la mauvaise idée du jour!

@ Highfly addict non c’était pas celle là, c’étaient des gars (qui avaient certainement ramassé une vieille voile quelque part et qui n’avaient manifestement aucune idée de ce qu’ils faisaient).
Ils tiraient pas tranquillement comme ça, ils faisaient bien décoller le gars et il ne corrigeait pas sa trajectoire et s’était notamment planté de côté (ils réessayaient plusieurs fois).
J’ai cherché mais pas trouvé. Si quelqu’un sait où elle était…

Joli schéma, mais pour être plus précis le poids apparent conjugue en fait la force de traction ET le poids total volant (pilote + matos), il n’est donc pas tout à fait dans l’axe de la corde .
Il y a en outre une augmentation importante du facteur de charge (non représentée sur le schéma) et car cela induit une vitesse plus importante de la voile, et cette énergie cinétique aggrave encore le rappel pendulaire (= shoot) après rupture de la corde.

J’ai regardé à nouveau la vidéo au ralenti, et il semble bien que le pilote enfonce les commandes, probablement pour contrer l’abatée, et comme l’observait xavier29 c’est peut-être un décrochage. C’est difficile à dire car la voile et le pilote sortent du champ au moment du sketche. Peu importe, car ce qui est certain c’est que c’était une connerie.

Tant pis, je continue à poser des questions naïves… :wink:

quand tu largues en fin de treuillé tu as toujours une légère abattée facilement controlable
[/quote]
Pourquoi plus légère et contrôlable qu’en cas de rupture?
Réponse probable: parce qu’on ajuste la tension du câble progressivement pour qu’il n’y ait pas une brusque discontinuïté trop forte dans la charge.
Comment on fait? On ralentit l’embobinage, voire on file du mou?
Que se passe-t-il si on arrive en bout de câble (ou que le treuil bloque) alors que la voile est chargée fortement par une rafale ou une grosse bulle? Probablement le même genre de choses que dans la vidéo, non?
C’est à ça que sert le “fusible” (vaut mieux casser à disons 50kg de charge qu’à 300kg comme la sangle du gugusse) ?

Pourquoi plus légère et contrôlable qu’en cas de rupture?
Réponse probable: parce qu’on ajuste la tension du câble progressivement pour qu’il n’y ait pas une brusque discontinuïté trop forte dans la charge.
Comment on fait? On ralentit l’embobinage, voire on file du mou?
[/quote]
Le treuilleur arrête de tirer et donc il n’y a quasiment pas d’abatée lorsqu’on largue.
Un treuil pour vol libre, ce n’est pas ON/OFF. Ca se pilote, ça demande du doigté, de l’observation et de la compréhension, et c’est pour ça qu’il y a une qualif treuilleur.

On n’attache pas l’extrémité du câble en fin de bobine. Donc, si on arrive au bout ça file et y’a plus qu’à aller rechercher le câble et le remettre sur la bobine. Il vaut mieux perdre un câble que perdre un homme !
En dernier recours, il reste la guillotine en sortie de treuil (pour le câble, pas pour les mauvais treuilleurs !).
Quant à la question du fusible, c’est une vaste question et je n’ai plus le temps … il faut que je passe à table !

@ Marcus

Le schéma modifié (à la louche hein, j’ai pas de dynamomètre “You Tube” !):

http://www.parapente.alpes74.org/schema2.png

Le rappel pendulaire est beaucoup plus horizontal. Donc une décharge rapide de la voile qui doit effectuer une rotation dans l’axe du tangage pour se replacer horizontalement (parallèlement aux filets d’air quoi !). Là, je vois mieux la frontale en effet. Si un spécialiste-ès-méca-vol peut confirmer, car je suis une bille !

Pour moi à la rupture de la sangle il y a décrochage essentiellement car le mec se crispe d’un coup sur les freins par mauvais réflexe
, alors que l’aile a déjà une bonne incidence (il freine bien pour monter).
Je ne sais pas si la diminution brusque de la charge alaire joue un rôle ou pas.

[quote]Pour moi à la rupture de la sangle il y a décrochage essentiellement car le mec se crispe d’un coup sur les freins par mauvais réflexe
, alors que l’aile a déjà une bonne incidence (il freine bien pour monter).
[/quote]
C’est ce qui me semblait logique au début vu la position arrière de la voile. Mais si tu fais un arrêt sur image à 2’33, il se prend bien une frontale (donc une diminution d’incidence) qui n’est pas franchement compatible avec le décro (forte incidence).

Bref, j’aimerais bien une explication plus scientifique que les nôtres. … Si un aéro-fluido-dynamico-spécialiste passe par là, merci de nous laisser une p’tite explication.

objection …
le facteur de charge est certainement énorme … donc la vitesse de l’aile est (bien) augmentée.
lors de la rupture, le facteur de charge revient à une valeur “normale” … donc l’aile voudrait cabrer (pour perdre son excès de vitesse)
pour autant la RFA reste au moment de la rupture très haute et dirigée vers l’arrière. certes le pendule voudrait faire un mouvement d’abbatée mais quid de chaque élément du pendule ?

  • en fait le pilote subi le pendule par l’effet de son propre poids. il part donc en “marche arrière” pour se recentrer sous l’aile
  • l’aile maintenant. elle était en survitesse. Elle est tirée vers l’arrière par l’excès de trainée. Elle est tirée vers le haut par l’excès de portance (cette action est un peu modérée par le poids du pilote). donc l’aile part en arrière (et vers le haut)… les filets d’air appuyent alors sur le tissu et vrac.

en résumé l’aile fait une frontale …en plus c’est très facile à reproduire : un jour un peu venté, faites donc un (beau) statique puis vous sautez (le gonze saute du sol hein :wink: pas dans le sens “décollage”) … ben votre aile va vous faire une superbe frontale :vrac:

J’ai l’impression que l’effet pendulaire n’a pas le temps de se mettre en place, l’aile fait sa frontale tout de suite, par son mouvement propre vers le haut, avant même que le pilote revienne dessous.
Du coup c’est une frontale alors que l’aile est largement derrière le pilote, c’est peut-être cette perspective inhabituelle qui fait penser à certains qu’il s’agit d’un décro?

plusieurs points qu’il faut noter pour la différence de réactions entre une aile derrière un treuil et une aile attachée a une voiture
1- la longueur de la sangle “cable” qui va de moins de 15 m pour une connerie derrière une voiture a un minimum de 200 ou 300 m pour un treuil.
a- l’arc de cercle étant plus court sur une petite sangle le passage d’un angle d’incidence a l’autre par rapport au vent et plus rapide et brusque => la réaction du pilote doit être plus rapide, vive, et avec plus de force que derrière un treuil. essayez avec un cerf volant ou un kite avec différentes longueur de ligne pour vous en convaincre.
b- la taille de l’aile représentant une portion de l’arc de cercle plus important quand celui ci est plus court, la probabilité que des parties de celle ci se retrouve simultanément dans des fenêtres de vent différend est augmenté, chaque portion d’aile cherchant sa portance, il peut en résulter des phénomène de contradiction ou d’amplification.
c- il y a aussi une augmentation de la force centrifuge s’exerçant sur l’aile avec la réduction du rayon. ce qui augmente la tension sur la sangle jusqu’au point de rupture de l’élément le plus fragile, (piquet, sangle, par choc de la voiture, ventrale, suspente, aile,…)

2- une sangle ou un câble de treuil se caractérise aussi par une capacité d’élongation, généralement un pourcentage de sa longueur. qui va de 0 pour une grande partie des cordes et sangles du commerce, a plus de 400 ou 500% pour les élastiques de saut. une suspente de parapente étant il me semble inférieur a 10%, une suspente de parachute approchant les 20 ou 30 % a peu près a égalité avec une corde d’escalade.
ce qui entraine une notion d’amorti qui est fonction tant du coefficient d’élongation de la corde, que de ça longueur. auquel se rajoute l’arc du au poids du câble qui augmente avec la longueur déroulé de celui ci.

3- le point d’attache sur un treuil au même titre que le moulinet d’une canne a pèche doit être envisagé comme étant mobile et de force variable "même pour un treuil fixe " alors qu’une accroche fixe "même derrière un véhicule en mouvement doit être considéré comme fixe car n’ayant aucune capacité d’amortir ou de réguler des écart de tension.

Pour une suspente de parachute je ne sais pas mais pour une corde d’escalade dynamique c’est largement moins. Je dirais autour de 5%.

[quote=Wiki]Cordes dynamiques

Les cordes dynamiques sont essentiellement utilisées en escalade et en alpinisme. On les nomme dynamiques car elles possèdent une certaine capacité d’allongement, située entre 8 et 10 % (jusqu’à 20 % lors d’une chute). La conservation de cette élasticité, qui permet d’amortir les chocs, est une des principales caractéristiques de ces cordes.
[/quote]
Autour de 5%, on est dans la gamme du semi-statique : canyoning, spéléo, élagage et grimpe dans les arbres.

Ca depend de quoi on parle. Je pensais plutot a l’elasticite statique, pas la dynamique (celle quand tu te prends un gros vol).
Par exemple pour une sterling, l’elasticite statique est de 8.6% (OK c’est plus que mes 5%) et l’elasticite dynamique est de 26%.