maillon ouvert

Bonjour,

J’ai hésité à créer un autre pseudo pour poster anonymement, mais tant pis, j’assume mon erreur.
Lors d’un récent biplace, j’ai emprunter l’équipement d’un ami. Comme nous sommes montés en rando, nous avons réparti le poids ==> aile dans un sac, sellettes et secours dans l’autre.

Arrivés au déco,

  • ca souffle, c’est assez fort mais pas dangereux.
  • il fait froid, je garde mes gants
  • c’est un équipement que je ne connais pas (enfin je connais l’aile, mais pas l’ensemble de l’équipement)
  • j’ai un bagage très mince en biplace (40 vols)

Je prépare l’aile, ma passagère s’installe et nous décollons, après 10 secondes j’entends un bruit sourd associé à une légère secousse du côté droit: Vision d’horreur, le maillon à vis en inox principal (au-dessus de l’écarteur droit) vient de s’ouvrir et commence à se tordre. Je pense au pire: on va crasher dans 5 secondes, est-ce que l’on va mourir, souffrira t’on? Très rapidement, une grande honte/culpabilité s’empare de moi. Je n’ai pas envie d’être responsable de ça. C’est injuste, je suis toujours tellement prudent. Pourquoi moi.

Nous montons en dynamique devant le déco assez rapidement, 10 mètres, 20,30,50 mètres, je dois piloter l’aile, car nous sommes dans quelques turbulences.
Pendant 10 secondes, mon regard oscille entre la voile qui bouge et le maillon (que j’estime vraiment trop fin) qui continue à se tordre. Toutes les idées me traversent la tête. C’est insupportable. Est-ce que tirer le secours changerait quelque chose, et s’il continuait à se tordre, dois-je me mettre volontairement dans les arbres plutôt que d’affronter les 1400 m de dénivelé, dois-je tenter de reposer immédiatement au déco dans les turbulences, au risque de faire les oreilles, et de générer des secousses dues au flappement des oreilles, dois-je prévenir ma passagère pour qu’elle se tractionne sur l’élevateur pour soulager son poids, est-ce que ce sera suffisant ou bien je vais savoir lâcher els commandes pour faire pareil, comme j’ai plus de force, dois-je lui laisser les commandes et lui demander de maintenir une tension constante aux épaules et tirer moi-même sur l’élevateur?
Je ne parviens pas à prendre une décision. Le maillon semble se maintenir… je continue à monter et à prendre de la distance par rapport au relief, nous sommes maintenant dans le laminaire, je lâche la commande droite et fais une poignée témoin, puis deux puis 3 puis 5, en l’espace de quelques secondes, c’est bon, la gestuelle est au point. Je respire un bon coup, et installe mieux ma passagère, les yeux toujours rivés au maillon, je parle pour la rassurer, pour me rassurer, n’a t’elle pa trop froid, est-elle bien installée, je me souviens de ce que l’on a appris en Qbi: ne jamais partager sa peur ou son stress avec le passager, je décide de ne rien dire, d’une part par honte, d’autre part parce que je me rend compte que cela ne changerait rien, on serait toujours accrochés de la même façon, et j’aurais une hystérique devant moi à gérer en plus de la situation.

Le maillon ne semble plus se déformer, il y a environ 1.5cm d’ouverture, mais je dois prendre une décision: je quitte la zone ascendante et le gain salvateur d’altitude par rapport au relief qui pourrait m’être utile en cas de secours, et prenant soin de rester en permanence au-dessus de la forêt. Je regrette l’absence d’un andré rose. Je respire profondément. Nous ne pouvons pas revenir poser au déco sans faire de manoeuvre de descente rapide (wings, 360), et c’est la dernière chose à faire dans cette situation: il va falloir tenir 20 minutes. Je me force à discuter avec ma passagère en ayant l’air tranquille, je souris lorsqu’elle prend une photo de nous: elle adore ce vol, et c’est le pire vol de ma vie.
Encore une poignée témoin, trouver des zones de déguelantes, c’est la seule chose à laquelle je pense, je pars en vallée dans une aérologie laminaire, toujours au-dessus de la forêt.

La situation semble stabilisée, le maillon ne bouge plus, ca devrait tenir… c’est l’heure de la recherche de cause. Qu’est ce que j’ai fais de mal, comment j’ai pu foirer à ce point?
Je me souviens avoir vissé les maillons avec mes gants à cause du froid, un moment l’aile qui était dépliée s’est faite reculée sur une rafale, j’ai cessé de visser au premier point dur du maillon, après seulement 1/4 ou 1/2 tour pour aller l’affaler. Ma passagère me parle, mais je suis complètement ailleurs, il ne faut surtout pas qu’elle regarde ce maillon, je ne lui dirai jamais, c’est décidé.

20 minutes plus tard, nous arrivons au-dessus de l’attéro, je suis à présent beaucoup plus calme, le maillon ne bouge plus, il ne peut plus rien nous arriver sauf en cas de fermeture qui occasionnerait une détente de l’élevateur, mais l’air est calme, c’est gagné. nous nous posons à la perfection sur une légère prise de vitesse. J’ai réussis, je suis partagé encore le bonheur d’être en vie, d’avoir géré la situation, de ramener ma passagère en entier, de lui avoir offert un vol qu’elle a adoré, et d’un autre côté, cette honte, cette culpabilité d’avoir fait une erreur aussi grave, qui aurait pu être si tragique. Je ressens le besoin d’en parler, de soulager cette conscience, j’attends que mes potes se posent et je leur raconte.

Puis vient le temps des interrogations: qu’aurais-je dû faire.
J’ai complètement foiré ma préparation. D’habitude en rando, avec mon ultralite16, connectée en permanence à ma sellette par l’intermédiaire de maillons connects, ma préparation de vol est très limitée, je n’ai qu’à rentrer dans ma sellette (everest2) qui n’a pas de boucle, pas de système d’attache, elle s’enfile comme un baudrier. En rando, au moment de décoller, je suis souvent tendu, les conditions ne sont jamais parfaites, si j’attends trop, je ne décollerai peut-être pas, etc. Ce jour-là c’était pareil, sauf que j’avais quelqu’un devant moi, avec une obligation de moyen et de résultat, avec un matériel que je ne connaissais pas, son proprio m’avait prévenu de faire attention à ce que pendant el gonflage de l’aile, le maillon ne se mette pas de travers, ce qui lui était déjà arrivé, je me suis focalisé sur ce point, puis suis directement passé en mode “démélage, prégonflage, briefing de la passagère, observation des conditions, gonflage, grosse tempo, décollage”.

Voilà l’histoire, cela amène à un certain nombre de mesures:
Constat: 612 vols en maillons auto et autres connects; 1 vol en maillon à vis
==> Plus jamais je n’utiliserai ce système, ce sera du connect ou de l’auto sur les 6 points d’attache sellettes/écarteurs et écarteurs/voile.
==> Je dois me trouver du matériel à moi, que je connais, et trouver une routine.
==> Il faut absolument que je prenne d’avantage de temps au décollage en disociant clairement deux phases: 1/ La phase de routine, orientée matériel, s’attacher, attacher la passagère, vérifier qu’il n’y a pas de tour d’élévateur, faire une pré vol parfaite. 2/ Et ensuite, dans un second temps, observer les conditions, brieffer le passager, réorienter la voile, la rouvrir au besoin, etc…

En résumé:
1/ le standard
2/ l’adaptation aux conditions.

Si vous avez des observations, des commentaires, n’hésitez pas, ca fait partie du jeu.

NB: un ami m’a demandé si j’avais eu l’idée de renforcer le maillon quand je m’en suis aperçu. Avec des la grosse suspente par exemple, en faisant 5 ou 6 aller-retours entre la sangle de la voile, et celle de l’écarteur. Je n’y ai pas pensé, il n’y avait pas de suspentes de toute façon dans le sac de ma passagère, et je n’avais rien sous la main pour faire un montage de fortune.
Voilà, je rend l’antenne dans l’espoir que cette expérience que je ne souhaite à personne permettra à au moins une personne d’éviter de se retrouver dans cette situation insupportable.

Yo,

on en a déjà discuté, mais moi je trouve que tu as fait preuve de sang-froid.
OK il y a une erreur au départ, mais au moins tu l’as bien gérée…
il fallait prendre une décision: se poser (ou se crasher) volontairement dès le début, ou bien rester en vol avec du gaz et la possibilité de faire secours, mais surtout pas un entre-deux. Les deux solutions comportaient des risques.

Ca a tenu, tant mieux. La passagère a aimé son vol.
Et je suis sûr que tu ne commettras plus jamais cette erreur-là.

Moralité: choisis mieux tes amis, prends-en qui ont du matos avec des maillons auto. (et j’ajouterais: si possible pas des blonds… mais ça n’engage que moi)

Merci pour le partage!

Je suis d’accord avec l’importance et le confort d’avoir son matos à soi, mais pas vraiment avec ton jugement sur les maillons à vis. D’autant que c’est peut-être leur résistance et leur souplesse qui font que ça a finalement tenu, non?

Perso, mon analyse rejoint une règle que je m’efforce de respecter concernant l’équipement: quand je commence une manip’ d’accrochage, je ne l’interromps sous aucun prétexte. Et surtout, en bi, je revérifie toujours une fois visuellement les quelques points d’accrochage essentiels.

:bravo: pour reconnaitre avoir fait une erreur (ça arrive a tous le monde, heureusement dans la plupart des cas sans conséquence nefaste)
:bravo: pour avoir finalement choisi la bonne solution ( en tout cas celle qui a fonctionné)
:bravo: pour en faire profiter les autres afin que ceux ayant la même configuration y soit attentif.

Courageux de partager une aussi grosse erreur. :pouce:

Je ne suis pas contre les maillons à vis SI on ne démonte pas cette connexion. J’ai deux maillons à vis en haut de chacun de mes élévateurs, ça donne un sentiment de solidité et de sécurité mais c’est un système long et chiant à démonter. Si je devais démonter le système, je mettrais de gros mousquetons acier à vis.

Non de dieu !!
Quelle histoire !!

Etait ce vraiment la bonne solution ?
N aurait il pas mieux valu faire secours ?
Si le maillon avait lache pendant la phase d atterissage, le secours n aurait plus ete possible et le risque de se faire tres tres tres mal important.

De mon point de vue le dilemne etait plutot :

  • secours = risque statistiquement assez eleve de se faire mal mais risque de se tuer extremement faible (quasi nul).
  • pas de secours = risque AMHA assez eleve de se tuer si le maillon lache a une altitude trop basse pour le secours, mais chance elevee que rien ne se produise (ce qui a ete le cas).

Assis sur ma chaise, je crois que j aurais prefere faire secours …

En tout cas ca a du drolement te secouer !!!
Ravi que tout se soit bien termine.

Bon … maintenant la question importante : Ou est la video :mrgreen: :mrgreen:

[quote]20 minutes plus tard, nous arrivons au-dessus de l’attéro, je suis à présent beaucoup plus calme, le maillon ne bouge plus, il ne peut plus rien nous arriver
[/quote]
La je trouve ca quand meme tres rapide. Tu dis ca pour justifier a posteriori ou tu le penses vraiment ?
Je suis pas specialiste de mecanique des materiaux mais le raccourci me semble assez rapide. En tout cas, j ai l impression que pour moi il l est au regard des risques potentiels.

Au fait les autres biplaceurs, vous auriez fait quoi ? secours ou pas secours ?

Le maillon pétera jamais. Il va se déformer et dans le pire des cas, le pas de vis en haut gênera énormément la sortie de l’élévateur et en bas, c’est l’écrou qui gênera. Le seul soucis c’est en cas de fermeture, là, ça peut effectivement sortir sur le choc.
Moi je pense que j’aurais fait comme Flaille. Un secours, c’est pas anodin non plus en bi, sans système d’affalement en allant taper dans des branches…

Merci d’avoir fait partager et d’avoir filer la combine d’essayer de bricoler avec un bout de suspente ou de ficelou. Je pense que j’y aurais jamais pensé dans le feu de l’action…

En tout cas ça a du être long cet saloperie de vol!

Hello!
Perso, je ne vole jamais avec des maillons à vis (en solo ou en bi).
L’historique des incidents/accidents avec ce type de matériel est (très) longue; vraiment, je ne comprends pas bien l’intérêt qu’il y a à utiliser ce type de connexion (mis à part l’économie de l’équivalent d’une barre de céréale question poids?)
L’alternative évidente des maillons automatiques est, me semble-t-il bien plus saine. Même si ces maillons automatiques ne s’exonèrent pas du check prévol, cela me semble quand même bien plus serein.
:trinq:

perso je ne vole qu’avec des maillons à vis que je ne défais quasiment jamais … parce qu’au contraire des systèmes automatiques qui peuvent s’ouvrir dans un sac (déjà vu :affraid: ) je n’ai jamais vu un maillon à vis s’ouvrir tout seul

:+1: avec Piwaille, et perso ça m’est déjà arrivé au déco de voir un mousqueton auto coincé à moitié entrouvert. Et dans ce cas, la résistance est carrément réduite, beaucoup plus à ma connaissance qu’avec un maillon à vis.

Ben non justement, un maillon auto est aussi costaud fermé que ouvert (comme un mousqueton d’escalade. En gros le doigt est juste là pour pas que l’élévateur se barre). Par contre un maillon rapide, c’est l’écrou qui fait sa solidité. Avec l’écrou ouvert il ne va pas péter mais se déformer alors que le maillon auto lui, avec le doigt ouvert, ne bougera pas d’un poil.

Plutôt d’accord avec ça.

Je ne sais pas de combien la résistance à la rupture est diminuée lorsqu’on passe d’un maillon fermé à un maillon ouvert, mais à mon avis c’est largement compensé par le facteur de sécurité.

Juste pour situer les ordres de grandeur, avec la référence Péguet:
http://www.peguet.fr/fr/usages/parapente_et_paramoteur.html
http://www.peguet.fr/fr/produits/carre.html

Si on prend le maillon carré inox 7mm, on a:
Charge utile: 625 kg
Charge à rupture: 3125 kg
… maillon fermé, cela va de soi

En imaginant une charge utile biplace parapente de 200 kg, ça laisse encore un bon facteur 15 par rapport à la charge à rupture du maillon fermé. J’ai du mal à imaginer que la résistance du maillon ouvert se dégrade plus que d’un facteur 15…

Le surdimensionnement ça a parfois du bon! :wink:

Je ne sais pas pour les maillons rapides ou les maillons de parapente, mais un mousqueton d’escalade ouvert ne résiste qu’à 8kN dans la longueur, contre 22kN mini avec le doigt fermé. Et c’est valable pour les mousquetons simples, à vis ou auto (cf gravures sur les mousquetons). Peut-être qu’il existe des mousquetons aussi solides ouverts que fermés, mais c’est loin d’être la norme (et surtout du point de vue mécanique et résistance des matériaux je ne vois pas comment ça marche…)

Edit: source pour mes chiffres: http://www.petzl.com/files/all/technical-notice/Sport/M10-M15-SPIRIT.pdf première page. Résistance en traction: 23kN fermé, 10kN en travers, 8kN ouvert.

Sinon Olivier ton histoire… :affraid:

Ah oué exact, je viens de vérifier. Je croyais que les 8kN c’était la valeur sur le petit axe. Je pensais ça du fait de l’existence des mousquetons à fil…

L interet des degaines a fil, c est d eviter l ouverture/fermeture des mousquetons lors du coulissement rapide d une corde quand le grimpeur se prend un plomb.
Mais la resistance est effectivement tres differente doigt ouvert et doigt ferme.

Le soucis que je vois aussi, c est que le pax devienne subitement hysterique apres avoir vu le maillons ouvert et se mette a faire des mouvements qui pourraient accelerer le glissement de l elevateur.
Une descente sous secours n est pas anodine mais a peu pres jamais fatale. Une perte d un elevateur est tres peu probable … mais les consequences …

C’est aussi ce que j’avais grosso-modo en tête.
Quelle serait la différence entre un mouskif auto utilisé en parapente et les autres (esacalade) ?

Lololo, tu peux développer ?

[EDIT] ok, ton dernier message est parti pendant que je rédigais celui-là.

Je suis bien d’accord qu’il est tout à fait possible de voler en tte sécurité avec des maillons à vis (bien heureusement!!) et que les maillons auto ne s’exonèrent en aucun cas de la minutieuse prévol (oui ils peuvent probablement s’ouvrir dans le sac ou autre)

Je fais juste le constat (sûrement biaisé… je n’ai aucune visibilité sur les stats!) que sur les 2 alternatives de connexion qui nous sont proposées - vis ou automatique - on a un historique d’incidents/accidents important avec les maillons à vis, et ce, même avec des pilotes qui sont loin d’être des débutants un peu brouillons (cf. la mésaventure de Flaille).

Il me semble donc qu’avec ce type de connexion (vis) une prévol qui se révèle erronée (pour de multiples raisons), a déjà été observée à plusieurs reprises, avec des conséquences qui peuvent être dramatiques. C’est pour cela que la fiabilité globale cette alternative m’ apparaît plus faible (?)

… en ts cas le débat est vraiment intéressant!

Ben le Lololo il dit des grosses conneries. Yé né soui pas oune machine :mrgreen:

EDIT: arrête de faire des edit quand je fais mes edit. On va pas s’en sortir :stuck_out_tongue:

En Bi c’est maillon à vis doublé soit par un autre maillon à vis soit par un connect, pour avoir été passagère dans la même configuration que la tienne j’en ai pris de la graine et surtout je met la filetage tête en bas donc moins de risque de dévissage !

Moi, si :mrgreen:

Sur un maillon triangulaire “élévateur / suspentes” (A intérieur). Moins critique que le maillon sellette / élévateur mais inconfortable quand même!

Enfin, “s’ouvrir tout seul”, entendons-nous bien: il s’est dévissé sournoisement dans son coin, micro-choc après micro-choc, et puis ensuite il a profité d’une pré-vol baclée pour se retrouver “tout ouvert” en vol.

C’était en stage pilotage. J’ai découvert le truc a posteriori au chaud derrière mon écran, en épluchant les images de ma Gopro. Ca fait tout drôle!

Le maillon a tenu, mais s’est ouvert progressivement pendant une séance de wing-over. Heureusement c’était le dernier vol du stage. Il s’est pris une claque de 5 mm.

En images:

http://www.normandie-vol-libre.fr/local/cache-vignettes/L500xH375/1_Maillon-A-ouvert_01_cercle-8d264.jpg

http://www.normandie-vol-libre.fr/local/cache-vignettes/L500xH375/2_Maillon-A-ouvert_03_cercle-b7150.jpg

http://www.normandie-vol-libre.fr/local/cache-vignettes/L500xH385/5_Maillon-A-ouvert_im02_mes-a7a50.jpg

La recherche de causes après coup:

  • la voile sortait de révision, et la suspente A testée à rupture était sur ce maillon (qui a donc été dévissé / revissé)
  • je n’ai évidemment n’ai pas vérifié le vissage “à bloc à la main” de tous mes maillons au retour de la voile
  • le vol précédent: 3 vrilles (dont au moins 1 à gauche avec les élévateurs qui claquent dans tous les sens)
  • la prévol baclée, c’est “en tas à l’arrière du déco de Montmin aux heures de pointe un WE de 4 jours en juin”. No comment.

La bonne idée qu’on m’a suggérée lorsque j’ai fait part de ce retour d’expérience, c’est de mettre du frein filet (Loctite) sur le filetage de chaque maillon pour éviter que ça se dévisse “tout seul”.

C’est ce que j’ai fait sur cette voile. Evidemment ça rend le vissage plus dur à faire, et ça ne compense pas un vissage partiel, mais ça retarde l’échéance de l’ouverture.