Un duel Diamir / M4
Petit retour d’expérience :
C’est sûr, la M4 (déjà un peu ancienne) est plus performante que la Diamir en vitesse et plané, ce qui est assez normal… mais dans du petit c’est le contraire parce que la Diamir tourne mieux.
Je me suis bagarrée une fois en compagnie d’une M4 à Planfait, en fin de matinée par conditions thermiques très faibles, le jeu étant de ne pas descendre. Une autre Diamir nous rejoignit (qui s’avéra être une Spantik) et qui descendit le plus vite ? La M4, qui avait un rayon de virage plus grand l’éloignant un poil plus du relief. Moi je suis habituée à gratter avec les pieds au ras des feuilles et les stabs au ras du caillou, exploitant la diabolique précision de la Diamir. Le pilote de M4, sans doute meilleur que moi, ne put jamais en faire autant et c’était sympa de voir son extrados de plus en plus bas.
A ce petit jeu, il arrive qu’on remonte enfin au-dessus du déco et c’est gagné, le gars avec la M4 ne put qu’aller se poser.
Ah les thermiques à Diamir !
Et puis la Diamir est relativement légère (4,3kg pour ma S) et utilisable également en vol-rando. C’est une qualité très appréciable par conditions anticycloniques stables quand il faut monter pour décoller au-dessus de l’inversion. A côté, la M4 - malgré ses immenses qualités - pèse un âne mort.
Quand ma Diamir sera au bout du rouleau, je volerai avec l’Artik 2 (quasiment neuve) que j’ai récupérée l’été dernier pour une poignée de cerises en continuant à utiliser la Diamir pour décoller en altitude et à l’aiguille du Midi.
Quand l’Artik 2 sera naze, elle remplacera sa consoeur qui entre temps aura rendu l’âme (snif, je l’aime beaucoup). J’aurai alors allègrement dépassé les 70ans et je ne sais pas avec quoi je volerai, à moins d’avoir dégotté entre temps une Diamir d’occasion à finir.
Pour le vol-rando ma U-Turn durera encore longtemps, au moins autant que moi.
Pour les décos abrasifs comme Plaine-Joux, Aiguebelette ou Laragne, ma bonne vieille Artik en fin de vie reste un vrai bonheur.
Et pour le gonflage, il y aura l’Ultralite 19 qui ne vole plus.
Revendre à vil prix des voiles qui ont encore un avenir et d’innombrables heures de plaisir à donner, je ne vois l’intérêt que pour les acheteurs qui font une bonne affaire.
Après tout on peut bien avoir des rollers + un vélo de route + un VTT + une mobylette (+ une moto de trial + une moto de route) + une voiture, il n’y a pas doublon, c’est où le problème ?
C’était mon quart d’heure de philosophie.
Râââh !.. j’ai envie de voler.