Les Pyrénées, l'ultra-trail, les vaches et ceux qui partagent leur existence.

C’est pas du parapente alors j’ai essayé de faire vendeur dans le titre : j’ai mis “Pyrénées” et surtout “ultra-trail” pour appâter les sportifs. Pas réussi à caser “sexe”, c’est un peu le point faible du reportage…

Bon, j’aime bien la manière dont il parle de tout ça. Moi qui n’aime pas trop les sportifs, la manière dont il parle du corps… ça me parle.
Bien évidemment l’agriculture paysanne familiale de qualité aussi… à mettre en rapport avec l’élevage industriel et toute la filière agro-industrielle d’exportation ; ça peut donner à penser.
Si c’est le cas, eh bien comme il dit on voit que d’autres existences sont possibles. Et que tout un univers, fait aussi des paysages que ne connaissons et aimons, sur lequel pèsent de gigantesques pressions destructrices, tente de ne pas disparaitre.

http://www.youtube.com/watch?v=6Q2uhaUOmmU
https://www.youtube.com/watch?v=6Q2uhaUOmmU

On en a quelques uns comme ça dans la vallée des paysans à gros moteur qui auraient sans doute pu avoir un très très haut niveau dans les sports d’endurance s’ils n’avaient pas aussi un métier qui les occupe un peu trop.

Il est magnifique ce mec!

Vive le sport! Et les Pyrénées!!! :smiley:

Merci pour ce lien :pouce:

45 minutes magnifiques.

A noter sa réflexion sur la contradiction qu’il observe en lui entre son gout de la compétition et son amour de la solitude au sein de la nature.

Pour ceusses qui ne l’ont pas encore fait, se déchausser et marcher pieds nus dans les alpages frais et vert lors d’un rando-vol, c’est grandiose !

Je n’ai qu’un énorme regret c’est de n’avoir découvert tout cela que sur le tard …

:trinq:
C’est sympa de sentir qu’on partage des choses.
Oui j’ai aussi noté ce passage où il se raconte écartelé entre ces deux tendances opposées. C’est pour ça que c’est un sportif que je peux entendre.
Et

moi aussi si je pouvais tout recommencer, j’essaierai complètement autre chose…

Mais les deux tendances sont-elles opposées ou complémentaires ?
J’ai depuis toujours aimé me balader seul en moyenne montagne (bien avant de posséder un parapente, et c’est encore mieux avec ma voile maintenant :vol: ), mais je me suis aussi entraîné régulièrement (à une certaine période de ma vie) pour participer à des marathons (ou autres épreuves sur route, parfois beaucoup plus longues), épreuves où la solitude n’est pas exactement le mot adapté.

Exemple : participation au marathon de New-York en 1979, ce qui reste un magnifique souvenir, et nous étions pourtant plusieurs dizaines de milliers au départ, alors la solitude ! :grat:

Je comprends tout à fait qu’il puisse avoir le goût de la solitude dans ses montagnes et aussi celui de pousser ses limites personnelles en participant à des épreuves exigeantes de trail. :pouce:

Marc

J’adore… :bravo:

C’est pas tant de pousser ses limites personnelles qu’il parle, c’est plutôt de ce truc de l’égo en compétition : être plus fort que celui qui est devant, placer une attaque en descente pour laisser les autres sur place, gagner des places, être capable de prendre plus de risques que les autres pour finir devant eux…
Alors que le reste de son existence est plus tourné vers l’accord avec la nature, l’immersion dans l’univers, la construction d’un corps parfaitement efficient qui le relie à la tradition de l’effort physique par un mode de vie, une pratique de travail et une pratique sportive qui permettent “d’oublier” le physique en quelque sorte.
D’un côté une vie qui mènerait à une certaine disparition de l’égo et de l’autre la participation à des compétitions qui poussent l’égo à fond.