Dust or not Dust...

Sinon un copain m’a envoyé ça :
En regardant ta video, un truc m’avait interpellé également: l’ombre du nuage qui arrive pile au moment de la fermeture.
Pour étayer ton analyse du dust selon ton ressenti, j’avais ça en tête:

Selon Will Gadd:
(non je ne viens pas de passer l’épreuve de philo du Bac…)
“Je commence à croire que les ombres de nuage agissent souvent comme des
déclencheurs actifs. J’ai maintenant volé dans suffisamment d’endroits où le coté avant d’une
ombre de nuage produit des dust à mesure que l’ombre avance le long du sol, un peu comme
une sorte de mini front froid soulevant l’air chaud. C’est une théorie, mais il semble bien que
ça fonctionne quelques fois.Je commence à croire que les ombres de nuage agissent souvent comme des
déclencheurs actifs. J’ai maintenant volé dans suffisamment d’endroits où le coté avant d’une
ombre de nuage produit des dust à mesure que l’ombre avance le long du sol, un peu comme
une sorte de mini front froid soulevant l’air chaud. C’est une théorie, mais il semble bien que
ça fonctionne quelques fois.”

http://vll.lescigales.org/blog_vll/public/manuels/DocChasseurDeThermiquesWillGad.pdfhttp://vll.lescigales.org/blog_vll/public/manuels/DocChasseurDeThermiquesWillGad.pdf

Super ! j’avoue mon manque de lucidité pour ce coup là … et d’autres :oops: Bref, tu as 100% raison et c’est fou le nombre d’analyses qui se terminent par: il fallait laisser voler (bras hauts).

Un gros karma+ à Patrick

Justement peut-être que vouloir gérer une abattée avec une bonne tempo, c’était sans doute de trop, j’ai peut-être remonter les mains trop lentement et asymétriquement : c’est ce qui explique la vrille. Il fallait que je reste “bras hauts” jusqu’au bout et continuer à rester accrocher au élévateurs.
Finalement ce qu’il y a de plus difficile dans ce genre de situation, c’est justement de rester “bras hauts” et de laisser voler ! Ce constat me rassure puisque j’arrive à expliquer la vrille, mais en même temps ça me vexe : ça n’arrive pas qu’aux autres, dans la panique moi aussi je surpilote… :oops: Je m’aperçois qu’il ne faut pas grand-chose…
Pour le vrac, c’est vrai que je ne comprends pas, nous étions peut-être pas sur le bon site, mais il n’y avait pas de vent à cette altitude et pas uniquement à cet endroit ! Après ça s’est peut-être renforcé quand j’étais en l’air… Je pense que j’ai aussi fait une erreur d’analyse et j’étais aussi un peu trop confiant (j’étais content de mes perfs en ce moment) :? . Je ne sais pas si c’était un dust, mais en tous cas c’était une aérologie bien pourrie ! Après c’est vrai que j’ai repéré une zone où les arbres étaient secoué dans tous les sens, je n’ai pas eu le temps d’anticiper…
Pour la vrille, comme je pensais être en autorote, j’ai contré bêtement alors qu’il fallait laisser voler, pour que l’aile reprenne de la vitesse. Ou alors peut-être une action sur la commande de l’autre côté ?
Merci pour vos analyses, je ne suis pas prêt de recommencer autant d’erreurs d’un coup ! :? J’attends de me rétablir et j’ai hâte de me retrouver à nouveau sur un déco ! :pouce: Je vais tout de même faire réviser mon aile, par acquit de conscience. Ca me rassurera, défaut de calage ou pas.
Un grand merci pour vos réponses et :forum:

Bonjour!
Pour moi, je ne me prononcerais pas sur les causes ou les remèdes, n’étant pas assez calé pour ça…mais, pour la partie “accident”, tu as commis une grosse erreur en te relevant rapidement. :affraid:
D’ailleurs, tu avais le pieds cassé et a (aurait?) pu aggraver la situation initiale…et que dire en cas de trauma de la colonne?
Quand arrive un gros squetch, ON NE BOUGE PAS. :prof:
On se fait d’abord un auto-bilan, on bouge tout doucement les doigts, mains, les bras, puis les pieds…à la moindre douleur au dos ou à la tête, insensibilité d’un membre, on attends les secours médicalisés.
Bon rétablissement quand même :wink:

@ _42

En lisant le récit, je n’ai pas l’impression que le fait de marcher soit vraiment volontaire. Cela ressemble plus à une réaction d’un pilote fortement choqué. Dans ce genre de situation, ce n’est plus vraiment le cerveau qui commande.

Mais tu as raison de rappeler ce genre de règle élémentaire que tout un chacun devrait avoir ancré dans la tête. Une initiation au secourisme et aux premiers gestes est maintenant faite dès le collège et c’est vraiment une bonne chose.

Tout a fait, en cas de stress intense, on peut être obnubilé et avoir ce qu’on appelle un “effet tunnel” , où l’on n’a plus trop conscience de ce que l’on fait…mais être informé de ce qu’il faut faire ou pas n’est jamais une mauvaise chose…on ne sais jamais, ça peut toujours ressortir.
Mais je vois ça avec mes yeux de secouriste (actif) et aussi de gars qui s’est déjà fait de ‘bons shoots’ :mrgreen:

Je confirme ce que d’autre intervenants ont déjà dit, alors que j’ai lu ton poste avant de lire les réactions des autres pilotes…
J’en suis arrivé à la conclusion, qu’on vois vraiment pas grand chose.
Une chose est sur par contre, l’ombre des nuages avance franchement assez vite.
ATTENTION : Je dit pas que c’est l’origine du problème !
C’est par contre une chose d’on on est sur !

Bonjour à tous,

Hier, juste au moment ou je me posais, un énorme Dust de poussière arrivait sur le chemin de l’atterrissage. Je me suis dépêcher de poser avant son passage. Le vent était en train de changer avec un gradient important, une chute plutôt rapide en final et un amortissement des pieds et de la sellette au moment de l’arrondi plutôt court. Pas de problème, l’herbe est douce et le sol un peu moue. Le Dust est passé à un dizaine de mètre de l’herbe avec une belle colonne verticale de poussière qui s’étalait, impressionnant !

Ici, pas de doute, passer dans ce monstre n’est pas du tout une bonne idée. Les effets de bord sont faible mais visible en vol, vent qui change et ramollie

Bon vol et à bientôt, Jean-Nono

Salut
J’ai vécu un passage en hélico involontaire en SIV, visible ici http://vimeo.com/5155689 un peu avant 2mn
Peu de temps avant on avait travaillé l’autorot et quand je suis passé en hélico, j’ai vraiment cru être en autorot -c’est vraiment difficile à distinguer dans l’urgence- et j’ai cherché à contrer; heureusement, Pierre Braems m’a dit avec insistance de remonter les mains => abattée dysimétrique assez violente.
Ce que j’en ai tiré: en cas d’incident, si j’ai du gaz, je commence par remonter les mains, après seulement je cherche à controler…

Quelqu’un peut-il m’expliquer l’intérêt de tous ces départs en vrille ?

Petite remarque : la consigne bras hauts en vrille à plat est bien gentille mais si on veut obtenir le pire shoot possible en parapente c’est comme ça qu’il faut faire.
Avant de faire des amorces de vrille (qui finiront bien par une vraie vrille un jour ou l’autre) il est judicieux de maîtriser la marche arrière. Si tu avais relevé les mains avant le ralentissement de la rotation (comme conseillé par le bonhomme au bout de la radio), il y a de grandes chances que tu finisses dans ta voile.
Tu n’es pas fautif dans cette affaire.

pour ceux qui veulent faire de l’acro :mrgreen: .

Salut,

La vidéo de Moissiniac ne s’affiche pas chez moi ? Tans pis et pas grave mais juste pour dire que je ne sais pas à 100 % de quoi il retourne dessus mais pour répondre à Troudair. :oops:

@ Troudair, tu demande à quoi sert de s’entrainer aux départs en vrille, ou plutôt à leur éventualité. Tanga te donne une réponse, moi je t’en propose une autre :

Nous ne sommes jamais à l’abri d’un départ en négatif, exemple ; Un beau soaring en faisant le train, celui qui précède, qui sans prévenir et sans raisons prévisibles, décide de faire demi-tour. Et hop, toutes les conditions sont réunies pour que soi-même dans une tentative d’évitement d’urgence, on y aille un peu trop franchement (possiblement, même volontairement) sur la commande et que l’on se retrouve dans un départ en négatif. Si bien identifié et négocié, cela peut être même la solution certes radicale mais efficace pour éviter l’abordage. :affraid:

Il est bon au fur et à mesure de notre progression et en fonction de nos ambitions et … capacités, d’aborder les situation hors-domaine de vol dans lesquelles on peut se retrouver. Bien sûr qu’il est préférable de s’y tâter dans un milieu sécurisé dans le cadre d’un SIV.

Bon appéro, :trinq:

Avec tout ce que l’on lit et voit sur le surpilotage, il me semble pourtant que très souvent, bras hauts est la moins mauvaise solution. Ça dépend peut-être des voiles ? Lors des tests, c’est pourtant comme ça que la “figure” est testée, avec notamment, mesure de l’angle d’abattée et de déviation de la trajectoire …

Lors des tests il est demandé aux pilotes une fois la main relevée d’apprécier la rotation avant le shoot (90°, 180°, etc).
A aucun moment il n’est demandé au pilote test d’apprécier l’abattée en sortie de vrille développée, pour la bonne raison que si tel était le cas dans la majorité des cas les pilotes subiraient de grosses détentes pouvant aller jusqu’à finir dans sa voile.

Le problème des fausses vrilles, c’est que ça finit souvent par une vraie. Alors pourquoi ne pas préparer les pilotes à la maitrise des vrilles développées pour ensuite être à-même de gérer le simple départ en négatif ?

Cela me parait plus logique et enlève l’impression d’accessibilité de la vrille à plat qui reste une manoeuvre des plus engagée.

Je ne sais pas trop. Dans la bible du SIV, Goldsmith dit qu’en amorce de vrille il faut relever le bras (assez évident). En cas de vrille installée, il propose la même solution en précisant qu’il y aura une abattée gérable. Il précise que le reset, en l’occurence le décrochage avec marche arrière et porte de sortie, fait perdre 100 mètres de gaz au bas mot. Bref :grat:

Sortir d une vrille installee en remontant les mains (sortir par le haut) c est de la voltige. Ca se fait en calculant precisement a quel moment sortir : il faut sortir lorsque la voile est devant et pas derriere … car elle oscille en avant/arriere en plus de tourner.
Si tu montes les mains dans une vrille alors que la voile est derriere, tu t exposes a un shoot violent qui pourrait bien te faire toucher le tissu avec la bouche …

Si je comprends bien, la sortie d’une vrille installée (jamais eu ce truc pour le moment) se fait un peu comme la sortie d’un décro ? Si c’est le cas, pourquoi passer par une décro pour en sortir ?

Sortie par l’avant ça bouffe moins de gaz, si on sait reconnaître la porte de sortie.
Pour sortir en decro, faut penser a arrêter la rotation avant, et après passer en marche arrière.

tu choisis quelle méthode ?

Les 2 suivant la situation j’adapte.
La sortiE par le decro est moins technique je trouve.