Dans la nature, aussi accueillante et belle soit-elle, la vie est un combat de tous les instants… même si nous les hommes, avons parfois tendance à l’oublier. Une lutte pour la survie, pour la nourriture, pour un espace ou proies et prédateurs se confondent, ou l’instinct et la structure sociale se conjuguent à l’intelligence pratique… quoi que " intelligence" ?.. :grat: Aller savoir ?
Figurez-vous que lundi j’étrennais ma belle voile vert fluo toute neuve en face ouest de la Sainte Victoire, de sa garrigue, de ses amandiers en fleur, et de ses champs d’oliviers, parfois bordés de quelques ruches avec lesquels nous avions toujours partager les environs en bonne intelligence. 
J’avais ma sellette avec son air bag réversible noire rayée de jaune sur le dos, et sitôt posé après un après un vol bien sympathique ou j’avais fait ma perte d’altitude au niveau des dites ruches, je mets ma voile en bouchons mon épaule et tombe le casque. C’est qu’il fait déjà chaud ! 
C’est à ce moment là que l’agression à eu lieu. 
Je ne sais pas si les travailleuses en costume de bagnard à rayures m’ont confondu avec une énorme frelon en train d’essayer de leur piquer la plus grosse fleur fluo du champs pour lui tout seul,… à moins que ce soit les dessins de colibris sur la voile qu’elles ont pris pour de sérieux concurrents à la pollinisation du massif,… ou encore les suaves effluves de mes dessous de bras indiquant 16h passées ?.. Mais le fait est que dans les secondes qui ont suivi, j’ai du subir les assauts en règle d’une task force d’abeilles kamikaze en colère. N’étant pas d’une nature ombrageuses et ayant habituellement le contact facile, je ne me suis pas méfié de suite, encore tout au bonheur de mon premier vol sous ma Zunzun… 
Et bim ! 4 à 0 pour les maillots rayés. :fume:
En plus les fourbes se sont attaquées en priorité à un endroit sensible et aujourd’hui largement dépourvu en défenses naturelles : mon front dégarni. :evil:
Sur le coup la douleur est sensible, mais bon on fait partie de la trempe des héros, de la race des hommes volant après tout, donc j’assume et je serres les dents. :boude:
Ce ne sera que 24h plus tard que, malgré une bonne dose d’antistaminique, l’œdème aura gonflé et largement déformé mon doux profil, au point que mes lunettes auront du mal à contourné mes tempes pour rejoindre les oreilles, puis le lendemain encore, c’est mon œil droit qui à des airs de Jean Claude Boutier au lendemain de sa dernière rencontre avec Carlos Monzon, … et aujourd’hui, toujours, j’ai une Delsey familiale sous l’œil droit en guise de pommette. :grrr2:
:fume: Alors c’est qui qui va apprendre aux abeilles de la Sainte Victoire qu’il n’y a pas que l’aigle de Bonelli qui doit être préservé, mais les parapentistes aussi !


