recap des accidents mortels

Pour information et même si ce sont de celles que l’on ne voudrait pas avoir.

En octobre, un deltiste est venu alourdir le bilan des accidents fatals du Vol-Libre.

En novembre c’est un parapentiste qui s’est rajouté à cette liste dramatique.

Nos pensées attristée à leurs familles, proches et amis. :cry:

Il semblerait que cela porte le nombre de libéristes décédés à 28, en comptabilisant les pilotes Français licenciés ou non à la FFVL, accidentés en France ou à l’étranger et les pilotes étrangers accidentés en France. :shock:

Puis,

Petite précision, l’auteur de l’article en question n’est pas du fait de Philippe Marck mais de son fils Cyrille champion de France d’acro en 2008.

http://www.parapentiste.info/forum/competition/nouveau-champion-de-france-dacro-2008-t8671.0.html

Bref des idées de “jeune” avec une expérience avérée de la voltige qui ne peut/devrait pas se voir soupçonné de mentalité old-school.

C’est presque étonnant que son article n’ai pas suscité de réaction, soit il faut vraiment croire que seul les essais de voile intéresse le lecteur des magazines ou qu’il n’y a vraiment que très peu de contributeurs du Chant du Vario qui sont aussi lecteur de PPM.
À moins que, autre hypothèse possible, de tels articles dérangent par trop en rappelant aux uns ou autres qu’ils sont concernés par ces definitions telles que surconfiance, optimisme illusoire, conscience statistique voire inconscience…
Car je ne peux pas croire que tout simplement la sécurité et quand elle n’est pas là, l’accidentalité qui en résulte, n’interpelleraient pas le plus grand nombre d’entre nous.

Wowo, tu es trop pressé à tirer des conclusions. Ont se calme ! :grrr:
PPM #174 n’a pas encore fini de :speedy: l’Atlantique.
Nous en sommes encore au #173.
Prière de ne pas vendre le punch.

Je n’ai pas lu d’articles de ppm depuis un baille. Il se trouve que celui là je l’ai lu ce we chez un pote. Je n’y ai pas trouvé de nouvelles idées qui n’aient pas été développées ici.
Par contre mon attention a été attirée par l’encart sur les siv dont je partage l’idée et je trouve très courageux d’en parler ainsi. Je n’ai pas l’article près de moi mais il me semblais y avoir lu que pour un ptit djeun’s, il a qd même commencé début 90 (mais peut être que je me trompe)

L’article parle de 1995 pour situer ses débuts en parapente, il a eu sa Qbi en 2003 (18 ans mini ?) et est moniteur depuis 2004. Il me semble qu’il doit être à la mi-trentaine. Pour moi qui a plus de 20 ans de plus, il est jeune.

Adulte mais jeune et c’est en cela que je trouve sa réflexion intéressante car elle ne sort pas d’une tête grise obnubilé par la sécurité de ceux qui pourraient être les enfants voire petits-enfants mais d’un esprit “jeune” avec certainement encore des ambitions sportives dans sa pratique.

On ne peut pas, je pense, avoir eu l’ambition et la motivation pour devenir champion de France dans un sport (quel qu’il soit d’ailleurs) sans être encore animé par un esprit porté vers la performance et à minima l’excellence dans les compétences pour “ses” élèves.

Et pourtant il ne craint pas d’afficher clairement la philosophie défendue dans leur école en ecrivant ; "Dans notre école, nous enseignons le vol en sécurité, en gardant de grosses marges, quitte à voler moins ou à frustrer nos élèves Bien sûr que beaucoup d’autres écoles fonctionne sur le même principe mais finalement peu ont le courage de le dire, de l’écrire.

Car ne nous leurrons pas, dans notre société de consommation nourrie aux jeux électroniques à vie multiple ; la simple idée de l’éventualité annoncée de sortir frustré d’un stage de parapente que l’on a payé sous prétexte que les conditions météo, par exemple, n’aient pas été au rendez-vous, peut être impensable et pousser à choisir ailleurs ou le discours sonne plus prometteur. Et déjà en ça, je trouve son article courageux et s’il n’y a rien de fondamentalement nouveau, tout me semble bon à rappeler.

Ensuite ses encarts sur les stages SIV et leurs dérives et aussi sur l’apprentissage “indispensable” des techniques de descentes rapides. Cela aussi on a déjà eu l’occasion de le lire ici et là (et même ici sur le fofo) mais de profiter d’une double page dans une revue spécialisé a grande diffusion, la aussi faut faire preuve de courage et d’honnêteté quand on sait combien de bizness tourne autour de ces stages à 150 € la journée en moyenne.

SIV ou une bonne part des pilotes font ou beaucoup de tangage pour finir par se mouiller le slip après quelques sorties chandelles plus ou moins loupées réussies. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’ils y vont la fleurs au fusil beaucoup trop tôt dans leur progression sans vraiment savoir ce qui les attend et en quoi ça consiste, charmés par les sirènes de la mode et du marketing.

En fait, il me semble, avis tout perso, que ces stages SIV donnent à certains pilotes une fausse illusion sur leur compétence à gérer une éventuelle sortie du domaine de vol dans la vie réelle. Un peu comme de croire que savoir spiraler face planète met à l’abri de tout nuage, déjà la perception du face planète… (cf : la discussion ici sur le fofo du lancer de secours suite à “aspiration” malgré les tentatives de descentes rapides apprises en SIV)

Le SIV est un super outil de progression personelle quand il est fait aux bonnes etapes du parcours continu d’apprentissage (car évidemment, ce n’est pas la participation à un SIV qui suffit, sauf peut-être pour… savoir à partir d’où on fait de l’huile)

On pourrait d’ailleurs faire le parralelle avec la vidéo de déco par vent fort proposé par Vincent sur un autre fil. Le pilote en question devait se croire compétent et échappe à la punition que par chance et bonhomie de sa voile et le pire est qu’il doit vraiment se croire doué puisque cela s’est “encore” une fois bien passé.

Je pense sincèrement que beaucoup de moniteur et d’école et notre millieu en général devraient tenir un discours dans la direction de celui de Cyrille Marck et du Centre Ecole du Markstein.

Je pense même que toutes les écoles mettront ça en avant.
Pourtant sur le terrain, on voit de grosses différences entre les limites des uns et des autres.

A+
L

mouais, le gars ex voltigeur qui te dit qu’il trouve impressionnant de faire une sortie chandelle et que même avec du pognon il n’irait pas le faire en siv… y a que moi que ça fait tiquer ? On dirait surtout de la mauvaise foi.
Pour le reste, restons humble et gardons des limites, ok pas de soucis.

T’es en forme :wink:
:trinq:

A+
L

:stuck_out_tongue: :trinq:

edit : mon message initial évoquait bien sûr l’article de ppmag, pas Laurent hein !

Ah oui oui; je l’avais bien compris. Pas de soucis.

Je pense qu’il y a très peu de lecteurs de PPM dans les gens qui ont 10 ans de pratique.

A lire le récit que tu en fais de cet article, j’ai l’impression que les idées du père sont désormais celles du fils.
Je confirme que le CEM a toujours été parmi les écoles les moins téméraires, bien souvent les premiers à renoncer et les derniers à jouer aux fusibles.

Si c’est un article sur la sécurité, peut-être que Cyrille accepterait qu’il soit largement publier, et surtout débattu, c’est comme cela qu’on progresse.

Je n’ai pas lu l’article.
Je fais parti de ceux qui croient qu’il n’est pas nécessaire de faire un SIV pour pratiquer ce loisir en “sécurité”.
Par contre je suis en total désaccord avec cette phrase “Le SIV est un super outil de progression personnel quand il est fait aux bonnes étapes”

Je pense que l’on peut faire un SIV dès que l’on est autonome, cela ne peut être qu’instructif.
Les pilotes qui se prennent pour des champions après être sorti d’une auto-rotation provoquée ou après un décrochage étaient déjà dans la catégorie des pilotes téméraires avant le stage à mon sens.

Est ce que le fait de faire un SIV à un impact sur l’accidentologie? Je doute qu’il est un impacte négatif mais j’aimerais connaître la réponse statistique.

Sûr, ça fait au moins 15 ans, si pas plus, que ppm (Parapente Mensuel) n’existe plus.

Salut MichM, content de te lire. :trinq:

La mort, les accidents, la maladie, les blessures irréversibles, la paralysie et la vie. Vaste débat intérieur. Je suis fataliste de nature : quand ce n’est pas notre heure, ce n’est pas notre heure. Et des fois c’est notre heure alors que l’on ne cherche rien.
On pourra s’entourer de toutes les précautions (moto, parapente), si ça se trouve on chopera un cancer à cause des ondes wifi ou du nuage atomique laissé échappé par la Russie ou juste parce qu’on aura bu trop de thé ou mangé trop de viande d’origine inconnue. Bref… nul ne peut prédire quand sa dernière heure sera arrivée.
Ce n’est pas pour cette raison que l’on doit ne pas surveiller sa prévol ou se lancer dans l’air sans analyse. Car rien ne vaut la vie, un beau coucher de soleil et la liberté de se déplacer sans aide.
Mon mémoire de deuxième cycle était sur l’insertion des personnes handicapées dans le monde du travail et je sais à quel point ne pas avoir ses deux jambes et ses deux bras ou sa colonne vertébrale intacte peut rendre la vie tellement plus difficile.
Quand on voit les prouesses réalisées par les médecins pour sauver une personne, quand on voit la somme considérable de moyens déclenchés pour sauver une seule personne en montagne par exemple, on ne peut évidemment pas se dire que la vie en vaut rien. Quand on sait que normalement le lendemain, on sera toujours sur cette terre alors que d’autres dans des pays où règnent la guerre, la famine ou la pauvreté, rien n’est moins sûr, alors oui on n’a pas le droit de se dire que notre vie n’a pas d’importance. Même écrire des c… sur le Chant du Vario a une certaine valeur :wink: alors vivons notre vie comme on le sent, vivons nos passions comme si c’était le premier jour, avec enthousiasme et prudence. Tout est certes relatif mais une fois là-haut, on n’aura plus vraiment le loisir de s’adonner à ce qui fait notre bonheur ici bas.
Je préfère cent fois mourir instantanément dans un accident de moto ou de parapente plutôt que gémir sur un lit dans d’atroces souffrances dues à je ne sais quelle maladie, mais le plus tard possible quand même !

Encore une terrible nouvelle : nouvel accident mortel cette année (un de trop bien sûr) survenu à Cuges-les-Pins(13) hier.
2017 est vraiment une année maudite en matière d’accidentologie.
Je le connaissais un petit peu (nous avions partagé une journée “Voler mieux” ensemble cette année, justement à Cuges-les-Pins).

Toutes mes condoléances à sa famille et à ses amis.

Message envoyé par son club “Les Pins volants” :

La peine s’abat sur nous.
Philippe xxxxx, moustache, nous a quittés hier jeudi 7 décembre lors d’un accident de vol à Cuges les Pins.
En début d’après midi, Philippe décolle du sud-ouest en compagnie de deux autres pilotes. Leur vol se passe normalement pendant une quinzaine de minutes quand une violente rentrée de sud provoque le drame.
Philippe se sent reculer au relief et actionne son accélérateur.
L’aile subit alors une fermeture asymétrique massive entraînant le pilote dans une rotation rapide et fatale.
Philippe était bas, une vingtaine de mètres, il n’a pu réagir ou tirer son secours.
L’impact lui fut fatal et les premiers secours donnés par les personnes présentes et ensuite par les secours rapidement arrivés n’ont pu le sauver.
Philippe était notre ami, avec un cœur énorme. Toujours un mot gentil, toujours à apporter son aide spontanément, sans contrepartie.
Notre tristesse est énorme, mais la joie que tu aies fait partie de notre vie et que nous ayons fait partie de la tienne est encore plus grande.
Philippe tu vas nous manquer et toutes nos pensées et tout notre amour se tournent vers Anne-Marie ta femme.

Bon vol pilote.

Vincent, président du club.

Que cette année est dure alors que le parapente nous apporte tant de joies et d’émotions positives…

Marc

Bon vol avec les anges et mes condoléances à ta famille et tes proches.

Condoléances à la famille, que dire de plus, ça prend aux tripes…

Nos pensées à sa familles, ses proches et amis. :frowning:

C’est la deuxieme personne que je connaissais un peu, et sur laquelle je peux mettre un visage, qui part!

C’est pas que j’etais un copain (je pense qu’on aurait pu le devenir car il etait d’une grande gentilesse et toujours de bonne rencontre), car je ne le rencontrais que depuis un an, mais ce matin quand j’ai appris cette triste nouvelle, ca m’a foutu le moral a zero et ca m’a fait cogite une bonne partie de la journee…connaissant le site et le bonhomme, qui etait je pense quelqu’un de prudent, ca remet en cause pas mal de chose dans ma facon de penser la pratique

pensees pour sa famille

ps: je ne suis pas sur qu’il soit opportun de laisser le nom de la victime sur le forum, je laisse les modos faire comme bon leur semble

[quote]Leur vol se passe normalement pendant une quinzaine de minutes quand une violente rentrée de sud provoque le drame.
[/quote]
Au delà de la peine de voir un pilote de plus partir cette année, cette remarque m’interpelle et mériterait d’être expliqué.
Était-ce annoncé (renforcement du vent météo prévu par les modèles météo) ? Le vent était-il déjà présent et plus modéré ?

On a malheureusement souvent des récits d’accidents qui font état de changements brusques notamment de la force du vent. Mais parfois en creusant un peu ce n’est pas si simple…

Merci