amha épiloguer sur des chiffres si petit en vol libre et plus encore en sécurité routière ne rime pas a grand chose,
en effet statistiquement, et pardon d’être froid, en dessous d’un certain nombre de cas on est sur du bruit de fond,
l’hypothétique zéro victimes sur du long terme est impossible a tenir sauf a interdire l’activité, et encore
réglementer a outrance n’est pas plus efficace, murphy nageant dans la réglementation
si on voulais faire une analyse graphique de chaque accident pour les comprendre, amha le plus pratique serais ceux en étoile, sur lesquels il faudrait de nombreux thèmes tels, les différentes formes d’expériences (générale, de la période, des sites, du site, des condition météo générales et spécifiques, du matériel général et spécifique,…) mais aussi de l’état (de forme, mental, physique, …) du matériel (usage, entretient, adaptation et adaptabilité, …), ainsi que d’autres points plus ou moins importants.
de ce genres de graphiques il ressortirais plusieurs choses
premièrement la constations que même similaires il ne sont pas assez nombreux pour laisser sortir une tendance, pour la simple raison que si tendance marquée il y avais le nombre de cas serais significativement plus élevés.
deuxièmement que chaque accident est le résultat d’un déséquilibre entre plusieurs points du graphique qui ne peut être rattrapé par les autres points (c’est ce qui explique que des pilotes que l’on a tous eu l’occasion de voir sur les sites continuent de voler sans problèmes malgré de fortes carences, d’autres facteurs tels que la possibilité de voler ou la technique de gonflage ne leurs permettent pas de se trouver en l’air dans des conditions qui les enverrais au sol, mais tous les pilotes présents savent intuitivement qu’ils finiront par entrer dans les statistiques).
troisièmement la sécurité en vol est le résultat d’un fragile équilibre entre le mental, l’expérience, l’adaptation au site matériel et conditions météo, et ceci est tellement personnel qu’il est illusoire de vouloir le règlementer, cela ne peut que passer par un travail sur soi même pour ce donner la nécessaire lucidité sur le vol en cours (qui va de la décision de sortir l’aile de la voiture, jusqu’au moment ou elle y ré entre).
quitte a revenir sur certains fils déjà parus, le vol libre est une activité a risque, comme toutes les activités humaines, et cela entraine qu’il possède un “bruit de fond” d’incidents et d’accidents, il est utile d’examiner ce bruit de fond afin de déceler des tendances pour les corriger avant qu’elles n’explosent, mais il ne faut pas non plus s’y focaliser de peur que le remède soit pire que le mal.
enfin, et cela n’engage que moi, au même titre que pour mes autres activités, j’ai conscience des risques que je prend en vol libre, ainsi que de leurs proportions vis a vis de mes autres activités, je sait que fatalement j’entrerais dans les statistiques noires d’une de ces activités, mais je sait aussi tout ce que le vol libre m’a apporter et ai une idée de ce qu’il m’apportera, plus ça va et plus je me dit que le vol libre prendra une place dans ma vie, et que même si je devais entrer demain dans les statistiques du vol libre, je ne regretterais pas tout ce qu’il m’a offert, mais cela ne m’empêchera pas de faire en sorte de ne pas y entrer.