taille d'une ultralite 3

Je plussoie.
Ma petite UL1 (19m²) est de 2009 et en 2011 elle était déjà si paresseuse au gonflage que je l’avais donnée à contrôler. En 2013 ce fut très difficile pour Scott lors du RedBull Elements, la voile ne montait carrément pas dans du tout petit, et en 2014 ce fut Guillaume, un tout bon des épreuves marche & vol, qui fut à la peine. Je ne l’ai utilisée en 2014 que par vent assez fort et elle fut parfaite.
Le bord d’attaque de mon UL1 est très mou et les mylars (qui n’ont pas ramolli) sont si minimaux qu’ils ne le rigidifient pas. Avec des joncs, il n’y a plus de mylars donc on ne perd pas en légèreté, et la voile garde une forme compatible avec un décollage sans vent, ce qui est quand même souvent le cas en (haute) montagne.
Je garde mon UL1 pour le gonflage par vent fort et pour un vol à skis de temps en temps. Elle n’est plus vendable depuis longtemps.

Ma U-Turn a plus volé en 2014 que mon UL 1 depuis 2009 et elle est toujours parfaite.

Ceux que je connais et qui volent sous UL3 disent tous que c’est “un bon nounours”, pas rapide et très médiocre planeur mais facile en toutes circonstances. C’est ce qu’on demande à une voile de ce genre et il ne faut pas attendre beaucoup plus d’un profil école en très petite taille.
Quand j’ai opté pour la U-Turn l’an dernier, c’était justement parce que l’UL3 n’est pas rapide et que j’avais (et ai toujours) en mémoire des vols “difficiles” pendant lesquels je m’étais fait reculer et qui auraient pu très mal se finir. J’ai souvent volé en 2014 en compagnie d’UL3, de Yéti, LOL et autres Masala et je ne regrette pas mon choix, même si ma voile est nettement plus pointue en pilotage.

Pour revenir dans le fil de discussion, je n’envisage pas l’Ultralite avec plus de 19m². Cette 2ème voile n’est pas un compromis, c’est une optimisation pour allier la légèreté extrême et la facilité de pilotage. Compactée, elle tient dans un sac à dos d’alpinisme et on peut grimper en paroi avec dans le sac une voile pour redescendre, qui pourra être mise en oeuvre à peu près n’importe où pour décoller dans toutes les conditions volables.
C’était notre fantasme il y a 40ans.
Avec une Ultralite et une sellette Néo, plus besoin de popotes, réchaud, bouffe, matériel de bivouac etc, on n’aurait pas eu des sacs plus lourds et on n’aurait pas couru autant de risques liés à la météo, on ne se serait pas cassé les genoux ni les vertèbres dans des descentes épouvantables, souvent difficiles et dangereuses.
Les alpinistes d’aujourd’hui ont bien de la chance.
:trinq:

Salut,

Pour la taille, celle-ci dépend quand même un peu du PTV, n’est-ce-pas ?
Je pèse 75 kg nu, donc entre 85 et 90 kg de PTV (selon le matos emporté).

Si je devais remplacer mon UL 1, je prendrais peut-être une UL 3, mais sûrement pas en 19 m² (avec le peu de vols que je fais et mes 68 balais dans un mois !), sans doute en 21 m².
Mais la taille 21 m² n’existait pas sur l’UL 1 (c’était 19 m² ou 23 m²).
Comme je pensais la 19 m² trop vive et réactive pour mon niveau et ma pratique, j’ai opté pour la 23 m² et pour le moment tout se passe bien avec (ou plutôt “passait” car mon dernier vol date du 8 octobre 2013, soit plus de 15 mois maintenant). :bang: :bang:

Marc Lassalle

Exact.
Une illustration avec une P-Light (c’est pas une Ultralite mais je trouve que la vidéo illustre bien le propos):
http://www.youtube.com/watch?v=IrwJBtNXCCs

Rassure-toi, Marc, j’ai le même âge que toi et à poil je suis à peine plus légère.
L’UL1 19m² a un PTV de 55-90. Ce n’est pas du tout un avion quand on vole en haut de fourchette et en 2009 la mienne a fait un biplace par vent fort, le pilote ( :bisous: Bruno) était un moniteur-compétiteur-biplaceur très aguerri… qui n’osait pas tenter de décoller avec la voile de 24m² qu’il avait prise. Même avec ma 19, il m’avait demandé de sécuriser son décollage (son passager était son fils de 9 ans).
Après un vol pareil, chargée à 120kg, mon Ultralite 19 avait pris une claque… mais au contrôle elle s’avéra tout à fait conforme sauf pour la porosité. Les tests en vol, réalisés par Cedric Nieddu (Certika) fin 2011, ne révélèrent rien d’anormal quant au comportement.

Ma U-Turn de 21m² (PTV 60-100) est rapide et plane bien, l’accélérateur est efficace mais ce n’est pas le même profil et elle est beaucoup plus allongée. J’y trouve une sorte de synthèse entre l’Awak 18 (pour la vitesse et la vivacité) et l’UL 19( pour la facilité et l’extrême légèreté), outre qu’elle se décolle d’un coup de fesses sans avoir besoin de tirer sur les A et qu’elle se pose aussi facilement que l’Anakis ou la Diamir, des références.
A mon sens, une voile montagne doit être ultra-légère et la plus petite possible tout en offrant une facilité de mise en oeuvre et de pilotage en toutes circonstances.
Ce sont là les qualités principales des Ultralite d’Ozone, de la Yéti de Gin et autres.
Avec leurs défauts.
De ce point de vue, mais c’est lié à mon expérience de pilote et à la mémoire traumatique de mes accidents, ma U-Turn “Everest” est une aberration pour une voile montagne avec son suspentage non gainé hyper-fin, son allongement important et son homologation EN B aux forceps (son profil, son comportement et son pilotage sont typiquement EN C) mais elle est très saine et facile à vivre, pour 2,6kg.

Les petites surfaces suscitent chez beaucoup une sorte de crainte instinctive et je les comprends, je me rappelle combien je serrais les fesses lors de mon premier essai avec l’UL19, à laquelle il me fallut un peu de temps pour m’habituer (j’étais encore assez novice). Pourtant on ne peut pas dire que des voiles de 18 à 21m² soient des minivoiles quand elles se comportent à 100% comme des parapentes.
Rââââhhhh ! J’ai envie de voler.
:trinq:

salut,

petit avis sur le sujet après mon premier vol à planf avec ma 19m² acheté ce jour…
évidemment, à la montée c’est énorme, par contre, au déco…

Je DETESTE les élévateurs dyneema, à voir à l’usage si je m’y fait, ùais là, on sait pas où est le devant le derrière, les A, les B… vraiment, j’aime pas.

Ensuite déco sans vent, la voile monte, mais je ne ressens AUCUNE portance, je freine et je recommence
2ème essai, un peu moins symétrique, toujours pas de portance, mais j’ai la voile au dessus de la tête alors je mets les gaz et décolle les pieds dans les arbres avec la grâce et la dextérité d’un hollandais volant un weekend de mai…

à voir demain pour de nouveaux essais, mais là, je suis pas trop capable de décoller dans la neige… ça tombe bien y’en a pas encore :wink:

aujourd’hui déco dans 10-15 de face, forcément, c’est plus facile

mais je reste inquiet pour un déco en léger cul avec 50 de neige :?

Oui mais là, à part s’appeler Jonathan Edwards y a rien à faire !
C’est un parapente, pas un hélicoptère !

Il faut être un peu pervers pour aller décoller A PIED dans la neige par vent de cul… mais l’Ultralite 19 peut le faire : les petits passants en extrados permettent de la fixer au sol pour que le vent de cul (c’est toujours cul au ras de la neige) ne roule pas le bord d’attaque.
Il est vrai que la voile monte vite mais il faut cavaler à fond de ventrale pour décoller.
Je l’ai aussi décollée par léger vent de cul en utilisant le rouleau pour la gonfler, puis GAZ !.. le procédé est hardi mais il fonctionne bien sur une pente herbeuse (comme le col des Frêtes / Dents de Lanfon) ou skis aux pieds.

Les élévateurs en tresse Dyneema se manipulent facilement, les A sont marqués en rouge, je m’y étais très vite habituée. Sur les Ultralite 3 ce n’est plus de la tresse mais c’est kif kif.
Le souci ce sont les freins, “fixés” avec des velcros. Il faut bien démêler tout ça pour ne pas décoller avec une drisse de frein coincée dans les élévateurs, mais quand cela arrive on pilote très bien avec la drisse en main, sans utiliser la poignée (comme quand on pilote au sol).
J’avais remédié à ce souci en 2009 en remplaçant les velcros par des petits clips en plastique, et je raccrochais les freins tout de suite quand j’étais posée. Je n’ai plus jamais eu d’emmêlement.
:trinq: