COUP DE GUEULE sur certains prix de voiles

C’est arrivé à un collègue qui en plus “veut acheter Français fabriqué en France” pour payer des ouvrières bien de chez nous, quitte à payer plus cher… et qui s’est aperçu qu’il avait surtout payé un revendeur bien de chez nous qui n’avait fait que transférer une commande, puisque sans proposer un essai préalable, et la voile n’avait même pas transité ou été stockée chez lui, puisqu’envoyée directement par le fabricant. :?

Moi ce qui me gène le plus c’est le prix de vente final à géométrie plus que variable…

Pour faire de tort à personne je ne rentrerais pas dans le détail (marque, revendeur…)

Mais je viens d’acheter une voile qui est en prix public à 2990€.

Les remises consenties par les revendeurs se sont échelonnées, entre 10% et 25%… Avec un service qui se résumait à prendre l’aile, te la mettre entre les mains et t’encaisser ta visa premier dans chaque cas.
Selon le revendeur l’aile était parfois neuve de chez neuve, parfois était un modèle de démo avec quelques vols.

Le prix d’achat du revendeur est à peu près -30% sur le prix public sur ce produit. La marge est plus faible sur les ailes montagnes. Sur de l’aile chère, type XC, genre mentor 2, delta 2… la marge est pus autour de 40%.

C’est assez classique dans le milieu du commerce d’article de sport, notamment le vélo que je connais bien, avec des marges revendeurs en coeff 2 en général.

Ce qui est plus caractéristiques du milieu du parapente, c’est cette façon de se bouffer le nez les uns les autres pour attirer du client.

++

Si on parle prix d’achat vs prix public, disons que j’ai du acheter un vélo pour voler alors … :wink:

:coucou:
Je ne comprends pas l’argument selon lequel le cout de la technologie actuelle vaudrait plus que celle d’avant.
Pareil pour le cout des rd.
On nous a toujours vendu des ailes issues des dernières innovations avec les derniers matériaux de pointe et comme étant les produits de nombreuses années de recherche acharnées, produites avec le plus grand soin dans le respect d’une qualité au top, etc… On nous aurait menti?

Sinon, pour répondre à la question initiale de M@tthieu et qu’il me semble que personne ne l’a encore fait. J’ai payé ma première aile neuve, une vts birdy en 91 un petit peu plus de 10000 francs. Cette aile était à l’époque considérée comme une bonne aile de sortie d’école. Il y avait déjà cette tradition propre à notre activité de remise sur le prix public. Perso, je ne vois aucune raison de cracher dans la soupe, du point de vue du consommateur que je suis il n’y a pas que des désavantages à ce système. Il permet aussi de faire valoir un certain jeu de concurrence.

Pour en revenir à mes 10000 francs, je l’ai passé à la moulinette d’un site qui calcule l’inflation http://france-inflation.com/calculateur_inflation.php et j’obtiens l’équivalent actuel de 2268 euros.

Inflation qui est de toute façon très variable selon le type de bien qu’on paye. Mais au final c’est pas si abusif que ça quand on voit que les ailes sortie d’école s’obtiennent dans les 2500/2600.

Après le problème est toujours le même… S’il y a des gogos (moi y compris) pour acheter des ailes cher, pourquoi n’y aurait-il pas des gens pour nous les vendre.

Si on ne voulait vraiment pas de ça, il suffirait de ne pas les acheter. Le marché est suffisamment large pour ne pas laisser la part belle aux ententes tarifaires comme ce fut le cas pour la téléphonie mobile.

Si on nous vend des trekking et que peu de gens en achètent pourquoi ne pas proposer des phantom… Surtout si ça se vend.

J’ai du mal m’exprimmer.
Aujourd’hui dans les voitures il y a plus de technologie qu’il y a 20 ans.
Pour le parapente, c’est pareil, il y a plus de technologie. (suspentage de différents diamètres et différents composants, rigi foil, joncs, 3d shaping, nb de caissons plus élevé, structure interne de caisson.
Toute cette complexité n’existait pas il y a 20 ans dans le parapente de mr tout le monde.

Je dis peut-être des conneries, c’est juste une intuition. Mais entre les licenses pour les logiciels de simulation de flux, les machines de découpe laser, la complexité de couture augmentée et tout le reste j’imagine que ça coûte quand même un peu plus. Après c’est possible que ça soit compensé par les volumes de vente qui ont augmenté

Une Enzo 2 c’est plus de 1000 pièces de tissu assemblées…

C’est plus cher à produire, d’autant qu’une bonne partie du process est encore manuelle.

Mais si les coûts de production étaient corrélés avec le prix de vente dans ce bas monde, ça se saurait :wink:

Il me semble avoir acheté en 1990 mon ITV Météor de démo à 10 000F, contre 12 000 neuve.
Et mon Atiks pareil, 10 000, démo aussi (bon en fait un proto), le prix neuf devait tourner autour de 15 000. 14 000 pour ma Falhawk Apex.
J’ai l’impression que les prix donnés par Para2000 sont un peu surévalués (http://para2000.org/wings/index.html). Mais ma mémoire me trompe peut-être.
Bref, c’était déjà hyper cher. Mais sport de passionnés, confidentiel (un poil moins en France ou en Allemagne qu’ailleurs)… C’est sûr que quand on compare au prix d’une bagnole… mais on compare aussi une production annuelle de 4-5000 unités pour les plus gros (quelque centaines pour les plus petits), contre des millions dans l’industrie automobile…
Et un loisir contre (souvent) un besoin.
J’ai la chance de voler avec une voile achetée neuve (avec une remise correcte), c’est mon choix, mais je peux voler tous les jours avec un pote qui n’a jamais payé une voile plus de 600 euros (il peut pas). C’est pas génial ça?
Et au fait, je ne connais pas de revendeurs “riches”. S’il y a une recette, dites-moi, j’ouvre une boutique!

l’occasion point …
peu de perte lors de la revente, si il y a revente
de jolies perles pour qui sait patienter un peu et être opportuniste
bon d’un autre coté il me faut des acheteurs en neuf pour que je puisse acheter en occasion :trinq:
en 4 voiles 1 neuve le reste occasion récente et jamais de mauvaise surprise
je pense pas que le revendeurs fassent fortune en vendant des parapentes ( comme les gus qui ont un petit magasin de vélo quoi :wink: secteur que je connais bien )
je peux comprendre le plaisir d’acheter du neuf , le plaisir du dernier zonzon et heureusement qu’il y a ces acheteurs pour les pro
ayant deux voiles l’occasion me permet ce choix sans y laisser ma chemise

Un investissement en logiciel de simulation ou d’aide à la conception ou une machine de pointe à découpe laser est un placement réfléchi qui permet à plus ou moins court terme non seulement d’augmenter son efficacité mais aussi de réduire ses coûts et peut être même d’augmenter ses marges. J’imagine qu’entre une découpe à la main avec des ciseaux et une découpe laser il y a un gain non négligeable dans la rapidité d’exécution en plus du gain sur la précision et donc la qualité de production.
Perso, je gère une petite activité et lorsque j’investis dans du matériel onéreux c’est pas pour épater la galerie, je le fais parce que je sais que au final, non seulement je vais rentabiliser mon investissement mais en plus ça va me faire gagner de l’argent.

Des voiles avec des lattes il y en avait déjà en 90. Quant aux couts sur les suspentages c’est à relativiser : les anciennes voiles avaient beaucoup plus de suspentes que les voiles modernes, et il y avait déjà des diamètres différents et des cônes relativement complexes. J’ai eu l’occasion de resuspenter moi même plusieurs voiles à plusieurs époques différentes et franchement les 2 lignes ou les 3 lignes modernes, ben ya pas plus simple. (les coûts des cônes neufs eux en revanche on pris une bonne claque).
Je suis d’accord sur l’augmentation du nombre de caissons mais vous devriez revisiter les fils de Paul et vous verriez que des voiles avec des pièces en plein et des tentatives d’innovation ça n’a pas été inventé par Ozone. Les fabricants actuels bénéficient aussi de toute une histoire dans la conception et fabrication de parapentes. C’est un gain non négligeable et leurs techniques et coût de productions ne sont pas comparables à ceux qui en ont été les pionniers.

Une E2 prix publique : 6200 / une Xenon (nova) des années 90 : 3700 (selon para2000), mouliné dans la machine à inflation ça donne 4350€

Il y a beau y avoir de nombreuses pièces dans une E2, si l’on prend en compte les délocalisations de main d’oeuvre, l’évolution de la performance de l’outillage d’atelier ainsi que des techniques de production, Pour moi l’écart de prix n’est pas justifié.
Mais si les règles du marchés sont telles qu’une marque arrive à augmenter ses marges, ben je dirais “c’est l’jeu ma pauve Lucette”. Normalement c’est les lois de la concurrence qui régulent un marché.
Pour ma part, mais ça ne regarde que moi, j’estime que le coût de mon activité parapente a augmenté plus vite que le reste.
Quant à savoir si tel où tel revendeur/importateur/distributeur est riche, m’en fous mais j’espère bien (non, en fait je ne doute pas) que certains y arrivent sinon il va falloir s’inquiéter sur le devenir de notre activité. Une bande de passionnés ça va mais ils seront encore plus motivés si ils arrivent à gagner de l’argent.

[quote]Pour ma part, mais ça ne regarde que moi, j’estime que le coût de mon activité parapente a augmenté plus vite que le reste.
[/quote]
Oui, en même temps, t’es passé de…

[quote]une vts birdy en 91
[/quote]
à…
une Zeno…
Pas tout à fait la même gamme non? :wink:
Bon heureusement que t’as gardé la combi Degré 7 :mrgreen:
:canape:

:mdr:
C’est bien à ma veste degré 7 que j’accorde le plus de valeur.

Je suis toujours impressionné chaque année, à la coupe icare, par le nombre de fabriquants de parapente.

Le marché est tout petit. 10 000 ? 20 000 voiles neuves par an ? Partagé entre une bonne vingtaine de marques… Ça fait pas un peu léger pour manger ?

Selon la calculette de Plumocum et après ce dont certains se souviennent, le prix d’une sortie d’école était autour de 2600 €, ce qui somme toute est le prix d’une A neuve légèrement négociée. Donc pas de grosse différence. La recherche et développement plus la technologie de fabrication étant compensées par la main d’oeuvre moins chère ailleurs. Et de plus grosses performances.
C’est bien pour le client. Moins pour le professionnel qui va devoir lutter avec des concurrents acharnés, des parapentistes qui cherchent un prix plus souvent qu’un service et l’emprise d’internet dans nos modes d’achat. Sacré boulot que vous faites les pros. Nous clients nous plaignons sans arrêt du prix exorbitant des voiles alors que sur 15 ans on a plus pour la même somme d’argent environ. Ça me rappelle le marché très juteux et concurrentiel des équipements de golf avec les mêmes travers. Les clones n’ont pas fait tant de percée que ça. Les grandes marques aidées par le sponsoring à outrance résistent formidablement à la “crise” (moins perceptible quand il s’agit d’une passion)

Acheté neuf sans TVA sinon…C’est l’Europe après tout

En 96, une ITV Mérak, 14800 ou 15800 francs, je ne suis plus certain. C’était ma première et unique voile achetée neuve.
Depuis, j’essaye de trouver dans les voiles de démo, le prix est souvent intéressant, et il est rare que les voiles aient beaucoup d’heures.

En tous cas, je ne constate nulle part, que les ailes fabriquées avec du tissu moins cher, soit vendues à un prix plus abordable que celle confectionnées avec du tissu cher… et c’est même parfois le contraire… cherchez l’erreur.

Celles fabriquées avec de la main d’œuvre moins chère ne sont pas non plus bradées…

Si les voiles sont chères, c’est en parti parce qu’on est prêt à y mettre le prix.

Ma 1ère voile à moi qu’elle etait, une ITV Polaris V2 au prix public de mémoire d’un peu plus de 17000 francs fin 2001 et payé dans les 14000 et des poussières avec la sellette Supair Airbag. Bref les grosses remises étaient déjà de mises si on se débrouillait un peu. J’avais d’ailleurs été bien plus pertinent sur la négoce que le choix de l’aile ou la taille de la sellette, mais c’est une autre histoire…

Plus les voiles seront chères, moins y aura de monde à Villers-sur-mer ! :mrgreen: :canape: