vol bivouac

Bonsoir tout le monde, j’ai vu de la lumière alors je me suis invité, d’autant que l’on parle de mon film sur ce post. Avant toute chose je voudrais vous remercier pour l’intérêt que vous avez porté à mon film. Je vais essayer d’apporter ma petite contribution au sujet car même si je ne suis pas un cador du vol bivouac, ce n’était pas mon premier coup d’essai. En effet, l’année dernière, en 2007, j’ai réalisé mon premier vol bivouac en Chartreuse durant 4 jours qui furent vraiment intenses, entre la marche du premier jours sous la pluie puis la grêle et le superbe vol de la dent de Crolles le dernier jours avec au préalable un départ de Pleynon à 3h00 du matin, arrivée au sommet de la dent à 7h00, décollage 7h15 pour un long plané jusqu’à Lumbin, resteront de grands moments. Tout ça pour vous dire que la Chartreuse est un massif qui se prête bien à la découverte du vol bivouac (Plusieurs sommets proches les uns des autres). Du coup, cette année j’ai décidé de franchir un palier. Réaliser un vol bivouac sur un itinéraire me paraissait évident. L’objectif était de faire 25 km minimum en ligne droite, par jours, à pieds ou en vol. Sur google earth, cela paraissait d’une simplicité…Mais dans la réalité je me suis vite rendu compte que c’était beaucoup plus compliqué que ça. Pour commener, 25 km en ligne droite dans les Alpes se transforme en 35 voire 40 km à pieds par la route (contour des massifs…), ensuite je n’étais pas préparé physiquement et en montagne, si le physique ne suis pas, c’est tout le mental qui s’effondre, et pour finir, mon manque d’expérience de vol dans les Alpes. Même si j’ai bien étudier pendant des mois mon itinéraire (St André - Verbier), cela n’a pas suffit. Mais ça n’a pas été un échec pour autant. J’ai eu une météo clémente qui m’a permis de bivouaquer à la belle étoile, j’ai fais des rencontres, j’ai aussi volé mais j’ai compris après coup une phrase du livre de Didier Favre “Le vagabond des airs” que j’ai lu des dizaines de fois : “L’intensité d’un vol ne se mesure pas en kilomètres parcourus.” Autrement dit, il n’est pas nécessaire de réaliser plusieurs dizaines de kilomètres par jours pour rendre le vol bivouac intense. C’est avec cet état d’esprit qu’en juillet 2009 je repartirai de St André, sans obligations, en profitant de chaque instant. Et si en 2 semaines je ne parcours que 20 km, et bien ce n’est pas grave car le vol bivouac n’est pas une compétition mais une philosophie, un état d’esprit que j’ai maintenant compris et adopté. Et quiconque a compris ça peut pratiquer le vol bivouac, à son niveau. En ce qui concerne le film, le but n’était pas de filmer un exploit avec de belles images de parapente car il en existe des milliers, mais surtout montrer ce qu’un pilote occasionnel vivais au quotidien lors d’un vol bivouac, les moments difficiles, les moments de joies… Et du coup, ce genre de film ne court pas les rues. Je pense avoir réussi, vu le nombre de mail que j’ai reçu de la part de pilotes occasionnels qui se sont reconnus à travers ce film, et qui l’ont apprécié. Pour finir je voudrais vous dire que ce message n’avait pas pour but de donner des leçons à qui que ce soit, mais faire partager ma modeste expérience en toute simplicité. J’espère y être arrivé.
Voilà pour la petite contribution à ce fil.
Je reste à votre disposition pour partager, échanger des idées mais aussi pour apprendre.
Bons vol bivouac à tous.
Laurent

:bravo: :bravo: laurent pour la modestie avec laquelle tu racontes tout ça ,très chouette philosophie du vol libre :pouce:
en esperant croiser ta simplicité et cette joie de voler que tu degages au detour d’un bout de ciel ici ou ailleurs… :pouce:
peu importe la voyage …pourvu que l 'horizon soit vaste … :rando:

Salut et un grand merci Laurent pour le récit, le film et l’envie que tu donnes de partir simplement. Alors comme on dit ici : karma+ !
J’envisage de réaliser modestement une petite balade de ce style. Quand, où et comment je ne sais même pas ! Mais je vais le faire.
A chaque fois que je tombe sur un récit de vol bivouac je me dit la même chose : “c’est ça que je veux faire !!”
Le tien a fait le même effet avec en plus un effet d’identification : j’ai vécu ton récit, dans le sens je me suis projeté dans ton voyage et c’est moi qui ai voyagé.
Je pense que ton approche de cette pratique et la manière que tu as de la partager mériterait un petit passage dans la presse spécialisée.

Bon courage pour la suite et bonne route.