Heureusement que je n'étais pas sous mon parapente !!!

Alors hier soir je suis allé faire un petit tour à l’aérodrome, et au vue des conditions je n’ai pu m’empêcher d’aller faire un tour sous mon micro chariot Pulma.
Il y avait un bon Sud d’une dizaine de km/h qui faisait certainement quelques rouleaux sur les hangars présents mais en soit rien de bien méchant à première vu :grat:
Malheureusement à peine décollé je me suis rendu compte que je m’étais mis le doigt dans l’oeil avec des conditions pas top, même franchement pourris :affraid:

http://www.youtube.com/watch?v=KDL9PZROD18

Une fois posé, j’ai immédiatement transposé en me demandant ce qu’il se serait passé si j’avais été en parapente ?
Aurais-je pris de vilaines fermetures ou au contraire les mouvements auraient été plus absorbé par la voile ?

Ah le ciel , que de surprise à chaque fois !!!

Tu fais quoi avec ta main droite?

tu règles les gaz? t’es obligé de lâcher le trapèze pour cela?

Oui je gère les gaz, comme c’est un chariot première génération il n’y a pas de gaz au pieds

A priori, il ne se serait rien passé de spécial. Un parapente est moins chargé et vole moins vite, les turbulences sont moins sèches à aérologie égale.

Le seul problème est que si la turbulence est très forte la voile ferme, et là cela devient beaucoup moins rigolo surtout près du sol !

Je suis ancien deltiste et j’ai eu beaucoup de mal à admettre les fermetures, par contre en turbulences douces à moyenne le parapente est largement plus confortable.

Merci Patrick, c’est un peu comme ça que je l’imaginais puis l’énergie doit aussi se dissiper un peu en arrivant au pilote … Non ?
Hier j’aurai du tirer l’overdrive histoire de contrer la turbulence en augmentant la vitesse, et par contre il serait totalement inconscient en parapente de pousser au deuxième barreaux sous peine de sanctions immédiates.
Finalement l’expérience à du bon et du moins bon et ne sera pas forcément une alliée selon la situation !!!

c’etait dans quel coin ?

:coucou: Bruno

C’est l’aérodrome de Lens-Bénifontaine, si je ne m’abuse?

Petite anecdote au même endroit: il y a 3 ans, quand j’étais encore dans la région, j’avais donné RDV à quelques collègues de boulot pour leur faire une démo paramoteur entre midi et deux sur cet aérodrome (comme on dit dans le coin “entre les deux midis” :lol:)

Je comptais faire quelques tours de piste, passages bas, puis avec un peu d’altitude, quelques ronds en l’air un peu plus “appuyés”, en tout cas c’était le programme de départ.

Eh ben, j’ai vite déchanté et revu le programme à la baisse!

Bon, à la base les conditions n’étaient pas de l’huile, mais c’était connu et assumé:

  • c’était un midi fin août par un temps bien ensoleillé donc ça donnait encore bien au niveau thermique, mais jusque là pas trop d’inquiétude
  • vent météo prévu: 15-20 km/h, il y a plus calme mais ça reste encore gérable
  • là où j’ai manqué une étape dans mon analyse aérologique, c’est que le vent météo était de SUD (comme dans ton exemple), et dans cette situation l’aérodrome de Lens est doublement sous le vent:
  1. L’aérodrome est sous le vent de l’agglomération de Lens. Même si ce n’est pas une ville à immeubles très hauts, globalement, tant que tu es proche du sol, tu est dans une couche limite totalement pourrie
  2. Les pistes sont sous le vent des hangars et de la rangée d’arbres du Parc des Cytises juste à coté, donc tu es dans une couche de cisaillement à hauteur de la cime des arbres.

J’ai décollé en bordure de piste (gaz à fond + un peu de frein => déco en 2 pas), j’ai pris 5-10m de hauteur, j’ai reperdu 3m d’un coup, repris 2m ,etc, et tout le reste a été à l’avenant: pas l’ombre d’un froissement de plume, mais “machine à laver”, ressource, roulis, dégueulante, roulis…

Je suis reparti plus loin sous le vent, comme sur ta vidéo, en prenant davantage d’altitude, et c’est devenu plus calme, mais j’étais loin des collègues donc la démo perdait de son intérêt. Je suis revenu en radada à leur hauteur, ce fut le retour de la machine à laver, hop, re-tour de piste, et posé plus loin sous le vent, à 100m des collègues. Fin de la partie.

J’aurais probablement pu faire quelques ronds au-dessus d’eux en prenant un peu plus de gaz, mais je ne le sentais pas, et :prof: quand on ne le sent pas: on fait pas.

Pour revenir à ta question sur la tenue du parapente dans cette aérologie, je n’ai à aucun moment été stressé comme j’ai parfois pu l’être en thermique en montagne, dans la mesure ou l’aile n’a jamais froissé. Mais il faut dire aussi que j’avais une charge alaire de paramoteur sous mon aile parapente, soit environ 125 kg pour une fourchette de 80-105 kg. Mais sentir une alternance de baffes ascendantes / descendantes et envoyer en roulis sans rien demander, bref en un mot “subir” :affraid: ce n’est pas plaisant, donc pas la peine de s’acharner.

En charge alaire parapente, vu l’aérologie traversée, je suis assez certain que j’aurais pris des baffes sympathiques… :mrgreen:

Mais j’avais déjà fait 2 SIV et autres vols en conditions fortes, donc je pense humblement que j’aurais été mieux armé que toi (avec ton niveau actuel) pour les gérer. Par contre comme les boulets de canon passaient près du sol, dans ces conditions n’importe qui peut se faire surprendre…

Je me relis et me mets à la place du lecteur parapentiste averti, qui doit se dire: “mais il est b’, il est b’, mais il est con, il décolle et vole sous le vent”??? :grat:

Euh, oui mais non. La zone d’évolution dont je parle commence à au moins 200m sous le vent de la rangée d’arbres, dans une zone où on s’attend classiquement à avoir du gradient, mais pas forcément des grosses turbulences.

C’est le cumul d’un vent pas négligeable et de conditions thermiques (de surcroit au zénith solaire en conditions anticycloniques, facteur aggravant) qui a, à mon avis, rendu les turbulences sous le vent plus “toniques” :mrgreen: que ce qu’on aurait pu attendre.

Dans l’exemple de ta vidéo, c’est un peu surprenant que cela survienne dès 10 km/h de vent météo, mais bon… il faut peut-être en conclure que par vent de sud, LQFL c’est pourri pour qui vole léger! :smiley:

ça fait aussi parti des images d’épinales … mais celle là est véhiculée par les parapentistes, pour les parapentistes.
bref, les risques à donf 2e barreau doivent être à peu prés équivalent que quand tu tires sur le manche. Vous dites “barre au ventre” ?

Pour l’overdrive, je le comparerais aux trims où tu augmente légèrement ta vitesse de croisière tout en ayant encore la possibilité de freiner ou d’accélérer.

Salut à tous,
Steph je vois que tu connais bien les lieux, qui plus est tu t’est fait aussi avoir :lol:
Mais rassurons nous sur bénifontaine nous ne sommes pas les premier et ne serons pas non plus les dernier à se faire mouliner dans les rouleaux venant du sud !!!
Je connais pourtant assez bien les lieux pour y avoir passé presque l’essentielle de mes brevets mais je me suis laissé induir en erreur par le pendulaire qui volait déjà, sauf qu’ils étaient deux en instruction sur une machine pesant à vide 3 fois plus que la mienne, donc rien de comparable et je l’ai très rapidement compris.
Donc steph je rejoint ta conclusion " En sud à Lens-Bé si toi léger, pas décoller " …
Piwaille ça me rassure un peu ce que tu me dis, parce que l’accélérateur me paraît jusqu’à présent être LA commande à frontale :koi: et où que je sois allé des que j’en ai parlé ce fut direct les yeux de merlus suivi d’un " ou la gamin tu verra ça quand tu sera bon"
ce qui est presque risible de la part d’un instructeur de presque 10 ans ton cadet :mdr:

Excellent ton engin ça donne envie

Tain ton berlingue c’est de la daube, ça pousse pas, ça fait un bruit de merde, on dirait ma tondeuse, met un Honda vtec, un chti B16A1 et tu niques les SU35!

Ca doit être déprimant de vivre avec toi piment :stuck_out_tongue:

Ouais mais j’envisage pas de vivre avec toi donc du coup t’es rassuré?
:wink:
A choisir je préfèrerai Sandrine, en plus ça me donnerait l’occase de clouer son prof de math d’ex sur la porte de ma grange et ça serait sympa d’assister au repas des vautours depuis la terrasse…

Eh t’as vu loup, rigolote ma petite bécane …
Par contre des que ça tabasse un peu, la bête te puise toute l’énergie dont tu dispose et la pas la peine d’espérer voler la journée entière.
Mais sinon sur les pompes de fin d’aprème c’est génial, tu décolle, prend un peu de gaz et moteur coupé tu grimpouille tranquillement en silence jusque la TMA Lille-Lesquin,
Puis tu fini en glissant le long de ton cône de sécurité jusqu’à l’attero.

Bon le seul prob, c’est qu’en tant qu’ulm je n’ai réglementairement parlant pas le droit de couper le moteur en vol, aberrant non, mais dans un monde en crise et pollué de haut en bas, c’est la règle … :grat:

Aller bonne nuit et à demain au treuil sur la plage :ppte: :ppte: :ppte:

C’est sérieux cette interdiction de couper le moteur en ULM ?

Eh ben mon pauvre piment si tu volais autant que tu jacte sur LCDV, t’aurais pas 325 messages pour rien dire et tu serais plus entrain d’apprendre à voler.

Sinon Patrick, oui interdiction de couper le moteur en ULM,
Pourquoi :grat:

[quote]Eh ben mon pauvre piment si tu volais autant que tu jacte sur le chant du vario, t’aurais pas 325 messages pour rien dire et tu serais plus entrain d’apprendre à voler.
[/quote]
ben ouais mais je suis prof donc jamais au boulot et comme j’habite à 5’ à pied de l’atterro voler ça me prend pas tant de temps que ça!