Salut,
Une modeste contribution à ce fil. Du haut de ma très jeune carrière, je dirais que les choses se font plutôt au fil du temps, il n’y a pas vraiment de première fois. Mon premier plaf, fin août, crêtes Vosgiennes, restit d’enfer, 2000m, sans rien avoir à faire, la trique ! Puis plus rien pendant des mois, des ploufs à traverser les zones ascendantes sans oser tourner, toujours peur d’être trop bas. Hiver, des heures à se geler les doigts en faisant joujou dans le vent du nord laminaire, rassurant, on se rapproche des cimes, on gagne de la confiance, et quand arrive le printemps on gratte un peu plus que l’année d’avant, on ose enrouler un peu plus bas. Du coup on rate moins de créneaux, et on monte, on monte toujours plus haut, avec toujours la même recette (merci Carlo) plus ça bippe plus tu relâche, moins ça bippe plus tu resserres, mais avec plus de doigté, plus de ressenti, voire même plus d’anticipation, puis la consécration, on quitte le bocal, on lâche son thermique habituel pour aller se vacher lamentablement 5 km plus loin. Un autre jour, on raccroche une pompe en cours de route, on refait du gaz, les kms défilent, on emmagasine de la confiance, on sait se poser à peu près partout (perso j’ai encore un peu de mal avec les lacs et les océans ;-)) Avec le temps on sait même repérer les endroits où ça doit le faire, roches perdues au beau milieu des bois qui vous remontent tel une fusée, jouer à saute mouton sous les cums, gratter les versants alpins pour chatouiller les 4000… berf tout ce qui fait une tête en l’air…
Voilà, je ne sais pas si je suis bien dans le ton, en tout cas ça fait de beaux souvenirs, et un arrière goût de reviens-y, et une grosse motivation pour aller au boulot, histoire de se payer une saison de plus chaque année…
A bientôt
Xav