Voyage au coeur de l'Amérique du sud : Par'Andinisme

Cayambe, un monumento de la Naturaleza

Après quelques jours passés à Ibarra, réputée pour ses très bons sites de vol, et pour la compétition internationale “Acrolatino”, nous quittons la ville un peu déçus à cause d’une ambiance pas très conviviale à notre goût. Nous continuons alors notre route à la recherche de vols plus sauvages…
Le volcan Cayambe, du haut de ses 5790 mètres, est le troisième plus haut sommet d’Équateur. Gravi pour la première fois par le fameux Edward Whymper, situé au niveau de la ligne de l’équateur, c’est le seul point du globe où température et latitude atteignent 0° !
Nous nous arrêtons donc à Cayambe, la ville du même nom, avec pour objectif de voler depuis le volcan. Après une longue recherche d’informations qui s’avère infructueuse, et malgré l’avis d’un parapentiste local selon lequel il est impossible de décoller du volcan, nous nous obstinons et décidons tout de même de tenter le coup. D’après les photos trouvées sur le net et le blog d’autres parapentistes français ayant gravi le sommet pour y décoller (sans toutefois y parvenir à cause d’un vent trop fort), notre projet ne semble pourtant pas si fou…
C’est ainsi que nous nous retrouvons le lendemain à 5h30 dans le 4x4 de Juan, pour grimper les 25 kilomètres de piste jusqu’au camp de base, le refuge Ruales-Oleas-Berge, à 4600 mètres d’altitude. Malgré le brouillard qui nous accompagne tout au long de la piste, nous parvenons tout de même à repérer quelques terrains d’atterrissage potentiels. Nous arrivons au refuge au moment du lever du soleil, et le brouillard se déchire dès les premiers rayons. Apparait alors devant nous la majestueuse face ouest du Cayambe, et son imposant glacier. Derrière nous, seuls les plus hauts volcans équatoriens parviennent à percer la mer de nuage : Antisana, Cotopaxi, Chimborazo… et les autres, l’Avenue des Volcans est là, dans toute sa splendeur !
Nous restons un moment à nous émerveiller devant ce spectacle unique, tandis que les nuages continuent à se dissiper. Seule la plaine demeure couverte, mais qu’importe, nous repérons un petit plateau idéal pour y atterrir, à quelques 200 mètres sous le refuge. Le vent est nul, le soleil chauffe, les conditions semblent parfaites, il ne nous reste plus qu’à trouver d’où décoller !
Suffisament chargés pour ce voyage, nous n’avons pas amené de matériel d’alpinisme, l’ascencion de sommets techniques sera pour une autre fois. Néanmoins, nous souhaitons décoller le plus haut possible, et nous montons ainsi jusqu’au pied du glacier où nous trouvons un terrain de cendres suffisament grand et dégagé pour y étaler nos deux voiles, à 4840 mètres d’altitude.
Légère brise de face, déco et atterro repérés, tout semble parfait… sauf que les nuages sont en train de monter, et à peine le temps de souffler un coup (bien obligés à cette altitude), nous ne voyons déjà plus l’atterro.
Déçus et un peu frustrés, nous nous consolons avec la vue privilégiée que nous avons du sommet, jusqu’à nous retrouver nous-mêmes dans le nuage.
Même si nous avons manqué de peu l’occasion de voler du Cayambe, nous redescendons très satisfaits de notre première expérience à haute altitude (on est loin des 3000 pyrénéens !), et impatients de renouveller l’expérience.

Une petite vue du Cayambe et quelques photos d’un vol à Ibara : http://picasaweb.google.com/lebanditdemasque2/Equateur#5432721798728723154

superbe
Vivement que je retourne en Equateur… :jump:

                            paysage vraiment sympa,moi qui aime voyager !!!! peut-être la prochaine destination!!!! :grat:

Quito, Patrimonio Cultural de la Humanidad

Quito, ou San Francisco de Quito de son vrai nom, est la capitale de l’Équateur et la capitale (constitutionnelle) la plus élevée du monde. Située à 2850 mètres d’altitude, sur les flancs est du volcann Pichincha, elle s’etend du nord au sud sur une trentaine de kilomètres et compte aujourd’hui près de 2,2 millions d’habitants.
Grossièrement divisée en deux, le nord est la partie moderne de la ville ainsi que son centre névralgique, tandis que le sud abrite le centre colonial historique, déclaré patrimoine culturel de l’humanité par l’UNESCO en 1978.
Bien que l’on trouve dans le nord de la ville de nombreux parcs et centres commerciaux, celui-ci ne présente que peu d’attraits si l’on est pas à Quito pour affaire. L’architecture est moderne, sans aucune unité et essentiellement composée de grands buildings. Le principal intérêt touristique se situe plutôt au sud, où l’architecture coloniale est parfaitement mise en valeur et très bien entretenue. Un des plus beaux exemples de préservation du patrimoine de Quito est la “Plaza de Independencia”, entourée par le palais présidentiel et la mairie.
Le centre colonial possède également de nombreuses églises, dont la principale est la “Basilica del Voto Nacional”. Sa construction a duré plus de 100 ans et s’est terminé en 1988. Inspirée par la cathédrale de Notre-Dame de Paris, une de ses particularités est d’avoir substitué les traditionnelles gargouilles par des espèces représentatives de la faune équatorienne (tortues, singes, tapirs, crocodiles…).
Il est agréable de se perdre dans les petites rues animées du centre et d’y croiser une population cosmopolite, du businessman en costard-cravate aux femmes en tenues traditionnelles en passant par les jeunes en uniformes scolaires…
Malgré tout, il n’est pas rare de se faire interpeller par des gens qui nous rappellent que la ville a la réputation d’être dangeureuse, et qui nous préviennent des dangers qui nous guettent. Bien que l’ambiance générale nous ait paru très bonne, on ne rencontre quasiment plus personne dans les rues à la nuit tombée, et la vie nocturne est particulièrement restreinte pour une si grande ville !

Cotopaxi, el altar de la luna

Après notre échec au Cayambe, on décide de tenter à nouveau notre chance avec le Cotopaxi (5897 mètres). Deuxième plus haut volcan d’Équateur, son cône parfait et sa proximité avec Quito en font un des sommets les plus mythiques d’Amérique du Sud.
Nous quittons Quito et prenons un bus jusqu’à l’entrée du Parc national du Cotopaxi. La véritable entrée du parc se trouve en fait à une dizaine de kilomètres de la Panaméricaine, et coûte 2$ par personne, il nous faudra donc prendre un véhicule (4x4 encore une fois) pour rallier la zone de camping autorisée. À notre arrivée, il neige sur le volcan et son sommet est caché par une épaisse couverture nuageuse. Nous plantons rapidement la tente à 3600 mètres d’altitude, sous la menace d’une averse imminente, mais il n’en sera rien et nous partirons tranquillement explorer les alentours en milieu d’après-midi.
Pendant que nous marchons en direction de la “laguna de Limpiopungo”, le Cotopaxi émerge lentement des nuages et nous laisse apercevoir son sommet dans la lueur du soleil couchant. L’ambiance est magique, magnifique ! Nous sommes seuls au monde hormis quelques oiseaux défendant durement leur territoire. Il n’y a pas de vent, ce qui est de bon augure pour essayer de voler le lendemain, et il n’y a pas une ride à la surface du lac, qui fait alors office de miroir d’eau naturel. Nous sommes sans cesse émerveillés par le spectacle qui s’offre à nous. De l’autre côté du lac, le volcan éteint Rumiñahui (4721m) montre sa crête dentelée, se reflétant elle aussi dans les eaux du lac. Après quelques heures passées au bord du lac, nous rejoignons notre bivouac avec nuit tombante, et nous installons près du feu avec deux jeunes trekkeurs venus découvrir le parc et ses sentiers. La nuit sera froide et courte, et le lendemain nous nous levons aux aurores dans l’espoir de monter jusqu’au refuge pour un petit vol-rando. 1000 mètres de dénivelé nous attendent et c’est dans le brouillard que nous entamons l’ascension.
D’abord monter jusqu’au lac, puis traverser le long plateau au pied du volcan, des kilomètres de steppe jonchée de lichens. Avec le soleil levant, le plateau se réchauffe et les nuages se déchirent. À nouveau, l’émerveillement est total face à ce monument qu’est le Cotopaxi ! Mais rapidement l’espoir de voler faiblit, le vent vient du Sud et est déjà fort, rien ne sert de monter au déco qui est exposé plein Nord. Encore une fois déçus et frustrés, nous décidons tout de même de profiter du cadre idyllique et de l’immense terrain de jeu qui s’offre à nous pour se faire un petite séance de gonflage au pied du volcan, avant de descendre retrouver la civilisation.

Et y a une Vidéo … :jump:
Baños, el pedacito de cielo

Nous continuons notre route sur l’Avenue des Volcans et arrivons à Baños, au pied du volcan Tungurahua. Nichée au creux d’un cirque, sur un petit plateau surplombant un canyon, la ville vit sous la menace constante des éruptions depuis 1999, date de la reprise de l’activité du volcan. En effet, depuis qu’il s’est réveillé, le Tungurahua est dans un processus d’éruption constante avec des alternances de périodes d’activité et de calme, et il a encore causé pas mal de dégâts ces derniers mois. Heureusement, à notre arrivée, la montagne s’est calmée et la vie s’écoule paisiblement à Baños. Néanmoins, les recommandations et précautions en cas d’évacuation soudaine sont affichées partout et les séquelles des coulées de lave précédentes sont encore bien visibles, mais la population ne semble pas préoccupée malgré la fumée qui sort continuellement du cratère.
Comme son nom l’indique, Baños est une ville de bains où l’on trouve plusieurs petits établissements thermaux, et les alentours regorgent de cascades fraiches et de sources chaudes… Mais c’est tout juste si nous visitons la ville, la cascade qui la surplombe et les bains principaux, nous ne prendrons même pas le temps de goûter aux paradis pour touristes dont recèle la région tant les possibilités de vols dans les environs sont nombreuses.
Dès notre arrivée, nous rencontrons Edgar, directeur de l’école de parapente locale et membre du PAC (Parapente Club Ambato). Très heureux de nous voir, il nous accueille chaleureusement et nous invite à venir voler avec lui et ses élèves le lendemain, dans la commune voisine de Patate (non ce n’est pas une blague !). Levés aux aurores, nous quittons donc Baños pour une trentaine de minutes de route dans un véhicule de patrouille de la Police Nationale, à grands renforts de gyrophare et de sirène, grâce au haut-gradé qu’Edgar a pour élève !
Après avoir attendu quelques heures que les nuages se déchirent, nous montons enfin au déco de Mundug. Petit site surplombant Patate, il n’offre pas des possibilités de vol extraordinaires mais offre un point de vue privilégié sur le Tungurahua et sur le Chimborazo, plus haut sommet équatorien. Nous décollons après les élèves, en fin de matinée et les conditions commencent à être un peu trop fortes pour ce site. Après avoir joué un peu dans le turbulent dynamique qui commence à se mettre en place le long de la crête, il nous faut survoler Patate et subir le vent fort en vallée pour tenter de rejoindre l’atterro. Lily aura d’ailleurs droit à un vachage en bonne et due forme, avec posé dans la pente et voile dans les buissons.
La fin de la journée se déroule à Nitón, autre déco situé sur le versant opposé de la vallée. Excellent site de dynamique, nous devons tout d’abord attendre que le vent faiblisse à 25 km/h pour décoller et jouer une bonne heure dans le vent laminaire, où le déco fait aussi office d’atterro officiel !
Nous prenons ensuite rendez-vous pour retourner à Mundug le lendemain, et participer à la première compétition de la saison, organisée par le PAC à l’occasion de la fête de Patate. Le site n’offrant pas d’énormes possibilités de vol, il s’agira en fait d’une compétition de précision d’atterrissage. Les organisateurs ne manqueront pas, tout au long de la journée, de rapeller le caractère international de l’évènement grâce à la participation des deux français. Nous avons d’ailleurs tenté de défendre au mieux les couleurs de notre pays, avec Lily qui décroche une troisième place et Mat qui finit septième… sur vingt participants, c’est déjà pas mal ! Remise des prix en fanfare sur la place du village, nous aurons droit à de belles médailles et les trophées n’étant jamais arrivés, le club promet de garder celui de Lily pour le jour où nous reviendrons !

Bon, ben … puisqu’ils ont décidé de suivre le même chemin que moi, encore quelques photos pour illustrer (message datant du 5 février dernier … ça fait du bien, les souvenirs !) :

Coucou a tous,

Un petit coucou de Baños, ville balneaire et tres touristique situee sur l’est des Andes et a l’entree de la foret amazonienne. Cette ville se situe aussi au pied du volcan Tungurahua, dont la derniere eruption a eu lieu en 1999 (evacuation totale de la population pendant trois mois), et qui somnole tranquilement en grondant regulierement (ce matin au deco, on l’entendait toutes les deux minutes environ, bruit accompagne d’un joli nuage un peu gris). Ca fait tout drole, mais ici, personne ne s’inquiete, alors …
Par contre il est deconseille de le gravir. Ici, c’est le royaume du rafting, canyoning, tours en foret amazonnienne …

Un petit plouf au-dessus de la ville car les conditions meteo ne sont pas optimales (hier soir, il pleuvait). On va reessayer cet apres-midi.
Sinon, j’ai croise les candidates au concours de Miss Equateur en ville, tout a l’heure. Un peu decu ! Pas franchement terrible, et l’actuelle ressemble a un poisson !!!

Quelques photos : http://picasaweb.google.com/lebanditdemasque2/Equateur2#slideshow/5434798671999023138

Par contre , ils arrivent bientôt au bout de mon voyage … et eux (les enfoirés) ils vont continuer !!!
Bon voyage

Pas franchement terrible, et l’actuelle ressemble a un poisson !!!

                                     ben,se genre de poisson me convient bien,j'en mangerais tout les jour.................. :affraid:

Cuenca, la Atenas del Ecuador
Ultime étape équatorienne sur notre route, Cuenca est la troisième ville du pays après Quito et Guayaquil. Située au sud de l’Équateur, à 2550 mètres d’altitude, elle offre aussi quelques possibilités intéressantes de vols. Après 8 heures de bus où l’on traverse des paysages variés, nous arrivons enfin à Cuenca à la nuit tombée. Comme la plupart des autres grandes villes équatoriennes, la vie nocturne y est très calme, presque trop, et il est difficile de trouver un endroit où se restaurer. Cependant, bien que les rues soient désertes, l’ambiance semble paisible et beaucoup plus rassurante qu’à Quito.
Le temps étant très nuageux dans la région, nous en profitons pour découvrir la ville et ses habitants. Très bien préservé, le centre colonial historique de Cuenca a lui aussi reçu le statut de patrimoine culturel de l’humanité, et l’on comprend vite pourquoi. Les rues sont pittoresques et les nombreux marchés en tous genres qui fleurissent aux quatre coins de la ville lui confèrent une atmosphère authentique. Il fait bon flâner dans les rues ou au bord de la rivière, tout en admirant l’architecture coloniale et la vie qui se déroule paisiblement. Peu de touristes en ville, car outre son centre il n’y a pas grand chose à visiter, mais c’est justement ce qui nous plaît car il est agréable de se promener sans se faire continuellement alpaguer pour des prestations touristiques, comme c’était le cas à Baños. Les gens sont chaleureux et nous passons d’agréables moments à déambuler dans les marchés. Peu habituées aux étrangers, les “señoras” sont ravies de nous accueillir sur leurs stands et de nous montrer, voire de nous faire goûter leurs produits. C’est l’occasion pour nous de découvrir plein de nouveaux fruits et légumes, inconnus sous nos latitudes, et de s’essayer à certains mets locaux comme le chicharron (peau et couenne de porc grillés, très léger et digeste…), ou encore les délicieux nougats locaux, à base de confiture de lait et fourrés à la cacahuète. Nous pourrons aussi nous préparer enfin de vraies tisanes avec des vraies plantes et non des sachets, sur les conseils avisés d’une señora bienveillante.
Mais malgré cette excellente expérience, nous quittons la ville après quelques jours seulement, chassés par le mauvais temps qui nous empêche de voler dans les villages alentours. Nous décidons alors de reprendre la route et de rallier le désert péruvien sans trop attendre.

Trujillo, la ciudad de la primavera eterna
Il ne nous faut pas moins de 4 bus différents et de 26 heures de route pour quitter l’Équateur et arriver à Trujillo, notre première étape péruvienne. Mais l’avantage de ces longs trajet en bus est de pouvoir profiter des paysages extraordinaires que l’on traverse, et c’est ainsi qu’après avoir passé la frontière de nuit, nous nous réveillons en plein désert, impressionnés par ce nouvel environnement.
La chaleur dehors est étouffante, quasi insupportable, et voilà que nous arrivons dans les premières villes du pays, telles des oasis posées au milieu de nulle part. Entourées de verdure, l’irrigation fait des miracles et permet même de faire pousser du riz en plein désert !
Nous comprenons rapidement que le Pérou est en pleine campagne électorale car partout où l’on regarde, que ce soit sur le moindre petit bout de mur ou sur un gros caillou, on retrouve les slogans et logos des différents partis politiques. Lorsqu’il y a assez de place, les peintures expliquent même comment voter avec, analphabétisme oblige, dessins à l’appui ! Drôle d’ambiance…
Nous rallions enfin Trujillo, ville de la côte nord du Pérou, située à quelques kilomètres seulement de l’Océan Pacifique. Le centre ville conserve beaucoup de traces de son passé colonial, beaucoup de bâtiments affichent clairement leur influence européenne, mais l’intérêt principal de la ville réside dans ses deux grands pôles archéologiques : Chan Chan, la plus grande citadelle en adobe du monde antique et les huacas del Sol et de la Luna, pyramides d’adobe.
L’adobe est de l’argile qui, mélangée à de l’eau et à une faible quantité de paille hachée ou d’un autre liant, peut être façonnée en briques séchées au soleil. C’était le matériau de construction utilisé par les civilisations précolombiennes, ici les “Chimú” et les “Moche”.
La citadelle Chimú de Chan Chan, déclarée patrimoine de l’Humanité par l’UNESCO en 1986, couvre une superficie de plus de 20 km². Impossible donc d’en visiter la totalité, d’autant plus qu’une grande partie est aujourd’hui en cours de restauration. Mais le complexe Nik An est accessible, et on découvre au milieu de ses murailles l’importance de l’eau et de l’océan, et le culte qui lui était rendu dans la culture Chimú. Partout, les hauts reliefs représentent les différentes espèces d’animaux marins présents dans la région : poissons, pélicans… mais aussi les vagues et les filets de pêche. Malheureusement, il ne reste que peu de représentations originelles car beaucoup ont été détruites à cause des fortes pluies et des inondations provoquées par le phénomène météorologique el Niño sur les côtes péruviennes. Déclaré patrimoine en danger, Chan Chan aura peut-être complètement disparu dans quelques décennies à cause de l’érosion, c’est pourquoi l’accent est aujourd’hui mis sur la préservation et la reconstruction du site, alors même que les fouilles continuent !
À quelques kilomètres de là, au bord du Pacifique, on trouve le port de pêche de Huanchaco qui fait aussi office de petite station balnéaire pour les habitants de Trujillo. Nous y posons nos sacs pendant quelques jours, afin de profiter un peu du calme (ici pas de klaxon ou d’alarme sonnant en permanence) et du beau temps. Dans ce petit village qui nous rappelle un peu Capbreton, avec son estacade et ses surfeurs, la vie s’écoule au ralenti et même si les “trujillanos” débarquent en masse le week-end, l’ambiance reste très détendue. La police fait sa ronde en écoutant du reggae à fond dans leur véhicule de patrouille, et de nombreux hippies déambulent sur la plage en vendant leur artisinat. Ici, les pêcheurs sortent en mer avec leurs embarcations traditionnelles : “los caballitos de totora”, utilisées depuis plus de 1000 ans. Fabriquées en Totora, sorte de roseau local, leur forme particulière relevée à l’avant et plate et élargie à l’arrière se distingue de toutes les autres embarcations.
Surplombé par une petite falaise, l’endroit semble même sympa pour voler et faire un peu de soaring, mais le vent ne sera pas assez fort durant notre séjour et nous n’obtiendrons pas plus d’une minute de vol !

Huaraz, la Chamonix del Peru
Nous retournons vers les montagnes et traversons l’impressionnant Cañon del Pato, par une piste sinueuse coincée entre la Cordillère Blanche et la Cordillère Noire. Au niveau le plus étroit du canyon, une douzaine de mètres seulement sépare les deux cordillère ! Un trajet impressionnant qui commence dans le désert, s’engage vers les montagnes à travers des vallées arides, plus encaissées les unes que les autres. Tout au long du chemin, de nombreuses mines et villages fantômes, presque un décor de western. La piste est à peine plus large que le bus qui enchaîne les franchissements de ponts qui grincent, tandis qu’en contrebas gronde la rivière. La légende veut que ce trajet compte le plus grand nombre de tunnels du Pérou, plus de 40 sur moins de 100 km. Nous débouchons enfin sur les verts plateaux d’altitude, au pied des plus beaux glaciers de la région!
Après 8 heures de bus (pour parcourir à peine plus de 250 km), nous arrivons sains et saufs à Huaraz et sommes accueillis par Ivan, ami CouchSurfer. Une fois installés chez lui, nous consacrons notre première journée à nous réacclimater, car nous venons tout de même de passer de 0 à plus de 3000 mètres d’altitude, et à rechercher d’éventuelles zones de vol. Nous grimpons de bon matin au mirador El Pinar, d’où le magnifique point de vue sur les sommets de la Cordillère Blanche nous laisse entrevoir de belles possibilités de vol. Nous découvrons aussi le Huascarán, plus haut sommet péruvien du haut de ses 6768 mètres. Nous redescendons ensuite en ville pour rencontrer une agence de trek locale recommandée par Manu, qui nous conseille un vol à faire dans la Cordillère Noire, avec une belle vue sur les nevados. Nous rentrons enfin chez Ivan, ayant repéré deux vols-randos, et réglons le réveil pour 5 heures du matin bien décidés à nous envoyer en l’air dans ce paysage grandiose.
Malheureusement, et même si nous nous y attendions en débarquant dans la région, c’est l’hiver sur les montagnes péruviennes et les orages sont nombreux. Dès le lendemain, le ciel se bouche et les pluies sont quasi continues. Nous restons tout de même quelques jours dans l’espoir de trouver un créneau, et nous nous occupons avec d’autres activités que proposent la région. C’est ainsi que nous profitons d’une matinée toujours nuageuse mais un peu plus sèche qu’à l’accoutumée pour faire la rando du lac Churup. Au pied du glacier du même nom, le lac d’origine glaciaire est situé à 4450 mètres d’altitude. Comme une émeraude sertie dans la roche, ses eaux changent de couleur tout au long de la journée et reflètent les sommets alentours. L’ambiance est magique, surtout après ces quelques heures de marche dont les derniers mètres sont assez raides. Mathieu ne résiste d’ailleurs pas longtemps à l’appel de la baignade ! Un peu trop fraîche, il ne restera cependant pas longtemps à barboter, d’autant que la brume monte et que l’orage approche. Nous redescendrons sous la pluie mais contents de notre escapade.
D’un tout autre genre, la meilleure façon que nous ayons trouvé pour s’occuper malgré la pluie est d’aller aux bains de Monterrey. Piscines remplies par des sources chaudes à 49°, il parait que leurs eaux sont bonnes pour la santé… en tout cas c’est bon pour la tête, alors pourquoi s’en priver ?
Mais la météo ne s’améliore pas, et nous commençons à tourner en rond. L’intérêt du voyage étant bien de ne jamais s’ennuyer, il est temps pour nous de quitter Huaraz et de revenir au soleil, sur la côte.

Pas beaucoup de vols mais une jolie expérience et un beau récit. Ansermanuevo, c’est mon premier vol tout seul et j’avais même pas réussi à m’asseoir dans ma sellette… :koi:

Lorsque vous arriverez en Patagonie, passez par Bariloche, c’est magnifique et ça vole depuis le cerro Otto.

karma+ et bonne continuation :vol:

Merci pour les encouragements !
Et puisque petitdragon s’amuse lui aussi dans le ciel sud-américain, voici notre article sur Lima avec 2 vidéos pour nous faire pardonner du retard !

http://parandinisme.blogspot.com/2011/03/lima-ciudad-de-los-reyes.html

Bon vent à tous.

El Lago Titicaca
Après quelques jours, nous quittons Cusco et son climat pluvieux pour monter sur l’Altiplano, à une altitude moyenne de 3812 mètres, au bord du lac Titicaca. Plus haut lac navigable du monde, il est aussi le plus long lac d’Amérique du Sud avec environ 204 km entre les deux extrémités. Il est traversé de part en part par la frontière entre la Bolivie et le Pérou, 56% du lac appartenant au Pérou et 44% à la Bolivie.
Nous arrivons en pleine nuit à Puno, petite ville située sur les berges péruviennes du lac. Les touristes n’y font généralement qu’une courte halte leur permettant d’aller visiter les îles flottantes des Uros, et ne traînent que très peu en ville. C’est enfin l’occasion pour nous de nous reposer un peu de la foire à touristes que l’on avait trouvé à Cusco ! Ici, il n’y a aucun bâtiment colonial ou aucun monument particulier à visiter, mais déambuler dans les rues de Puno permet de découvrir l’authentique vie lacustre du Pérou. Nous y passerons deux jours, à nous demander s’il vaut la peine de visiter les îles du lac et leurs attraits culturels surfaits pour touristes en manque d’authenticité. Nous ferons finalement l’impasse, déjà assez dégoûtés par ce que nous avons vécu au Machu Picchu. Monter sur un bateau avec une trentaine d’autres blancs et partir à la découverte des îles Taquile, Amantani et des îles flottantes des Uros ne nous attire pas plus que ça. D’ailleurs, les véritables Uros n’existent plus, les îles flottantes sont désormais occupées par des Aymaras qui vivent en grande partie du tourisme… Et quand on sait ça, il y a de quoi se poser des questions quant à l’expérience que l’on va vivre ! Cependant, Puno reste pour nous une étape reposante, loin de l’agitation des jours précédents, et c’est aussi notre première rencontre avec le mythique lac Titicaca. Impressionnant de par ses dimensions, mais aussi par la couleur de ses eaux d’un bleu intense, on imagine facilement pourquoi le lac est au centre de la mythologie Inca. D’après la légende, il serait le berceau du premier Inca, Manco Capac, qui aurait surgit de ses eaux.
Nous passons ensuite la frontière, quittons le Pérou un peu déçus par le tourisme de masse qu’il y règne et par le manque de vols en parapente, et entrons en Bolivie par Copacabana. Petite ville située au bord du lac, son principal attrait touristique réside là aussi dans une île du Titicaca, la Isla del sol. Copacabana ne présente en effet rien de particulièrement intéressant, mis à part sa basilique, ses habitants y passent leurs journées à bénir des voitures et à boire de l’alcool assis sur des cageots au milieu des rues. L’ambiance y est exceptionnellement calme le soir après 22 heures, car la majorité des locaux (hommes ou femmes) ayant commencé à boire depuis la fin de la matinée, ils sont complètement bourrés en fin d’après-midi et vont se coucher tôt ! Nous ne sommes cependant pas venus pour goûter les gnôles locales, mais plutôt pour nous dégourdir les ailes… C’est pourquoi, un début d’après-midi, nous grimpons à pied les 400 mètres de dénivelé jusqu’au sommet d’une colline surplombant la ville, où sont dressées quelques antennes à 4200 mètres d’altitude. Nous patientons un moment au sommet le temps que le vent faiblisse un peu, et profitons d’une vue superbe sur le Titicaca. Mais au sud, un cumulo-nimbus (nuage d’orage particulièrement dangereux pour les drôles d’oiseaux que nous sommes) grossit et commence à se rapprocher de nous, et nous pousse à ne pas tarder à décoller. On vole une quinzaine de minutes, dans un bon dynamique et même quelques thermiques, tout en s’extasiant de voler au-dessus du mythique Titicaca ! Ce vol restera un de nos plus beaux, bien qu’il fut abrégé par la menace du cumulo-nimbus, et nous nous posons sur la plage sous l’œil à demi-éveillé des boliviens.
Le lendemain, nous nous décidons enfin à naviguer sur les eaux du lac en direction de la Isla del Sol, un des principaux lieux de culte du soleil durant l’empire inca. Aujourd’hui, et bien qu’on n’y trouve toujours pas de voitures ou de routes, elle a perdu beaucoup de son charme. Nous débarquons au sud de l’île, dans le port de la communauté de Yumani et nous commençons de suite l’ascension du fameux escalier inca qui monte jusqu’au village. 500 marches en plein soleil, à près de 4000 mètres d’altitude et avec les voiles sur le dos c’est pas rien, surtout quand on se fait constamment harceler par des gens cherchant à nous vendre des chambres en gîtes ou des repas au restaurant ! C’en est fini de l’authenticité, ici tout le monde vit désormais du tourisme et il est impossible de mettre un pied sur l’île sans se faire alpaguer ! Une fois au sommet, nous quittons le chemin pavé Inca qui traverse l’ile et grimpons sur ce qui nous semble être le plus haut sommet alentour. Sortis du sentiers, on se retrouve vite plus au calme et on trouve même un petit terrain suffisamment grand pour y étaler une voile. Ce ne sera qu’un vol de quelques minutes, le vent n’étant pas assez fort pour nous maintenir en l’air, mais l’idée de voler en plein milieu du Titicaca est tout simplement magique !
Après un repas excessivement cher mais composé de truite du Titicaca (fallait bien qu’on y goûte !), nous décidons de repartir pour Copacabana, l’ambiance n’est vraiment pas à notre goût sur cette île où nous avions l’intention de camper, et bien que le paysage soit à couper le souffle, les gens y sont parmis les plus désagréables que l’on ait rencontré. Il nous faudra alors négocier durement le bateau de retour, car le retour coûte deux fois plus cher qu’à l’aller… une fois coincés sur l’île, les visiteurs sont bien obligés de payer pour rentrer ! Encore une fois dégoûtés par les effets du tourisme de masse sur les populations et cultures locales, nous quittons la Isla del Sol avec pour seul regret de ne pas avoir pu y voler plus longtemps !

Cochabamba, capital gastronómica de Bolivia
Située au centre de la Bolivie, au cœur de la cordillère des Andes, Cochabamba se trouve dans une des vallées les plus fertiles et productrices du pays. Elle est souvent considérée comme la capitale gastronomique de la Bolivie, et notre expérience nous l’a confirmé. Mais nous n’avons pas choisi Cochabamba par hasard, c’est aussi dans cette même vallée où sont produits la plupart des fruits et légumes du pays, que l’on trouve les meilleurs sites de vol boliviens.
Nous y retrouvons Alan, notre ami irlandais qui nous avait hébergé au tout début de notre périple à Ansermanuevo, en Colombie, et y faisons la connaissance de Marcelo, l’un des fondateurs d’AndesXtremo. Déjà impressionnés par la motivation de l’équipe de La Paz, nous rencontrons ici des pionniers de la montagne dans leur pays. La jeune équipe de Cochambamba qui, menée par son jeune patron, se démène pour trouver et équiper des voies d’escalade, officialiser et sécuriser la pratique du parapente, notamment en essayant de créer une fédération nationale qui pourrait être affiliée a la F.A.I (Fédération Aéronautique Internationale)… On est ici aux débuts des sports de montagne tels qu’on les connait chez nous, c’est comme être en France il y a 40 ans, tout reste à faire !
En ce qui nous concerne, nous sommes encore une fois admiratifs de la motivation et de l’engagement qui pousse toute cette équipe à s’inscrire dans une telle démarche. Mais il n’empêche que tous restent très humbles quant à leurs capacités et nous passerons de supers moments avec eux, et partagerons de beaux vols sur les hauteurs de Cochabamba. Tandis que notre ami Alan s’initie aux joies du vol biplace (en tant que pilote), nous profitons des bonnes conditions que nous offre la vallée pour faire quelques beaux vols, à seulement une trentaine de minutes de la ville.
Mais Cochabamba n’avait pas fini de nous surprendre, et bien que nous soyons venu là surtout pour voler, nous avons fait de très agréables découvertes dans la région ! Située hors des circuits touristiques classiques, la ville n’en a pas moins à offrir pour autant. En effet, sa position économique en fait la troisième ville du pays, ce qui est surtout dû au climat de la vallée, tempéré toute l’année. C’est ainsi que Cochabamba est devenue le “grenier de la Bolivie”, c’est ici que l’on produit la plupart des aliments consommés dans le pays. Et c’était déjà le cas à l’époque de la colonisation, la ville permettait alors de fournir de la nourriture aux mineurs des autres villes, comme Potosí.
On y mange effectivement très bien et très varié (ce qui, il faut le dire, nous change de tout ce qu’on a eu jusqu’alors !), et on peut y visiter le plus grand marché en plein air d’Amérique du Sud : La Cancha. Ouvert tous les jours de la semaine, on y trouve de tout : aussi bien de la nourriture que des vêtements, des équipements d’électroménager, des gadgets en tous genres, du plus utile au plus inutile qui soit ! Grouillant de vie, c’est un lieu assez amusant à visiter, bien qu’il faille faire bien attention à ne pas s’y perdre ! Organisé en zones, on y trouve vite ce que l’on cherche, à condition de se rendre dans le bon quartier. Nous aurons l’occasion d’en visiter quelques-uns, et ce sera là qu’on nous offrira nos premières doses de feuilles de coca. Après avoir posé quelques questions à un couple de vendeurs, nous découvrons ainsi qu’il existe plusieurs variétés de coca (tout comme il existe plusieurs variétés de café), plus ou moins fortes en goût et en effet, poussant à différentes altitudes et différents climats. Il existe aussi diverses façons de la consommer, soit accompagnée de chaux “nature”, soit avec de la chaux plus ou moins sucrée ou salée que l’on reconnait à la forme qui lui est donnée au moment du moulage. Suivant les conseils avisés de nos deux vendeurs, nous testons donc les feuilles les plus douces, accompagnées de chaux sucrée, ce qui, après mastication, donne un jus au goût assez prononcé mais très doux. Une dose pouvant être gardée en bouche plusieurs heures, nous passons donc le reste de l’après-midi avec une grosse boule de feuilles dans la joue, tels deux hamsters. Nous passons cependant inaperçus, car rares sont les Boliviens qui ne mastiquent pas à longueur de journée !
Puis en nous promenant en ville, on découvre l’autre facette de Cochabamba, qui est aussi une des villes les plus révolutionnaires de Bolivie. De nombreux slogans sur les murs affichent clairement des tendances d’extrême gauche, la place centrale est envahie de monde le soir et des groupes se forment et débattent des heures durant, sur des thèmes pouvant varier de la religion à la santé en passant bien sûr par la politique, tout en gardant un grand respect les uns envers les autres. Et chaque jour, sur cette même place, est affiché le journal du jour, décrypté, analysé et commenté… Ça peut paraître assez drôle au premier abord, mais dans un pays qui n’a que peu accès à l’information et où celle-ci est souvent manipulée, il est très intéressant de lire tous ces commentaires, et pour les cochabambinos il s’agit d’une source d’infos des plus précieuses ! Le côté gauchiste de la population locale ne saute pas vraiment aux yeux lorsqu’on arrive en ville, mais en y regardant de plus près il s’affiche vraiment partout, et devient même plus qu’évident lorsqu’on pose quelques questions. Peu de temps avant notre arrivée, il y a d’ailleurs eu d’importantes manifestations bloquant tout le centre ville pendant plusieurs jours, à cause d’une soudaine augmentation du prix des transports… Les manifestants ont obtenu gain de cause, le prix des transports publics n’a pas pu s’aligner sur le privé et a dû reprendre sa valeur initiale !
En résumé, pas de touristes, une vie politique très animée et intéressante, de très bons repas vraiment pas chers, des gens très sympas, de supers vols en parapente et une équipe de montagnards très motivés, nous on a adoré Cochabamba !!

:coucou: ,

très bon site, très bien écrit et pleins de bonnes infos sur les vols mais aussi sur le pays!
continuez comme ça!

bravo à vous deux.

karma+

Avaroa - Ollagüe, ultima estación esperanza
Après une longue attente dans le froid de la nuit de l’altiplano sur le quai de la gare d’Uyuni, notre train part enfin, direction la frontière bolivo-chilienne. Il s’agit en fait d’un immense train de marchandises au milieu duquel s’est perdu un wagon de voyageur, où s’entassent plus de 100 personnes ! Le voyage s’annonce plutôt folklorique, d’autant plus que tout le monde est fatigué après avoir passé la nuit à attendre. Après les deux premiers arrêts, le wagon est déjà presque vide et nous ne sommes plus que 5, tous touristes, abandonnés dans un convoi de marchandises… Le train passera plus d’une heure à attendre au milieu de nulle part, entre deux déserts de sel à plus de 3000 mètres d’altitude, qu’un autre convoi de marchandises (lui aussi en retard) vienne se rajouter au notre. Quand on repart enfin, la matinée est déjà bien avancée et nos chances d’attraper le bus de l’autre côté de la frontière se réduisent de minute en minute. On se réjouit tout de même des paysages traversés, tellement loin de tout ce que l’on avait pu voir auparavant, et surtout tellement loin de ce que l’on avait pu s’imaginer ! Les volcans de la cordillère dominent d’immenses plaines salées, si arides et sèches que rien, pas même un petit buisson ne parvient à pousser. Les rares êtres humains à s’aventurer dans ces contrées sont soit travailleurs du sel, soit militaires ! On rencontre parfois quelques vigognes, lointains parents des lamas des verdoyants plateaux andins, qui se sont adaptées à cet environnement hostile et qui arrivent à s’alimenter des rares graminées qui poussent dans le sel.
Lorsque le train arrive enfin à Avaroa, la dernière gare du côté bolivien, il est déjà plus de 12h30 alors que l’on était censé arriver à 7h30 au plus tard ! On se presse alors de faire tamponner nos passeports par l’unique autorité bolivienne du village, un militaire qui fait aussi office de douanier et de policier. Faut dire qu’à Avaroa, à part des trains il ne passe pas grand monde, et on n’y trouve que 4 baraques et 5 habitants… Le bus qui nous permettra de rejoindre la civilisation est quant à lui de l’autre côté, à Ollagüe, premier village chilien, à 5 kilomètres de là où nous sommes. Nous voilà donc partis, chargés de tous nos sacs, pour une bonne heure de marche en plein soleil à près de 4000 mètres d’altitude le long de la voie de chemin de fer. Pas un seul véhicule à l’horizon durant la traversée, rien non plus à l’arrivée à Ollagüe… Après avoir accompli les formalités douanières d’usage, et s’être fait confisquer les quelques aliments périssables qu’il nous restait, les douaniers nous informent que le bus est parti aux alentours de 12h30, et que le prochain départ est prévu pour dans 3 jours !! Gloups !! Quand on y repense, pendant qu’on galérait en plein désert à quelques kilomètres de là seulement, le bus démarrait pour ne revenir que lors du prochain passage de train… les boules ! Nous nous posons donc à l’extérieur du poste de douane d’Ollagüe et attendons l’arrivée d’un hypothétique véhicule pour nous emmener jusqu’à Calama, la première vraie ville de ce côté de la frontière. L’après-midi passe très lentement et nous ne voyons passer que deux voitures, une s’arrêtant ici et l’autre n’ayant pas de place. Et alors qu’on commence à se sentir réellement perdus et loin de tout, l’hospitalité sud-américaine fera encore une fois ses preuves ! Sans un sou en poche, dans un village où l’unique restaurant n’a même pas de nourriture à vendre, sans eau car l’eau courante est salée et impropre à la consommation, et bien sûr sans nourriture puisqu’on ne peut faire entrer aucun aliment au Chili, nous sommes invités par deux routiers à partager leur repas du soir. Eux aussi sont coincés là, ils attendent que des manifestations dans les mines boliviennes se terminent pour pouvoir s’y rendre et livrer leur chargement. On passe donc un bon moment avec “Bigote” et Hector, autour de quelques tartines et d’un bon café qui nous réchauffe le cœur, puis Daniel, un des douaniers, nous invite à passer la nuit au poste de douane car le froid est terrible ici la nuit. Nous voilà donc dans la salle où ils ont fouillé nos sacs, au chaud et le ventre rempli, notre situation n’est finalement pas si mauvaise !
Le lendemain, tous nous invitent à partager le petit déjeuner après quoi nous nous installons à nouveau au bord de la route. Mais cette fois, tous nos nouveaux amis ne laisseront pas passer un seul véhicule sans insister pour qu’il nous prenne, et voilà comment nous nous retrouvons à bord d’un camion bolivien faisant route vers Iquique. Wilson, notre chauffeur, nous conduira lentement mais sûrement sur une piste cahoteuse traversant le désert d’Atacama, le plus sec et le plus aride désert du monde, en contournant volcans et champs de lave jusqu’à Calama, à plus de 6 heures de route.

Oops !!
Notre ordi nous a laché… Impossible donc de vous raconter nos dernieres aventures et surtout de vous montrer nos dernieres videos !!
Mais on sera de retour en France d’ici une quinzaine de jours (sauf si on décide de construire une cabane en rondins et de se poser dans le coin…) et alors, promis, on vous racontera tout et on mettra le blog a jour. En attendant, on vous salue depuis le fin fond de la Patagonie Argentine !

Nuestro computador fallecio hace poco asi que ahora se nos complica mmucho poner el blog al dia… No podemos contarles nuestra ultimas aventuras o monstrar nuestros ultinos videos !!
Regresamos a Francia en unos quince dias asi que aguanten un poco mas por favor y les prometemos contar todo lo que ha pasado desde la frontera Boliviana hasta el fondo de la Patagonia Argentina.
Muchos saludos a todos !

C’est parti pour l’actualisation du blog !
On reprend avec Iquique, la mecque du parapente en Amérique du Sud !

http://parandinisme.blogspot.com/2011/05/iquique-la-meca-del-parapente.html

http://1.bp.blogspot.com/-Xr7N5_siwTI/TeEEzysnsOI/AAAAAAAABMg/vxTMvYLvgNI/s1600/P1090783.JPG