retour sur petit incident

bonjour,
je vais vous raconter un de mes vol (le 14ème) pour analyse et savoir si j’ai bien “compris” et assimiler la chose,
nouveau déco pas super large mais pas non plus trop petit.
nouvelle aile une alpha 5 (avant je volais en alpha4).
je déplie ma voile et me prépare pour le vol, rien a signaler d’anormal, je gonfle doucement ma voile (voile au dos) elle monte, met les freins et je décolle, tout de suite elle part vers la droite, je contre a la min pour partir droit, dès que je relâche le frein droit l’aile part sur la gauche rapidement, mon moniteur me dit que j’ai une clé et je tente de défaire cette cravate mais pas possible, donc je suis les conseils de mon moniteur et me dirige vers l’atéro rapidement et je fais un contre a droite avec ma sellette. vu que je décolle dos voile je ne peux donc pas voir quand la voile monte si j’ai une cravate. et quand cela se produit c’est retour vers l’atéro d’office j’imagine? de plus j’ai fais du contre sellette pour pouvoir aller droit, bon mon moniteur ma bien indiquer quoi faire et cela a été fort utile d’ailleurs. la longueur du frein en moins coter gauche était d’environs 15 à 20cm, un contre sellette suffit ou du frein à droite est à ajouter? j’ai mis un petit peu de frein je penses aussi.
bref comme débriefing (que j’ai eu avec mon moniteur mais un complément me serais utile je penses) vous me diriez quoi?
merci d’avance

ps: pas eu de peurs particulière pendant le vol et je penses que cela m’a été pédagogique comme petite experience de débutant.

En théorie au moins, on devrait être capable, même en dos voile, de faire un contrôle visuel de sa voile avant la décision de décoller. Subtil dosage de ralentissement de course, de léger freinage de la voile, et surtout de cou en caoutchouc. En plus des capacités techniques, il me manque clairement cette souplesse des cervicales. Tout au plus, j’arrive à jeter un coup d’oeil à droite et à gauche vers les plumes. Si le soleil est bien orienté, je regarde aussi souvent l’ombre de la voile au sol. Autant dire que visuellement, je ne pourrais détecter que des assez grosses cagades et pas une toute petite clef.

On ajoute à ça la perception de la voile dans les élévateurs et les freins, la capacité à détecter qu’un déséquilibre pourrait être anormal et la décision de tout arrêter en cas de doute. C’est pas infaillible non plus, encore moins pour une petite clef.

Après, bah, déjà on donne priorité au cap. En seconde priorité (en fait au même niveau de priorité), maintenir l’aile en vol donc contre sellette et aussi peu de frein que possible, parce que sinon, on frôle le sur-freinage et le décro. Une fois dégagé du relief, on peut tenter quelques manoeuvres pour défaire la clef ou la cravatte. Et si ça ne marche pas, direct à l’attero en tournant de préférence du côté qui merde, vaut mieux accompagner ce mouvement que bourriner l’autre frein au risque de décrocher.

Une bonne prévol…

A l’évidence. Et ceux qui sont sûrs que ça ne leur arrivera jamais ne mettront pas non plus les pieds dans le foin AOC de Planfait… :ange:

Dès fois cette clé est tellement minime qu’elle est difficile à voir même en face voile. C’est parfois le cas avec des suspentes hautes dégainées très fine.

J’ai vécu ça à la Dent de Crolles. La voile tirait à gauche, au début je comprenais pas pourquoi (2 ou 3 ème vol avec). J’ai fini par voir une clé entre une suspentes haute de frein prise avec les arrières.

Ça a volé, moyennant un peu de frein droit et rien à gauche. Pas de contre sellette car c’était plutôt inconfortable à tenir et le peu de frein à droite suffisait.
Du coup j’ai fait que des virages vers la droite, pour éviter de faire coulisser inutilement la clé.

Cette connerie m’a couté le remplacement des 2 suspentes, celle du frein était complétement bouffée ! Je l’ai cassé à la main sans forcer.

Désormais je fais super gaffe.

salut,

oui pour une prévol encore plus minutieuse
un petit prégonflage face voile peut aider à voir les “soucis” de suspentage
la tempo !!! bah oui une vraie et bonne tempo aurait du/pu te permettre de voir/ressentir que ton aile n’était pas nickel et tu aurais alors pu affaler et recommencer

Ton moniteur ??? :bu:
il l’a pas vu la clef ??? Oui je sais ça arrive pour une clef de pas la voir, mais une cravate ???

Et enfin, il est à mon avis plus sur de contrer sellette et de mettre un minimum de frein, ça évite de se rapprocher des basses vitesses.

Ce matin j’ai décollé avec une clé que je n’avais pas vue, malgré mon gonflage face voile. Je pense que la cause de cette clé était une deuxième prévol baclée : j’avais raté un premier décollage pour une autre raison que cette clé, puis j’ai réétalé l’aile trop rapidement et j’ai voulu décoller trop vite. Je suppose que ton problème était similaire, il faut vérifier que chaque suspente est bien détachée de toutes les autres avant de gonfler l’aile, ou alors en décollage face voile bien prendre le temps de regarder l’aile pendant sa montée.

Une fois en l’air, les clés sont rarement faciles à défaire. Pour ma part, j’ai commencé à m’assurer que j’étais capable de maintenir mon cap. Puis je me suis éloigné loin du relief, et j’ai tenté de tirer sur les suspentes incriminées, mais ça n’a servit à rien et ça m’a un peu inquiété de tirer sur le frein alors qu’il y avait déjà un gros excès de trainée sur cette demi-aile. Finalement j’ai provoqué une petite fermeture frontale, et ça a marché, la clé a disparue.

C’est délicat de conseiller à un débutant de provoquer une fermeture, mais je trouve que c’est aussi délicat de voler avec une clé sans pouvoir tourner d’un côté et avec le risque accru de décrochage, et c’est encore plus délicat de poser comme ça pour peu que le terrain d’atterrissage soit un peu technique et turbulent.

Générer une clé , garder le cap, trouver le problème, le corriger par une petite fermeture , tout cela est reproduisible en sécurité au sol lors de séance de gonflage.

Après, moi c’était carrément une sorte de nœud qui s’était fait, absolument impossible à enlever en l’air. j’ai eu du mal à la main

merci pour ces réponses, c’était aussi un double nœud donc impossible a défaire en vol aussi. j’ai eu aussi un peu de mal à le défaire mais je penses que cela venait du fait d’utiliser le frein à l’atéro.
je n’ai pas encore assez d’expérience pour juger si je suis en décrochage ou pas donc je ne peu pas dire avec certitude que cela m’est arriver. content malgré tout de cette expérience qui m’a beaucoup appris. je ne décolle pas encore face voile donc pour moi le dos voile est ma façon de décoller, on m’a appris a ne pas regarder ma voile , je le fait après le déco.
j’attends avec impatience de retourner voler…
merci pour les réponses encore, d’autres sont les bien venu bien sur
bon vol

A un certain niveau de progression, c’est normal/habituel: si le jeune zoisillon tente de regarder sa voile, il arrête de courir, de charger sa ventrale, se prend les pieds dans le tapis ou fait foirer l’ensemble de l’équilibre d’une façon ou d’une autre.
Chaque chose en son temps: les premiers décos, le contrôle de la voile et la décision de décoller sont délégués au moniteur.

Je peux te garantir que si tu decroches … tu vas t en rendre compte. C est tres violent !

Pour répondre à la question: frein ou contre-sellette ? C’est clairement le contre-sellette.
Il est toujours difficile de juger de la vitesse perdue par une clef. Il faut donc garder un maximum de vitesse. Le réflexe de freiner du côté opposé peut déclencher un décrochage. Et quand à remettre en vol une voile qui a un noeud… Gare à la vrille dans ce cas.
Donc vitesse, vitesse, vitesse. Approche très large avec des virages dans le sens de la clef et très longue finale. Freinage final fort et très bas. Ne surtout pas ralentir en finale car ce serait con de décrocher à 5m/sol juste pour ne pas sortir du terrain.

:grrr: :grrr: :grrr:

Bah mon gars là je suis franchement pas d’accord. Mes pious pious, après quelques essais réussis, c’est TEMPO !!! Peut importe que l’aile retombe, qu’ils arrêtent de courrir, que çi que ça …TEMPO.
Après ça doit être bizarre mais ils y arrivent très bien. Peut être sont ils exceptionnels les ariègeois ??? :vol:

Et l’école de l’autre bout du bout du monde de chez moi, si ils temporisent pas …bah déco quasi falaise alors je te laisse imaginer.
Déco de Moulis pour ceux qui connaissent …ah bah non je vais quand meme pas citer la concurrence …hein la Family !

Il y a déjà eu discussion la dessus, certaines écoles ne font pas la tempo lors du stage init pour les raisons de sécurité évoqué par hub

Je serais plutôt de l’avis que tant qu’ils n’y arrivent pas c’est qu’ils ne sont pas prêt , mais je n’ai pas les contraintes de rentabilité.

J’imagine que cette méthode d’apprentissage est accompagnée d’un discours claire sur la bonne pratique une fois les premiers grands vols passés, mais apparemment çe n’est pas toujours compris.

Bah il me semble qu’on est donc violemment d’accord et que tout va bien, les coups de rouleau à pâtisserie en bonus.
Chuis pas mono, mais j’en connais pas beaucoup qui emmèneraient des zoziaux duveteux à moins de 10 vols sur un déco falaise.

Je serais vraiment curieux de voir si tes élèves contrôlent leur voile de manière efficace dès les premiers vols. C’est bien joli de faire une tempo et de lever la tête pour faire plaisir au moniteur, mais de la a avoir le geste juste pour ralentir le mouvement et la vision suffisamment disponible pour avoir un contrôle efficace il y a un monde.

J’ai fait comme tout le monde pendant des années en demandant à mes élèves un contrôle visuel. Constatant que le résultat est un contrôle “vite fait mal fait”, accompagné d’une perte de contact voile / pilote, je suis passé à la technique évoquée par Hub. Les élèves se concentrent sur le pilotage et le ressenti de la voile (avec une temporisation avant de courir) et c’est moi qui assure le contrôle visuel. Au bout de quelques vols quand les élèves arrivent à sentir leur voile et à obtenir un ralentissement équilibré de l’aile, je leur demande de contrôler visuellement leur machine.

Les élèves hauts savoyards ne sont pas tous des surdoués, mais cette technique fonctionne et ils arrivent à décoller en sécurité à la sortie d’un stage. :wink:

Juste un petit test, amusez vous à mettre un petit bout de flammèche dans les suspentes hautes d’une voile. Vous verrez que de nombreuses pilotes (même expérimentées) lèvent la tête et contrôlent de manière très symbolique et qu’ils ne verront pas votre “piège” avant d’être en vol.

La vision et les neurones (qui sont occupés à plein de trucs en même temps dans cette phase).

Bon, d’accord, je suis sûrement pas une référence, mais il m’est arrivé de décoller en FACE VOILE, et avec une cravate qui n’était pas monstrueuse mais quand même bien visible à tête reposée sur la vidéo (la Gopro-mania a tout de même ceci de positif qu’elle permet de débriefer ses erreurs) :
https://vimeo.com/35744864
(comme PiRK, deuxième déco après foirage et réinstallation sommaire – prévol bâclée…)

Alors, en dos voile, détecter une petite clef qui déforme le bord de fuite ou l’intrados, non pas vers une plume, mais bien centralement derrière ta tête… A moins d’avoir 10-15km/h de brise laminaire et pouvoir jouer à garder la voile au dessus de la tête pendant 15 secondes pour une inspection calme et approfondie. Une petite tempo et un coup d’oeil rapide, j’y crois pas trop… C’est mieux que rien, bien sûr, mais certainement pas infaillible.

Le coté pervers, est que si le " au bout de quelques vols " n’est pas atteint en fin de semaine de stage pour des raisons de météo ou autre , il se retrouve dans la nature en ayant à l’esprit que le contrôle avant décollage est une option, dixit beatnickdesneiges .

He Brandi
beatnickdesneige n’est visiblement pas largué dans la nature tout seul a 10 vols, il semble bien qu’il soit encore encadré, toutes les écoles ne lâchent pas leurs élèves aussi vite