J’ai eu la chance de rencontrer Franck à plusieurs reprises, notamment parce qu’il a pris la fâcheuse habitude de terminer des cross de folie tout près de chez moi (les Deux-Sèvres) ou d’en commencer certains de notre base de treuil.
Franck Arnaud a emmagasiné une expérience incroyable au cours de ses années de vols. Il maîtrise des domaines que certains survolent juste. Il a une capacité d’analyse avant pendant et après le vol incomparable. Et il a aussi un mental de folie, une volonté de toujours repousser ses limites. Pour lui faire 240 km alors qu’il en espérait plus de 400 est un échec. C’est ce qui fait de lui un pilote vraiment exceptionnel.
Le voir décoller au treuil chez nous, faire le plaf à une vitesse vertigineuse puis se barrer sous les nuages pour des heures de vol est à chaque fois une sacré leçon.
Pour répondre à Denis, difficile de dire si la plaine est plus technique que la montagne. De ma petite expérience de plaine et en comparant avec mes vols en montagne, comme Man’s j’aurais tendance à dire que ça demande plus de finesse, dans l’analyse comme dans le pilotage.
Il faut avoir les yeux et le cerveau rivés aux nuages et comprendre très vite ce qu’il s’y passe. Être capable d’anticiper et ne pas se lancer dans une transition au hasard. Les erreurs d’analyse sont difficilement rattrapables et impossible de compter sur une brise, un relief pour se sauver.
Ce qui est déroutant aussi c’est la nécessité de maitriser le zérotage, cette capacité à tenir les petites bulles, à patienter pour toucher le bon cycle.
Par contre la plaine nécessite sans doute un peu moins d’engagement vis à vis des conditions aérologiques ou de la gestion de la proximité du relief.
Bref 2 pratiques complémentaires.