Quel bagage technique pour pratiquer le vol rando ?

J’ajouterai que c’est tout de même beaucoup plus facile sur des sites que l’on connait déjà en rando à pied ou à skis.
On sait où on va, les sites de décollage possible et d’atterrissage, grosso-modo l’aérologie (vents dominants, etc…).

Mais bon, malgré tout ça, à chaque fois que je suis aller randonner avec le parapente, sur des sites que je connais parfaitement, je suis redescendu à pieds… :grat:
C’est probablement parce que je suis un vrai débutant (1à vols), et que j’ai encore mon instinct de survie qui marche bien.

:coucou:
Pour les topos de rando/vol, il y a aussi bivouak.net qui est plutôt bien fait mais c’est surtout autour de grenoble quand meme…
Et pour moi, le meilleur moment pour les vols rando, c’est l’automne. En tous cas si tu veux voler dans des conditions relativement calmes, marcher ni dans la neige, ni sous un soleil de plomb, bref le top quoi !!!

oui pas mieux. J’allais aussi proposer bivouak.net
Je n’ai rien d’autres en stock à proposer…

karma+ pour bivouak.net

Ya aussi le blog à notre amis Wisper73, pour la savoie et un peu la yaute, que je viens de (re)découvrir. :pouce:

Mon blog est fait pour ça, donner des idées de rando, pour l’instant principalement en Savoie, mais je vais sans doute sortir du département en 2009.
On retrouve toutes mes randos dans le lien googlemaps et le répertoire

pour revenir à tes questions, je ne sais pas si tu as beaucoup de vol, si tu en a peu profites de l’expérience de vieux broniards :mdr:
Le meilleur moment pour le vol rando c’est le matin, tu voleras sans vent de vallée et en plus tu profites de la fraicheure matinale pour la grimpette.
Connaitre le vent météo est essentiel pour le choix de la rando.
Au sommet, il vaut mieux connaitre toutes les techniques de déco.
Si les conditions sont bonnes ou à peu près bonnes à l’arrivée au sommet, il faut en profiter et pas attendre, comme on dit la météo change vite en montagne :mdr:

Il ne faut pas négliger non plus l’attéro, sur certains sites ils sont exigus, et techniques et en plus y’a pas de manches à air

[quote]D’ailleurs l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt.
[/quote]
Moui, l’avenir appartient plutôt à ceux dont les ouvriers chinois se lèvent de bonne heure…
en matière de vol montagne c’est plutôt à ceux qui se lèvent tard mais qui montent en courant.

pour être un poil plus sérieux c’est quoi vol rando pour toi?
Monter tranquille se faire un plouf?
Dans ce cas là y a pas besoin d’un gros vécu.
ou alors c’est partir plusieurs jours sur un itinéraire en enchainant marche et cross, genre je pars de Cham direction la mer?
Parce que là c’est plus la même musique!

D’ailleurs, ca s’appelle plus du vol rando, mais du vol bivouac, non ?

:coucou:

Un point qu’il me semble important de souligner, mais c’est pareil pour le vol sur site, c’est la nécessité de savoir dire “non” une fois au déco.
Parce que, après 3h de marche haletante, l’envie de déplier le piège est grande. Aussi, et plus particulièrement sur un site dont on n’a pas l’habitude, il est nécessaire de prendre quelques marges et d’avoir une vue objective des conditions.

Mon credo en vol rando (non Marc, ce n’est pas “never bath in bisquick” :lol: ) c’est “on y va pour la balade, et ma foi si ça le fait, c’est la cerise sur le cookie”.

:rando:

:koi: Un Bod … :coucou: :trinq:

[quote]D’ailleurs, ca s’appelle plus du vol rando, mais du vol bivouac, non ?
[/quote]
Pas forcément, tu peux dormir en refuge où à l’hôtel…

Pour le vol plouf en matinée il ne faut pas s’en faire un monde, le mieux est de choisir au début des vols avec un atterro de site officiel, tu te contentes de monter décoller à pied en dehors d’un déco officiel et comme ça la fin du vol est classique.
Sur les sites de ma vallée les possibilités sont nombreuses, l’atterro d’Aucun peut servir pour au moins une dizaine de vols rando entre 500 et 1600 de dénivelée, c’est juste une question d’imagination!

[quote]Quel bagage technique pour pratiquer le vol rando ?
[/quote]
je rajoute mes deux sous de contribution, mais sans parler du bagage (je ne m’y connais pas en valise en encore moins en diplomes). :mrgreen:

  • faire un bon repérage de l’attéro souhaité et de la meilleure façon d’y accéder (par exemple, il vaut mieux des fois poser vent de cul sur une pelouse que d’essayer des trucs plus risqués pour poser de face).

  • si possible, c’est pas plus mal d’y poser une biroute (perso, je m’en suis bricolé une accrochée au 4x4. ce dernier permettant de repérer la zone de loin, la biroute… pour la direction :lol: )

  • en montant, repérer les éventuelles poses intermédiaires présentes, en se retournant fréquemment ensuite pour bien visualiser la chose quand c’est possible. de plus ça permet de faire des petites pauses de repos. (au début, mieux vaut éviter les zones trop boisées/rocailleuses et préférer les presque tout alpages, du déco à l’attéro).

  • toujours en montant, se rendre compte du relief (ce n’est pas le même que vu d’en haut (tjrs plus plat…entre autres)).

  • encore en montant, tacher de capter les mouvement de la masse au sol (+ celui de la masse au sommet si par exemple “ennuagé”), et d’en prévoir l’évolution dans une certaine mesure, et en fonction des infos que tu avais déjà avant de partir.

  • capter aussi les zones ou le portable passe ou ne passe pas (c’est un plus qui peux aider quand ça cafouille).

  • arrivé au déco souhaité, tacher d’être sur de pouvoir rejoindre l’attéro prévu (finesse), ou au moins des intermédiaires.

  • visualiser au max les reliefs pour en fixer (+/-) un trajet, en évitant par exemple d’être près et sous le vent (même faible) d’une face nord, ça descend plus fort et ça peut obliger à poser trop tôt (et si il n’y a que des arbres !!)

sur le début, mieux vaut déjà connaitre le coin. et encore plus si enneigé l’hiver >>> pour la partie rando
outre la voile + sellette, s’équiper de matos léger et adapté à la course.
par exemple, une 16m2 bien pliée dans un 65 light d’alpi. ça permet d’y rajouter différentes choses comme vestes bonnet et surpantalons…, vache à eau + bouffe, instruments, batons/piolet, crampons/raquettes, voire une 8mm + un jeu de coinceurs, baudard et système d’assurage light (avec un simple machard, tu peux t’assurer en solitaire). en gros y a la place pour tout un tas de chose que la plupart du temps on ne prend jamais, mais ça laisse le choix de pouvoir s’adapter. donc, moins de limite, plus de plaisir.
ne pas négliger la partie “rando” (à part bien sur si ce n’est que du sentier), elle est parfois plus dangereuse et/ou problématique que le vol.

si jamais tu pars seul, j’ai bien apprécié l’idée de Pirk >>> Signaler ses sorties, en renseignant au max sur l’endroit prévu (photo de google heart avec tracé, etc…) et l’heure du retour.
c’est beaucoup plus précis pour d’éventuelles recherches que la seule info donnée au pote qui a encore les yeux (ou le nez) rouges à qui tu dit: “eeuuh, ch’ui par la bas !!” (en espérant que les variotins soient attentifs) :mrgreen:

Bonjour,

Je retrouve ce fil par hasard et je mets mon grain de sel.

Venu au parapente par la montagne, je fais beaucoup de vols rando (et aussi des vols en haute montagne) car c’est pour cela que j’ai appris à voler !

Quelques remarques :

1/ Il n’est pas nécessaire d’avoir un gros niveau technique pour pratiquer le vol rando !

2/ En partant tôt le matin et en décollant tôt, les vols sont le plus souvent très calmes et plus faciles que beaucoup de vols sur site.

3/ Pratiquer à plusieurs est bien sûr un facteur de sécurité (avec des radios au moins pour le 1° et le dernier).
Je suis un mauvais exemple : après 18 vols encadrés en école, j’ai acheté une voile et j’ai tout de suite fait du vol rando en solitaire (mes amis n’avaient pas encore acheté de voile !) dès mon 19° vol (dans des endroits que je connaissais pour y être déjà allé à pied).

4/ Il n’est pas nécessaire de disposer de topos spéciaux pour le vol rando : les topos de randonnées à pied ou en raquettes l’hiver sont innombrables et fournissent autant d’objectifs que l’on veut !
En moyenne montagne il est en effet toujours possible de trouver, à proximité ou en contrebas de n’importe quel col ou de n’importe quel sommet, une pente permettant un décollage.

5/ Les zones d’atterrisage sont en général vastes et innombrables : en moyenne montagne, ce ne sont ni les prés, ni les champs, ni les alpages qui manquent ! (mais il n’y a pas de manche à air en bas !).

6/ Il ne faut pas hésiter à renoncer si les conditions sont foireuses ou si “on ne le sent pas” : c’est encore plus vrai pour les vols en haute montagne où les redescentes à pied sont très longues, alors qu’un vol permettrait de rejoindre la vallée en quelques minutes (il est parfois difficile de renoncer, j’en ai fait l’expérience…).
On n’est pas à un vol près dans la vie !

7/ Ces vols procurent des émotions exceptionnelles et sont à la portée de tout pilote autonome sachant décoller et atterrir seul en sécurité.
Ils ont un parfum de liberté et de prise de décision responsable que l’on ne trouve pas dans les vols sur site.

7/ Il faut bien sûr aimer la marche en montagne et ne pas considérer la journée comme perdue si on n’a pas pu décoller !

A+ Marc Lassalle