Ta remarque me semble très intéressante car les BE des 3 stages cross que j’ai fait m’ont tous dit que seul l’alti est nécessaire en cross (contrairement au vario).
Voler avec ou sans vario
J’invite tous les apprentis crosseurs qui sont persuadés par de belles paroles que le vario ne sert à rien à venir tenter “à poil” des cross significatifs (autres que du local étendu) dans les Pyrénées ou encore dans les plaines du Sud-Ouest…
Savoir ou on est dans la masse d’air avec un peu de précision me parait être un élément de sécurité important.
Suivant l’altitude et la vitesse approximative de descente, tu peux juger si il faut commencer à penser à rentrer à l’attéro pour pas être trop court par exemple. Bon, il y a souvent un moyen de déduire son altitude, par rapport au sommet environnant, mais avec la parallax, c’est pas tjs bien facile. L’alti permet de savoir si tu es à 200, 300, 400m sol, chose délicate sans appareil.
Les deux (vario et alti) sont complémentaires, c’est sur, mais si on devait en choisir qu’un ! Et comme beaucoup de gens qui volent sont issu de la montagne, il possède soit déjà une suunto, ou alors peuvent en acheter une qui servira à toutes leurs activités.
D’ailleurs, je serais curieux de savoir si les alti des appareils spécifique parapente sont plus performants que les montres alti ?
Ca reste un capteur de pression atmo, donc je suppose que c’est proche ?
Bien sur je parle pas des modèles intégrant un GPS qui lui à l’altitude GPS.
a++
Les fils traitant du même sujet ont été fusionnés. Ne vous étonnez pas si les messages ne sont plus trop à leur place (ordre chronologique).

:grat:
Heu, c’est sûr ! Vu que c’est un vario.
Alors là, pour l’avoir sur la mienne, je suis pas du tout d’accord Juju. Pour moi, le vario n’est pas du tout exploitable en vol. L’alti, par contre, nickel.
Mais pour en revenir au sujet, perso je vois pas trop l’intérêt de m’en passer. Voilà comment je vois les choses:
Avantages:
- sécurité (avoir toutes les infos utiles devant soi pour connaître rapidement sa situation, même sans regarder grâce au bip de montée ou au sale beuuuuuuuup de descente)
- facilité (non seulement c’est indispensable pour bien enrouler loin de tout repère visuel, mais ça permet aussi d’optimiser la montée tout en préparant la suite du vol, en pilotant au son sans être concentré à 100% sur le thermique)
- praticité: enregistre les vols (durée, thermiques, descente max…)
Inconvénient:
Ben faut l’acheter quoi!
Mais l’inconvénient de la perte des sensations n’en est pas un: le vario n’étouffe rien à mon avis, on continue à ressentir la masse d’air avant l’info du vario, et il nous empêche pas d’observer ce qui nous entoure. Pis de toute façon, je pense que tous les pilotes qui ont un vario sont amenés de temps en temps à voler sans, ou sans le son (volontairement ou non).
Est-ce qu’une montre alti est aussi précise qu’un alti-vario ? Je ne sais pas mais ceux qui ont les deux peuvent faire le test facilement.
Par exemple, si je pose mon Brauniger sur une table il m’indique une altitude et lorsque je le soulève d’un mètre, il m’indique un mètre de plus… Faut voir si une Suunto fait pareil…
Sûrement des BE Alpins, non ? Habitués aux circuits en appui relief…
Suivant les endroits où on vole le vario peut s’avérer un formidable atout. On optimise les transitions au vario.
Ton intégrateur réglé sur 15 ou 20 secondes te donne la qualité de la portion d’atmosphère que tu utilises. Sur des valeurs pas loin de 0,5 en transition, il vaudra mieux voler lentement d’autant plus que tu es dans une dérive qui t’intéresse. Les valeurs sont supérieures à ce dont tu as l’habitude bras hauts ? Faut accélérer. Ainsi sur une simple transition de 2 km, il est fréquent d’arriver 30m plus haut en optimisant au vario. Et 30m en cross ça peut séparer la vache, du record de France…
Sur des transitions de plus de 6 km au milieu de nulle part, les différences peuvent être phénoménales par rapport à celui qui laissera juste voler bras hauts !
[quote]Par exemple, si je pose mon Brauniger sur une table il m’indique une altitude et lorsque je le soulève d’un mètre, il m’indique un mètre de plus… Faut voir si une Suunto fait pareil…
[/quote]
c’est un peu extrême quand même. La sunnto patinera un peu. En revanche, fait le test dans un ascenseur ! Entre le pied de mon immeuble et mon étage, ca marche très bien 
En stage cross, cette technique a été effectivement mentionnée.
Mais on nous a surtout appris à faire la même chose avec un altimètre programmable (avec saisie préalable de valeurs liée à la polaire de l’aile concernée).
En principe, cela revient exactement au même.
De toute façon, je n’en suis pas là. Mais cela confirme quand même qu’il existe une méthode sans vario.
En fait c’était un stage “Se passer à tout prix de vario !” :mrgreen:
D’après certains pros de l’enseignement cross, le pilotage à l’altimètre représenterait le summum de l’art du vol plané de distance.
Je pense qu’ils savent que très peu de leurs élèves maitriseront simultanément les 2 techniques avant de nombreuses années.
Du coup, ils préfèrent peut être se focaliser sur celle de l’altimètre pour que l’on continue à travailler nos sensations en thermique tout en connaissant au moins une technique de cross de distance. Bref, c’est comme cela que j’ai compris leur approche.