Piwaille, la prochaine fois que tu viens voler à Annecy, tiens moi au courant. On fera des 3-6. Tu te mettra au taquet, tu sais, quand les yeux et la tête commencent à plus tout à fait s’accorder, que le champs de vision rétréci… Et tu me dira ce que dit ton vario. (edit : c’est sans animosité aucune, hein…
)
Un 3-6 à -20 m/s est réellement très difficile à tenir sur une longue période. C’est réservé aux pilotes de voltige entraînés, avec des ailes en bon état. Perso même avec ma petite machine de voltige (que je n’exploite, certes, pas du tout à sa juste valeur) je ne suis pas certain de tenir confortablement les -12 m/s. Sur une durée me permettant de me tirer d’un mauvais pas (nuage trop affectueux notamment)
Promouvoir le 3-6, c’est aussi connaître la personne qui va les réaliser, savoir dans quelles conditions il va les faire, avec quel matériel, et surtout quel vécu en tant que pilote ou oisillon. Et parler des dangers (réels !) de cette manoeuvre.
Et faire de la compétition du genre “moi j’les tiens à -15 m/s” ; “ah gros naze moi je tombe du ciel ‘face planète’ (NDLR : j’adore cette expression qui veut rien dire) à -20 m/s !!” ça relève de la compétition de miction. 
Quant au nuage, le mieux c’est encore de très largement anticiper, because si ça monte à +5 sous le nuage il y a de fortes chances que ça accélère encore une fois dedans. Je ne ferai pas le calcul ici mais je vous laisse imaginer la durée des 3-6 si il faut en descendre. Je parle ici de 3-6 confortables, c’est à dire pour le commun des mortels dans les -7 / -9 m/s. Dans une ascendance à +7 m/s, en descendant suffisamment loin pour pouvoir ensuite se sauver par le côté sans faire le yoyo…
Le temps peut paraître long.
Peut-être serait-il judicieux de penser aux grandes oreilles + accélérateur à fond ? Essayez, sans tomber du ciel ça va bien dans les -4 / -5, et en plus on peut toujours avancer pour s’écarter de la zone dangereuse. 
A+,
Sylvain.