merci pour la vidéo, j’adore le commentaire à la fin :" récupére la vite, elle n’aime pas… "l’eau je suppose,
bon viviane c’est loupé sur ce coup là pour l’eau :mrgreen:
merci pour la vidéo, j’adore le commentaire à la fin :" récupére la vite, elle n’aime pas… "l’eau je suppose,
bon viviane c’est loupé sur ce coup là pour l’eau :mrgreen:
J’imagine que le “coup de frein bras haut” c’était pour reconstruire l’aile dans l’envergure (une cravate au moins est par l’arrière d’ailleurs ça la fait sortir).
Pob, pourquoi cet exercice? Les B marchent mal sur ton aile? Surtout pourquoi sans les freins en mains? J’imagine que tu en as discuté avec David.
Désolée d’avoir merdé pour l’affichage de la vidéo.
Ma bonne vieille Artik 1 est de 2006 et elle va bien, c’est une voile très solide et agréable à piloter mais en SIV j’ai eu des tas de problèmes :
J’avais eu aussi un souci sur une erreur pour cause de viscosité mentale, en faisant une crevette : au lieu de tirer sur les A centraux j’avais tiré sur les D… et la voile avait décroché, décro bien géré avec la tempo au bon moment.
David me fit essayer des tas de manoeuvres sur ce vol - les SIV c’est fait pour ça - dont les B extérieurs, pour voir. Je me suis daubé les bras mais cela a fait. Petite descente moins efficace que les grandes oreilles.
L’idée de me faire faire C3 + stab devait venir de ce que la voile est très solide et que je vais assez bien, mais cela a décroché vilain (sur la vidéo) et si j’avais eu les freins en mains j’aurais bloqué le shoot sans souci, mais sans les freins il n’y avait rien à faire, surtout après le “rouleau de printemps” avec la voile cravatée et deux twists.
Je n’ai pas un seul instant eu l’idée de tirer le secours, encore de la viscosité mentale… mais ce 3ème vol de la journée avec au début deux décros très violents m’avait bien secouée. Avec 100m de gaz j’aurais tiré le secours, avec 200m j’aurais défait les twists puis repris les commandes pour décrocher, passer la marche arrière et sortir les cravates, mais à 30m de l’eau il n’y avait rien à faire.
Je n’ai même pas eu peur, j’ai vu arriver l’eau très doucement (une bouée jaune me permettait d’évaluer la distance) et bien qu’ayant horreur de l’eau je n’ai même pas été stressée. Merci Mme Adrénaline.
J’ai fait une grosse erreur en ne disant pas à David que j’étais trop bas.
Lui il a fait la même en me faisant exécuter cette manoeuvre trop bas, et pire en ne me disant pas de reprendre les freins en mains après la sortie des B3, et il ne savait pas que la manoeuvre m’exposait au décrochage sinon il ne m’aurait pas lancée là-dedans sans les freins. Ce fut là aussi une erreur en me faisant jouer le rôle de cobaye près de l’eau.
Quand je suis descendue du bateau, David avait une mine contrite et il me dit : “je ne suis pas trop fier de moi sur ce coup-là”… à quoi je lui répondis : “même les meilleurs peuvent faire des erreurs, je ne t’en veux pas”.
Je pense que cet incident a eu un côté positif, en ce qu’il a appris des choses à David, qui est un homme modeste et toujours soucieux de progresser. Moi, je suis restée 6 semaines sans voler le temps que mon tassement de la D9 soit consolidé, puis pendant 6 autres semaines j’ai été très prudente et je n’ai pas volé avec l’Ultralite ni avec l’Awak pour ne pas prendre le risque de poser un peu durement (cela m’est arrivé plusieurs fois par le passé).
J’ai été un peu longue mais je voulais susciter des réflexions.
Beaucoup de pilotes ont peur de faire un SIV et c’est leur droit, mais moi aussi j’ai les jetons quand je décolle avec un programme qui va être violent, il y a toute la phase d’approche du box pour se concentrer, et j’y vais quand même parce que j’ai totalement confiance en David, en ma voile et aussi un peu en moi… parce que j’ai du sang-froid et que je sais dominer la peur.
J’ai encaissé des trucs très violents en SIV et à chaque fois (sauf la dernière sur la vidéo) c’est “sorti” tout seul. Ce qui est curieux c’est que j’ai les jetons AVANT, jamais pendant les exercices (merci Mme Adrénaline) et je suis fourbue après ces vols qui sont quand même très brefs.
J’avais rencontré ça jadis, quand je grimpais dans les Dolomites, après des passages très exposés ou en très mauvais rocher avec une assurance symbolique. J’avais rencontré ça en raid à skis en traversant des pentes malsaines ou sur des glaciers très crevassés.
Plus jeune, je ne croyais pas à ce qu’on appelle l’énergie mentale, en prenant de l’âge j’ai évolué : quand on expose la viande, même subjectivement, on dépense énormément d’énergie.
Salut et fraternité*
Merci mme Pob pour ces complements :forum: puis tu dis: " quand on expose la viande, on depense beaucoup d’energie: moi qui veut perdre 4-5 kilos, et veux etre plus serein sous ma faial, je vais m’en payer un tiens de siv. Pis je me ferai rembourser par la securite sociale… :mdr: Je ferai d’une pierre deux coups :dent:
C’est vrai qu’on se trompe facilement; entre les A et les D il n’y a que les B et les C…
désolé Viviane mais c’était trop tentant.
Cala dit, à propos des décros physiques qui partent en vrille, ce n’est pas à cause de l’aile, mais probablement parce que tu y vas trop doucement. Faut y aller franco, comme quand tu atterris, et ça se passe bien en général.
Le souci avec beaucoup d’ailes c’est que le point dur correspond à la position de mains où on a le moins de force (au niveau du nombril). Or ce point dur est “moins dur” quand l’aile est légèrement derrière. (Je dis bien “légèrement”, car un décro dynamique peut être très physique aussi.)
Du coup c’est plus facile d’enfoncer les mains d’un coup bim boum.