Je dois surcharger mon processeur, j’ai du mal à bien tout suivre.
Soit il faut que j’achète un bon ventilo (Karmann, c’est ça ?), soit je dois investir dans de la RAM, voire les deux…
Si on dit la même chose en tout cas, au moins c’est déjà ça…
Je vois bien ce que tu veux dire et j’abonde malgré ma modeste expérience du parapente. En fait il me semble que le para -une aile gentille en tout cas- est beaucoup plus table sur tous les axes et que le couple aile/pilote amortis naturellement les phénomènes oscillatoires. Dans du stratus bien stable je suppose qu’en touchant à rien et en laissant l’aile voler seule on sort en volant approximativement droit -même si on tourne en rond doucement-. En avion si on lâche le manche, il se met à osciller très vite sur tous les axes…sauf que ce phénomène et notamment sur l’axe de roulis diverge assez vite pour entrainer une mise en virage engagé. Ca arrive aussi en tangage d’ailleurs mais c’est un chouille plus long. Sans repère visuel c’est très balaise à corriger même avec un horizon artificiel. J’avais fait des exercices IMC avec un copain qui regardait dehors pendant que je ne volais qu’à l’horizon et au conservateur de cap…Ben on comprend vite pourquoi ca fait l’objet d’une qualif longue et difficile le vol sans visibilité. Vive le pilote automatique !
Bon cela dit, une fois encore, c’est l’impression que j’en ai de là ou je suis hein…J’ai jamais traversé de nuage en parapente et je n’ai fait que de timides trouées en avion (toujours sur des micros nuages esseulés ou je voyais au travers)
Ben traverser des nuages j’ai déjà fait, style déco rando le matin au dessus de la couche, le truc c’est d’être sur que la couche va pas jusque par terre, ensuite faut décoller bien au dessus pour arriver milieu de vallée avant de rentrer dedans, histoire de rien pouvoir emplafonner et hop les 36, pas trop fort, le mieux c’est de caler les mains sur les élévateurs pour tourner bien rond à -4 ou -6,. En faisant comme ça j’ai jamais eu de désorientation. Bon on est quand même content de finir par y voir dessous…
Après faut pas qu’un gars en hélico ait la même idée que toi dans l’autre sens
Ca me parait pourtant pas si complique. En avion dans un nuage on peut facilement se retrouver a voler sur le dos a cause d’une desorientation. En parapente, c’est a peu pres impossible (sauf a voler dans un Cb) a cause du rappel pendulaire qui n’existe pas en avion. Le rappel pendulaire entraire une stabilite de facto sur les axes de roulis en tangage. Ca ne preserve pas d’un changement de cap (c’est sur) mais d’une sortie du domaine de vol raisonnable (tumble) surement. Ce n’est pas le cas en avion.
D’ou ma reaction au “C’est exactement la meme chose” …
En fait, tous les avions subissent ce phénomène, même si globalement plus l’aile se trouve au dessus du centre de gravité, plus sa flèche et son dièdre son importants et moins il se produit vite. Les STOL (short take off landing) qui sont fait pour poser très court et donc doivent conserver une stabilité exemplaire à basse vitesse ont toujours une aile haute voir une aile “parasol” avec une corde importante. Sur ces appareils, les phénomènes oscillatoires en tangage sont plus limités, par contre quand ca décroche…ca décroche fort.
Pour l’oscillation en tangage, ca dépend aussi beaucoup du centrage de l’appareil. Sur mon Jodel (aile basse) j’ai fait pas mal d’expériences intéressantes du type… Je mets tous les paramètres “à plat” en palier. Par exemple 3000 tr, manche au neutre et compensateur règlé pile poil pour rester à la même altitude. Ensuite je tire un peu sur le compensateur pour faire cabrer l’avion et j’attends manche toujours au neutre et la manette des gaz bloquée dans la position initiale. Doucement les tours moteurs tombent, la vitesse diminue du coup hop l’avion s’enfonce, pique un peu, reprend des tours et de la vitesse ce qui augmente bien sur la portance donc l’assiette, le refait cabrer, diminue les tours et la vitesse…etc La seule action de j’ai pendant cette séquence c’est le maintien a plat sur l’axe de roulis.
Sur 4 ou 5 sinusoides avec mon appareil je constate que dans la phase descendante les tours moteurs augmentent progressivement ce qui tend à montrer que le phénomène diverge et qu’à un moment l’avion va donc décrocher en haut de la sinusoide. Le nombre de sinusoides avant décrochage dépend essentiellement de la vitesse de l’avion et de l’importance de l’action constante à cabré du compensateur…mais même au neutre si on attend suffisament longtemps la sinusoide apparait.
J’ai volé sur pas mal d’appreil différents et je me souviens que sur Hanuman (ULM aile haute tube et toile avec une grande aile) l’amortissement en roulis était meilleur. Il fallait vraiment embarquer l’avion en force pour le mettre directement en virage engagé. Malgré tout en le laissant voler un petit moment tout seul, inexorablement il finissait par partir sur un coté et prendre le chemin des cailloux en chute libre.
Sur un parapente l’aile se trouve très, très loin au dessus du centre de gravité ce qui doit amortir ces phénomènes sur tous les axes. Il reste que si on se prend une montagne dans le brouillard…ca fait mal.
Ben non il faut pas hésiter à poser toutes les questions que tu veux…Moi aussi je dois en avoir plein des bateaux pour le parapente…
Un Pilatus c’est un STOL “lourd” oui avec une aile “très” haute, une corde importante…et surtout une turbine de 600ch…Ouch. En régime classique ca boit 180l de Kero à l’heure !!! Ca calme. Du coup c’est un appareil exclusivement réservé au travail aérien, notamment pour jeter des parachutistes par les fenêtres.
Une aile parasol on en trouve par exemple sur le Morane Saulnier (ici celui de la Baule qui vole toujours parfaitement) -Jeu concours…ou est mon Jodel sur cette photo ?- :
D’ailleurs la conso du Pilatus ca me fait penser a un pilote que je connais. C’est un vieux de la vieille un peu chiant parfois…mais je dirais “typique”. Un jour il me raconte qu’à un moment il s’était acheté un P51 Mustang avec lequel il passait de la grande voltige. Faut dire que vu la vitesse ou ca vole et le type d’avion ca demande une très grande boite pour passer une boucle. Le truc c’est qu’un chasseur américain de la seconde guerre mondial, ca ne se pose pas de question économique. L’appareil consommait lui aussi environ 180l à l’heure…sauf que c’était 180L de super 100LL (essence aviation à pas loin de 2€ le litre) !!! Ca fait cher le tour de piste, surtout pour un appareil monoplace.
Et juste après m’avoir dit ca, il me dit sans rire “Tu vois, j’aurais eu une femme, j’aurais jamais pu faire voler un avion comme ca”…
C’est aussi pour ca que je préfère mon Jojo et le parapente…je n’ai pas ce type de dilemme à gérer…
Petard !! Je savais pas qu’il Pil consommait autant … je vais encore plus pouvoir chambrer mon collegue de bureau pour son empreinte carbone. :mrgreen:
[quote]Jeu concours…ou est mon Jodel sur cette photo ?
[/quote]
dans le coin en haut à droite (juste sous le bout de plume gauche du zinc qui est devant)
J’ai gagné quoi??? :dent: :dent: :dent:
C’était toute l’ambivalence de l’enquêteur du BEA et du gendarme de la brigade de l’air après mon accident. Ils me répétaient tout le temps que, quand même, c’était bien d’avoir réussi à s’en sortir en appliquant les procédures et en même temps ils étaient très circonspects vis à vis des circonstances de ruptures du longeron…
Par contre je saurais pas ou tirer la poignée du parachute sur un A319…
Tiens à l’occasion des ce vol cockpit et de mes 10mn de pilotage assisté sur A319 j’ai appris que sur ce type d’appareil les moteurs étaient plein réduits pendant les phases de descente. Les pilotes essayent même autant qu’il le peuvent de se poser sans remettre les gaz…Du vol libre à 600km/h dans un appareil de 70 tonnes…c’est pas mal non ? -Vous croyez qu’on peut prendre un thermique avec ?-
Je ne sais pas mais par contre je sais que ça plane pas mal (12 de finesse sauf erreur pour un B767) comme en témoigne l’histoire du vol Air Canada 143 (“gimli glider”) où le plein avait été oublié et où le pilote (qui était aussi pilote de planeur) avait fini le vol en planant.
L’histoire est ici: http://en.wikipedia.org/wiki/Gimli_Glider et en français ici: http://fr.wikipedia.org/wiki/Planeur_de_Gimli