J’ai rien compris… En delta, on peut pas “simplement” piquer pour descendre rapidement ?
Ensuite, j’ai pas compris pourquoi il a jeté le parachute… Sans doute parce que je ne connais rien au delta, mais il n’a pas l’air spécialement en difficulté. Et puis, il ne risquait pas de continuer à monter avec son parachute ? De ce qu’il raconte, il est bien descendu… :grat:
Bonjour la désorientation spaciale, Marc : il y a un moment ou avec la perte des repères extérieurs tu ne sais plus trop ou est le dessus et le dessous, surtout si tu commences à te mettre en virage ou à prendre des accélérations en piquant. Avec un trois axes tu risques (au mieux) te retrouver en vrille avant d’atteindre la VNH (puis t’as des instruments pour t’aider), descendre et espérer sortir du nuage avec assez de gaz pour reprendre un vol normal. Je connais pas plus le delta que ça, mais je crois que c’est le tumbling qui le pend au nez et qu’ils n’aiment pas trop ça.
En gros le nuage, vaut mieux pas y entrer.
Mais bon : faisez qu’est-ce que je dis, faisez pas qu’est-ce que je fais, on est tous des gamins incorrigibles … parfois doublés de gros menteurs.
Après ça c’est en VFR, mais y en ai qui font aussi de l’IFR et c’est autorisé.
Tu fais bien flyingben de parler de la désorientation spatiale, on l’oublie souvent
article de wikipedia
La désorientation spatiale est la perte d’orientation subie par un pilote d’avion. Elle se traduit par des incapacités de nature sensorielle. La perception d’informations spatiales telles que la position, l’altitude ou l’orientation du déplacement de l’appareil et la verticale peut être altérée. Quelques secondes d’inattention suffisent pour que l’accident se produise, la désorientation spatiale est un problème pris très au sérieux car elle est source d’une partie des incidents chez les pilotes d’avions de chasse1.
Le corps de l’homme à haute altitude ne dispose pas, contrairement aux oiseaux, des dispositifs lui permettant de percevoir correctement son environnement. Ses insuffisances se situent au niveau des systèmes de sensibilité visuelle, vestibulaire et somatosensorielle. À cela, s’ajoutent d’autres facteurs comme la distraction, une forte luminosité, le manque d’attention, et/ou la conduite de nuit.
En pleine mer et par temps couvert, le pilote peut perdre la ligne d’horizon et croire encore être en plein ciel alors qu’il est proche du crash. Le seul moyen fiable de se prémunir de ce phénomène est se fier aux instruments de bord pour connaître sa position dans l’espace et l’orientation de l’aéronef.
Fausse bonne idée, avec la force centrifuge la bulle peut être centrée même en virage. il faut un horizon artificiel asservi à un gyroscope pour pouvoir garder son équilibre. un peu compliqué comme équipement !
Et même comme ça c’est pas encore 100% bullet proof : le passage VFR => IFR quand t’es en train de te faire succer, que ton horizon n’a plus été réaligné, que ça bringueballe dans tout les sens, plus le cruel défaut de nos engins lents ou les vitesses horizontales sont assez proches, sommes toutes, des vitesse verticales.
'fin paaaaas bon quoi, c’est une mauvaise bonne idée comme le dit Patrick.
Quand j’étais jeune et militaire, mon mono, pour illustrer la désorientation spaciale, nous a mis dans un nuage à l’improviste. En essayant de maintenir notre petit SF260M en vol plus ou moins stabilisé je me suis basé sur une lueur qui me semblait être celle du soleil … on en est ressortis presque sur le dos avec un beau reflet de soleil miroitant à la surface des lacs de l’Eau-D’Heure.