Bon, pour cette fois ça ira…
En fait avec les containers en sous-cutal, la tendance naturelle serait plutôt à tirer la poignée vers le haut (axe du geste vertical) et ça peut retarder la sortie du pod pour deux sortes de raisons (au moins). Avec container “à volets” lorsqu’on tire verticalement la sangle de la poignée a tendance à écraser tout l’ensemble avant d’être contrainte à glisser latéralement pour ouvrir, ce qui impose parfois un effort très important. Avec des containers “tiroirs” d’ancienne conception, c’est souvent la sortie du paquet, en continuant à tirer vers le haut, qui coince et de manière non-négligeable. On peut perdre deux secondes facilement sur la sortie du pod.
Dans ces deux cas, il vaudra mieux privilégier de tirer sur la poignée de manière latérale, vers l’extérieur (axe du geste horizontal) pour sortir le pod. Ce faisant, on sacrifie plus ou moins l’efficacité du lancer car on combine sangle de poignée longue et force moindre… Pas évident de faire au mieux !
Les tiroirs qui s’ouvrent largement avec des grands rabats en diagonale semblent ne pas présenter ces inconvénients.
Je te colle aussi une partie du récapitulatif écrit que j’ai fait aux participants à la journée.
Sur incident de vol deux grandes typologies d’utilisation se dégagent. Soit configuration “haute énergie” suite par exemple à fermeture/cravate/autorotation avec vitesse sur trajectoire élevée (fourchette 70-110 km/h) durant laquelle à peu près n’importe quel parachute va s’ouvrir, la difficulté étant là de trouver la poignée et d’extraire le secours (désorientation spatiale, force centrifuge). Soit configuration “basse énergie” suite par exemple à frontale massive/mise en parachutale ou vrille à plat/reprise du vol difficile durant laquelle la trajectoire est fluctante à des vitesses égales ou parfois inférieures à la vitesse bras hauts, ceci étant évidemment la situation la plus pénalisante pour l’ouverture du parachute. C’est cette deuxième configuration que peut simuler une ouverture sous tyrolienne.
[i]En utilisation réelle du parachute on a donc tout intérêt à jeter suffisament haut, dans la zone des 150-120 mètres/sol : un parachute “collé” aura ainsi encore le temps de s’ouvrir ( à 10 m/s, 36 km/h, trois secondes pour tirer la poignée/jeter et 6 secondes d’ouverture on aura consommé 90 mètres…). Lorsque vous avez décidé de faire secours, ne vous attendez pas à un effort d’extraction faible : balancez toute votre énergie dans l’arrachage de la poignée et le jeté du paquet… comme si votre vie en dépendait !
Beaux vols [/i]