Derrière chaque pseudo, un volant ? Qui est tu vraiment ?

Je vais m’essayer à l’affaire…

Perso, je me suis fais filer l’envie de voler à l’école… J’avais 10ans quand un remplaçant est arrivé son dernier jour avec un delta sur le toit de sa voiture. Il nous a proposé de le déplier dans la cour et de se pendre dessous. Une fois croché sous cet engin, j’ai eu l’envie de découvrir le monde depuis le ciel.

La vie a fait de tel manière, que j’ai du attendre 2004 et mes 36ans pour pouvoir faire mon premier stage à Evolène. Les conditions météo étaient tellement pourries, qu’on a réussi à faire qu’un seul grand vol et en plus le dernier jour… par contre, quel vol!!! Un grand moment de bonheur et de quiétude.

Finalement, 2 ans plus tard, les finances se sont améliorées et j’ai pu m’offrir mes stages, mon brevet et ma première voile.

Maintenant, j’essaye de voler aussi souvent que la météo, le boulot et la famille m’en laisse la possibilité.

Rhooo, je n’avais pas vu ce post, trop sympa vos histoires…

Enfant habitant en haute Savoie au pied du Semnoz, j’ai toujours vu passer et poser des para et des deltas dans le champs devant la maison. Un grand souvenir avec un deltiste au pseudo de “Goldorak” qui pose une fois dans le champ en décro à 5-10m de haut sans casse heureusement.
Mais à l’époque, je fais du kayak…
Puis vers 16 ans, direction la grimpe et le ski de rando avec l’équipe des grimpeurs du CAF Annecy. Un groupe super sympa, pas mal de coups au bar et dans ce groupe gravitait aussi Vincent Sprungly et le grand Yann, des grosses pointures du vol.
Le problème est que je sais que cette activité va me plaire, je refuse chacune de leurs invitations à faire un bi car je suis étudiant et je n’ai pas les moyens. Puis les connaissant, cela va se finir par un gros vomito…
Je continue la montagne à skis, en grimpe, en plongée spéléo.

28 ans, ma compagne d’alors m’interdit de commencer le parapente sans elle car elle sait que je disparaitrais dans les limbes… J’essaie le parachutisme sur un stage de 5 jours, je n’accroche pas, je suis super calme dans l’avions et la chute, le seul truc sympa c’est sous voile et encore c’est trop réglementé pour moi, trop de frime aussi. Je ne vois pas l’intérêt de glander toute la journée dans un hangar pour 3-4 sauts dans un espace fermé…
Cette même année 2008, mon ex-compagne fait un stage init’ de parapente, elle n’accroche pas tant que cela puis on décroche l’un de l’autre.

2009, le jour de mes 30 ans on me propose une expé de fous au Québec en canot avec approche en hydravion avec une équipe de joyeux lurons québécois, le pied. Mais quelques semaine plus tard, la dame avec qui je suis sensé pagayer choisit un autre coéquipier, fais chier, c’est pas cet été que je fais manger du Caribou…
Et là l’illumination, si je suis prêt à faire sauter mon PEL pour aller au fond du bois avec les ours et les loups avec un bande de barbus Québécois alors autant le faire sauter pour de bon et enfin tester le parapente.

Aller hop, un stage init’ à Prévol, on est 2 init au milieu d’un perf 1. Si je m’étais dit que mon premier vol serait un vol solo, je suis obligé de passer par un bi péda, tant pis, cela à l’air d’être obligatoire… (je ne savais pas que certaines écoles nous lançaient directement en solo, si j’avais su…). Première aprèm de pente école, où certain font les blasés et se reposent, je galope à la pente école de l’office de tourisme pour des sauts de puce, sitôt en bas du champ, l’aile en boule et vite en haut.
Le matin du second jour, ils veulent que nous fassions un second bi péda mais il manque un moniteur et là à 8h, on me propose de décoller seul…

Et c’était parti… Merci à tous les monos de Prévol…

Un stage perf en juin, la voile fin juillet, les copains qui râlent car on ne fait plus que cela, le Mont Blanc en septembre et surtout un club et ses adhérents: le CHVD ( www.chvd.org ).
En effet, je n’aurai pu avoir cette progression sans eux, sans ce compagnonnage discret et efficace qui nous a amener de ploufs en cross, de vols rando en 90 bornes, du thermique à la mini-voiles…

Et maintenant, c’est foutu. J’ai abandonné l’idée d’aller vivre au Québec car pas assez propice au parapente selon mes envies. Je respire parapente mais j’essaie de me soigner si je veux garder mes amis…

Bonjour à tous,

Pour ma pomme ca se passe en 2000.

J’ai une trouille du vide pas possible. Le vertige quand je monte sur un escabeau. Et vla ti pas que ma femme veut faire du parapente… Et qu’on fasse ca ensemble en plus…

Je refuse en bloc mais à force de pression (elles sont pas mauvaise à ce petit jeu !!!), je fini par céder à Luchon en plein hivers.

La boule au ventre direction le déco, nous voila parti pour 2 bi histoire de faire quelques photo l’un de l’autre.
Déco HYPERSTRESS, je déteste vraiment ce “trou devant nous”, et puis en l’air le flash. Ya pas de thermique, mais juste un petit dynamique sur une crête. Dès qu’on passe dedans, cette sensation de monter… pfff, j’mens souvient encore comme si c’était hiers.

Bref, un pti vol de 20-30 minutes, on pose comme une fleurs. Ce fut pour moi une vrai révélation. Une fois les pieds au sol, la décision est prise, un jour ce sera moi.

Ma femme n’a pas plus aimé que ca (le comble !!!).

J’ai attendu 9 ans, (he oui, 3 gamins et 1 maison), démarré l’année dernière par un init chez altitude aux Estables, rentré dans un club GÉNIAL (ASBF) qui permet aux jeunes pilote de disposer d’un matos d’initiation en location pour limiter l’investissement de départ.
j’en profite pour dire que c’est une solution vraiment TOP (l’investissement est fait en sachant bien mieux ou on va).

Depuis, je vole en club sur le massif central et bien plus, avec une bonne équipe de copains, des tops pilotes hyper accessibles. Je voudrais y passer mes journées, mais mon patron n’est pas d’accord.

Ma femme à décroché, un bi de temps en temps, pas plus. Comme quoi !

A oui, j’ai toujours le vertige. J’ai appris à gèrer l’appréhension du vide sur certains décos. Ensuite en l’air, c’est que du bonheur.

Et maintenant je ne rêve que d’une chose, passer la qbi pour faire partager… Mais ca c’est une autre histoire.

Bon, et bien cela risque d’être long, mais si vous voulez vraiment savoir qui se cache derrière… :canape:

Gamin c’était les documentaires sur les pionniers de l’aviation : des vrais aventuriers avec de belles moustaches, mais comme tous les aventuriers dans tous les domaines. Voler, je n’y pense même pas : j’ai le vertige, et puis c’est trop cher et trop compliqué.

Mes loisirs tournent autour de tout ce qui est voyage et découverte du monde, de l’aventure…. Au hasard d’un raid auto-moto TT en 85, on fait un baptême de l’air en ULM et j’ai pas le vertige ?!..

J’ai même un pote avec qui je fais de la plongée et de la moto qui combine moto et paramoteur : Le Tug, il est allé voler jusqu’au lac Baïkal avec une Ténéré équipée d’une petite remorque faite maison pour emporter son paramoteur. Ça doit être sympa, mais moi je préfère les pays chauds et le désert.

Les années passent, je continue les voyages en moto puis en 4x4, la montagne, la plongée, le désert… avec les enfants, tout doit se pratiquer en famille maintenant.

Lors de mes vacances d’hiver à Valfréjus, je vois bien des deltas, puis des parapentes-biplace posés en haut du télécabine. Mais les baptêmes sont cher pour mon budget, ils ne volent pas souvent…. Et puis les autres membres de la famille ne sont pas tentés et comme on fait tout en famille……

De temps à autres lors de mes voyages en montagne, il m’arrive de voir des parapentes, vus d’en bas ils arrivent de je ne sais ou, et tombent en tournoyant comme dans une lessiveuse. Je n’aimerais pas être centrifugé comme ça. Mais d’où viennent-ils ?

Le baptême de l’air en ULM m’avait laissé de bons souvenirs, en 93 j’ai l’idée de combiner cela avec un voyage 4x4 dans l’extrême sud algérien : emmener des ULM dans le Sahara. Je t’emmène et tu me fais voler là bas pour voir le paysage vu du haut… Avorté : problèmes d’autorisations, et des engins trop fragiles en encombrant à déplacer durant sur les pistes sahariennes.

Les voyages dans le désert s’accumulent, et j’ai de plus en plus envie de prendre de l’altitude pour admirer le paysage.

Au détour d’une ballade en montagne, je remarque un parapentiste tient « sur place » à quelques mètres du col dans la redescente de la cime de la Bonnette.

A Valfréjus, il y a maintenant des types en ski avec des espèces parapentes qui tiennent en l’air au dessus du départ de la piste noir à l’Arrondaz malgré le temps de chien , puis qui planent au dessus des bosses, ça a l’air cool.

Fin mars 2010, le voyage en Libye prévu de longue date tombe à l’eau 15 jours avant de partir : le colonel Kadafi fait un caprice, tous les visas sont suspendus. Ma femme retourne bosser, comme elle vient juste de changer de boite, et les potes se sont trouvé d’autres choses à faire. De mon coté j’ai vraiment les boules et pas envie de rester là à la maison m’emmerder tout seul.

J’irais bien plonger 2 semaines en Mer Rouge, pour me faire plaisir… mais les bons plans sont déjà tous complets …ça me boufferais le gros du budget vacances de la famille … et puis je n’ai pas envie de partir seul, et comme ça ne dit rien à ma fille de venir juste pour me regarder…

Qu’est-ce que je pourrais faire dans le coin ? Un truc juste pour moi ! Même si ça n’intéresse pas les autres, m’en fou, puisqu’ils me laissent seul. C’est l’occasion. Pourquoi ne pas essayer le parapente… un stage initiation pour voir, ça me laissera le temps de tester calmement…

Moustier, les gorges du Verdon c’est joli, pas trop loin, et puis ça occupera toujours ces deux semaines de ces vacances mal barrées.

Première journée, la montée à pied jusqu’à Courchon par la voie romaine avant le baptême de bi… pfff lessivé. Bon sang ce que c’est gros et lourd ce barda ! Rien que la sellette avec mousse bag et le secours, c’est une enclume…. Et encore je n’ai pas porté la voile biplace !

C’est sur, avant même le premier vol, un truc physique comme ça c’est plus de mon âge, pas pour moi.

On m’harnache, j’ai la trouille, je suis bien stressé, je ne cours pas asses, Je gène le moniteur au lieu de l’aider, j’ai le sentiment de me faire trainer comme un sac de patates, mes pattes sont trop courtes, elles ne touchent plus le sol, je suis agrippé aux élévateurs… mais en revanche pas le vertige.
Quelques exercices de roulis – tangage… « Toi le BE, t’arrêtes ça de suite ! Moi, je veux rester assis bien droit, interdiction de faire bouger le bouzin, compris ! »

Une fois posé…. Ben ce n’était pas si terrible, en tous cas pas trop violent ni physique.

S’en suivent les gonflages… crevant, la brise qui ne veut pas venir comme il faudrait, ou trop forte. Au moment de remonter pour le vol du soir… je jette l’éponge : je suis debout depuis 5h du mat et trop crevé. Et puis moi je suis du matin pas du soir, c’est quoi ces journées ou on ne bouffe pas à l’heure et ou on glande entre 3 et 5 h !

Sympa mais pas plus emballé que ça.

Deuxième journée : un plouf bi-péda du matin, moins d’appréhension, je prends un peu les commandes et profite plus du paysage. « Mais toi le BE tu fais pas chier avec tes exercices de tangage ! Je t’ai déjà dis que j’aime pas ! »

Et puis on recommence la pente école horizontale : Re-gonflage, toujours crevant de tracter la voile…. Et par surprise un décollage seul involontaire de 3m de haut et 15m de long sur cette pente école horizontale ! Diable ! Surprenant et agréable cette sensation durant quelques secondes. Je continue les gonflages. Quand la brise forcit, comme je sue sang et eau, sans doute de peur que je finisse par m’écrouler avec un arrêt cardiaque, le BE compatissant m’échange la Mojo3 contre une Spiruline plus petite et moins lourde. C’est tout de même moins crevant, plus facile, presque marrant avec ça !

Ce jour là je suis arrivé plus tard et j’ai moins forcé pour garder un peu de forme pour rester plus tard et faire le bi du soir : il parait que c’est le meilleur qu’ils disent. C’est que j’ai 2 heures de route pour rentrer après, parce que la météo fait que je n’arriverais pratiquement pas à enchainer 2 journées complètes de suite.

17h00 : Remontée à Courchon en 4x4 cette fois. Pendant que le BE fait faire des baptêmes je regarde les anciens qui papottent au déco, on les croirait le soir à jouer aux boules sur la place du village vant de prendre le pastis. Ils finissent par se mettre en l’air et tiennent ! Je ne savais même pas que c’étais possible. Ils n’ont pourtant rien de warriors en apparence, et visiblement ils se font plaisir en l’air…

Vient mon tour. 1h15 de vol avant de reposer au déco, soit zéro perte d’altitude pour 75 minutes de ballade, les gorges du Verdon, le lac de Ste croix, Canjuers, et retour dont une partie en doubles commandes ! Je ne pensais même pas que ce soit possible. C’était bô, c’était grand, c’était froid, mais c’était top cool.

Ça y est je sais : c’est ça que je veux !… Je veux pouvoir faire ça, le soir dans le désert lorsque le soleil se couche. Profiter du paysage, de l’immensité vu d’en haut, du calme, de la lumière au soleil couchant sur les montagnes et les dunes.

C’est complément idéal à tous les outils et pratiques que j’ai déjà pour découvrir le monde : motos, 4x4, bateau, plongée,…

Encore 1 journées et demi de gonflages et de bi-péda avant que je me sente suffisamment sur de moi pour oser me lancer seul … enfin guidé par radio, mais seul ma voile. Toute la nuit précédente j’en ai rêvé, j’ai simulé 100 fois dans ma tête le gonflage, la course la prise en charge, s’assoir dans la sellette, le cap, la prise de terrain, la grande boucle pour perdre de l’altitude, les bras haut, le freinage progressif, le posé….

Le lendemain matin, je suis chaud bouillant… mais le vent n’est pas tout à fait comme prévu et la prise de terrain se fera dans l’autre sens et…. Tout ce passe nickel comme dans un rêve, trop bon !

A partir de là l’obsession commence : je n’ai plus en tête que de convaincre mon épouse qu’il me faut absolument ACHETER MON MATOS (et donc de m’allouer le budget) avant de partir en vacances, et que je dois continuer impérativement à voler.

Début juillet, le feu n’est plus tout à fait rouge de la part de ma comptable personnelle. Alors aussi sec définition de ce que je veux faire comme type de vol, ou et comment, et discussion avec le BE du matos approprié : une grande mini-voile très accessible et sécurisante semble le mieux adapté au programme et avec une sellette cuissarde, en plus elle rentre dans le budget.

  • Ok pour te les vendre, mais tu ne les auras pas avant d’avoir été formé pour ça ! Et seulement si je suis certain que tu ne sauras l’utilisée en sécurité. Mais la formation est comprise dans le prix.
  • Ok pour le tarif, mais les vacances c’est dans 3 semaines !.. Bon ben j’ai plus qu’a me trouver des créneaux, prendre des journées de RTT en semaine, me trouver du temps.

Et depuis, …. Vous voyez à quoi j’en suis réduit : un drogué en manque permanent. A mon âge, un père de famille, moi qui n’ai jamais fumé, est-ce bien raisonnable ?
:ppte:

A mon tour,

août 1918, première mission avec mon Caudon flambant neuf, en escorte d’un Breguet 16 et de son chargement de bombes prêt à arroser les lignes fritz. En vue du front, les Junkers D1, nous font un comité d’accueil des plus sympathiques. Les mitrailleuses nous crachent leur venin, je fais fumer les 215 bourrins de mon Hispano-Suiza tout juste rôdé et pars en chasse d’un vilain pas beau histoire d’entamer la déco de mon zinc avec quelques nouvelles croix. Après quinze minutes de combats aériens, les Junkers en pièces détachées sont allés rejoindre les fantassins . Le cliquetis de l’acier de mes canons chauffés à blanc qui se refroidis, sonne le retours au bercail.
A cet instant les trépidations de la carlingue de mon destrier ailé, m’annonce que l’engin est en train de se désintégrer, le régime voltige-combat-mitrailleuse que je lui ai fait subir, ne semble pas lui avoir réussit. Au moment ou mon avion s’éparpille en l’air j’ai juste le temps de me cramponner au mat qui descend de l’aile supérieure de mon biplan, et termine mon vol accroché sous une aile rigide, les ascensions thermiques de ce jour là me permirent de regagner l’est de Paris. Je venais de découvrir les joies du delta, par la suite après la guerre je décidais d’alléger le profil en remplaçant l’empennage en bois par des caisson souples découpé et cousus par ma compagne couturière de son état et de privilégier une position assise sous l’aéronef que je pouvais désormais transporter dans un sac lors de mes excursions montagnardes.
voilà rien de bien glorieux, une rencontre fortuite avec le monde du vol libre, qui m’a permis de découvrir une activité bien sympathique.
A plus

Ahhh Obsession , toi au moins tu sais nous parler du bon vieux temps :smiley:

Belle histoire !

Mais pas crédible : tu ne m’as pas l’air assez nombriliste pour vraiment savoir apprécier le vol libre. Puis y a pas l’émerveillement du premier vol qui te marque à vie là.

C’est quoi ton truc ? Essaierais-tu de nous duper ?

Comment ça, pas crédible ? Rhooo, quand même, des faits historiques môssieur !

Le vol, c’est comme une belle femme, à chaque fois on ressent l’émotion de la première fois…

T’as pas été marié, toi …

Si mais elle est pas belle !! :sors:

Je pige pas on essaye d’être sincère et on sème le doute, c’est pas comme tout ces prétentieux qui se la raconte avec le plan, baptème biplace, stage init, achat voile, cours perfs…etc, ça me révolte… :fume:

Alors que là vous avez non seulement du vécu, mais en plus un peu de culture, l’histoire de la découverte du delta et du parapente, pour frimer dans les fêtes de fin d’année. :prof:

Allez au-revoir !

Ouais, bien sur ! Et Otto Lilimachin là il a découvert quoi, le sous-marin ?

Ouuuuuuh, je crie à l’imposture, y a duperie, c’est pas possible son truc !

Bien sympatoche vos histoires, ma mienne est très banale

Un dimanche de juillet 91, je promène (expression du Sud) paresseusement sur ma 1000 GoldWind au sud de Lyon. Je me perds au hasard des petites routes et je me retrouve près de l’autoroute à la hauteur de Feyzin (la raffinerie).
Je pile d’un coup en voyant un planeur qui enroule juste au-dessus de la torche. :koi:
Je le regarde évolué un peu, puis il par en transition en direction de l’Est. Je redémarre et décide de le suivre. Il ne va pas très loin et je le voie poser sur l’aérodrome de Corbas.
Je gare ma bécane et m’approche des planeurs. Tous les gus ont des bobs blancs sur la tête :mdr:
Je discute un peu et décide de faire un baptême pour voir.

Je suis resté un an et demi dans ce club, j’ai pas mal volé. J’ai failli vomir plusieurs fois dans mon bob blanc en enroulant à mon tour au-dessus de la torche de Feyzin. Mon plus grand vol a été un aller-retour Corbas-Dijon-Corbas.
Je me suis ruiné en heure de vol, j’étais accro grave, mais pas assez riche pour continuer. Toutes mes économies y sont passées, et même plus.
J’ai arrêté par manque de moyen, bien décidé que l’on ne m’y reprendra plus.

…. 2005
J’habite maintenant les Baronnies. Je bosse 12h/jour dans mon sous-sol devant un ordi à faire de l’animation 3D. Ma femme me tanne pour que je sorte me balader plus souvent et prendre un peu l’air. Un copain vient de faire un stage d’init à l’école de Mévouillon, il me harcèle pour que je m’y mette moi aussi.
J’y pense souvent, mais je crois que j’ai la trouille.

…. 2007
Stage init à Mévouillon, mes premiers gonflages, mes pieds décollent de 10 cm du sol.
Je suis foutu, j’ai chopé le virus, je pense plus qu’a m’envoyer en l’air.
Heureusement, j’habite à 15mn d’un déco Nord et 12mn d’un déco Sud et 3/4 d’heure du sommet du Ventoux.

…. 2010
Je bosse de moins en moins, je vole de plus en plus, c’est l’année de mes premières sorties de bocal
c’est sur, pour 2011 je veux crosser les Baronnies en long en large et en travers
:vol:

Presque, Otto, c’est le détendeur pour plongée sous-marine, en 1873, on a bien rigolé ce jour-là, mais si je vous raconte on s’égare du sujet, une autre fois, promis…

:trinq:
et quand y’a pas de pseudo derrière :grat:

Tu veux dire quand y a un avatar à quelqu’un qui est d’errière un autre pseudo?
:bu:

:stuck_out_tongue:

Coucou les amis

pour moi c’est génétique
un grand père mécanicien dans l’arme de l’air en 39/45 j’ai passé mon enfance avec des histoires de machines volante
les premiers avion de vol circulaire à 12ans le RC en suivant avec un gout tres prononce pour la voltige
je découvre le parapente en 2000 avec petit pierre à Millau j’abandonne complètement l’aeromodelisme pour le vol libre
Le plus souvent possible en l’air pour me décoller les pieds du sol ,après 1 ou 2 ans de pratique je commence vouloir faire un peu d’accro et boum je fini dans les arbres après un helico très très mal maîtrisé (j’ai pris mon pseudo suite à cet incident, une contraction entre mon prénom et la suite du vol) cela me rappelle qu’il faut faire attention.

depuis plus d’acro mais toujours et le plus souvent possible en l’air pour le plaisir ,du cross de la compète et de l’esprit vol libre

A+

a mon tour de vous conter ma petite histoire personnelle
bien qu’ayant passé la plus grande partie de ma vie dans la plaine d’Aquitaine
je croit que j’ai toujours été attiré par le vol, et ceux qui le pratique
d’un coté je regardais passer avions, planeurs et chuter les parachutistes Bergeracois
de l’autre dès que j’avais une feuille de papier dans les mains je faisait un avion et trouvais si possible une hauteur pour le lancer “les plus sympa étant les orgues d’églises”
je me souvient aussi d’un reportage sur la une parlant de façon mis amusé, de la lubie “passagère” de quelques parachutistes alpins qui pour économiser le coût de l’avion s’entrainaient a la PA depuis le sommet d’une montagne, j’avais 13 ans a l’époque mais ça m’a marqué.
vers mes 16 ans j’ai eu l’opportunité de monter dans une montgolfière en captif, première approche du vol et du vide.
dans le milieu des années 90 au cours d’une soirée un pote mais propose d’aller le we suivant faire un stage découverte de parapente dans les pyrénées.
après une longue réflexion d’environ une minute, la décision est prise.
arrivé a aucun au “cerpp” le stage commence après la visite médicale et l’administratif
on nous met en rang d’oignon et on nous fait mimer les réaction a avoir quand on suit les ordres aux palettes, puis vient la découverte du matériel et les premières courses sur la pente école.
cet après midi la pas de vol, tout juste a on senti l’aile nous tirer vers le haut.
le lendemain matin le rendez vous était pris tôt pour grimper au décollage histoire de profiter de l’air calme du matin
on s’arnache sous des ailes plus récentes puis aux ordres des moniteurs nous partons pour notre plouf.
décollage classique dos a la voile comme on l’avais appris la veille, mais là, au bout de quelques pas, d’un seul coup je m’aperçoit qu’il n’y a plus de résistance sous mes pieds, puis j’entends a la radio la monitrice me dire de continuer tout droit pour m’éloigner du relief avant de m’assoir dans la sellette.
ça y est, j’y suis, je suis en l’air, un regard derrière moi et je voit les rampant accrochés a leur sommet qui s’éloignent, sous moi le sol descend, le relief s’écrase, devant moi la vallée qui me semblais si encaissée s’ouvre sur l’horizon.
puis une autre voix a la radio me demande de bouger les jambes si je l’entend, la prise en charge par le mono de l’attéro est faite mais il me reste encore de longues minutes a chevaucher les vents.
puis petit a petit je voit l’horizon se rétrécir et les reliefs si anodins il y a quelques minutes se changer en muraille et manger le ciel comme des noceurs attaquant la pièce montée.
guidé par mon ange gardien je revient vers le sol et la triste réalité des rampant.
le posé se fait en douceur mêlant la mélancolie de quitter cette avant chambre du ciel et l’exaltation du premier vol.
pour des raisons financières et professionnelles il m’a fallu attendre 1999 pour faire mon initiation a accous sous la bienveillante surveillance de cagouille, hazor et hub d’abelio.
puis dans le mois qui a suivi j’ai acheté ma première voile, une kl90 avec laquelle j’ai écumé de longues aprés midi la pente école de bordas en Dordogne.
puis quelques vols dans le Vercors, le col des limouches, nyons, gresse en vercors,ste jalles, mévouillon, et ma première coupe icare en 2000 a dormir dans ma fiat uno.
ensuite ma voile étant vieillissante et faute de moyens pour la faire réviser et resuspenter je me suis limité a du gonflage et de la pente école.
puis en 2007 vint le perf 1, 2008 l’achat de ma tempest, 2009 141 vols dont 98 ploufs et le perf 2 validé par le brevet de pilote.
2010 premier vol de 3 heures avec un triangle FAI de 7km1/2 a douelle, je sait ce n’est pas beaucoup mais ça marque.
dire que je suis accro est en dessous de la réalité, quelques jours sans voler et je ressent comme un membre fantôme qui m’aurais été amputé se trouvant quelque part au dessus de ma tête et me tirant vers le haut.

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jolie karma+