvant du lait-fraise il est normal de croiser la mort de près. On n’arrive pas à un certain age entier sans un peu de chance. Je ne me voie même pas comme un casse cou … plutôt comme un gars prudent et réfléchi. juste que de vivre c’est dangereux.

Je ne fais pas encore de compète, je n’ai pas encore le niveau et je ne suis pas du tout sur que ça me plaise. c’est donc l’avis d’un gloglo qui se fait des mégaOusse plaisirs en volant le plus possible.

merci coolpilot pour ton récit sincère karma+
je ne sais pas si tu a posté au bon endroit, mais c’est sympa de te lire

juste un truc, la prochaine fois, fait des paragraphes, aère ton texte, ce sera plus facile de te lire
cette remarque est valable pour beaucoup d’autre

Ben t es dans le vif du sujet, t as pris suffisamment de risques pour ne pas en rajouter. Tu a une pratique risquée du parapente parce que c est une activité à risque et que cela se gère. D autres ont une pratique dangereuse du parapente et la il n y a que la chance qui peut te sauver.

Bises

Jc

1/ Un avion qui se crashe a un fort potentiel de faire d’innocentes victimes (équipage, passagers, + personnes au sol).

2/ si c’est la faute du pilote, commandant de bord, pourquoi sanctionner les autres, les bons cow-boys : pilotes ou constructeurs qui ont fait à priori un meilleur boulot.
Crois-tu que cela va améliorer les choses en mettant tout le monde dans le même panier?

Concernant la déclaration de Charles, je ne connais ni le contexte de la question, de sa réponse et je ne sais pas de quels guns il parle… mais il y en a qui sont accessibles par un paquet de pilotes, les statistiques le démontrent depuis 20 ans! Et les mêmes mythes et interrogations ressortent périodiquement dès qu’il y a une période chaude, que cela concerne la compet, les écoles, les biplaces,… Puis cela va retourner à la normale.

Mais il peut aussi rendre justice, en tuant un escroqueur de fisc ou autre ignobleté moins pire. Faut considérer en moyenne.

hello,
j’ai attendu que ça se calme un peu pour mettre mon petit grain de sel (ou de sable, au choix). et j’en profite que tout le monde est en vacances :wink:
L’homologation est un cadre, cela ne peu malheureusement pas décrire le comportement d’une voile dans toutes les circonstance de son domaine de vol, mais ça a le mérite de dégrossir et surtout de préparer à une certaine comparaison entre les modèles.
La compétition comme nous la vivons en parapente doit, à mon avis, se référer à ce cadre car ce que l’on juge, ce n’est pas la qualité d’une machine qu’il est très facile de modifier, mais le pilote qui est en dessous.
Je suis aussi d’accord que cela brime le développement des voiles extraordinaires, mais je pense qu’il ne devrait se faire que sur de la compétition personnel (distance, cfd, …) où l’émulation de groupe n’est pas un facteur aggravant de danger.
Modifier une voile peut avoir des conséquences désastreuses et je ne compte plus les fois où j’ai vu des mecs faire n’importe quoi (raccourcir les suspentes des oreilles, recaler le centre, …) et je pousserais même jusqu’à demander un contrôle récent des voiles pour la compèt (bon ok, ça même moi je le fait pas,…).
Un sport qui tue ses pilotes, qui plus est de compétition, ceux qui sont médiatisable et donc suscéptible de donner une image au sport, est un sport qui est voué à mourir, l’opinion publique ne retiendra que la partie dangereuse de la chose.
Je comprend que ça vous fasse ch*** de devoir retirer les trims, car vous risquez de perdre les 3km/h, mais il faut que la compétition reste un challenge humain où l’on récompense ceux qui ont réussit à gagner malgré les obstacles qui leur sont imposé, et l’homologation en est un tout comme l’est la météo.

alors faites comme moi, dites “oui” au monotype, tout le monde en mojo! :wink:

Anne laure sort de ce corps :mdr: :mdr:

Touche pas à ma mojo !

je n ai pas une très grande expérience du parapente que je pratique depuis 3 ans régulièrement.

Mais il y a plusieurs choses qui sont surprenante , notamment ; Que beaucoup de pilote en “compet” vole avec des voiles dites “proto” donc sans homolagation , donnez seulement 1 autre sport ou c est le cas , c est le truc qui m a le plus choqué , généralement les protos sont fait pour être utilisé en grand prix par des pilotes usines , soit les meilleurs au monde et visiblement en parapente se n est pas le cas !!! il suffit de lever la tète dans les sites les plus importants pour voir qu ils sont vachement nombreux .

J ai aussi remarqué que la formation n était pas non plus le point fort du monde du parapente sans pour autant généralisé ; les brevets marrons, violet, rouge ou je ne sais encore quelles couleurs , vous sont remis lors de stage chèrement payé et presque remis a chaque coup (hormis le brevet de pilote confirmé)

Les parachutes de secours que tout le monde peut replié à la " fou moi le camp "ou qui sont obselette ou pas adapté devrait être encadré.

Malheureusement si il y a des secours à répétition et une accidentologie très élevé c est que la plupart des pilotes n ont pas le niveau , tout simplement …
Il est vrai que certains paie très chère l addition ;

Je pense qu il y a plusieurs question à se poser , la formation est elle suffisante pour le loisir et la competition ? est-ce que tout le monde en competition peut voler avec des protos ? doit ton réguler tout cela ou pas ?

Euh un proto c’est un produit pas encore abouti. Une VNH n’est pas forcément un proto,d’ailleurs (les compétiteurs me corrigeront si je dis une bêtise) les protos ne sont plus autorisés au championnats du monde (mais peut-être à la coupe du monde?).

Les parachutes de secours : nos parachutes de secours sont paraît-il (selon les parachutistes) obsolettes, inadaptés blablabla… Il ya probablement une marge pour les faire évoluer, mais force est de constater que malgré leur archaïsme et les pliages approximatifs, ils fonctionnent rudement bien (encore faut il penser à s’en servir)! Je ne sais pas si pour des ouvertures à basse vitesse comme les nôtres il y a vraiment plus efficace et stupidproof. Pourquoi vouloir encadrer et réglementer quelque chose qui marche?

Salut,

C’est claire que nos parachutes de secours n’ont rien a voir avec les parachutes de parachutisme…Et ca tombe bien car les 2 activités n’ont rien avoir non plus.
Les parachutes de secours de parapente sont fait pour ouvrir a basse vitesse, les parachutes de parachutisme sont fait pour retarder l’ouverture…

Je ne sais pas si on peut optimiser un parachute de secours. Perso je n’aime pas tellement le fait d’avoir a tirer puis lancer le parachute, 2 actions je trouve que c’est une de trop pour une situation d’urgence…Mais on sait que pour peu qu’on fasse un peu attention au montage, ca marche quand même super bien.

Nono

Ya ça : http://www.avasportcentral.com/CRS.mpg mais tu perds la possibilité de le lancer dans une direction précise et je connais au moins un cas d’ouverture intempestive avec fracture d’une vertèbre à la clé.

Parachutisme et parapente sont deux activités differentes avec des utilisations de secours dans des conditions differentes
Je serais curieux de connaitre les arguments des parachutistes sur nos secours obsoletes , inadaptes etc etc …
La fonction premiere d’un secours est de sauvé son utlisateur et non pas le tuer par son fonctionnement et en parachutisme ,des secours ont tués de part leur utilisation ( fameuse liberatioon secours simultanée avec emmelage des 2 voiles ).
Aujourd hui ils sont contraint d’embarquer des systemes de securité onereux et contraignant en maintenance ( exemple Cypres etc ) et ce n’est pas plus un gage de securité
Par contre les pliages secours sont effectué par des gens ayant une certification et plombé avec initiale dessus ( enfin de mon temps ,c’etait comme cela ) .
Par contre , je trouverai normal de responsabiliser les revendeurs en s’assurant qu’ils vendent bien une voile en osmose avec son pilote-proprietaire.
La securité est un grand debat et notre activité est en train de rejoindre les aprioris de la pratique delta , activité dangereuse faite par des inconscients et irresponsables alors que c’est pas du tout cela , pratique excellente , super cool .
Je prone la responsablisation des pratiquants ; leurs encadrements eventuels lors de derapages et la halte à la course au pognon et la performance
En tout cas ,une chose est sure , le vol libre est fabuleux mais tant qu’il reste libre :dent: