Je suis un peu étonné que les gens aient la mémoire aussi courte !.. Puis-je vous rappeler qu’il y a eu une tentative de classement des voiles homologuées en coupe du monde et que ce système a été abandonné. 9a date des années 2000, pour les mêmes raisons qu’aujourd’hui et les leaders d’opinion de l’époque étaient les concepteurs d’Ozone de l’époque (les deux rosbeef Whittal et Golsmith ).
Deux problèmes majeurs se sont révélés rapidement :
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le premier pour les organisateurs de compétitions : comment vérifier que les 50 voiles participantes étaient conformes à la version homologuée, qu’aucune modification n’avait été effectuée par le pilote ? alors je vous laisse imaginer si ce sont 150 voiles qu’il faut contrôler.
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le second est pour les organismes d’homologation. Si la règle est de voler en compétition avec des enD, alors les constructeurs vont tenter d’homologuer des voiles à la limite de la norme, ce qui perverti le l’essence même d’une norme. Certaines voiles passeront, d’autre non. Les constructeurs crieront à l’injustice parce que la voile du concurrent aura réussi l’homologation et pas la sienne. Les suspicions de favoritisme de la part des organismes d’homologation fleuriront rapidement jetant le discredit sur ces organismes aujourd’hui reconnus.
Alors vous me direz, les anglais continuent d’utiliser ce système de classement en voiles homologuées. Mais ce qu’il faut voir, c’est que le marché anglais est trop petit pour pervertir le système. A partir du moment où les voiles enD remplacerons les voiles de compét dans le monde entier, là, la pression du marché sera suffiment forte pour pervertir le système d’homologation.
Il est impératif de trouver un système de mise sous contrainte des voiles destnées à la compétition qui reste en dehors des organismes d’homologation. On peut imaginer des systèmes de jauge (allongement, mettrage minimum de suspentes, diamètre minimum des suspentes …), mais surtout ne croyez pas que la solution se trouve dans les organismes d’homologation.
Je le répète, une grande partie des intervenants de ce forum font fausse route, l’homologation des voiles de compét ne fera qu’amener d’autres problèmes.
Il faut accepter que le parapente soit un sport à risque et que sa pratique en compétition augmente la part de risque prise par les pilotes. Les pilotes de compétition qui ne sont pas d’accord avec cela ne font pas de compétition, ils font de la découverte de sites encadrés (ou du tourisme aérien). Quand je vais sur une compétion, c’est pour gagner et je m’en donne les moyens. Les périodes où je n’ai pas le mental nécessaire à l’activité de compéttion en parapente, je vais faire le tour de ma vallée en me disant que décidément ça tape aujourd’hui !..
Vouloir encadrer la compétition d’un sport à risque me parait compliqué, puisque la prise de risque fait partie de la performance. Ce n’est pas une homologation qui changera quoi que ce soit.
Bises à tous.
Nico