Moi je verrai plutôt ça comme ça :
Le type, lui, a fait sa traversée pour lui, il se sentait obligé. Et un peu aussi pour la reconnaissance, c’est normal à ce niveau. La société a besoin de gens comme lui qui repoussent les limites. Et a preuve qu’il voulait un peu de gloire : il emporte une caméra !! Pourquoi emporter une caméra si ce n’est pour dire ensuite “regardez j’y étais” ? Ça ne peut pas être seulement pour faire son petit album photo perso.
La femme, elle, se retrouvant seule pour terminer le film inachevé, se voit obligée de modifier légèrement le scénario. Et parce qu’il faut bien faire le deuil, elle transforme le film en hommage émouvant. Ne serait-ce que pour l’éducation du petit, histoire qu’il ait un papa-héros.
Mais attention, je n’ai pas vraiment de preuves, mais le coté “sensationnalisme” est complètement indépendant de la femme. Il est dû au réalisateurs ou autres. Ce qu’on voit dans le film selon mon sentiment, c’est que le cours des évènements n’appartient pas à cette femme : on la voit presque contrainte à conduire à droite et à gauche, pour donner des interview le bébé dans les bras.
Et enfin, j’avoue comme certains l’ont déjà dit ici que cet homme avait un côté “amateur” qui m’a carrément choqué au début. (Il semblait vraiment se lancer dans l’inconnu. Après quand on voit sa biographie on le comprend beaucoup mieux.) Tout n’était pas préparé à la perfection, il semblait ne connaitre la météo que superficiellement. Le matériel par exemple : n’aurait-on pas pu trouver un système étanche pour Casper ?
Pourquoi s’est-il lancé dans la traversée quand même : car c’est l’essence même de l’aventure, accepter l’imprévu. Si il lui fallait attendre du matériel parfait pour faire l’exploit, alors il serait resté couché.