Voyage au coeur de l'Amérique du sud : Par'Andinisme

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:bravo:

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Bogotá, la Candelaria

Visite du quartier de la Candelaria, au centre de Bogotá. En plus d’être le cœur historique de la ville, c’est aussi un quartier populaire et étudiant très agréable à parcourir. Comme dans la plupart des grandes villes, ces quartiers sont les plus jolis et l’ambiance y est meilleure. Entre les vieilles bâtisses coloniales, on trouve le centre administratif du pays organisé autour de la Plaza Bolivar, reconvertie en patinoire pour les fêtes. Tout autour, on trouve le Palais de Justice, le Congrès et le Palais présidentiel (Palacio Nariño)… la police est plus omniprésente que jamais !
Détour ensuite par la Casa de Moneda, lieu où étaient produites autrefois les pièces de monnaie en argent des colons espagnols, et aujourd’hui reconvertie en musée retraçant son histoire.
Puis coup d’œil à la fondation Botero située juste à côté, où sont exposées non seulement des œuvres du maestro colombien mais aussi une partie de sa collection privée qu’il a donné à son pays (Picasso, Monet, Miro, Pissarro, et bien d’autres…). Nous découvrons à cette occasion un autre paradoxe de la Colombie : lorsque Fernando Botero a voulu faire don de ces œuvres à son pays, afin de lui offrir sa première grande collection d’art contemporain, il estima sa valeur à plus de 64 millions de dollars. Lorsque la collection arriva en Colombie, l’état voulu lui faire payer les droits de douane… il refusa, et ils finirent tout de même par accepter le don sans aucune rétribution financière !

:pouce:

:eclaircie:

Zipaquirá, la primera maravilla que debes conocer !

Direction Zipaquirá, a une trentaine de km au nord de Bogotá, pour visiter la “première merveille de Colombie”, la cathédrale de sel. À seulement quelques mètres sous terre, on trouve un des plus gros gisement de sel du monde, qui provient de l’évaporation de l’océan Téthys à la fin du Crétacé (il y a environ 100 millions d’années) et qui s’est retrouvé emprisonné lors de la formation des Andes. Gisement exploité depuis l’époque précolombienne des Muiscas, une partie de la mine est aujourd’hui ouverte au public.
Au deuxième niveau de la mine, les mineurs avaient au fur et à mesure sculpté des chapelles dans les cavités qu’ils creusaient. Aujourd’hui fermé pour risque d’effondrement, ce niveau n’est plus exploité et une nouvelle cathédrale de sel ainsi qu’un chemin de croix ont été aménagé dans le troisième niveau de la mine, à 180 mètres sous la surface.
L’attrait touristique de ce lieu est entièrement exploité puisqu’on trouve en surface un musée, des restaurants et un beau mur d’escalade, tandis qu’au fond de la mine ont poussé des boutiques de souvenirs, un café-restaurant et même un centre de convention ! Pendant ce temps-là, à l’autre bout des galeries, de l’autre côté de la montagne, on continue à extraire plusieurs dizaines de milliers de tonnes de sel par an.

:trinq:

:soleil:

Villa de Leyva, élu plus beau village de Colombie

Nous quittons enfin Bogotá en direction du nord. À 3 heures de route de la capitale, nous nous arrêtons à Villa de Leyva, dans la région de Boyaca. Nous dévalons les rues pavées de ce petit village ayant conservé son architecture coloniale, et nous arrivons sur la Plaza Mayor, une des plus grandes places d’Amérique Latine. C’est aussi l’occasion pour nous de rechercher un éventuel terrain d’atterrissage, car les pentes surplombant la ville à l’Est sont très attirantes ! Malheureusement, le vent vient lui aussi de l’Est et ce sera le cas pendant tout le week-end. Qu’à cela ne tienne, nous partons alors à la découverte des alentours.
Premier arrêt au fossile de Monquirá, lieu regroupant une belle collection de fossiles de toutes sortes (gastéropodes, pommes de pins, poissons…), et dont la pièce maîtresse est un fossile de 7 mètres de long du nom de Kronosaurus boyacensis (gros crocodile plein de dents).
Nous découvrons ensuite le musée archéologique de Monquirá, qui ne comprend aucun musée mais un alignement de colonnes servant d’observatoire solaire Muisca, ainsi qu’un champ sacré de phallus dressés vers le ciel… la représentation de la fertilisation de la terre par le soleil bien sûr !
Sur la route, nous tombons nez à nez avec la maison des Pierrafeux, entièrement construite en argile !
Dernière étape, les cascades de la Perikera. Malgré l’exploitation touristique du site, avec une tyrolienne qui descend du parking ou encore la possibilité de descendre en rappel une des huit cascades, celles-ci sont tout de même impressionnantes et il suffit de passer les deux premières pour se retrouver presque seuls au milieu de la luxuriante végétation du canyon.
Retour à Villa de Leyva pour le “Festival nacional de las luces”, c’est l’occasion de découvrir les musiques et danses folkloriques de tout le pays avant d’assister à un concours pyrotechnique, avec allumage des feux d’artifices à la main et enfummage massif du public !
Et tant qu’à rester dans le folklore, nous en profitons pour goûter le plat traditionnel de la région : el Ajiaco, sorte de soupe composée de patates, d’avocats, de maïs et de poulet à laquelle on peut rajouter de la crème et des câpres… un plat plutôt nourrissant en somme !

…bizarre non ?!? :grat:

:vol:
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Puisque petitdragon est en vacances, voilà un coup d’autopromo avec notre 1er vol en Amérique du Sud, enfin ! :ppte:

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Sopó, primer vuelo en “el paraiso”

Réveillés par le soleil dans nos hamacs à Gachancipá, le temps est superbe. L’envie de voler monte, d’autant que nous nous situons sur la même ligne de crête que le décollage de Sopó, à une dizaine de kilomètres à vol d’oiseau. Après un bon repas cuisiné au feu de bois, nous redescendons de chez Pedro à pied pour attraper un bus jusqu’à Sopó.
Nous revoilà au même décollage qu’il y a un mois, mais cette fois-ci équipés des parachutes de secours Xtralite que nous a envoyé Sup’Air. Nous observons les pilotes locaux décoller car les conditions au déco ne sont pas encore très stables, puis nous préparons à notre tour. Tandis qu’Aurélie prend son temps et assiste à un beau branchage, Mathieu décolle et se fait rapidement catapulter à quelques centaines de mètres au-dessus du déco, qui se trouve déjà à plus de 3000 mètres d’altitude, grâce à un puissant dynamique.
Les conditions sont douces et permettent de profiter du paysage, de Sesquile jusqu’au Taj Mahal du parc d’attractions Jaime Duque de Briceño.

On finit le vol ensemble, mais on se trouve trop bas pour aller se poser sur le même terrain que les autres pilotes. On se pose alors sur le plus proche des attéros officiels, on ne peut donc pas profiter du transport collectif pour remonter.

C’est donc quasiment 10 kilomètres de marche qui nous attendent avant de retomber sur une route importante, d’où l’on attrapera un bus qui nous ramènera à Bogotá.

Contents !!

Pereira, capital del Eje Cafetero

Le 25 décembre, après 8 heures de bus et la traversée de la Cordillère Centrale par la route la plus haute de Colombie (3265 mètres), nous arrivons enfin à Pereira, capitale de la région Risaralda et de la zone du café “Eje Cafetero”. La ville compte environ 600 000 habitants, ce qui en fait une petite ville pour le pays !
Située au centre géographique de la Colombie, elle n’attire pourtant que très peu de touristes et est plutôt tournée vers le commerce. La ville en elle-même presente peu d’aspects touristiques intéressants car elle a souffert de nombreux tremblements de terre qui ont causé la perte de l’architecture originale. Ainsi, l’attraction phare est une gigantesque statue de Simon Bolivar de plus de 8 metres de haut, rien d’original jusqu’ici, sauf que celui-ci est tout nu sur son cheval ! Drôle de façon de se faire une renommée nationale…
Cependant, les alentours sont spectaculaires et offrent de nombreuses possibilités de randos et de ballades. Les gens ici sont d’une incroyable gentillesse et nous avons fait la connaissance d’une famille via CouchSurfing, les Gutierrez, très chaleureux et accueillants. Ils nous ont de suite pris sous leur aile avec la volonté de nous montrer ce que les environs ont de mieux à offrir, et c’est ainsi que nous avons découvert leur finca à 10 minutes de Pereira, qui domine le Gran Cañon et offre une vue privilégiée sur la Vallée du Cauca.
Nous rencontrons ensuite Nelson Espitia, parapentiste local qui nous fait découvrir son site, sur le Cerro del Nudo, peu fréquenté par les colombiens volants mais qui possède pourtant un gros potentiel. Nous montons au décollage avec tous les pilotes de la ville, c’est à dire lui et son fils, par une piste aménagée par eux-mêmes.
Le soleil chauffe les pentes, et des thermiques puissants commencent à déclencher. Mathieu tire son épingle du jeu et monte jusqu’au plafond à 2500 mètres, soit 500m au-dessus du déco, et profite ainsi d’une vue splendide sur la ville et les environs. L’attéro est un peu technique, avec une finale qui se fait dans une trouée d’un bosquet de bambous, mais le vol vaut vraiment le coup, surtout quand les conditions sont aussi bonnes !

Vol à Pereira, notre premier montage vidéo péniblement réalisé avec notre vieil ordi qui s’éteint dès qu’il surchauffe, c’est à dire souvent !

vidéo : http://parandinisme.blogspot.com/
:bisous:

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Ansermanuevo, que bonita es esta vida !

plus une video sur le site !!! :bravo:

Étape incontournable sur notre route : Ansermanuevo, l’un des plus beaux sites de vol de Colombie. Nous débarquons dans ce tout petit village de la Vallée du Cauca, située entre les Cordillères Occidentale et Centrale, en ce début d’après midi du 31 décembre. L’idée initiale insufflée par Olivier (En route avec aile) étant de passer la nuit du réveillon au déco, nous partons à la recherche de parapentistes qui pourraient nous aider alors que le village se prépare à fêter la nouvelle année.
Après avoir erré un moment dans les rues pentues d’Ansermanuevo, pour une fois sans sentir les regards surpris des villageois devant nos gros sacs, nous apercevons une aile dans le ciel et partons à sa poursuite jusqu’à trouver l’atterro. Nous tombons alors sur un bande de parapentistes très accueillants et apparemment heureux de nous voir débarquer dans la région. Nous faisons entre autre la connaissance de Wisely et Alan, un couple de pilotes installés temporairement dans le village et qui nous propose immédiatement de loger chez eux. Ils essayent en vain de contacter le propriétaire du déco pour nous, mais il se fait tard et ce dernier est déjà occupé à réveilloner…
Nous passons finalement la soirée avec nos nouveaux amis, en buvant des bières tout en regardant le spectacle de feux d’artifices et de “muñecos viejos” en feu. C’est une tradition colombienne consistant à brûler la marionnette de l’année passée, afin de commencer une nouvelle année sur de bonnes bases.
Nous passerons ensuite en leur compagnie quelques journées très agréables et ferons la connaissance de nombreux pilotes locaux, ainsi que des gamins du village, plieurs officiels des voiles en attendant de devenir eux-mêmes pilotes. Ils sont pour la plupart aidés par la fondation “OtroParche”, qui essaye de redonner le sourire aux gamins défavorisés grâce au parapente.
Ici la montée au déco est bien plus extrême que le vol, car la piste est défoncée par les pluies et les Jeeps, dans lesquelles s’entasse une quinzaine de parapentistes avec tout leur matériel, parviennent à peine à monter ! Tandis que les locaux s’entrainent pour l’étape de la coupe du monde qui aura lieu dans quelques jours à Roldanillo, à quelques 100 km de là, nos vols se suivent et s’améliorent en même temps que notre connaissance du site. Nous découvrons les nombreux et puissants thermiques qui nous entrainent jusqu’au plafond, d’où la vue sur la vallée est exceptionnelle.
C’est aussi l’occasion pour nous de découvrir les importantes inondations qui frappent la région depuis quelques temps. Même si le climat s’est récemment amélioré, la plaine est encore gorgée d’eau et l’on peut nettement distinguer les zones où le fleuve est sorti de son lit. Il est difficile d’assister aux dégats sans rien faire, mais nous sommes malheureusement impuissants face à toute cette eau…
Malgré tout, nous aurons passé ici d’excellents moments grâce à la bonne ambiance et à l’accueil chaleureux des “ansermenses”. La nourriture y est bonne, la bière n’est pas chère… ici les étrangers sont les bienvenus, surtout s’ils sont parapentistes !

Super petit film, qui fait bu bien avec notre météo. Merci

Cali, capital de la Salsa

Nous pensions nous arrêter en chemin pour un petit vol à La Unión, où nous avions été invités par un groupe de parapentistes rencontrés à Ansermanuevo, mais la pluie qui nous attendait au réveil nous a vite découragé. La décision a été dure à prendre, mais finalement nous partons directement pour Cali.
Troisième ville de Colombie après Bogotá et Medellin, nous nous y sentons très vite perdus. La ville présente quelques attraits touristiques, mais ici les gens viennent surtout pour danser et faire la fête. Cali, de son vrai nom Santiago de Cali, est réputée pour ses “salsotecas”, sortes de discothèques spécialisées dans la salsa. La Feria qui vient de s’achever et qui a lieu chaque année entre noël et le nouvel an attire des danseurs de salsa de tout le pays, et même du monde entier ! Pour nous deux qui recherchons surtout le calme et la nature, et qui dansons comme des manches, ce n’est pas vraiment la destination rêvée !
Nous allons quand même nous balader dans le centre et découvrir San Antonio, un des plus vieux quartiers de la ville. Sur les hauteurs, nous apercevons le “cerro Cristo Rey”, une statue semblable à celle du Corcobado de Rio de Janeiro qui culmine à 1440 mètres d’altitude.
À cause de la chaleur étouffante de la région, nous dégustons avec joie un rafraîchissant “guarapo”, jus de sucre de canne aromatisé au citron, le tout pressé dans une machine traditionnelle en bois. Ici la canne à sucre est omniprésente, encore plus qu’ailleurs, la région vivant en grande partie de sa culture. Nous quittons Cali après deux jours, en direction de Popayan, avec l’espoir d’un peu plus de tranquillité.

Pensábamos parar en el camino para un pequeño vuelo en Unión, donde habíamos sido invitados por un grupo de parapentistas que conocimos en Ansermanuevo, pero la lluvia que nos esperaba al despertar nos desanimó muy rápidamente. La decisión no fue nada facil de tomar, pero terminamos saliendo directamente a Cali.
Tercera ciudad de Colombia después de Bogotá y Medellin, alla nos sentimos muy rápidamente perdidos. La ciudad presenta algunos atractivos turísticos, pero aquí la gente viene sobre todo para bailar y enrumbarse. Cali, de su verdadero nombre Santiago de Cali, es famoso por su “salsotecas”, tipo de discotecas especializadas en la salsa. ¡ La Feria qué acaba de terminarse y que sucede cada año entre noël y el nuevo año atrae a bailarines de salsa de todo el país, y hasta del mundo entero! ¡ Para nosotros dos qué buscan sobre todo la calma y la naturaleza, y que bailan como mangas, verdaderamente no es el destino ideal!
A pesar de todo, salimos a pasear en el centro y a descubrir el barrio de San Antonio, uno de los barrios más antiguos de la ciudad. En las alturas, percibimos al Cristo Rey , una estatua semejante a la del Corcobado de Río de Janeiro que culmina a 1440 metros de altitud.
A causa del calor sofocante de la región, saboreamos con alegría un refrescante " guarapo ", una especie de jugo de caña de azucar aromatizado con limón, se aprieta la caña en una máquina tradicional de madera para exprimirla. Aquí la caña de azúcar es omnipresente, aun más que en otros lugares, porque la región vive en gran parte de su cultura. Dejamos Cali después de dos días, con destino a Popayán, con la esperanza de un poco más tranquilidad.

merci de partager avec nous un peu de ce super voyage :trinq:

Popayán, la ciudad blanca

Nous pensions arriver à Popayán dans le calme, mais nous débarquons en pleine folie car c’est le carnaval. Surnommée la ville blanche grâce à son architecture coloniale, qui en fait l’une des plus belles villes de Colombie, son carnaval honore bien son surnom puisque c’est l’occasion pour les habitants de retapisser la ville de talc… Dans la région, les carnavals sont appelés “carnavales de negros y blancos”, car le jeu consiste à peindre le visage du voisin en noir, tout en le recouvrant de talc et de mousse. Les rues pavées de la vieille ville s’en retrouvent donc blanchies pour un bon moment ! Nous participons un moment aux festivités, jusqu’à se retrouver complètement trempés et dégoulinants de peinture. C’est aussi l’anniversaire de la ville, ce qui rajoute la possibilité de se jeter des seaux d’eau glacée dessus.
Heureusement, les alentours permettent aussi d’autres activités moins salissantes, puisque Popayán est la porte d’entrée du “Parque Natural Nacional Puracé”. Dernier endroit en Colombie où il est encore possible d’observer des condors, le parc comprend une chaîne de douze volcans appelés les Coconucos, dont un est encore en activité, le Puracé (4646 mètres). L’idée était d’y monter avec nos voiles pour voir s’il était possible d’y décoller, nous changeons cependant vite d’avis en apprenant qu’il nous faut un guide pour l’ascension, car les flans sont minés ! Nous grimperons alors légers sur les hauteurs de Pilimbala pour apercevoir le volcan entre deux nuages, en faisant bien attention de ne pas s’écarter du chemin !
En effet, la région n’est débarassée du conflit armé qui oppose le gouvernement aux FARCs (Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia) que depuis quelques années, le parc et ses infrastructures étaient jusque là aux mains des rebelles et en ont gardé des séquelles…
Nous découvrons ensuite “los termales de San Juan”, sources d’eaux chaudes sulfuriques aux couleurs hallucinantes. La baignade étant interdite par soucis de préservation, l’eau conserve ainsi sa couleur turquoise et contraste avec les mousses et lichens verts, rouges ou orangés, ce qui donne à ce lieu une atmosphère magique.
L’endroit n’étant accessible que par une alternance de routes bitumées et de pistes défoncées, il nous faudra attendre près de deux heures sous la pluie avant de prendre le dernier bus pour Popayán.

Balboa, el balcón del Patía

Après le carnaval à Popayán, nous prenons la direction du Sud et de la vallée du fleuve Patía, un des quatre fleuves les plus importants de Colombie. Nous y trouvons une chaleur étouffante, et nous sommes bien contents de remonter jusqu’à Balboa, petit village niché sur les hauteurs de la cordillère occidentale. Le village jouit d’une vue panoramique sur toute la vallée, ce qui lui confère son surnom de Balcon du Patía.
Accueillis à bras ouverts, nous sommes immédiatement invités à loger chez Ulises et sa famille, tous parapentistes et propriétaires du principal déco du coin, situé à cinq minutes du village.
Malgré l’énorme potentiel du site, les conditions climatiques ne nous permettrons pas de faire des vols d’anthologie. En effet, le brouillard nous empêchant de voler le matin, nous sommes contraints de profiter joyeusement de la gigantesque balançoire du déco, qui nous propulse au-dessus du vide, au cœur du nuage !
Heureusement, les ploufs durent tout de même une bonne vingtaine de minutes, ce qui laisse le temps de profiter du paysage.
L’atterro étant à cinq minutes de la bourgade d’El Estrecho, nos nouveaux amis parapentistes nous y entraînent pour profiter à nouveau du carnaval, et nous nous retrouvons encore une fois recouverts de peinture et de talc ! Nous remontons en fin de journée à Balboa, entassés dans un pick-up à se tenir les uns les autres pour éviter de tomber dans les virages !