Asyms, vrilles, et compagnie...

De mon côté, en Colombie, j’ai fait hier mon 7ème vol. Il faisait beau et ça chauffait pas mal, donc ça thermiquait bien, mais sans être infernal non plus. Je me lance, m’assieds dans mon siège et BIM! je me fais soulever sec et voit la moitié droite de mon aile qui en eut marre de me porter et venait à moi pour me le signaler… :affraid: Et là je me suis dit: “Merci le bon livre d’initiation et merci le forum, alors on fait comme ils disent: contre sellette, garder le cap, ne pas s’affoler et vu que c’est une DHV 1/2 ça devrait rouvrir tout seul…et sinon on pompe” Attendu 2-3 secondes, envoyé un message télépathique à l’aile qui s’est rouverte aussitôt.

Bon, je pense que vous devez vous dire que mon instructeur est un inconscient. J’avoue que je pousse un peu pour en apprendre au max ici, vu que ça coûte quand même sérieusement moins cher qu’en Europe. Mais ce n’est quand même pas pour autant qu’ils me lancent dans n’importe quelle aérologie :averse:

Normalement, les conditions étaient super pour du cross (donc du coup un peu mouvementées pour un noob comme moi), mais je me dis que c’est en affrontant les situations qu’on apprend. Pour ma part, je décolle de dos comme de face, approxime et atterrit tout seul, j’ai donc envie d’en savoir un peu plus au niveau du pilotage.

Pour info, c’est à partir de combien de vols que vous vous êtes mis à enrouler des thermiques? Et c’est quoi le préalable à savoir avant? Et c’est quoi ce qu’on demande de savoir faire lors du brevet Suisse, histoire que je m’y entraîne avant de revenir au pays? Pour ne pas flodder, répondez-moi plutôt en MP, ou en ouvrant un autre post. Merci

perso 8eme vol. mais j’aurais pu le regretter. j’étais complètement inconscient à l’époque et n’avait absolument aucune connaissance en pilotage.

ensuite, ca dépend des cas. certains sont forts bien documentés et surtout bien encadrés.
vaut mieux en parler avec ceux avec qui tu voles.

je ne vais rien dire sinon je vais encore me faire engueuler ! :mrgreen:
mais du coup, on apprend vite à garder la voile au dessus de la tête et à garder son calme quand on y arrive plus !

pas faux, mais durant ce laps de temps ou on apprend à tenir la voile, on est exposé à de gros risques. voila pourquoi j’avertis… surtout avec une dhv1-2, si gentille soit-elle.

c’est pour ça que je n’ai pas précisé à partir de quel nombre de vol j’ai commencé à y aller !! je ne voudrais pas inciter à la délinquance ! :mrgreen:
quoi qu’en vrai, tant que tu n’y vas pas, tu ne sais pas ce que c’est et tu n’apprends pas vraiment ! pas taper moi ! :sors:

paradoxalement, c’est pas faux!
sinon, je dirais que de lanière générale, voler en soaring laminaire c’est excellent pour débuter!
ca a la sureté d’un plouf du matin avec la durée des vols en thermique. le bon compromis!

Vu que j’ai commencé mon initiation en automne (septembre) j’ai fait mon 1er vol thermique en février au Saleve. donc 6 mois après, au début j’ai fait une chier; d’heure de gonflage.
mais après ca dépend des personnes, et des conditions du moment.
j’aurai commencé au printemps, j’aurai peut être gouté le thermique plutôt.

ouaip … mais pour apprendre à gérer les mouvements de l’aile (piltoage) et le balancier induit … à un moment faut bien que ça bouge …

En revanche “on” est pas obligé de s’y mettre à 14H quand ça tape le plus fort… on peut commencer gentiment à 18H puis 16H, 15H …

Je crois que nous sommes tous inconscient au début, tellement bluffé par la facilité apparente … sans avoir assez de recul pour mesurer les “et si … ?”

Pour revenir sur la vrille …

J’enroule tranquille un petit thermique à +1.5, pas très large, je centre bien en utilisant légèrement la commande extérieure, c’est pépère, 2000m après plein de tours…et d’un coup, centrifugé en rotation (je n’ai mas dit autorotation) dans l’autre sens ! Ca va vite, c’est puissant, mais j’ai du gaz. L’aile vole toujours, mais pas dans la config habituelle ! Un soupçon déformée, mais jolie quand même. Les élévateurs ne sont pas croisés, l’aile est solide, mais ça ne fait pas ce que je voudrais qu’elle fasse. On sort comment de ce truc ? J’ai freiné le côté extérieur, tranquillement, et je me suis pris l’aile sur la tronche… Vrac complet. :vrac: Bon, où est mon secours ? Là ! Ok, tout va bien et j’ai toujours du gaz. :shock: après un léger temps de réflexion :grat: je la décroche complètement, la reconstruit (je n’avais jamais fait ça !) et ça revole. Génial non, la DHV1-2 ?! Merci les bouquins et les bons commentaires du forum…
Alors vrille ou pas vrille ? Quelle était la “vraie”, la bonne façon de sortir de ce truc, qui va quand même très vite ? et pourquoi en suis-je arrivé là ?
En fait, la trouille est rétrospective, parce que sur le coup, il n’y a pas le choix, faut que ça revole, enfin… en mode habituel, alors le temps de la peur sera pour plus tard… mais j’aimerais bien comprendre ce qui s’est passé. Notez qu’à 2000, j’étais à l’altitude d’une crête dont j’étais éloigné de quelques centaines de m (5-600m) que je n’étais pas sous le vent et dégagé de reliefs sur 270 degrés et 1500 m de gaz sous les pieds.

Et c’était quoi comme DHV 1-2 :grat:

La vrille ca centrifuge pas des masses … voir meme pas du tout sauf quand elle desaxe fort. Bizarre …

Si c’est une vrille (amon avis) le plus simple est de se mettre doucement en position marche arriere de securite (pas besoin de forcement passer par le decro qui peut etre penible si la rotation est forte) … si tu t’y mets trop vite, tu risque d’arreter la voile brutalement et de faire encore un tour en twistant. Si tu arretes doucement, le vrille va ralentir et tu auras le temps de ralentir la rotation avec l’aile. Apres c’est possible de sortir par le haut mais il faut redonner bras haut au bon moment … c’est plus fin.

une méthode pédagogique pour accélérer la prise de consience: faire des décro, des frontales et autres gentillesses en stage init :mrgreen:

pour revenir au sujet, le vol en soaring apprends lui aussi à gérer les mouvements de l’aile, très rapidement, tu sais que quand tu passes à l’aplomb d’un arbre, tu vas monter, etc… en plus, la proximité du relief t’aide à bien comprendre la réaction de ton aile, savoir si t’as perdu beaucoup, comprendre une ressource, etc… ce qui est impossible (quand tu es débutant) quand tu es dans le ciel, puisque tu manque de points de repères du fait de la hauteur.

cela dit, l’apprentissage en thermique de montagne possède ses avantages. :wink:

effectivement … je ne connais pas assez du coup j’ai sous évalué

:canape:

:grat:
parce que une centaine de mètres au-dessus de l’atterro, c’est avoir de la hauteur? :grat:

Ah ben non, chuis bête, peut-être que si j’arrêtais de ne regarder que ma voile, j’en aurais un peu plus des points de repère…
:sors:

bin, pour un alpin 100 mètres au dessus de l’attero, ca veut dire “faut que je sorte de la sellette et que je commence ma PTU” et pour un plaineux c’est un départ en cross ROTFL