@ Brad: oui je me doutais bien et pis c’est marqué sur ton profil; désolé j’aurais du mettre du smiley: c’était une boutade à propos du “nez automatique” car je me demandais ce que ça venait faire dans ce topic!
Ah oui, en effet, rien à voir, me suis fait induire d’erreur par ma mémoire qui m’a rappelé ce post de LaBrune: [quote] Le Shark Nose d’Ozone est un système qui utilise des joncs rigidificateurs en bord d’attaque, ce qui crée des micro-ajustements réflexes de l’incidence du bord d’attaque. Cela donne une meilleure glisse en l’air, et évite certaines fermeture par une sorte de “pilotage automatique” de la voile.
[/quote]
extrait de ce topic:
Pour en revenir à la question du surpilotage conditionnée par la peur du shoot vers l’avant, peut-on, en conditions réelles (et non sur un lac) se fier aux angles d’abattée donnés dans les test d’homologation ? La peur de se retrouver dans la voile est tout-de-même bien présente … chez moi du moins
bof… Si tu pars sur un décro et que tu remontes les mains de suite, y’a des chances que tu dépasses les valeurs de l’homologation (qui ne teste pas cette manoeuvre…).
Si tu sais prendre une porte de sortie (bras haut rapide quand la voile est un peu devant toi), tu n’as presque pas d’abattée!
Si elle est pile poile au-dessus de toi, tu fais une tempo tardive et brève.
Moralité: on devrait tous faire un peu d’acro, pour apprendre à piloter le surpilotage.
Le p.v. d’homologation dit “Sortie d’un décrochage stabilisé maintenu
Angle d’abattée en sortie: abattée comprise entre 30° et 60°”. Tu veux dire par là que mon vrac ne correspond pas à un décrochage maintenu (involontairement) ?
Oublie l’homologation.
C’est pas ton certificat EN qui va te sortir d’un décrochage! La solution c’est plutôt un pilotage adapté, qui peut transformer un vrac-qui-fait peur en un petit incident qui ne t’empêche pas de poursuivre ton cross.
On peut apprendre l’acro en SIV. Mais sérieusement, c’est pas en faisant un SIV (~2 décros téléguidés avec plein de gaz au-dessus de l’eau) qu’on peut être sûr d’avoir la réaction appropriée dans toutes les situations futures.
@Dewan : Arf, en effet, la définition de la brune du Sharp nose correspond en effet à celle du nez automatique.
Il y avait un article dans Parapente Plus sur le nez automatique il y a quelques mois, c’est peut-être là que tu l’as vu…
Petit exemple :
Si tu decroche la voile parce que tu surpilotes une sortie de decro, tu vas decrocher ta voile alors qu elle est devant toi. C est typiquement la cas si tu freines une abbatee et que tu affiches toujours du frein apres la fin de l abattee (dans la phase d acceleration).
Dans ce cas la, tu te rends compte du probleme : Merde j ai decroche, ca vole plus … allons y bras haut. Entretemps avec le pendule la voile se retrouve derriere toi (tout en etant decrochee).
Aile derriere toi + decrochee + bras haut = TUMBLE meme avec une voile tres gentille.
Bref … l homologation de sortie de decro, c est assez eloigne de ce qui peut arriver en vrai vrac.
Après il y a SIV et SIV.
J’ai fait mon premier ce printemps, 3 jours bien remplis.
Pour parler des décros, j’ai fait les 2 premiers “téléguidés” comme tu dis, puis les 4 suivant en “liberté surveillée”. Evidemment ça ne laisse pas présager d’une réaction parfaite en cas de souci dans le bouillon mais je pense que ça pourra aider si jamais.
Je ne parle pas de tout ce qu’il y a autour de la manoeuvre en stage (briefing, mentalisation, exécution, débriefing, vidéo) et qui aide bien a assimiler des choses. Merci David E.
Oui, c’est sûr que ça aide. Mais 6 décros, ça reste peu. Et avec le stress de l’action (personne ne viendra creuser un gros trou et le remplir d’eau sous toi pendant ton sketch), et l’effet de surprise, attention les dégâts.
En tout cas c’est un truc que j’ai réalisé en commençant la voltige: je suis beaucoup plus serein de cross. Quand j’ai un vrac, je reste zen. Mais ça vient en pratiquant beaucoup: perso il m’a fallu une quarantaine de décrochages pour pouvoir le faire en étant complètement détendu.
Chacun choisit de bosser ce qu’il veut en pilotage et avec quel engagement. Mais plus on est à l’aise avec toutes les phases de vol et de non-vol, plus on a de chances de s’en sortir, non?
@akira: j’ai l’impression que tu étais là lors de mon sketch. Ta description me fait revivre mes impressions. Si je résume qu’aurais-je du faire? Ça décroche (ou ne vole plus) à la base pour une question de putain de cisaillement. Aurait-il fallu que je remonte complètement les bras et ne contrôle que brièvement l’abattée ? (à quel moment exactement?) (presque au max d’amplitude ?).
Ce que j’ai vécu en SIV ne correspond pas à la violence et surtout au retard de mise en vol réelle.
A+ et un grand merci pour vos analyses et explications
P.S pour ce qui est de l’accro … je suis bien d’accord mais n’ai plus l’âge pour m’y mettre … ni les aptitudes
Entièrement d’accord. J’hésite encore un peu à bosser le décro tout seul mais c’est prévu. C’est certainement pas avec 6 manoeuvres réussies que c’est acquis.
Après j’ai toujours en tête une aventure en entrainement de décro dont l’issue moyenne aurait pu être franchement problématique. ( Man’s) J’avoue que ça me refroidi un poil.
Pour en revenir au sujet du vrac, je pense aussi que beaucoup on tendance à sur piloter. Perdre 100m sans re voler ça sent bien ça quand même.
Petit exemple tout frais : hier aprem, déco de Planfait (encore lui) frontale en sortie de déco dans une aérologie vivante, debout sur les freins, décro, retour au sol. Bras cassé. Pilote expérimenté. Je ne connaissais pas le pilote mais je lui souhaite bon rétablissement.
Sinon, pour revenir au sujet, je pense que chaque vol est une occasion de perfectionner son pilotage: dès que j’ai un peu de gaz et que les environs sont dégagés d’obstacles (relief et autres pilotes), je fais mes gammes: tangage, wings, 360°… tous les exercices que j’ai appris en stages init, perf et SIV, et à chaque fois j’augmente un peu l’amplitude des mouvements dans les limites de mes possibilités bien entendu!
Edit: je vois que vous focalisez sur le décro mais ce n’est pas là le fond du problème, il s’agit juste de savoir gérer une abattée!
C’est justement la question, d’autant plus intéressante que je m’étais fait 3 frontales en 1 mois avec une Sigma 7. Le shoot et la bascule arrière m’avaient vraiment surpris mais j’avais bien réagi en ne contrôlant que l’abattée sèchement mais très brièvement, probablement au bon moment (lequel … je ne sais plus). Mais bon, j’avais constaté que cette voile n’était pas à la hauteur de mon pilotage. Là, avec l’Atis 3, elle me convient bien, mais comme je n’avais jamais vécu un vrac complet, j’ai très certainement surpiloté ce qui explique les 100m de perdus. Contrôler des abattées, je m’y amuse parfois en laissant faire en sorte de 360. Par contre dans un vrac, il y a plus de paramètres à gérer (piloter) ou à ne pas gérer (pour éviter de surpiloter) … et l’effet surprise est très différent.
L interet (mais aussi le risque) du decro pour travailles les freinages d abattee, c est que (du moins au debut) ca sort souvent pas tout a fait comme tu voudrais et ca rajoute un element de plus que les entrainement de freinage d abattee en sortie de 3-6 par exemple.
Evidemment l inconvenient c est si la sortie part vraiment en sucette … c est plus de l entrainement mais de la gestion d incident …
Je suis assez d accord avec Laurent sur l avantage de faire un peu de voltige pour rencontrer des situations bizarres.