parapente, mini parapente ou mini voile pour moi ???

Moi je rajouterais bien une quatrième couche pour thonyf: même si j’ai aucune idée de ton niveau, de ta capacité de progression, d’analyse, etc., une chose est sûre à mes yeux: débuter le parapente avec autant de certitudes et d’assurance que toi, c’est jamais très bon. Et il y a quelques jeunes très sportifs et talentueux à qui ça n’a pas réussi…

EDIT: TO= tour operator. On voit que thonyf vit en station, il a une haute opinion des touristes qui y font vivre tant de monde… :roll:

la encore je suis pas d’accord
sur un premier siv tu fait des truc que bien souvent en stage perf personne te fait faire
les B, fermeture asymétrique , auto rot , évitements…
on est pas obligé de faire des decro; des vrilles et des sat tout de suite
il y a plein de truc a faire des 20 vol et qui te permette de progresser vite
le seul problème a faire un stage siv si vite c’est que ton pilotage progresse plus vite que ton analyse des conditions aerologiques et que tu te prends quelques temps pour superman
a prendre en compte

autorot a 20 vols … je vois pas trop trop l’interet … m’enfin … c’est juste mon avis. Et je sens qu’on va etre d’acccord avec Surfair :wink:

sauf que meme des A ou B ca part en autorot quelque fois quand meme et lors du passage de brevet de pilote on a une nana qui a finit au secour a 100m sol en autoro avec une A sur des petit wing pas mechant
meme roulis tangage il y en a qui flippe a enseigner ca en ecole donc le siv est tres interessant quelque soit le niveau
au fait on parle assez souvent des jeunes pilotes qui savent pas descendre et a qui on apprends seulement a monter non ?
il y a plusieurs niveau de siv en fonction des pilotes

Bon on relance un débat sans fin mais voilà mon avis:

Tu as raison, il y a plusieurs niveaux de SIVs, mais ce qu’on peut faire à un siv à 20 vols, on pourrait tout aussi bien le faire en école.

Il est clair qu’un siv peut être utile suivant la pratique du pilote mais à mon avis il ne sert pas à grand chose avant en tout cas environ 150-200 vols parce que malgré que le pilote parvienne à faire les exercices, il ne comprend pas forcément ce qu’il fait et ce qu’il se passe.
En plus à mon sens un SIV ne sert à strictement rien si on ne continue pas à s’entraîner après. Or en dessous d’un certain niveau il est facile de prendre peur et de ne plus jamais refaire ces exercices.
Je ne dis pas que tout pilote est censé faire des décros à chaque vol, mais suivant la pratique que l’on souhaite, il faut un minimum d’entraînement

Il me semble que le pilotage (de base ou plus poussé) est un apprentissage de longue haleine, c’est pourquoi je ne crois pas trop au concept de “stages” où on est censé tout apprendre en 3 jours.
Personnellement je n’ai jamais fait de SIV mais ai appris progressivement, au fur et à mesure de ma progression, les techniques qui me semblaient utiles à ma pratique (souvent après que quelque-chose me soit arrivé en conditions réelles, je voulais comprendre donc je le refaisais, si possible en école au début).

Je continue à m’entrainer et essayer de nouvelle choses quand j’en ai l’occasion et ceci me semble plus bénéfique que de faire 3 jours à fond pour se sentir invincible et finir par se brûler les ailes.

Par exemple il est vrai que c’est possible de se prendre une autorot involontaire en wings avec une EN A, mais on peut nettement minimiser le risque avec des vols en école plutôt que d’attendre de faire une conner** pour se réveiller, faire un “stage” et être de nouveau invincible.

V’la mon avis à 2 balles

Slt

un conseille su tu veux devenir un vieux pilote :

commence par te fait la main (ou moins 1 ans de vol régulier) avec une voile HOMOLOGUE EN VOL, car au delà du matériel, tu as tout a apprendre sur le vol et ces surprise qu’il te resserve.

si tu sort de l’école et que tu compte te faire plaisir et voler longtemps alors commence avec une voile sortie école.
le besoin de changer d’aile pour plus performant se fera ressentir tous seule avec l’expérience. d’ici la tu aura rencontré quelques scetch qui t’aurons forgé une idée d’avoir une aile plus délicate a piloter.

quant au SPEED rinding et ses dérivé, ne s’adresses pas a des débutants, ce n’est que mon avis toutes ces aile neutre spirale sont fait pour des pilotes confirmé, qui peuve méme se faire piégé malgré leur exerience!!! le neutre spirale sa tue.

@++

???

'tain, tu reviens de 2 semaines sans connection et tu lis des fils dans le genre, t’as juste envie de tout couper de nouveau,

ps Obruni : TO = “tour operator” si j’ai bien compris

Tschüss

Précisions qui peuvent être utiles :

[quote=“leviking73,post:12,topic:32103”]
Je vole depuis deux saisons en montagne rando/paralpinisme sous une Ultralite 19 homologuée 55-95kg.
L’UL19 a été homologuée avec Seïko pour la fourchette basse et un athlète de 90kg pour la fourchette haute.
Pour ceux qui le connaissent, Toph est un “beau bébé” façon 3ème ligne centre de rugby, qui fait facile 90kg tout nu. Il vole en montagne sous une UL19.

J’ai prêté la mienne (sur la photo de l’avatar) l’an dernier à un copain moniteur pour faire un biplace avec son gamin de 9 ans, la voile chargée à pas loin de 120kg. Il y avait tant de vent au col des Frêtes qu’il ne se sentait pas de décoller sous 25m². Ils ont volé 3/4h et le môme n’est pas près d’oublier ce vol.

Tout ça n’a évidemment qu’une valeur indicative…

Ugh !

C’est cool de pouvoir te donner de l’occupation… avec nous tes loisirs sont assurés, un peu comme si on était un TO… mais où est le “troupeau de cons” du coup ???

Attention, la lol est homologuée pour un ptv 55-75 kg

http://www.nervures.com/fr/?categorie=Produits&page=Parapente&produit=Lol&details=Infos_techniques

:bisous:
Je crois que c’est un bon état d’esprit que de rechercher les techniques qui sont utiles à sa pratique.
C’est un drôle état d’esprit de commencer le parapente avec comme préoccupation en tête la gestion des vracs (comme si on commençait la voile en songeant d’abord au naufrage) ou encore la volonté d’envoyer du gros. M’enfin bon, chacun son truc hein ?
Un SIV peut-être en lui-même une technique nécessaire à la pratique. Je pense qu’il peut débloquer certaines personnes ou leur faire faire des choses qu’elles ne feraient pas seules. Ça devient de la psychologie, c’est à chacun de se connaître un peu pour savoir ce dont il a besoin.
Mais on n’a absolument pas besoin de SIV pour savoir voler.
Je le répète car on a tendance à l’occulter : le pilotage en sécurité d’un parapente est quelque chose de très simple ; il fait appel à des gestes techniques faciles. Tout stabiliser, piloter à tension constante, temporiser, redonner de la vitesse, ne pas rester sur des positions figées, contrer à la sellette, se raccrocher là où ça reste tendu, laisser tourner ou garder un cap en fonction de la proximité du relief, suivre les coutures, jeter un secours,… tout ça n’a rien de difficile et il peut très bien suffire de le savoir en théorie pour très bien l’appliquer dans la réalité.
Pour certains ça ne suffit pas et il faut un SIV. On est dans la psychologie et le SIV c’est de la psychologie.

Pour en revenir à l’exemple de l’autorotation en aile école, oui c’est possible de s’y mettre mais c’est très facile d’en sortir. Il peut y avoir perte de repères à cause de la rotation, effort très important à fournir à la commande, viscosité mentale et panique. Mais ce qu’il y a à mettre en œuvre n’est pas du domaine de la broderie, pas de raison de finir sous secours ni de partir en SIV.
Quand ça tourne et qu’on ne sait plus quoi faire, on applique le “freinage tempo” préconisé par Marc Boyer et si on est sous une aile raisonnable ça sort.
Pour voler en sécurité, il est important d’avoir une bonne culture des solutions de survie.

Salut et fraternité,

J’enfourche mon dada, Montjoie et ventre saint-gris ! :grrr2:

Mmmmouais… la culture de survie n’est ni livresque ni orale, elle passe par des techniques qui doivent avoir été apprises et appliquées.
Même une voile sage peut fermer et partir en autorot, et cela accélère si vite que le réflexe de contrer sans toucher au frein, qui a été éduqué en SIV, ne vient pas spontanément au pilote peu expérimenté en détresse.

Se faire aspirer par un nuage peut arriver sous une voile sage, c’est terrifiant, et quand on ne sait pas s’échapper efficacement on fait quoi ? On essaye d’appliquer ce que les copains ont conseillé, à commencer par les oreilles… mais monter aux oreilles est terrifiant, alors on fait des cercles, mais cela monte encore, alors on lubrifie sa culotte et on se dit que, quitte à se faire peur, autant essayer d’engager la spirale… Il y a tous les ans des gens qui s’écrasent en ne sachant pas sortir d’une spirale, alors raconter que c’est de la rigolade avec une voile “raisonnable” ne fera rire personne, même si c’est vrai… quand on sait le faire.
Quand on s’est sorti de ce genre de plan, on fait un SIV avec un expert qui conseille en temps réel.

Que celui qui apprend tout seul sans se faire peur ni risquer des gros vracs m’écrive, il a gagné. :mrgreen:

Même avec une voile sage, ou “raisonnable”, on peut se retrouver complètement à la rue avec une grosse frontale suivie d’un shoot mahousse, alors on fait quoi ? Bon sang, mais c’est bien sûr ! On met son PC en marche, on cherche un WiFi pour se connecter sur le forum, on recherche le présent fil de discussion et l’intervention de notre cher Surfair ? Il vaut mieux avoir l’apprise par coeur ? Désolée : quand il faut réagir très vite, il faut que les réflexes aient été bien éduqués.
Bon, c’est vrai qu’à Annecy il y a le lac et pas mal d’écoles viennent y faire leurs SIV, même les Allemands de Flugschule Hirondelle, qui sont à 700km. C’est sans doute un peu différent du côté des Pyrénées. :mrgreen:

On m’objectera que le pilote peu expérimenté qui se fait des chaleurs n’avait pas à voler dans de telles conditions, oh les belles âmes ! Il se trouve quand même que les conditions puissent parfois évoluer très vite et qu’entre le moment où on s’en rend compte et celui où on est posé cela puisse être assez rock n’roll.

Au risque d’être vilipendée et taxée de radotage aggravé, je maintiens qu’un stage SIV fait partie de la progression de tout pilote qui ne veut pas se limiter pendant des lustres à des ploufs en air calme, et qui ne veut pas sentir sa peau et ses os en péril quand ce n’est plus calme du tout et qu’il y a des risques de faire un gros vrac si on pilote comme un sac de charbon.

On peut “savoir” sortir quelqu’un d’une crevasse ou poser un rappel sur piolet éjectable, mais tant qu’on ne l’a pas réellement fait ce n’est que du vent. On apprend ça dans des stages et on s’exerce.
On peut “savoir” piloter une voiture - ou une moto - sur neige et glace sans équipements spéciaux… encore faut-il l’avoir mis en pratique pour réellement rouler en sécurité. Cela ne se fait pas en sortant de l’auto-école avec quelques lectures pour tout viatique.
"Les exemples vivants sont d’un autre pouvoir
“Un prince dans un livre apprend mal son devoir.” (Corneille) :prof:

Mon cher Surfair, je respecte ton expérience mais il me semblait opportun de t’apporter une contradiction. :bisous:

Ugh !

C’est très bien le SIV, mais c’est pas une fin en soi. La finalité, c’est la sécurité, et ça passe par un savant équilibre entre analyse des conditions, connaissance de soi, aile adaptée, maîtrise du pilotage, etc.

Dans tout ça, le SIV n’est qu’un accélérateur de ce dernier critère. Il permet de gagner du temps dans la progression, ok, mais encore faut-il avoir intégré les autres critères et être déjà parvenu à un bagage suffisant pour exploiter ce qu’on apprend en SIV.

J’ai gagné quoi ?

:mdr:

dans le même style je cherche absolument a tirer le secours dans un endroit adapté
je sais que pour moi c’est très important pour faire sauter un verrou mentale et ne pas perdre de temps le moment venu
faut il encore trouver un site autorisé car a priori annecy ne l’est plus

Pourquoi (ça ne lui vient pas) ?
Comme je te l’ai déjà raconté dans un autre fil, lorsque j’ai eu à l’époque ma première voile compétition, lors de mon premier vol avec elle j’ai fait ma première heure d’affilée en l’air, ma première asymétrique à 50% et ma première cravate.
J’ai contré sellette et pris un cap hors relief et j’ai sorti ma cravate à la suspente de stabilo comme c’était déjà à l’époque écrit partout. Rien de difficile dans tout ça.
Avec la même quelques mois plus tard, on me prétend qu’elle fait facilement la vrille à plat. Je ne le crois pas.
50 m au-dessus d’un atterrissage je vérifie donc : j’enfonce brutalement une commande. Merde oui, c’était vrai ! Vrille à plat aussi sec. Je relève aussitôt les mains, j’avais lu que c’était ça qu’il fallait faire. Abattée, un poil de contrôle mais à peine. Chance, en plus je ressors face au vent et je pose comme une fleur juste après le rappel pendulaire.
Les autres me prennent pour un frimeur car ils croient que je l’ai fait exprès :oops: !
Si j’étais sorti vent de cul je sais aussi ce que j’aurais fait : roulé-boulé et je n’aurais fait mal qu’à ma réputation.
Il y a 4 ans un copain du club fait un tour de vrille à plat en appuyant trop en thermique avec une aile perfo. Il fait la même sortie impeccable et continue son vol. Il ne s’est jamais entraîné, il lit ce qui arrive aux autres et ce qu’il faut faire.

Je suis désolé mais je suis un grand défenseur de la culture livresque.
Bien sûr il faut parfois éduquer le corps mais je pense que le golf est beaucoup plus difficile que le parapente.

Exemple qui ne me concerne pas mais dont j’ai été témoin il y a quelques années : une pilote cinquantenaire fait une énorme cravate avec son aile standard (!). Elle constate qu’elle ne peut pas la sortir mais qu’elle arrive encore à se diriger tant bien que mal. Elle se vache en fond de vallée dans cette configuration.
Elle n’avait jamais appris à le faire mais elle avait lu quelque part la conduite à tenir en pareil cas.

2003, été de la canicule, un copain s’épuise 30 minutes à fuir en 360 l’aspiration d’un énorme congestus. Tu connais le truc, t’es centrifugé et le bazard tire si fort que tu descend à peine à -1. Au bout de 40 tours, tu peux plus tenir, tu reviens à plat, tu ressources et tu remontes dans l’aspiration. Tout à refaire.
Au bout d’une demi-heure, épuisé, un peu gagné par la panique, il abdique, se met aux oreilles et accélère sans plus se préoccuper des turbulences qui lui font flapper ce qui lui reste d’ouvert de son aile. Il finit par sortir assez facilement de la zone. “Si j’avais su, j’aurais commencé par là !” dira-t-il.
Oui, c’est pas d’un geste technique compliqué qu’il manquait, c’est de culture.

Rien. Si on ne sait pas quoi faire c’est le mieux. Et si on ne tombe pas dans sa voile, ça se passera bien.
En plus c’est rare que les frontales shootent en sortie si on n’a eu aucune action…

Salut Surfair et tous mes autres admirateurs, :mrgreen:

Un mien copain, que je trouve très con, dit que l’expérience des autres c’est un peigne pour les chauves. Il refait donc les mêmes conneries que les autres et il refuse de corriger les siennes parce qu’il ne veut pas savoir que ce sont des conneries.
Je n’étonnerai personne en précisant qu’il aime beaucoup les Shadoks.

[i][b]Rimaye des Droites, peu avant la nuit. Nous venons de redescendre 600m dans la face N à coups de rappels, sous la neige, nous sommes trempés, gelés et fatigués par la tension nerveuse. Dernier rappel, nous avons pris pied sur le glacier d’Argentière et quand je rappelle la corde elle fouette et se coince à 12m. Dialogue :

  • Bon, je m’encorde, tu m’assures et je vais la chercher, c’est à vaches.
  • Pas question, pense à Gervasutti !
  • OK, c’est ta corde.
    Je sors l’Opinel et je coupe. Mon copain avait lui aussi lu “Montagnes, ma vie” et il savait comme moi comment Giusto Gervasutti s’était tué en allant rechercher un rappel coincé.[/b][/i]

Pour en revenir à la controverse amicale :bisous: avec Surfair, je précise que j’ai toujours tenu le plus grand compte de l’expérience des autres, en alpinisme comme en parapente et en pilotage automobile, et que c’est en regardant piloter Barry Sheene que j’ai appris à aller bien sur le mouillé quand je courais en moto.

[i][b]Couloir Whymper, un petit matin d’août. Nous avons bivouaqué sous le sommet de l’Aiguille du Jardin, sommet de l’Aiguille Verte à 7h, bonnes conditions pour descendre. Au milieu du couloir, la neige me plait. Dialogue :

  • J’ai une idée : et si on descendait en ramasse avec les crampons ?
  • Tu es dingue ?
  • Armand Charlet l’avait fait avec un client, Terray et Lachenal aussi au Bietschhorn, et j’ai déjà fait à l’Aiguille d’Argentière. La neige est parfaite, c’est skiable et on ne risque pas d’aller loin si on se loupe.
    Aussitôt dit, j’y vais pour voir. Cela “fait” bien, il me suit et nous voilà partis à toute pompe, nous croisons une cordée complètement ahurie et en quelques minutes nous sommes à la rimaye. Ce matin-là, nous avons mis 3/4h pour descendre le Whymper.
    L’année précédente, dans des conditions épouvantables, j’avais mis 7h.[/b][/i]

21 Avril 2009. 74ème vol, ciel bâché. Mon parachute est au pliage, ma voile est au marquage et je vole sous une Dolpo S de 23m². Je me fais aspirer au-dessus du lac, il doit y avoir un congestus au-dessus du stratus. Oreilles… bipbipbip… cercles…bipbip… angoisse… 360 engagé ? Je ne sais pas faire, alors je tourne à 45° d’inclinaison en tenant bien l’extérieur, 4 tours à gauche…bipbipbip… 4 tours à droite… bipbip… encore 4 à gauche… bip… la dérive m’a fait sortir de la zone dangereuse, je me remets aux oreilles avec l’accélérateur… bip… bip… puis plus rien. Ouf ! Cela descend tout doucement mais cela descend.

Le lendemain, sous une Arriba XS. Deux ploufs sympas, la voile me va bien et au 3ème vol il y a de la brise, petit soaring… Gast ! Ce n’est pas bon du tout, je décide d’aller poser et je m’écarte du relief. Brutalement, à 200m/sol, je ne sens plus rien, je tombe, la voile claque très fort et elle shoote devant, quasiment à l’horizontale. Dans ce genre de plan, que faire ? Me reviennent en mémoire mes lectures de l’hiver du bouquin de Pierre-Paul Ménégoz : j’ai encaissé une frontale, l’abattée est due à une reprise de vitesse de la voile, “reste bras hauts en la tenant bien, cela va sortir”… Tout ça se passe très vite… et je revole… en marche arrière ! C’est une énorme rentrée de vent qui vient de mettre tout le monde à la rue, les atterrissages se font tous en catastrophe. Un pilote se met exprès dans la haie de cyprès du plombier, je plante un 360 très agressif pour me remettre face au vent près du sol et poser en marche arrière en roulé-boulé avec des tours de freins frénétiques, les biplaceurs sont à l’agonie mais ils s’en tirent bien grâce aux copains qui attrapent leurs freins.
C’est passé, avec une voile de 21m². Avec la mienne, qui en faisait 24, je serais partie sur les toits de Talloires.

Après ces deux alertes, j’en ai parlé à Pierre-Paul. Il avait vu mon sketch, il m’a dit que dans des conditions aussi violentes je m’en étais bien tirée et que j’avais le niveau pour faire un SIV, que j’apprendrais beaucoup de choses et que je pourrais voler plus sereine. J’avais (ré)appris à voler avec lui l’année précédente, suite à un grave accident, c’est un formidable pédagogue et j’ai toujours suivi ses conseils. :bisous:
Quand j’ai un doute, j’en parle à Pierre-Paul. C est un grand bonhomme, il le sait et il sait aussi rester humble.

Ugh !

Quelle chance …

Ugh aussi.

Quelle chance …

Ugh aussi.
[/quote]
Akira se fout de moi avec une ironie que j’apprécie. karma+

Re-Ugh !

slt

:floodstop:

@++