N’oublie pas l’autre partie de mon message : je n’y étais pas, mais les conditions étaient particulièrement safe et faciles ce jour-là ; par exemple, il semble qu’il n’y avait même pas besoin de basculer du coté italier pour faire le sommet, ce qui est normalement indispensable.
Après, je suis d’accord avec vous sur le principe : c’est de la haute-montagne, donc un environnement engagé, c’est quand même mieux d’avoir un minimum de bagage technique.
Même si je suis content pour eux, je trouve qu’ils ont quand même pris quelques risques inconsidérés (voir message de marc).
en gros c’est la définition de la zone d’interdiction, entre le Dolent et L’aiguille de Bionnassay la limite c’est “la frontière franco-italienne”. Vu que la dite frontière n’est pas clairement définie dans la zone à proximité du mont blanc
Tant que les 2 pays ne se seront pas mis d’accord (ce qui risque de prendre quelques années…) je pense qu’on peut raisonnablement admettre qu’il existe dans ce versant sud une imprécision pouvant bénéficier aux summiters.
D’ailleurs si le législateur avait voulu mettre les point sur les I il lui aurait suffi de préciser un point GPS genre 45°49’28" N et 6°52’06" E ce qu’il s’est bien gardé de faire histoire de ne pas froisser les Ritals, le flou artistique régnant dans cette zone arrange tout le monde, pourquoi pas les parapentistes?
A signaler aussi et ça je n’étais pas au courant qu’il y a la même controverse à propos du dôme du Gouter, les Français considèrent qu’il est totalement en France, les Italiens qu’il est frontalier!
Ceci étant dit je persiste à croire que ce qui ennuie le PGHM c’est pas les gars posés au sommet arrivant et repartant par le versant italien, c’est plutôt ceux qui sont repartis en passant par le dôme, l’aiguille du midi, l’aiguille verte pour rentrer tranquillement en Suisse… Il semble d’ailleurs que le ménage soit en train de se faire sur xcontest, certaines traces ayant disparu depuis lundi, mais il en reste!
Oui, je me suis mal exprimé, je voulais dire : “il n’y avait pas à se jeter en Italie au ras du caillou, on pouvait prendre suffisamment de gaz pour être confort au dessus du relief avant de basculer en Italie”
A propos de cette interdiction, “royalement bravée” par beaucoup d’inconscients irresponsables !
Cette ZRT est quand même énorme et plutôt injuste pour les PULs. On a l’impression que ça a été décidé d’un commun accord unilatéral. Surtout qu’on ne parle pas de tous les jours mais de 2,18 jours de canicule par an ! A ce régime là, ils vont bientôt décréter d’interdire tous les massifs en été à cause des éventuels secours !
D’ailleurs les secours connaissent parfaitement la fréquence fédé et arrivent très bien à intervenir en de nombreux endroits sans ZRT en VFR, non ?
De plus, un hélico qui traîne qqpart fait très vite le ménage dans les PULs sans besoin de message d’alerte :affraid:
PS : Ca m’étonne que l’Italie n’ait pas de LTA D au 115 ni de zone A IFR au 195 (d’ailleurs sûrement présente au Népal aussi à 7000 mètres) !
Tu dois pas voler souvent à Saint Hil toi… Déjà, les pilotes ils sont pas sur la freq fédé (pas fait pour raconter sa vie). Et puis des gens qui enroulent au dessus de l’hélico parce que “je suis largement assez loin!”, c’est pas rare…
Du coup, j’ai pas trop de mal à croire que des pilotes seraient assez con pour manger ces faibles marges plutôt que de renoncer à faire le sommet du mont blanc.
Si cette zone n’existait pas ce seraient des dizaines décollages par jour depuis l’aiguille du Midi, du Tacul et du Mont-Blanc ainsi que des vols “cross” à l’intérieur du massif. Ce serait quotidien par journées volables et non pas 2 jours par été.
Au niveau des secours, c’est quotidien. Je ne connais pas les stats mais le seul hélico de la DZ ne suffit pas certains jours et d’autres doivent venir en renfort.
Tout le monde ne vole pas en radio et ceux qui en ont une ne sont pas forcément sur la fréquence de la fédé. Dans certains endroits, la densité secours/parapentes permet de ne pas créer de ZRT, dans cette zone prisée et fréquentée cela me parait amplement justifié.
rajoute aussi le fichier France des zones sur google earth et personne ne pourra plus rien opposer
je suis d’accords que poser était inutile et cela n’était et ne sera pas dans mes projets , tous savaient que c’était interdit et l’on fait quand même , cela terni leur réputation car cela pourrais être dommageable pour l’activité
je trouve déjà qu’avoir le droit de le survoler en se décalant de 200 m au sud c’est déjà pas mal …
on est content de voir les secours porter assistance au parapentistes, il est dommage que notre activité puisse gêner les secours
ou alors il faut tenter de négocier un peu avec le pghm pour voir si il y aurait quelques modifications qui ne les généraient pas
Ouais et bien et tout cas le truc positif dans tout ca c’est qu’il n’y est pas eu de gros pepin,
c’est peut être ce qui permettra de pouvoir continuer a voler dans ces très belle montagnes .
:ppte:
Quelle liberté ceux qui se sont posé au sommet ont entravés ? :grat: (Je ne parle pas des bobets qui profitant de l’euphorie générale ont traversé en plein la zone d’exclusion.)
Je suis de l’avis de Téquila pour négocier préalablement un aménagement de la zone pour le petit bout en face sud. J’imagine que ce petit bout de montagne à l’envers du mont Blanc doit rarement avoir été le lieu d’un secours hélico, le PGHM doit y être moins chatouilleux. Sur leur blog, c’est bien les voiles dans la vallée blanche, au moine et au plan de l’aiguille qui les ont fortement agacés.
Je rappelle tout de même que cette journée relève du miracle aérologique. Le principe du miracle est qu’il ne se produit que rarement ! Les optimistes qui rêvent d’avoir des canicules exploitables chaque année risquent fort d’être déçus.
Ca ressemble à une suite logique. On est loin du miracle là.
Et tout laisse à penser que les créneaux se multiplient. Comme les moyens de connaitre ces créneaux se multiplient eux aussi et que les moyens de communications pour partager les infos et exposer les images font de même, on peut raisonnablement penser qu’à l’avenir il va y avoir du monde sur le coup…
perso je ne crois pas qu’il y ai que l’effet canicule qui est de toute façon tout de même un peu plus fréquent
il y a aussi que de plus en plus en plus de pilotes osent basculer au col de miage et foncent se refaire au mont brouillard
le fait d’avoir eu des trace à rendu l’engagement de voler en face sud du mont blanc moins générateur de peur
le samedi au prarion on en était à parler des vaches possibles au pieds du glacier et le long du torrent qui mène a courmayeur
je pense que c’est faisable très souvent à condition que les nuages n’obstruent pas le sommet et qu’il n’y ai pas de vent en altitude car les thermiques le long du tricot jusqu’au bionnasay et ceux du mont brouillard sont assez fort pour faire péter les couches d’inversion pour peu qu’on gratte un peu au relief ( en faisant attention à ce qui dévale a toute allure )
pour la négo sur les zones bon courage aux club locaux et aux pro-locaux , pas sur que ce dernier WE leur facilite la tache et si ils sont reconnaissables sur les films diffusés sur internet, ils risquent de se faire tirer l’oreille avant de commencer à discuter, ce qui ne facilite pas l’engagement de négociation j’imagine …
Ok donc coté Francais c’est interdit et coté italien autorisé.
Donc un Francais qui pose au sommet (versant sud) est dans l’illégalité car posé en France, un Italien posé au même endroit sera dans son bon droit car pour lui c’est la définition de la frontière version italienne qui prime et donc il est en Italie … et pour un Allemand, un Espagnol … ? un Européen ? ils sont en Italie ou en France ou on peu considérer finalement qu’il s’agit d’un no man’s land et dans ce cas … :ppte:
Merci pour tes superbes liens suspente, déjà je ne peux pas tous les lire et je ne vois pas bien ce que tu cherches à démontrer sur la règlementation internationale (notamment au Népal)
Pour moi côté français, il y a une ZRT au delà du 115 interdite jusqu’à 1000m sol et à côté on est dans une LTA (ici D) mais qui s’arrête en dessous de 900m sol. Voilà ce que je retiens. La plupart des vols faits étaient légaux (ou pas loin) sauf pour le posé côté Sud qui est dans la ZRT (voilà le pb principal).
Je pense (et persiste à dire) qu’interdire “simplement” tout vol de PUL au dessus du 115 sur le Mont Blanc jusqu’au sommet compris (côté français) en été, c’est trop. Les autres machins (gros) qui volent ont le droit.
Après pour la radio, c’est con de voler sans radio (surtout si c’est un poil engagé) et la seule fréquence légale est d’ailleurs le 143.9875. En compet, c’est obligatoire (et allumée), mais ils sont trop cons ces compéteurs !
Après le coup du parapentiste qui survole l’hélico à sintil, bon, moi j’en ai vu d’autres sans personne dans la zone du secours (ok, c’était sûrement des cas exceptionnels)
Oui, sans doute parce qu’ils peuvent laisser la place aux secours au premier signal radio.
J’ai pas fait bcp de compèt, mais jamais on m’a pointé la fréquence fédé il me semble. Toujours 2 ou 3 fréquences différentes, souvent prises “au pif”: freq pilote (tout le monde dessus, jamais freq fédé), freq secours et freq recup.
Je suis d’accord que c’est con de voler sans. Mais en pratique, chaque groupe de pote utilise une fréquence différente. Ça rend impossible la diffusion d’un message à tous les pilotes présents.
Hélas, un exemple peut servir pour montrer qu’une affirmation est fausse (“les parapentistes se pousseront d’eux même à l’arrivée de l’hélico”), mais il ne peut pas prouver qu’une affirmation est vraie. J’ai aussi souvent vu l’hélico évoluer à l’aise à Saint Hil. Comme j’ai déjà vu des pilotes décoller de la moquette alors que tout le monde attends que le secours soit terminé… Je comprend facilement que le PGHM ne compte pas sur le bon comportement de parapentistes.