Aujourd’hui, je ne présenterai pas de film. Je préfère vous faire partager mes réflexions sur l’offre vidéo internet. Je ne suis pas professionnel et mes vidéos sont réalisées dans un cadre strictement amateur.
Il s’agit bien de mon approche et de mon point de vue, et en aucun cas d’une thèse approfondie sur la question 
Tout d’abord je dirai que l’on peut classer les vidéos sportives en trois grandes catégories :
1/ les films professionnels : bel emballage, des images nettes et stables, une photo et un montage de qualités variables avec une bande son que l’on attend travaillée, une diffusion “marketée”.
2/ les films amateurs : En général réalisés avec des moyens restreints et une grande passion, ils bénéficient d’un montage plus ou moins soigné et sont en général très mal diffusés (quelque soit leur qualité).
3/ les gonzos : Principalement des vidéos raw, sans aucun travail, sorties brut de pomme de la caméra embarquée et devant lesquelles sont censés s’extasier des hordes d’adolescents boutonneux aux pouces greffés à leur smartphone et autres tablettes 
Le public peut être segmenté :
1/ Les pratiquants : Souvent croyants et convaincus dans leur sport
ils porteront d’avantage leur attention sur le fond que sur la forme. Les dimensions pratique et performance sur l’activité prennent le pas sur l’esthétique.
2/ Les sympathisants : Ne pratiquant pas mais séduite par l’activité, cette frange du grand public portera un regard médian qui prendra en compte le fond et la forme du film.
3/ Les néophytes : Découvrant sans réellement s’intéresser à l’activité, ils regarderont les images et se laisseront emporter par une esthétique ou par une dimension spectaculaire/extraordinaire du sport. A priori il s’agit de spectateurs passagers sans fidélité prévisible.
4/ Les touristes du morbide : A la recherche de fausses sensations et empreints de sadisme, ils espèrent le crash et la souffrance. Ils vont suivre avec ferveur un sujet dont ils attendent la chute. Depuis leur écran branché sur internet, ils fixent l’arène en attendant la mort de leur gladiateur des temps modernes.
La diffusion sur internet s’appuie sur quelques vecteurs principaux :
1/ Youtube : La plus grande plateforme de diffusion en ligne, accessible et surabondante. Les informations quantitatives et statistiques sont fiables.
2/ Vimeo : plus modeste, mais plus “select” de par sa réputation et ses contenus. Les informations quantitatives et statistiques sont les plus fiables d’internet.
3/ Facebook : c’est un cas particulier car il mélange la diffusion et la promotion. Les informations quantitatives et statistiques sont les plus fantaisistes de ces 3 plateformes et de très loin. En fait on est à la limite de l’enfumage car le nombre de vues est en fait le nombre de présentations de la vidéo (“A “video view” is defined as a view of three seconds or more and will appear for all videos, including those that come to life as people scroll through News Feed” - https://www.facebook.com/business/news/Coming-Soon-Video-Metrics ). Ainsi le même nombre de vues réelles peut être multiplié par 100 entre vimeo et facebook (c’est exponentiel à l’arborescence de la diffusion).
La promotion passe souvent par les réseaux sociaux (facebook, twitter, vk, …), des sites webs et différents forums dont celui-ci.
La marchandisation du sport amène ses excès tant pour l’athlète que pour la communication. Pour l’un ce sont des risques de dopage ou d’accident, pour l’autre c’est la désinformation et la manipulation non seulement du public mais des annonceurs.
Le cas facebook est sans doute le plus emblématique : faux comptes, faux likes, statistiques trompeuses, promotion des liens monétisés, ralentissement des notifications non-monétisées, accords particuliers et verticalisation de la promotion entre l’organisateur d’évènement/vendeur d’images et fb. Bref, la transition vers fakebook est entamée ainsi que sa crédibilité.
Ma perception
Le contenu : Je considère que l’escalade dans le spectaculaire et le risque est un mauvais palliatif au travail technique et artistique du réalisateur. En d’autres termes l’on sombre dans une surenchère fatale pour ses héros (le passage de l’extrême à l’excès est rapide et la multiplication de “numéros de cirque” en est la preuve).
La diffusion : Je privilégie Vimeo même si je double mes diffusions sur Youtube en repli pour ceux qui ne peuvent pas voir les contenus sur Vimeo. Je n’utilise facebook que pour les trailers et les vidéos “jetables” en diffusion car cette plateforme enferme de plus en plus ses utilisateurs et va constituer à terme un piège pour les vidéos qui y sont hébergées (c’est la logique de la monétisation en cours de déploiement).
La promotion : Quand on fait une vidéo, c’est pour qu’elle soit regardée, une forme de prosélytisme. Sinon ce n’est pas la peine de la partager en publique sur quelque plateforme de diffusion. Par conséquent, il en découle une promotion de la vidéo et de ses protagonistes. Pour ma part les sites webs, les forums et les réseaux sociaux sont les vecteurs incontournables.
: on ne sait pas trop d’où ça sort ni vers quoi ça veut aller si on ne partage pas tout un arrière-plan implicite culturo-technique !

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