J’aimerai faire un consensus:
Tous les individus, nous tous (militaires, terroristes, pacifiste, jmenfoutistes, esclaves et esclavagistes) avons une carrière en fonction de notre vécu, de notre expérience, de notre culture, de nos contraintes socio-culturelles.
Nous sommes éléments d’un système économico-politique/politico-économique planétaire.
Ce système est, pour faire analogie avec la planète et les climats, soumis à une multitude de forces qui vont et viennent, s’additionnent, se combinent, se choquent, se repoussent.
Ils agissent sur le monde comme nous, à savoir qu’il font partie d’un courant, lui même canalisé, contraint par d’autres courants. Certains sont à l’abri du vent dans leurs montagnes, d’autres sont exposés aux tempêtes, mais tous sont dans le même air.
A mon sens, les courants “de pensée” sont orientés en grande partie par des intérêts de pouvoir, plus particulièrement (à mon sens encore) de pouvoirs financiers.
Moi, en tant que petit consommateur “pacifiste” et “écolo-bobo” franco-français, avec mes beaux rêves utopiques de paix et d’harmonie entre les espèces vivantes (et humains en particulier) j’agis à ma façon, dans le sens et à contresens de courants, qui vont dans le sens d’autres courants, en relation avec l’ensemble du système.
Il se trouve que mes actions ont aussi pour causes et conséquences des actions de militaires à travers le monde (passées, présentes et à venir), donc sur des vies humaines, bien que cela soit contre mon éthique (voilà pourquoi j’ai tendance à dire “malgré moi”, bien qu’en définitive cela ne soit pas le cas). Mon action en tant que citoyen lambda ne se limite pas qu’à ma sphère de contact, mais aussi, par des choix de vie, sur une multitude de choses loin de moi : c’est l’effet papillon.
Toi qui lis, tu agis aussi d’une manière ou d’une autre sur le monde. Malgré toi (relativement), tu participes à ce qu’un gars presse la détente, d’un côté ou de l’autre de la planète, d’un côté ou de l’autre de la frontière. En ça, je suis, tu es, nous sommes tous aussi responsable de la vie, de la mort d’un homme.
Consensus est fait.
Il me reste comme pouvoir celui de la parole, et celui de blâmer par ce biais les fabricants d’armes qui entretiennent la mort.
Si seulement l’appétit vorace et la cupidité de ceux qui ont le pouvoir d’orienter les courants d’idées (quelques individus, au nombre que j’estime totalement au hasard à moins d’1% de la population mondiale) pouvaient s’atténuer, peut-être qu’on (le reste du monde) serait moins sujet à s’envahir, à se faire la guerre, à s’approprier le droit fondamental de chacun : le droit de vivre en paix.
Quant à choisir par passion (ou non d’ailleurs) un métier plutôt qu’un autre, une activité plutôt qu’une autre, j’oriente mon choix sur ceux qui feront, à mon sens, le moins de dégât comparé au bien qu’ils peuvent engendrer.
C’est pas facile de faire des choix. J’aime bien avoir chaud, j’aime bien manger, j’aime bien glander (devant un ordi ou dans les airs).
C’est pourquoi j’ai un peu de mal à me faire des amis militaires. Je ne leur jette pas la pierre pour autant (d’autant qu’ils ont un fusil), même si je n’approuve pas qu’on tue quelqu’un, même par obligation (un meurtre n’est jamais gratuit), car je pense qu’effectivement je dors mieux que quelqu’un qui a dû donner la mort directement.
Cordialement, et avec tout mon respect et amour pour tous. Soyez heureux et aimez-vous les uns les autres.
(message non subventionné par Jésus et ses potes)
Pipou François
ps : c’est dur de s’exprimer pleinement et d’être concis… désolé si vous avez l’impression que je mélange tout… je me comprends, c’est déjà ça, et ça ne donne pas lieu à polémique.