qui est vraiment yeager ?

qui est vraiment yeager ? :mdr:

allez un peu de culture aéronautique :trinq:

Charles Elwood « Chuck » Yeager (né le 13 février 1923 à Myra, en Virginie-Occidentale) est un aviateur américain. Il est célèbre pour avoir été le premier à franchir le mur du son, à bord du Bell X-1, le 14 octobre 1947.

Chuck Yeager entre dans l’US Army Air Corps quelques mois avant l’engagement des États-Unis dans la Seconde Guerre mondiale, le 12 septembre 1941. Affecté en Grande-Bretagne à partir de novembre 1943, il acquiert le statut d’as de l’aviation et termine le conflit avec le grade de capitaine et treize appareils allemands abattus à son palmarès.

Le Bell X-1A

Après la guerre, il reste dans l’US Air Force nouvellement créée et devint pilote-instructeur, puis pilote d’essai à partir de juillet 1945. Transféré sur la base de Muroc Field en Californie (aujourd’hui la base Edwards), il est le premier homme à franchir le mur du son le 14 octobre 1947 à 10 h 18, à bord du prototype Bell X-1, avion fusée dessiné d’après la balle de calibre 12,7 mm qui sort du canon d’un fusil à vitesse supersonique. La veille de ce vol historique, Chuck fait une chevauchée dans le désert et chute, se brisant deux côtes.

En septembre 1953 Chuck Yeager est l’un des premiers américains à piloter un MiG-15 qu’un pilote déserteur Nord-Coréen, No Kum-Sok, a remis à l’armée américaine.

En mai 1955, il retourne en Europe avec le grade de lieutenant-colonel pour prendre le commandement du 417th Fighter-Bomber Squadron sur la base de Hahn en RFA, puis sur la base de Toul-Rosières en France, de juillet 1956 à juillet 1957.

Le 10 décembre 1963, Yeager échappe de justesse à la mort, alors qu’il perd le contrôle du prototype Lockheed NF-104A (en) à l’altitude de 108 700 pieds (33 131 mètres). Parvenant à s’éjecter après une chute vertigineuse de 100 200 pieds (30 540 mètres), il s’en sort quasi indemne, quoique gravement brûlé.

Les deux vols sont racontés dans le livre de Tom Wolfe et le film du même nom de Philip Kaufman, L’Étoffe des héros (The Right Stuff).

En juillet 1966, il prend le commandement du 405th Fighter Wing sur la base aérienne américaine de Clarke, aux Philippines, et effectue 127 missions au-dessus du Viêt Nam.

Après avoir été promu brigadier-général en août 1969, Yeager occupe divers postes avant de prendre sa retraite de l’US Air Force le 1er mars 1975.

Le 14 octobre 1997, pour fêter l’anniversaire des 50 ans du passage du mur du son, il vole à bord d’un F15 Eagle et le repasse symboliquement.

Anecdotes

Pour son vol à bord du Bell X-1, Chuck Yeager porte une Rolex GMT-Master ; la marque ne manque pas de le rappeler dans des campagnes publicitaires

Dans le film L’Étoffe des héros, dont il est un des personnages principaux (son personnage est interprété par l’acteur Sam Shepard), il joue lui-même un tout petit rôle : celui d’un vieil homme qui sert des boissons dans le bar de Pancho Barnes, près de la base Edwards, et qui s’offusque qu’un des aviateurs ne soit pas pris comme astronaute car il n’a pas fait d’études supérieures (reproche souvent utilisé à son égard)

En 2003, alors âgé de 80 ans, il vole à Oshkosh sur un P-51 Mustang, en duo avec son camarade d’escadrille de l’époque, le colonel Bud Anderson.

http://www.youtube.com/watch?v=3d3rihGJXxo&feature=related

(c’est qd meme + cool de citer ses sources que de couper/coller : http://fr.wikipedia.org/wiki/Chuck_Yeager )

bien cela évite aux personnes de cliquer sur le lien et de le lire directement :wink:

Il porte une Rolex, il a donc réussi sa vie… :lol:

c est surtout a l age ou il a eu sa rolex qui determine si il a reussit sa vie ou pas… :canape:

sans doute un as … mais pas pour choisir sa montre !!! il aurait pu faire pire une breitling !!

Non mais !!!

la rolex c’est comme l’iphone, “si t’as pas un iphone, t’as pas un iphone” :bang:

mais en came suisse … blancpain, zenith, Vacheron constantin, et Patek philippe … c’est moins connu … mais c’est une autre approche … moins “bling bling” mais plus “perfect”
ce qui manque cruellement en ce moment … le perfect , l’excellence !!! surtout chez les proprietaires de rolex et breitling !!!

Avec une Breitling au poignet il aurait jamais pu passer le mur du son … :lol:

Quand on lui a fait le reproche de sa Rolex, Sarko a changé pour une Patek… …beaucoup plus chère ! (et là, personné n’a ralé :grat: )

Patek c’est pas toc
Ok je sors tout seul hein
:canape:

Personne le sait parce que tout le monde s’en fout.

Qu’est-ce que j’apprends !!! :shock: :shock: Sarko a passé le mach ??? :shock: :shock:
:grat:
Je sais je sais => :sors:

Quand je pense que les mauvaises langues disent qu’ Advance ça vole pas vite !!! :canape:

J’avais aussi une admiration sans limite pour Chuck Yeager.

Mon opinion sur le personnage a un peu changé quand même au fil de mes lectures sur le sujet. L’histoire du crash du NF-104 est particulièrement édifiante en la matière.

En gros les pilotes d’essai du NF104 terminent leurs essais par un vol à 118.860 pieds pour Smith et 118.400 pour Woodman. Les avions sont sur le point d’être livrés à l’ARPS (l’école des pilotes spécialisés dans la recherche spaciale) dont le boss est le col. Chuck Yeager. Yeager par appuis politiques internes à l’Air Force parvient à s’octroyer les vols suivants en vue d’établir un record d’altitude.

Smith qui est en train de développer les manuels de vols de l’appareil le brieffe sur les vols à accomplir pour y parvenir … c’est un peu long à expliquer mais un vol zoom c’est un vol ou l’avion accélère à plus de Mach2 puis part presque verticalement, à 70°, pour un vol balistique au sommet duquel il devient un genre de missile habité aux limites de l’atmosphère; le pilote doit gérer le moteur classique, le moteur fusée et son angle de montée pour arriver le plus haut possible, l’altitude finale dépend du respect des procédures (l’exactitude des corrections apportées à l’assiette de vol pour que le vol colle à ce qui a été prévu et calculé) et des conditions atmosphériques (une question d’altitude de la tropopause et de la température à cette altitude).

Yeager effectue plusieurs vols zoom avec le NF104, mais plafonne aux allentours des 100.000 pieds. Il la joue complètement au feeling et envoie chier Smith et l’équipe Loocked sur Krypton. Finalement le 10/12/1963 il fait un vol à 108.000 pieds au sommet duquel suite à une utilisation innapropriée le moteur s’étteind et l’appareil part en vrille. Yeager essaie de rallumer, mais la manoeuvre est impossible. Finalement il s’éjecte à 7.000 pieds après avoir tenté sans succès de récupérer l’appareil. A l’éjection le moteur fusée de son siège vient briser la visière de son casque enflammant l’oxygène de sa combinaison pressurisée. Yeager s’en sort finalement vivant avec des brulures au vissage.

Après le crash, suivant les déclarations de Yeager qui tente de minimiser ses erreurs durant le vol, la commission d’enquête déclare l’avion dangeureux à très haute altitude et limite l’utilisation des 2 autres appareils à des vols ou ils seront bien incapables de battre un record.

Chuck Yeager est incontestablement un grand pilote et un mec doté d’une incroyable maitrise de lui dans les pires situations, mais son coté “politicard” et un genre de sentiment d’infériorité vis-à-vis des jeunes pilotes bardés de diplomes assombrissent un peu son aura à mon sens.

Pour ceux qui comprennent le rosbiffe et que ça intéresse :

http://www.nf104.com/

merci flyingben pour cette précision, je vais lire ton article :trinq:

Chuck Norris n’a pas de Rolex ni de montre du tout, il est l’heure que Chuck Norris décide…

… et pour ceux qui pigent pas le rosbiffe, l’explication en français des vols zoom (mais cette fois sur F104G et sans le moteur fusée) par l’ADC Guy-guy Famenne, pilote à la 350 :

http://www.ailes-militaires-belges.be/index.php?option=com_content&view=article&id=255&Itemid=633

Si tu es un fan de Yeager, et que tu comprends l’amerloque, je te conseille la lecture de cet interview de 1991 avec quelques passage video. Ca devrait t’occuper une soirée

http://www.achievement.org/autodoc/page/yea0int-1

Un article sur le mur du son et qui fut le premier à le passer

http://skeptoid.com/episodes/4154

Quelques pages du petit bouquin sur Chuck Yeager dont la célèbre histoire du T33 à Smith’s Ranch Lake

http://books.google.be/books?id=7AxPtQpd3ksC&pg=PA9&lpg=PA9&dq=Chuck+Yeager+Neil+Armstrong+smith’s+ranch+dry+lake&source=bl&ots=mGIHbc6olE&sig=GbxUdg613-QEtWnT_gm8J-jJC0M&hl=fr&sa=X&ei=oH4NT9TPItCWOpCj0ZUH&ved=0CD0Q6AEwBA#v=onepage&q&f=false

L’affaire des lacs asséchés c’est une belle histoire, je m’en vais vous la conter.
Chuck Yeager ne portait pas vraiment Armstrong (le mec qui a marché sur la lune hein, pas le trompettiste, ni le cycliste) dans son coeur et c’était plus ou moins réciproque. Yeager était un pilote-né un mec qui sentait avant tout les choses. Armstrong était avant tout un ingénieur bardé de diplômes.

En avril 1962 Armstrong est un des pilotes d’essai du X-15. Lors de la rentrée dans l’atmosphère d’un de ses vols, à 63km d’altitude, il n’a pas la bonne assiette de vol, rebondi sur l’atmosphère et dépasse la piste d’Edwards. Comme à ces altitudes là les commandes classiques n’ont aucune efficacité et qu’il vole à Mach 3, il continue tout droit sur 70 km selon la légende en direction du Rose Bowl Stadium de Los Angeles. En perdant de l’altitude les commandes reprennent de l’efficacité et il parvient à faire demi-tour et à poser de justesse le X-15 à Edwards, après le vol le plus long du X-15 en temps et distance.

Là-dessus l’ARPS (l’école des astronautes pour simplifier) qui est en charge de la formation des pilotes du X-15 décide de trouver des terrains de secours pour l’avion fusée, c’est à dire des lacs asséchés. On fait une liste des lacs et un matin le boss de l’ARPS (Chuck Yeager) et le pilote d’essai du X-15 (Neil Armstrong) se retrouvent à bord d’un T-33 (la version biplace du F-80 shooting Star) à survoler le Smith’s Ranch Dry Lake. Yeager dit qu’il est trop humide et Armstrong dit que non. Ca s’engueule un peu et Armstrong qui est en place avant dit qu’il va tenter le touch and Go (poser les roues et redécoller sans vraiment poser l’appareil), mais il évalue mal son altitude, touch peu trop et ne peut plus GO, le T33 s’étant enfoncé dans de la boue. Ils descendent (faut voir un T-33 sur roues, mais c’est un poil plus haut qu’un fouga) et essaient de se barrer, mais que dalle, ils s’enfoncent dans la boue, puis ils sont à des bornes de la civilisation. Ils remontent sur l’aile de l’avion qui s’enfonce toujours dans la boue et attendent en plein cagnard (on est sur un lac asséché dans le désert californien). On peut imaginer qu’ils n’ont pas du se raconter que des blagues de Chuck Norris en poireautant. Enfin bon, un C-47 passe par là, Yeager arrive à le contacter à la radio et le C-47 pose en bordure de lac ou c’est plus sec, ne s’arrête surtout pas, Yeager et Armstrong sautent à bord par la porte cargo ouverte, ils sont de retour à Edwards au soir.

Un mois plus tard ils sont toujours à la recherche de pistes de secours pour le X-15. Armstrong est chargé d’aller inspecter le Delamare Dry Lake, cette fois avec un F-104. Encore une fois il évalue mal son altitude, merde en sortant les roues au dernier moment, il touche avec le train pas sorti, le train rentre automatiquement, Neil remet les gaz, mais arrache une partie du ventre de l’avion et les trappe du train d’atterrissage, au passage il laisse aussi l’antenne radio sur le lac. Le voilà sans radio contraint à poser sur le terrain le plus proche : Nellis AFB. Il fait un passage bas devant la tour en battant des ailes pour annoncer qu’il va faire une approche sans radio. Mais il a endommagé le circuit hydraulique et la mini crosse d’arrêt du F-104 se prend dans un des cables de bord de piste. 30 minutes pour débarrasser la piste et réparer le cable.

Armstrong téléphone à Edwards pour qu’on vienne le rechercher, il tombe sur Milt Thompson (pilote d’essai NASA) qui s’y colle mais le seul biplace dispo est un F-104B et il n’a jamais volé avec. Tant bien que mal Milt arrive à Nellis, mais des vents forts et de travers déstabilisent l’avion, Milt pose un peu « rude » et éclate un pneu : une heure pour dégager la piste. Pendant ce temps Armstrong est arrivé à joindre Bill Dana à la radio (un autre pilote d’essai) qui se pointe avec un T-33, mais il juge mal son approche manque de finir trop large sur la piste … là-dessus le boss de Nellis AFB a interdit que le T-33 ne redécolle, il a prêté sa voiture personnelle avec un chauffeur aux 3 pilotes de la NASA pour qu’ils puissent rentrer sans danger à Edwards et a interdit à tout pilote de la NASA d’encore poser les roues sur ses pistes.

On peut aisément imaginer l’ambiance après coup entre les pilotes vieux de la vieille et les super-pilotes-ingénieurs de la NASA.

je viens de voir le message, je dois y aller mais je garde cela en réserve pour ce soir merci flyingben karma+ , au fait yeager était mon surnom en tant que vélivole :wink:

Moi il me plait beaucoup ce pilote ! :pouce: