Le vol libre aux USA perd son assurance.

Message de James Bradley sur Paragliding Forum :
http://www.paraglidingforum.com/viewtopic.php?p=p480983#p480983

En gros, la “communauté” libériste nord-américaine n’intéresse plus les assureurs et perd sa couverture, qui lui permettait à peu près comme chez nous :

  • d’assurer les propriétaires de terrain
  • d’assurer en Responsabilité Civile les pilotes
  • d’assurer l’enseignement.

Ils vont de l’avant et choisissent de bâtir une structure juridique appelée RRG (Risk Retention Group) qui leur permet d’être leur propre assureur.
Mais il leur faut réunir 2 millions de dollars.

Si donc il vous reste quelques Dollars au fond de votre poche en cette fin d’année,
pour donner c’est là https://ushpa.aero/donation_form-RRG.asp
et pour plus de renseignements c’est là http://ushpa.aero/freeflightforever.asp

Espérons que ce sera un mal pour un bien. Et pourquoi pas, un exemple pour nous…
Merci de me signaler si j’ai mal compris le message en anglais.

Étonnement, le vol libre aux états unis est toujours resté confidentiel comparativement à l’Europe. Les problèmes d’assurance sont beaucoup plus forts que chez nous avec une ‘judiciarisation’ excessive. L’enseignement aux States doit être un vrai casse tête !

Je ne suis pas vraiment étonné de ce genre de problèmes. Cela relativise nos ‘petits’ soucis pour trouver un assureur.

Il y a environ 9500 pilotes aux états unis, qui se répartissent à peu près entre 55% de parapentistes et 45% de deltistes.

Je ne suis pas absolument certain que la judiciarisation soit tellement plus importante que chez nous.
Et ce qui est désormais envisagé si le montage de leur structure réussit c’est que les écoles (qui ont obligation absolue d’être assurées) devront obligatoirement être affiliées (et pour cela répondre à des critères de qualité) afin de bénéficier de l’assurance et que tous les biplaceurs devront, pour exercer leur activité même en indépendant, faire forcément partie d’une structure école.

Perso je crois qu’elle est clairement plus importante outre-Atlantique, ou plutôt qu’elle a au moins 15 ans d’avance là-bas. C’est surtout le système d’indemnisation qui est très différent et qui est une vraie incitation à aller en justice aux E.-U.

en général, sans doute.
la question, c’est dans quelle mesure ça a été déjà réellement le cas pour le vol libre …

et d’apres J Bradley, y a rien eu de massif :

C’est étonnant que le parapente soit si peu développé outre Atlantique.
Quelqu’un en connait la raison ?
Avec si peu de personne sur un aussi grand territoire, ca doit pas etre simple en effet de conserver une assurance meme chez eux.

Norbert

9500 volants au U.S, c’est pas mal plus je crois qu’au Canada et on a une assurance quand même.

Peut etre que du parapente 4x4 climatisé marcherait mieux ?

Stats intéressantes : http://ushpa.aero/claims_breakdown.asp
Répartition des cas et des montants.

Je nourris le troll, y en a pas sur le fil des assurances qui demandaient à connaitre ce type de stats pour la France ?
On a celles des USA, ça doit être assez proche des notre.

Je suis pas sur de bien comprendre la phrase suivante:
Claimant Injured by Chapter Activities 11% 43%

Un “chapter”, dans le milieu associatif stazinien, je crois bien, c’est le niveau au-dessus du niveau local, genre on dirait “la ligue”, par chez nous, ptêt?

Pour moi, cela veut dire que 11% des accidents sont dus à l’activité de parapente elle-même (décollage / atterrissage par exemple), alors qu’en dollars, cela représente 43% des sommes versées.

Ou activités de la section (parapente).

Un “chapter”, dans le contexte, est bien une structure locale (genre un club, chez nous) :
“There are over 100 local chapters and clubs, chartered by the USHPA, which can provide an invaluable learning experience and camaraderie for those interested in or actively involved in the sports.”

A la lecture du tableau, j’aurais tendance à dire “activité de club/ligue, hors vol” (genre le BBQ qui explose,un accident de transport en se rendant sur un site de compète / vol ou autre, ou une personne blessée au sol lors de la manipulation d’un avion).

Les stats sont divisées en:

  • Le “planeur” entre en collision avec une voiture garée, un avion ou une structure [genre, dégats à l’aéroclub]
  • Le “planeur” entre en collision avec des lignes électriques
  • [Claimant Injured by Chapter Activities] ==> je propose “victime blessée lors d’activités hors vol”
  • Pilote blessé lors d’une collision aérienne
  • Le “planeur” entre en collision avec un spectateur
  • Pilote blessé lors d’une phase de remorquage

Plus de contraintes, par exemple :
Sur la côte Est, il y a peu de sites, et les conditions sont souvent soutenues au niveau du vent ce qui explique que l’on voit encore beaucoup de delta.
Les règles locales sont souvent plus strictes que chez nous, par exemple il faut, pour voler sur un site avoir signé les papiers dégageant les proprios de toute responsabilité en cas de pb.
Pour voler sur certains sites il faut justifier de son niveau, ou trouver un tuteur acceptant de vous prendre sous sa responsabilité.
Pour résumer au moins pour le côté Est il y a moins de jours volables et plus de règles ceci explique sûrement cela.

Jean-Nono pourrait nous en parler d’avantage vu qu’il y a volé pas mal. Je suggérerais peut-être l’omni-présence de l’aviation civile légère plus développée qu’en France et donc des zones certainement restreintes et des mesures de sécurité draconiennes.

Bonjour à tous,

J’ai volé plus de deux ans en Californie et un peu en Oregon sur 25 sites… Il y a deux types de site : les libres sans organisation (146) et les contrôlés (6) avec licence obligatoire et brevet USHPA.

Seule la RCa est obligatoire pour voler sur l’ensemble du territoire, comme en France.

Sur les sites libres, la majorité des pilotes locaux ne sont pas à la Fédé, d’où le faible chiffre d’adhérent, mais il y a beaucoup plus de pilote, autour de 15000 en parapente.

Pour les sites USHPA, qui sont des entreprises, le brevet se passe facilement, les théoriques sont faciles (QCM) et la pratique est comme en France, le niveau est bon malgré la faible taille des montagnes ou à cause des faibles altitudes, on trouve rarement plus de 400 m de déniveler.

Les compétitions sont organisées en fonction du type de voile (classement EN), d’où la possibilité d’être champion avec une EN B (mon cas) !!! Cela permet de favoriser les pilotes débutant à passer les brevets et s’amuser à faire des parcours de 30 à 45 km… mais pour le cas, c’est assez difficile à finir avec le faible relief :slight_smile:

Vu le faible nombre d’accident et que seule la RC est couverte par la Fédé, le choix semble logique d’avoir une entité propre et d’être son auto-assureur !

Bon vol,
Jean-Nono

:coucou: Jean nono

Encore un truc que je ne comprends pas chez toi : tu t’es auto assuré aux USA, et de retour en France tu te farci la totale IA et rapatriement ?

Sinon l’auto assurance je pratique depuis des années :pouce: mais à faire avec la rigueur d’un actuaire (et donc pas dans tous les cas )

15000 parapentistes et aucun fabricant de voiles ?

Il y a un marché à prendre :wink: surtout qu’ils sont très patriotes !