Poignant...

Je me permets de mettre ce lien sur ce forum, car on peut, pour certains d’entre nous, tenter de trouver des points communs ( familiaux, sportifs, besoins d’aventures … ) avec cet homme extraordinaire.

J’ ai vu le reportage sur ARTE lors de la diffusion, mais j’avais loupé les première minutes, et n’osait donc pas m’attendre à la réalité de ce destin tragique.

Si vous avez le temps, regardez, ça dure 52 min, c’était une vie …

http://plus7.arte.tv/fr/detailPage/1697660,CmC=2739634,scheduleId=2733892.html

[quote]Pour des raisons de droits vous ne pouvez malheureusement pas consulter cette vidéo depuis votre pays
[/quote]
Bande de racistes!!! :grrr2:
Au fait c’était quoi le reportage?

salut Aurélien,

je suis tombé sur ce reportage en zappant l’autre soir, et je confirme ce que tu écris. C’était très prenant.

@ Obruni : apparemment le site VOD d’Arte est limité à l’Allemagne et la France + DOM-TOM, quand je suis en Suisse je ne peux pas le visualiser.

résumé du reportage :

Perdu en mer de Tasmanie

Un film poignant, à partir des images tournées par le navigateur australien disparu en mer en 2007, retrouvées intactes dans son kayak à la dérive.

Après une première tentative avortée en décembre 2006, l’aventurier australien Andrew McAuley avait entrepris en janvier 2007 une nouvelle traversée de la mer de Tasmanie en kayak de mer. Objectif : couvrir en un mois les 1 600 km séparant la côte est de la Tasmanie et le sud de la Nouvelle-Zélande. Le tout dans la zone des quarantièmes rugissants, avec des vagues déchaînées et des vents très violents. Le 11 février, alors que McAuley est à seulement 120 km de la côte néo-zélandaise, des gardes-côtes captent un signal de détresse émanant de Kayak One. Puis plus rien. Les recherches vont rapidement repérer le kayak à la dérive, renversé mais intact, avec notamment les vidéos du journal de voyage filmé jusqu’au bout par le disparu. Le corps du navigateur n’a jamais été retrouvé.

:coucou:

Il a dû toucher beaucoup de monde ce documentaire, parce que j’ai reçu un texto de mon beau-frère pour me le signaler. Je l’ai vu et en effet c’est assez fort, notamment la retransmission du dernier message radio…

Même si ça n’apporte bien sûr aucune réponse à la question que se pose McAuley (qu’est-ce qui le pousse à faire ça), ça montre assez bien à quel point on peut être “prisonnier” de ce besoin de se sentir vivant.

:affraid:

le premier départ…
on imagine le gars pas près à laisser toute la famille derrière .

et ensuite, le second départ.
impressionnant, et pas loin de réussir un formidable exploit. :rando:

ça rend humble et en même temps, la nature, c’est quand elle décide.

vraiment bien cette aventure !! :pouce:

je pense comme sa femme, il a réussit !!
certes, il n’a pas eu de chance, il a perdu la vie… mais son but était de prouver que c’était possible, et à 30 miles des cotes, vu la distance parcourue, il l’a effectivement démontré !!!

quand on est en vie, on à besoin d’aventures pour le rester…et quand on voit des fins comme celle là, on se demande parfois si ça vaut vraiment le coup…

vraiment bravo à ce gars !! karma+

Salut,

Pareil je suis tombé dessus par hasard et je suis resté “scotché” !
Ce film m’a complètement “retourné” (sans mauvais jeu de mot).
Il retrace cette aventure inouïe avec beaucoup de justesse. Et m’a laissé un sentiment étrange. D’admiration et d’angoisse.
Le message radio est terrible ! Terrible. Comme le destin de ce gars.

Une petite pensée pour sa femme et son merveilleux bambin.

Tout pareil, je suis tombé par hasard dessus et on n’a plus zapé… Magnifique reportage :pouce: :pouce:

Mouais…
… j’ai trouvé les premières minutes tellement larmoyantes (“à l’américaine”) que je ne suis pas allé jusqu’au bout. Peut-être que la suite est plus intéressante ?

Traverser la mer de Tasmanie en kayak apparemment c’est un peu comme traverser une autoroute à 8 voies à pieds un jour de grand trafic et espérer ne pas se faire défoncer par un 38 tonnes ! :affraid:
Moi j’appelle ça du suicide. Je kiffe pas trop.

je suis un peu de l’avis de Pedro, c’est pas mal suicidaire quand même…

:+1:

C’est ce qui donne l’impression qu’il est prisonnier de ça… Il a l’air conscient du côté suicidaire du truc, il n’a pas envie de mourir, il ne sait même pas vraiment ce qui le pousse, et pourtant il y va… :grat:

Sinon pour Pedro, la suite reste globalement axée sur le côté émotion, avec des détails techniques en plus.

Le reportage est certes poignant, mais un peu trop “séquence émotion” a l’américaine a mon gout…
J’ai du mal a etre admiratif devant ce genre de tentative. Je trouve ça tres tres égoiste, et pour avoir perdu mon pere jeune, j’ai du mal a comprendre qu’on néglige a ce point la responsabilité de la paternité… J’avoue ne pas comprendre quelles pouvaient etre ses motivations profondes… :grat:
Des le début je trouve que l’amménagement du kayak fait tres amateur, particulierement la “capsule” de survie.
Quelqu’un sait-il ce que les 2 autres ont fait en fin de compte?

Je précise quand même que je parlais du reportage, mais pas de la tentative en elle-même.

La tentative en effet, je ne suis pas bien placé pour la juger : je ne suis ni marin, ni kayakiste, ni mari, ni père et ni tasman. Bon me retrouver en pleine mer océan houleux tout seul dans mon p’tit kayak pendant des semaines, c’est pas un trip qui me fait rêver, mais je peux concevoir avoir du respect pour le bonhomme qui -même s’il ne savait pas vraiment pourquoi (?)- est allé au bout de son rêve malgré les risques énormes qu’il semblait connaitre parfaitement. Bref, chacun ses rêves et chacun place son engagement personnel là où il veut…

Mais le (début du) reportage nous laisse croire à quelque chose de suicidaire… ça me laisse l’impression que sa femme “surfe” sur la vague médiatique du sensationnalisme émotionnel de la disparition de son mari… beuark…

Euh… perso j’ai pas du tout cette impression qu’elle surfe sur une vague de sensationnalisme. Ca me paraît assez normal qu’elle veuille parler de son mari pour que son exploit (qui en est un malgré sa disparition) soit reconnu. Exactement comme Katia Lafaille quand elle écrit un bouquin sur son mari disparu et sur sa vie sans lui.

Je crois qu’elle aussi a vraiment besoin de donner un sens a tout ça, j’ai pas non plus l’impression qu’elle cherche a faire dans le sensationnel, apres la réalisation peut-etre un peu plus.

Ben heu… comment dire… Katia Lafaille j’ai aussi failli la citer comme exemple similaire pour appuyer mon discours.
… elle m’a laissé exactement la même impression de malaise car je n’ai rien appris que je ne savais déjà sur son mari (et pourtant j’en savais pas beaucoup) !!! :grat:
(entendue en conférence, et jusqu’à la fin cette fois)

… des personnes devant faire face à la disparition prématurée (tragique ou pas) de leur conjoint, y’en a eu beaucoup, y’en a beaucoup tous les jours, et y’en aura encore beaucoup ! Rien de neuf sous le soleil, et en quoi font-elles avancer le smilblick ? Je comprends cependant très bien que quelques euros puisse les aider à faire face sereinement.

… p’t’être que je vois le mal partout ? :mrgreen:

D’ici a ce que le gazier réapparaisse dans 5 ou 6 ans, en pleine forme, apres que sa femme est touché un max de droits d’auteur… :wink: :sors:
Y a eu une histoire comme ça y a pas longtemps en GB, ça a fini en proces…

En fait il en avait raz le c… de sa femme ! :sors:

Je comprends la passion de cet homme.
C’est comme tout sport que l’on vit à l’extreme, pas comme l’individu lambda qui se contente de s’entretenir physiquement ou simplement ressentir un petit quelque chose au fin fond du creu du ventre.

Là on parle de repousser ses limites physiques biensur, mais aussi et surtout mentales.

Je fais le comparo avec l’alpinisme. Plus on va haut, par des voies difficiles pas ou très peu empruntées, et plus on a envie d’y retourner et d’aller encore plus haut.

Lui, il avait déjà réalisé 3 traversées réputées extrèmement difficiles voir infaisables en kayak et pourtant il les a faites. Alors il s’est demandé ce qu’il y avait de plus dur encore parce que comme il le dit au début du reportage, il “connaît” la peur. Il a donc besoin d’aller en chercher une encore plus saisissante. De cette manière il se sait “en vie”.

Certains, un jour savent s’arrêter ou se limiter à un certain stade, lui bien qu’il est réussi à aller au bout de son parcours, il n’a pas su s’arrêter (pour sa famille) et s’est sa passion qui l’a fait pour lui.

Après, on pourra lui trouver plein d’excuses ou l’accabler de reproches. Mais en attendant, il l’a fait ce qu’aucun homme n’a fait auparavant, il a vécu sa passion jusqu’au bout et il aura marqué l’histoire de son emprunte.

Toutes mes pensés vont à sa famille.

Oui mais là il est pas question de ça: à aucun moment dans l’émission elle ne parle de l’après. Elle se contente de relater l’histoire dans un documentaire qui est un peu à la gloire de son mari. On peut le comprendre, non?

Et s’il y a des histoires de pépettes derrière, vu la situation, perso je la comprends aussi parfaitement, idem pour Katia Lafaille (mais là c’est moi qui n’ai ni lu le bouquin, ni suivi une de ses conférences).