Les temps changent....

[quote]Quelques points intéressants dans ce que tu dis là:

  • “activité humaine délirante”. Pourquoi délirante? Quand j’étais à l’école, j’ai appris 5.5 milliards d’habitants. Aujourd’hui c’est 7 milliards (soit presque +20% en 30 ans). C’est peut-être ça qui est délirant?
  • Toute l’économie des grandes puissances est construite sur la croissance. Or, il me semble bien que à part l’Univers (encore que), rien ne grandit indéfiniment sans se casser la gueule. Ca finira bien par arriver.
  • Faire les cons avec notre planète. Peut-être? Et alors?
    [/quote]
    Ah ben on est d’accord alors?
    J’avoue que j’oscille pas mal (suivant l’humeur, ou suivant que je pense à l’avenir de mes enfants?) entre:
  • On va dans le mur: et alors?
  • On va dans le mur: mais tiens, c’est quand même cool pour certains (comme nous) la vie d’aujourd’hui… on pourrait faire quelque chose pour que d’autres en profitent aussi.

L’humanité n’existe pas depuis bien longtemps. Et elle n’existera plus pour très longtemps. Même sans les guéguerres qu’on aime bien se faire. A l’échelle de la vie sur la planète. Ou de la planète. On (l’homo sapiens) ne représentera bientôt qu’un confetti de l’histoire de la terre. Donc après tout. Pourquoi pas arrêter de se masturber avec la protection de l’espèce.

Oui mais voilà, sur les 7 milliards d’habitants aujourd’hui (10 en 2050), combien partagent notre belle vie (attention, je dis pas avoir une bagnole, des loisirs, des vacances même… mais au moins avoir un abri digne de ce nom pour sa famille, manger à sa faim, boire à sa soif…).

Donc oui, l’explosion de la démographie est pour moi le premier facteur “de risque”. Si en plus chaque habitant veut “plus”. Ca va être compliqué. Mais comment, nous, on peut dire à ceux qui n’ont pas nos “jouets”, qu’ils n’ont pas le droit de les avoir.
Du coup, je ne suis plus sûr de comprendre l’intérêt, le besoin, de la croissance à tout prix. Malheureusement, je n’ai pas trouvé de modèle alternatif global viable. Pas encore!

Bref, je ne suis pas “optimiste” non plus pour l’avenir de l’homme. Mais je commence à m’en accommoder. Ou plutôt je crois avoir compris en vieillissant que rien ne sera éternel de toute façon. 10000 ans de plus ou de moins?.
Finalement, je suis égoïste comme tout le monde, et ce que je voudrais, c’est que mes enfants (puisque j’en ai déjà aussi) puissent voir (et faire) autant de belles choses sur cette terre que j’en ai vues. Sans compter toutes celles que je n’ai pas vues.

Et y’avait même des gentianes à Noël à la Dent de Crolles!

C’est dommage, tu te rapproches dangereusement de l’argumentaire ad hominem. C’était tout l’intérêt du “etc…” dans la phrase. Qui peut tout simplement être remplacé par reconnaissance. Aujourd’hui, un chercheur qui dit être climato-sceptique à quand même toutes les chances d’être mal vu, voire de se faire couper les ponts ou placardiser. En tout cas en France, ce n’est quand même pas bien facile de se faire financer un labo de recherche exclusivement sur des intérêts privés.
Cf le cas de Philippe Verdier sur France 2 il n’y a pas bien longtemps. Mais ça n’arrive jamais.

D’un autre côté, on voit bien que les quantifications avancées ne s’appuient pas sur grand chose de bien solide non plus. Donc bon.

Concernant nos dirigeants, je dirais ni l’un ni l’autre. Opportunistes plutôt. A 100% :wink:

Après, je dis ça juste pour faire avancer le débat. Je ne suis partisan ni d’un côté ni de l’autre et personnellement je trouve qu’aucun des camps n’a un argumentaire suffisamment bien construit pour en faire une vérité. Mais comme il y a une des directions qui entend me dicter comment je dois vivre (pourquoi pas au fond), mais qui s’appuie sur un argumentaire un peu bancal, ça me gène.
En plus, je trouve que ce discours est un peu trop à la mode, et je crains que ça n’occulte bien d’autres choses à plus court terme (et qui feront aussi mal quand on se le prendra dans les dents).

Faut pas tout mélanger, tu fais référence à l’entretien de l’obscurantisme par les abus de la toute puissance des fanatiques religieux… même si on pourrait faire le parallèle avec les fanatiques de la croissance actuelle.

Tout pareil.
A titre individuel, parce qu’on est des gens biens, on va se dire que ce n’est pas normal que les autres populations n’en profitent pas.

Sauf que en Europe, on est 500 millions. Et les autres il sont 5 milliards (la proportion est à peut près équivalente si on prend tous les pays dits développés par rapport aux autres). Même si comme préconise Fabrice, on revient à un niveau de consommation des années 70 (un peu moins d’obsolescence ça ne ferait pas de mal, et ça pourrait peut-être être acceptable par la population. Encore que…). Disons qu’on arrive à diviser notre pollution par 2 ce qui serait déjà pas mal. Mais nos 5 milliards d’à côté, même pour arriver à ce même niveau, ils ont un chemin qui va consommer x10 voire plus.
Donc le compte n’y est pas. Et il n’y sera jamais parce que personne ne voudra faire les sacrifices nécessaires pour y arriver. Sauf contraints et forcés.

Autre point important, l’explosion démographique se fait dans les régions les moins favorisées. D’ici peu, cela va générer pas mal de problèmes en particulier pour l’accès à l’eau. Pour assurer leur survie, ces populations vont devoir se déplacer ailleurs. très logiquement ce sera vers les régions les plus favorisées à ce niveau (et c’est où?).
Vu que notre organisation de vie n’est pas du tout préparée à un afflux de migrants important (on le voit bien avec les événements récents), ça ne va pas être joyeux. Et ce sera avant que les effets du réchauffement se fassent sentir pour de vrai.

Bref, c’était ma minute optimiste de fin d’année.

Je ne m’en prends pas à toi, mais bien à ce que tu crois être un raisonnement construit. Cela n’en est pas un car il tend à prendre des cas particuliers pour en faire des généralités.
Là encore, tu te sers de la situation d’aujourd’hui sans même considérer qu’il y a 20 ou 30 ans, c’était le contraire. Et tu oublies de dire que la situation d’aujourd’hui, c’est la conséquence des travaux menés et qui ont petit à petit conquis la communauté scientifique, puis à être largement admis.
Pour remettre en cause quelque chose qui est désormais largement validée, il faut plus que des doutes sur une petite partie du problème. Pas étonnant que ces contradicteurs soient marginalisés, alors qu’ils peuvent toujours bénéficier de financement conséquent; quand ils ne s’appuient pas sur des argumentations solides.

On ne peut pas sérieusement remettre en cause les quantifications de milliers de chercheurs sur 30années en quelques mots, ce serait très irrespectueux pour leur travail.

Et, ce n’est pas parce que 1 2 ou 5% sont flous que cela invalide les 90% restants.

Justement, tel que je le voit, personne n’a vraiment d’argumentaire solide. Aujourd’hui je vois plus ça comme un débat d’opinions que comme un réel débat scientifique.

De même pour celui qui est contre. A priori ils ont chacun les compétences nécessaires pour s’exprimer sur le sujet. Donc pourquoi la réflexion de celui qui ne va pas dans le sens de la majorité serait moins respectable?

Ben si un peu quand même. Si on occulte volontairement (même une toute petite partie) d’une démonstration, on en limite sérieusement la portée scientifique. Après le fait de s’appuyer sur un postulat permet de faire avancer les choses. Mais c’est mieux de le dire et surtout de travailler à le démontrer.

Un peu de vulgarisation…

https://www.youtube.com/watch?v=R6eywXdssMw

http://www.youtube.com/watch?v=R6eywXdssMw

C’est bien cette vidéo. Clair et précis.

Le seul problème c’est qu’il occulte complétement le bilan carbone naturellement rejeté par habitant et surtout lié à l’augmentation de population.

En gros on est passé dans la même période (ère industrielle) de 1 milliards d’habitants à 7 milliards. Un humain, c’est en gros 300 kg de CO² rejeté. Si on compare aux 9t de CO² rejeté par français aujourd’hui, c’est négligeable. Sauf que x7, ça l’est déjà moins même si on considère que ces 6 milliards en plus ne font que respirer.

Bref, j’ai de plus en plus l’impression que même en revenant aux rejets d’avant l’ère industrielle on arrivera pas à revenir à un taux de CO² acceptable. Sauf à réduire d’autant la population mondiale…

http://www.dailymotion.com/video/x377tf8_le-climato-sceptique-pour-une-personne-normale_fun

:wink:

Il n’est pas interdit de se bâtir une croyance supplémentaire en cette nouvelle année.
Avoir la foi dans le fait que nous tirerons parti, pour le bien de tous, du réchauffement climatique.
Tout reste possible ; par exemple :
http://www.boursorama.com/actualites/le-groenland-en-quete-des-quelques-atouts-du-rechauffement-climatique-bd0384f01c656980bb2e1099738c6f42