Ouaip… j’ai même vu une fois un pote très léger se retrouver 50m derrière moi, emporté par une rafale de mistral, sur le plateau qui nous ramenait au col de la Gineste après une ascension à la Grande Candelle. Un autre pote, marseillais, m’a dit un jour avoir retrouvé sa 4L dans son potager, toujours à cause du mistral… avec la clôture intacte, évidemment.
J’ai bien écrit que c’était “un Marseillais”…
Bref quand il y a un tel zef, la raison commande de ne pas voler.
J’ai l’habitude d’aider les biplaceurs quand ils ont des enfants à décoller dans la pétole du matin, ou des gens à mobilité réduite voire impressionnables (ou peureux) dans des conditions “toniques” de l’après-midi. Quand le vent est vraiment costaud, on s’y met à deux pour charger la voile et éviter de se faire arracher.
Certains prennent la ventrale du passager, notamment le régulateur de Montmin. Moi je préfère ses bretelles, ce qui est plus favorable à deux et permet dans tous les cas de dégager plus vite sur le meilleur côté une fois la voile en vol avec moins de risques de se faire coincer une main.
Il faut être très concentré et très rapide parce que les événements vont vite.
Ce n’est pas un exercice pour pilotes inexpérimentés.
Tous les biplaceurs d’Annecy me connaissent et savent que je sais faire, les autres qui ne me connaissent pas ont tout à fait raison de ne pas me faire confiance et cela ne me vexe jamais.
Je n’aime pas St André, non à cause du vent mais à cause du sol caillouteux abrasif, aucun déco ne mérite que j’y pourrisse l’extrados en Skytex 27 de ma Diamir.




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