EN A? Je peux intercéder en ta faveur auprès de la commerciale de Nervures pour qu’elle te prête une Aloha, c’est que du bonheur cette voile, juste à la Réunion tu risques de reculer plus vite que les autres…
Je suis a fond d’accord avec toi…mais tu l’as surement mieux exprimé que moi…
A part pour le coté méprisant, je connais Gibus et je sais qu’il ne voulait pas etre méprisant, car ce n’est pas son genre…C’est juste que quand t’es crosseur tu parles aux crosseurs pour parler de cross…ca me parrait un peu normal quand meme.
C’est claire qu’ils sont parti loin devant sans regarder derriere…(c’est un peu ce qu’on leur demande remarque aussi)
Et je pense en effet que si le milieu “compete” s’eloigne dangereusement de sa base, mais aussi dangereusement de la réalité d’une société qui a ses regles…
Et je pense que les marques sont allés trops loin n’en déplaise a certaine.
D’ailleur ce n’est peut etre pas par hazard si la base s’interesse de plus en plus au vol montagne, au voiles light, au voile de speedflying ou speed riding. Peut etre qu’une partie de la base cherche une autre voie pour le parapente que le cross. Des disciplines ou la finesse ne compte pas, en tout cas pas autant.
Même sentiment que toi Rotopunch, la compétition actuelle en parapente ne me fait vraiment pas rêver. Au mieux elle me laisse complètement indifférent et est pour moi très éloignée de ce que représente le parapente.
Quand je vois la dernière manche de PWC par exemple, où 50 pilotes font le même parcours mécaniquement et quasiment dans le même temps (moins de 10 minutes d’écart), qu’est-ce qu’on mesure ici ? La capacité à bourriner à fond de barreau, a emmener suffisamment de lest et à être le plus parfaitement couché dans son cocon sous la voile la plus perfo. Il n’y a aucune place pour le choix du plan de vol et du parcours, de l’heure de départ, bref aucune liberté pour une discipline qui s’appelle quand même « vol libre ».
Sans compter le temps perdu et le nombre incalculable de manches annulées pour avoir le « privilège » de voler 2 ou 3h à fond de barreau dans la grappe (sous une voile dangereuse si on veut avoir une chance de faire un bon résultat).
Ca s’apparente à de l’athlétisme…sauf qu’en athlétisme au moins on ne risque normalement pas sa vie (à moins de prendre de la dope), on n’annule pas 2 manches sur 3, et on ne perd pas des heures à attendre au déco avant la compet et à décharger son GPS après. Tu fais ta course, et après tu peux passer à autre chose !
Ce qui me fait rêver, c’est les records de distance, la X-Alps (ça oui, c’est une vraie compet dans l’esprit de ce qu’est le parapente, qu’elle soit sous EN ou VNH !), même si je ne serais évidemment jamais à leur niveau. Sûrement pas les compets FAI, PWC et leurs variantes locales !
Ce qui intéresserait certainement beaucoup plus de pilotes, ce sont des épreuves où on laisse une vraie place à la stratégie, aux choix individuels et à la liberté. Un format « distance libre » ou « aller-retour / triangle libre » dans un secteur défini à l’avance, mais suffisamment large pour laisser toute leur place aux choix des pilotes, avec fenêtre de départ large (2h) et temps de parcours max défini (4h max par exemple) attirerait sans doute bien plus de monde. Là le pilote devrait vraiment réfléchir et ne pourrait pas se reposer sur les autres : quand je dois décoller ? qu’est-ce que je peux faire comme aller-retour en 4h max ? pendant le vol, quand est-ce que je dois entamer ma branche retour ? Si le secteur d’évolution est suffisamment large, il y aura forcément beaucoup d’options possibles.
Et vu que ce format ne privilégierait plus la vitesse pure, le pilote n’aurait plus aucune raison de prendre des risques inconsidérés par rapport à son niveau dans les passages délicats.
Pour le fréquenter de temps à autres, je ne crois pas que l’ambiance des vidéos de Phil vienne de la compète de très haut niveau, de l’état d’esprit des autres compétieurs ou des perfos des ailes qui l’entourent, mais plutôt de Phil lui-même, de sa façon de percevoir le vol libre et même la vie en général.
Je parle pour moi évidement, mais dans ses vidéos, les passages que je préfère ce sont ceux ou il est en vol, c’est là que je retrouve vraiment le Phil que je connais, que j’ai l’impression d’être en vol dans le même thermique que lui.
Et ça t’interpelle pas un peu de réaliser que les champions de distance ou de la X-Alps sont aussi des champions de la PWC? Chrigel Maurer, et Alex Hofer avant lui, ils ont commencé par gagner des compètes classiques. Et en distance, qui domine la CFD? Luc Armant, parmi les meilleurs pilotes mondiaux en compétition. Alors bien sûr on peut faire du cross à très bon niveau sans faire de compétition, mais croire qu’il y a d’un côté un vol de bourrins et de l’autre un vol uniquement en réflexion sans toucher à l’accélérateur, c’est ne connaître ni l’un, ni l’autre.
Concernant la dangerosité… Mets une 100aine de pilotes sur la X-Alps et tu vas voir comment les accidents vont pleuvoir!
Quant au format Cats Craddle, tout ce que ça changerait c’est que ça allongerait (beaucoup) l’arrivée des secours et en cas d’incident. Mais si tu crois que des compétiteurs en distance libre hésiteraient à aller pousser l’accélérateur sous le vent, là encore je crois que tu te trompes.
Ou tu te trompes dans ta formulation, ou tu ne connais pas si bien que cela les différentes formules de compétition.
Pour ceux qui réclament à corps et à cri le respect des libertés fondamentales des compétiteurs c’est quand même un gros plus. Au lieu de les opprimer sur un parcours balisé on leurs laisse tout le ciel pour terrain de jeu !
Par contre il est vrai qu’en tant qu’organisateur, c’est beaucoup plus compliqué et moins rassurant que de faire tourner en rond en local de la vallée.
en ce qui me concerne moi, je peux témoigner qu’à l’époque où je volais :
oui, en cross, il m’arrive de pousser sur le barreau, y compris dans des endroits où théoriquement on est sensé pas trop le faire … pas forcément sous le vent ( :grat: ) mais par exemple sur une crête pleine de bullettes thermiques telle que le st eynard … et parfois ça :vrac:
mais quand je vole en groupe j’ai (plus que souvent) le regard attiré par le groupe qui se situe devant moi … et donc forcément encore plus souvent tendance à pousser (plus fort) sur le barreau pour essayer de rejoindre le dit groupe (remarque que ça m’arrive aussi en cross, quand je suis sur une trajectoire et que je vois un groupe être dans la même direction, devant - on ne se refait pas :clown: )
quant à l’argument du temps pour l’arrivée des secours … tu peux effectivement envisager une manche de 200km en essuie glace sur une large de 5 km à droite et à gauche du déco … mais sinon je pense que c’est un faux problème. (Ps grillé par patrick sur ce sujet)
Effectivement, ma formulation était un brin excessive
Mais l’idée c’est juste de dire que ces manches libres n’apportent pas vraiment une meilleure sécurité, à mon avis. Et elles sont bien plus compliquées à organiser. Sans parler de la météo: le jour où les conditions sont très moyennes, un circuit prédéfini permet à bcp de pilotes d’optimiser leur vol… en suivant les autres, ok, mais c’est aussi ce que fait un jeune crosseur qui vole avec des pilotes plus expérimentés de son club, non? Et pourtant, il ne débranche pas le cerveau et il apprend énormément…
Piwaille, concernant l’arrivée des secours, tu crois pas qu’en cas d’incident la proximité des autres pilotes peut être un plus pour la sécurité? Qu’un pilote qui fait secours tout seul au fond d’une combe perdue ça craint un peu plus qu’au milieu d’un parcours suivi par une 100aine d’autres pilotes?
Les questions que vous vous posez, beaucoup de personnes impliquées dans l’organisation des compets se les sont posées.
Les cat’s craddle ou manches libres sont un gros risque car les pilotes courrent également contre le temps et les autres pilotes. A une météo donnée, sur un site donné, il n’y a pas beaucoup de solutions différentes pour maximiser le vol. En conséquence, les pilotes de niveau équivalent vont se retrouver sur des parcours similaires. La stratégie consiste à se garder une marge pour allonger la dernière branche, donc il faut voler vite, le + vite possible. Il est aussi possible d’allonger en allant là où les autres refuseront d’aller.
Si on veut ouvrir de vraies opportunités aux pilote, alors il faut faire les compets ailleurs qu’en haute-montagne, là où les pompes sont cycliques et nécessitent de faire des choix d’attente, ou quand la météo rend le vol difficile, sinon le vol est tracé à l’avance.
pour être retrouvé si, à 21H, le pilote n’a toujours pas pointé oui …
mais le déclenchement des secours pas radio d’un pilote en compet, j’y crois assez moyen …enfin moi -à ma charge alaire (comme on disait à l’époque) - ma radio n’a jamais réussi à sortir de la combe (le seul guidage radio des secours que j’ai réussi à faire c’est hors compet, à l’intérieur de dedans la combe en dessous de montmin, derrière coche cabane = guider une équipe au sol qui descendait depuis le déco de montmin). Je crois que lors de ma dernière tentative (j’étais ouvreur pour la compet des TC, un gars s’est mis aux arbres au niveau des tunnels de chateau nanar), ma radio n’a jamais du dépasser l’école d’escalade (et encore je ne suis pas sur que j’étais compris au delà de la mentonnière de mon casque)