Votre progression en vol ...

Développe, je trouve ça intéressant… Qu’entends tu par : trop vite ?

il faut bien faire gaffe quand on arrive au printemps, quand on débute, a vouloir voler, voler et encore voler , on peux vite ce faire peur car on n’a pas suffisamment d’expérience pour comprendre ce qui ce passe. a voir les autres ça a l’air facile mais après …
en gros je pense que le plus dure quand on débute c’est justement de ce brider et de ne pas trop voler !!!

plus que “trop voler”, c’est plutôt voler dans des conditions et des endroits pas adaptés à son niveau. En gros, il ne faut pas se surestimé ou avoir confiance en soit trop vite.
Le sujet a déjà été abordé des 10aines de fois il me semble :wink:

Tout à fait d’accord sur le fait " pas suffisamment d’expérience pour pas comprendre ce qu’il se passe"
Après, certains peuvent comprendre rapidement ce qu’il se passe aussi, tout en restant prudent, car tout bon pilote l’est à son niveau je pense!

ouais c’est pour ça que je ne développe pas plus :wink:
mais en gros on est d’accord hein :mrgreen:

oui, c’est comme partout, y’a des doués et des moins doués. Par exemple, toi, tu fais plus parti des doués que moi :oops:
C’est vrai en parapente comme au ping-pong, sauf qu’au ping-pong, un excès de confiance, tu vas juste te prendre une raclée. En parapente, ça peut être plus délicat… Se faire peur, ça bloque pas mal la suite (quand ça se fini pas le pied dans le platre :canape: … ou plus).

Pour avoir été plutot dans le cas “j’évolue tres vite et je m’en prend une qui fait mal” je plussoie avec les ceusses qui disent attention avec l’exces de confiance… apres la gamelle remonter en selle n’est pas toujours évident. :?

C’est clair, mais je pense que “excès de confiance” = “va trop loin par rapport à son niveau”, donc " mec qui manque de sérieux ".
J’entends pas là : chercher un thermique sous le vent d’une dent a 40 mètres paroi. Certains le font, moi j’y arrive pas, car " manque de confiance ". Peut on appeler ça de la prudence ? :wink:

attention, tu fais un raisonnement bien tranché… si la limite était si simple à tracer, ça rendrait la vie plus facile…

C’est relativement facile de dire ça. En pratique, c’est difficile à appliquer… Personnellement, j’ai dépassé la limite sans m’en rendre compte, et ça s’est fini en plâtre :mrgreen: Y’a plein de fois où je pense que j’ai laissé passer de chouettes vols “pour être raisonnable” (des volants dont c’est le 1er printemps font le st eynard alors que moi je reste en local car je trouve ça trop fort… J’ai été trop timide? ou eux ont été trop confiant ? (ou je suis une quiche, mais chut)), y’a d’autres fois où je n’ai pas été raisonnable…

Comment peux tu affirmer que tu n’as pas trop confiance en toi ? T’as à peine 100vols, t’as 60h au chrono l’année passé, et tu fais des vols qui envoie du paté… Comment tu fait pour juger que t’es pas aller trop vite ? Ton exemple de thermique sous le vent, il est biaisé, tu pars de la solution en disant “si y’a un truc sous le vent, je n’y vais pas”. A mon avis, le débutant qui se met sous le vent, il ne sait pas qu’il est sous le vent et qu’il va finir en paquet cadeau. Le gars qui s’en met une en sachant avant qu’il joue à la roulette, c’est un autre problème… Mais bien souvent, tu te rends compte que t’es au mauvais endroit quand c’est trop tard.

Juste pour clarifier, quand je te prend en exemple, c’est juste pour illustrer. C’est un mauvais exemple car la sélection naturelle t’aurais rappelé à l’ordre si tu volais au dessus de tes capacités :clown:. Mais assez souvent, genre à st hil, tu croises des gars en l’air sous des ailes écoles qui font des trucs qui font un peu :affraid: (le dernier en date que j’ai vu, c’est une Alpha4 qui trouve rien de mieux que de pomper comme un malade en entrée de thermique puissant…). Je suis sûr que ce même gars, tu peux le trouver sur les crêtes du st eynard un jour où ça pompe, et c’est peut être pas trop sa place… Si ça se trouve, il n’a jamais vu son aile fermer, les contres il a juste vu ça dans les livres,…

Pour info, à StHil, tu peux trouver un endroit qui porte le nom de “la combe à piwi”. C’est une bonne illustration de quelqu’un qui n’est pas spécialement “pas sérieux”, et qui pourtant semble avoir eu une petite montée de confiance :mrgreen:

Donc à mon avis, le “il ne faut pas aller trop vite”, c’est un conseil pour dire de ne pas s’enflammer trop vite et se forcer à ne pas trop griller d’étapes… même si on est presque sûr qu’on le fera/refera tous un moment…

:+1: :pouce:

pour moi exces de confiance, c’est pas être au mauvais endroit,
là on s’en rend compte et on fait gaffe …
c’est être au bon endroit comme d’habitude
et pas se rendre compte que cette fois, …
(je pioche dans ce qui m’est arrivé, cocher la case qui vous va bien)

  • aujourd’hui les thermiques sont trop forts
  • le vent a forci (ou la brise est rentrée plus fort)
  • à cet endroit, fallait pas pouser l’accélérateur

L’exces de confiance, c’est croire au fond de soi
que la voile va encore nous pardonner notre petite erreur de jugement
(nous on en fait que des petites hein, les grosses c’est pour les imprudents)
parce qu’elle est DHV-truc ou super saine ou …
Et souvent ça pardonne alors on y croit encore plus fort …

:coucou:
Globalement d’accord avec thierry,marc et seb sur l’excès de confiance, dont on a en effet souvent parlé. Je voulais juste dire qu’il faut aussi faire attention à l’excès de prudence, qui peut-être tout autant voire plus accidentogène (et peut-être aussi cause du malaise en l’air pour certains d’entre nous, cf le topic sur la gestion du stress).
Avec le recul, je pense que c’est à cause de ça et d’un manque de pratique que j’ai moi aussi fini dans le plâtre. Si j’avais été plus sûr de moi, je n’aurai pas cherché à tout prix à rester dans le terrain pour atterir, j’aurais eu le cran de faire demi-tour quitte à attérir vent de cul sans à avoir peur de la vitesse/sol, et je me serai peut-être fait mal, mais surement moins, et j’aurai pas fait un sketch aussi lamentable à 5m sol.
La leçon pour moi, c’est que le parapente (du moins le vol en thermiques), c’est pas comme le vélo, faut pratiquer régulièrement et progressivement, et ni se surestimer, ni se sous-estimer.

Dans tous les sports de risque (j’ai pratiqué l’alpinisme face nord, le ski de haute montagne, la moto sur circuit et maintenant le parapente), il y a deux moments dangereux entre tous :
1 - Quand on commence à se sentir à l’aise et qu’on a tendance à ne pas voir qu’on risque sa peau.
Qu’est-ce que je foutais sur la Tournette le 2 octobre 2007, toute seule, un mois après avoir débuté, pour un vol que j’avais déjà fait en conditions idéales et dont je n’avais pas perçu les dangers ? J’ai failli me tuer, j’ai eu une chance fantastique de m’en tirer en vie, toute cassée mais en vie.
2 - Quand on est très fort, qu’on a tout réussi et qu’on oublie qu’on risque sa peau.
Lionel Terray était un très bon et il est mort comme un sarpé en tombant au Gerbier dans du facile, idem Hermann Bühl parti avec une corniche au Chogolisa. Eric Tabarly était le meilleur et il est allé au jus en commettant une faute de débutant. Et Jean-Marc Boivin, qui avait décollé de l’Everest en septembre 86 (fantastique exploit, avec les voiles de l’époque !) et qui s’est tué en faisant un truc à la gomme pour la télé.

Il arrive que la Montagne ne veuille pas et qu’on se tire d’un accident quand d’autres ont laissé leur peau. Il faut toujours rester modeste et savoir renoncer. Le meilleur exemple est celui de Marc Batard, qui fit demi-tour à 50m sous le sommet de l’Everest parce que les conditions étaient devenues si hostiles que s’il avait continué il n’aurait pas pu redescendre.

Il faut savoir ne pas décoller quand les conditions aérologiques sont trop difficiles ou trop malsaines, ou qu’on ne les “sent” pas, de même qu’un marin ne prendra pas la mer ou qu’un alpiniste restera au refuge. Quand cela devient trop fort et qu’on se fait tabasser, il faut savoir aller poser, aux vaches s’il le faut quand le terrain a une aérologie malsaine.

Ce n’est pas parce que d’autres volent qu’on va pouvoir voler. J’ai vu des bons se faire des sketches pas possibles, je n’aurais pas aimé être en l’air à ces moments-là. Voler c’est LE PIED mais pas à n’importe quel prix.

Bon ben cette fois je peux le dire …il y a un an jour pour jour je faisais mon premier vol :speedy:
Depuis j’ai un peu plus de 100 vols et mon plus long cross bouclé est de 5O km :ppte:
Il m’a fallut énormément de temps pour arriver à décoller proprement :vrac: … beaucoup d’heures de gonflage :sos: , de travail au sol :banane: et pas mal de Whisky :bu: LOL pour oublier les frustrations :bang: :bu:
Mais au final ça reste un tel plaisir et… quelle passion !!! :soleil: :soleil: :soleil:

Il y a un an je rêvais de passer de la Bliss à l’AVAX XC2 et de faire mon premier 100km en plaine.

Aujourd’hui je vole en AVAX XC, je rêve toujours de faire mon premier 100km en plaine.

Sinon je pense de plus en plus à abandonner le parapente qui me casse un peu les burnes question déplacements et parawaiting pour reprendre le stick : j’ai une base de planeurs à 6 km de la maison.

J’me paierais bien ça tiens si j’avais assez de thunes :

http://www.segelflug.de/classifieds/upload/53023.jpg

J’avais posté un truc à ce sujet sur un autre fil peut-être pas ad hoc.

J’ai une théorie comme ça sur l’évolution du parapentiste.

T’as une espèce de sinusoïde qui représente la confiance que t’as en toi. L’axe horizontal c’est le temps qui passe. L’axe vertical c’est la confiance en soi : tout en bas tu doutes de tout et tout en haut t’es immortel … enfin c’est ce que tu crois.

Si la courbe touche le bas tu arrêtes de voler.
Si la courbe touche le haut … bin en fait t’es virtuellement mort, la réalité ne tardera pas de te ratrapper.

Après ça monte et ça descend en fonction des vols que tu fais, des expériences bonnes ou mauvaises de chaque vol. Tu te fais peur sans te faire mal ça descend un peu. Tu fais un 100 bornes ça monte un peu. Tu vas dire bonjour aux taupes pendant ton vol tu descend beaucoup. Tu enroules un +15 avec amorce de grosse frontale en sortie récupérée en tappant un tumblig … tu montes énoooomément.

Après tout est question de chance ou de hasard. Tant que tu descends assez pour te laisser de la place pour parfois monter à grands bonds tu deviens un vieux pilote. Si tu descends tout doucement et toujours un peu plus que tu ne montes, tu finis rat de déco (t’as aussi l’option avec tatouages qui ne grandi pas plus la ratisation de déco).

Bonjour,

Deterrage que je trouve interssant…la progression…

J ai souvent vu, entendu et constate que les parapentistes a progression rapide prenaient de mon point de vue, plus de risques les autres.Personnelement,je ne souhiate absolument pas progresser rapidement et prendre le temps de bien comprendre tout ce qu il peut me sembler flou.
J ai une centaine vol et suis toujours sur Alpha 5 je fait des vols de 3 h et je ne cherhce pas la perf mais le plaisir et je suis heureux comme ca.

Bref pour reprendre le topic, il y a un an, un ami instructeur me demande pourquoi je ne passe pas le bp bpc. Je lui dis que ce que je voulais c est voler et pas les etaler brevets ni quoique se soit je n’ai rien a prouver aux autres.
Et cette annee, l envie de partager mes vols m a percutee. Donc je me lance dans le bp et bpc pour passer la Qbi l an prochain.
Comme quoi… les joies du parapente changement de cap et adaptation a la nouvelle situation.

A vous lire… bons vols safes a tous

De la même façon que tu ne voles pas pour les autres, tu ne passeras pas les brevets pour les autres. Tu le fais pour toi et pour ce que cela t’apporte ou va t’apporter.
Dans un 1er temps, tu va t’impliquer à apprendre/comprendre la théorie et la mettre en application dans ta pratique qque tu vas aussi évidemment “travailler” pour répondre aux exigences du/des brevet(s) visé(s).
Dans un 2èm temps les passages théorique et pratiques vont te permettre d’avoir un retour pertinent d’un regard critique qui pourra dans tous les cas te donner d’autres pistes de “travail” pour progresser plus avant encore.
Enfin dans un 3èm temps, tu seras peut-être motivé pour partagé ton expérience avec d’autres que ce soit au-travers du biplace ou de l’une ou l’autre qualifications fédérales (accompagnateur, animateur, moniteur) à moins que tu te réalise dans la compétition.

:pouce:

Bravo et bientôt sur les sites ou ici,

Il y a un an j’avais 30 vols ayant appris a voler hors école ( bien entouré par des collègues parapentiste ) j’étais très craintif en l’air sous ma petite aloha aujourd’hui je suis à 150 vols 520 km et et 90 heures de vols au compteur. Cross de 50km, vaché au retour =(

Aujourd’hui je vole sous une jedi 2 :ppte: et je viens d’acheter une U-turn free force 3 pour cet hiver. Les futurs objectifs sont SIV afin de corriger les mauvaises habitudes et commencé l’accro =D et 100km pour le printemps prochain =P