Fermeture puis décrochage en cross

hi hi, je me rappelle le 1er vol avec décro : on était trois à le faire, on était tellement perturbés que les deux premiers ont raté leur déco, et moi j’avais un tour de sellette !
On était bien content d’avoir un starter pour nous aider ! :slight_smile:

a ce point la? :affraid:
ce n’est plus le décro qui me fiche la frousse maintenant, c’est vos retours! :mrgreen:

j’ai regardé les chiffres du gps, au maximum sur les 120m, il m’indique -7.5 m/s avec ta moulinette!
c’est beaucoup mais peu en même temps, à peine plus qu’un secours finalement, mais bon, c’est vrai que j’étais dans un thermique nucléaire…

-7,5 dans un thermique à +10, c’est ça, on est bien aux alentours d’un -15 pour un décro.

il me semble qu’on en avait parlé dans un autre topic, et qu’on disait que le décro était bien de l’ordre de -8m/s.

L’intention n’était pas d’effrayer. A mon premier SIV, j’ai été très agréablement surpris par le professionalisme, le calme, l’écoute du moniteur (Christophe Waller à Annecy). Au briefing, à la radio, c’est hyper rassurant.
Tout est fait étape par étape, aucun rythme stricte imposé. Un exercice après l’autre, et si ça n’est pas acquis, on recommence avant de passer à un exercice supérieur. On ne doit pas brûler les étapes.
C’est pour ça que vouloir à tout prix démystifier le décro dés le début est une erreur.
Certains vont plus vite que d’autres. il faut avancer à son rythme. Comme en général dans le parapente.
Je vais un peu flooder moi aussi pour réagir à l’intervention de dravier. Moi c’est plutôt l’inverse. Je n’ai pas honte d’avoir 7 ans de parapente et d’avoir évoluer lentement, aucun cross à faire pêter le GPS à mon actif. J’ai fait 30 vols en école (merci Parapente Samoens pour la formation) avant de décoller tout seul. Je vol plaisir, jamais en plein après midi atomique de printemps, rarement par vent soutenu ou toute aérologie douteuse. J’essaye de minimiser les risques. J’adore les vols du soir au Salève, les fins d’après midi extraordinaires autour du lac d’annecy, le vol rando en automne. Je serre rarement les fesses en vol car j’évite l’aérologie tonique. Ca me va bien pour l’instant, je comprends le désir et le plaisir qu’apporte le cross mais j’ai décidé de ne pas trop m’y frotter pour l’instant. Et tant mieux si je m’y frotte seulement à la retraite !
En tout cas ça vol po aujourd’hui :frowning:

si c’etait -15 surfair marc mon collegue qui a déja posé en decro depuis assez haut n’aurais plus de colonne vertebrale…

et d’autre pareil

un decro marche arriere ca doit pas etre loin de la vitesse du secour…-5 -6

a -15m/s l’autre jours sur aspet avec mes 200m de gaz et mes 10sec en decro j’etais posé. hors j’ai perdu a peine 45 50m

Oui et ça m’a bien étonné.
Perso, j’ai toujours lu et eu en tête 15 m/s comme chiffre.
Justement en SIV j’ai fait les B bien profond et même un peu plus… eh bien en décrochage maintenu j’avais l’impression de “tomber” au moins deux fois plus vite. Rien à voir avec 8 m/s, c’est certain.

:coucou:

les 15 m/s je les ai atteint avec l’aile bien chiffon (j’étais passé à l’intérieur de dedans le cône de suspentage). l’aile était toute dans sa longueur en “drapeau” au dessus de moi…

lors d’un décrochage il doit y avoir un peu plus de tissus qui freine donc ça doit tomber moins vite

A mon avis, il est difficile de donner un chiffre rond pour le taux de chute en décrochage. La situation étant chaotique (je parle bien du moment où la voile est totalement en boule), je pense que l’on doit avoir de grands changements suivant les moments. 6 à 8m/s me semble une bonne approximation de la vitesse moyenne, mais 15 m/s ne m’étonnerait pas sur certains balanciers.

C’est sympa comme cela comme à l’école des fans, tout le monde à gagner ! :lol:

Ps pour Nicolas : Ca volait à Samoëns aujourd’hui. :wink:

Si on parle de SIV, et bien perso je viens d’envoyer mon chèque pour un SIV avec David Eyraud, yen a plein d’autres de bons mais yavait de la place rapidement et tout le monde m’en a dit que du bien alors GO…

Mon but est de connaitre mon niveau de pilotage car en fait je pense que très peu de personnes sont vraiment capables de dire quel niveau de pilotage ils ont sous leur aile, peu importe ce qu’ils ont fait en CFD ou compète (coups de chance ou pilotage efficace va savoir, et le jour où, quel sera la réaction efficace qui évitera le secours)…
C’est un peu le but du stage pilotage ou SIV il me semble où le moniteur n’observe que toi…analyse et discute avec toi, vidéo à l’appui de tes bons et mauvais comportements et t’explique comment progresser.
Pas de stress à avoir je pense qu’ils sont suffisamment doués les moniteurs pour te faire progresser à ton rythme…en commençant par un petit exo de tangage, wing, et 360…à toi de les faire suivant ton niveau, il s’adaptera !
Enfin bon c’est comme ça que je le ressents en visionnant les vidéos que j’ai pu voir sur le net…sur 8 pilotes chacun a son niveau et ses exos appropriés pour progresser en ménageant le mental !
J’vais p’tet en faire encore bondir certains mais techniquement le décro ne semble pas bien compliqué : mettre les mains sous les fesses, les remonter un peu, puis 1cm par cm…le plus dur n’est pas au niveau technique mais mental pour moi. Il ne faut pas négliger le mental, tout est dans la tête je pense (c’est là qu’est le cerveau :slight_smile: ) car il faut garder la lucidité pour ne pas remonter les mains, puis savoir quand sortir, avoir le bon timing,…mon aile est devant/derrière…là c’est le bon moment allez go bras haut…facile sur le papier ou dans les vidéos…mais le cerveau doit suivre…techniquement si ta main est 1cm à droite ou à gauche pas sur que cela change beaucoup le comportement de ton aile.
Quand je regarde Tigger Wood…eh ben ça à l’air un poil moins simple quand même, et je ne suis pas certain que ce ne soit que dans la tête :frowning:

Bon après c’est sur qu’au fils des années, des stages et des exos, tu ressents sans doute bien si tes tangages, tes wings, tes décros ou hélicos étaient bien ou non et si ton niveau a progressé ou non…mais bon d’ici à en arriver là la vidéo et le SIV sont pas mal je pense…!

Je suis d’accord avec pleins de commentaires, il faut être prêt mentalement à aller en SIV pour donner le max (enfin sans finir dans l’eau ou dans l’aile) pour pousser ton pilotage à sa limite, l’histoire de découvrir vraiment où tu en es…apprendre à sortir de situations inconnues qui peuvent t’ammener à l’accident grave si tu ne maîtrise pas la sortie et aussi connaitre tes limites pour éviter de te mettre trop en danger.

Après c’est comme tout chacun fait comme il le sent ce n’était que mon avis :trinq:

[quote=“dravier,post:130,topic:30965”]
J’attend avec impatience ton retour d’impression après ce stage.

Tous les stagiaires que j’ai accompagné en SIV (je n’en organise pas directement) ont démystifiés les autres manoeuvres (fermetures, 360 engagés, vrilles) et ont étés très impressionnés par le décrochage.

Pas certain que j’ai le niveau d’en faire un de décro on verra bien, je vous redirai cela !

Les images montrent bien que ça bouge un max! Ce que je dis ce n’est pas que ce n’est pas impressionnant car je pense bien au contraire que ça doit bien envoyer…c’est pas pour rien que certains pilotent remontent les mains direct et qu’ils rattent leur aile de peu…ce n’est pas pour s’amuser qu’ils font cela je pense, c’est le cerveau qui bloque vu ce qu’ils se prennent. Ca doit être carrément impressionant !

En fait c’était juste au niveau technique…plus simple à faire qu’un service de tennis par exemple.

=> d’ailleurs vous avez vu la vidéo du décro d’une R10…pouh la la, j’ai cru qu’il allait tomber dans l’aile à l’entrée en décro !

[quote=“dravier,post:130,topic:30965”]
Mon expérience récente du décro me pousse à rectifier un peu cette opinion.
Le mécanisme de la mise en décrochage est simple et le moniteur le rappelle en briefing, puis juste au moment d’y aller : on freine la voile, on freine… et quand cela devient mou on enfonce les mains à fond.
C’est là qu’on se prend un bigntz pas possible, avec la voile derrière toute chiffon, parce qu’on est balancé dans tous les sens, tête en bas, n’importe comment, et qu’il faut se concentrer pour ne pas bouger les mains, ce qui déclencherait une cascade d’incidents, tout en gardant les genoux bien écartés et coincés dans la sellette, jambes repliées dessous, cela fait beaucoup dans un tel essorage ! Et on tombe comme un sac de charbon…
Le bon moment, c’est quand la voile revient au-dessus, qu’on peut remonter les mains peu à peu pour chercher la marche arrière. Là cela va mieux, la voile vole et le taux de chute devient raisonnable, il faut se préparer à la sortie et ne pas la louper quand elle arrive.

J’ai trouvé le décro moins terrifiant que le départ en autorot ou le 360 aux grandes oreilles face planète à -15m/s, mais cela demande une énorme énergie mentale et c’est très physique parce qu’on encaisse des tractions violentes sur les bras quand on maintient le décro et qu’il ne faut pas le relâcher, avec une porte de sortie qu’il ne faut surtout pas louper quand elle arrive. Sortir d’une autorot ou d’un 360 c’est de la rigolade, en comparaison, on sort quand on veut.

La parachutale aux B n’est pas un décro, cela esquinte la voile et question taux de chute c’est assez médiocre, on descend plus vite aux grandes oreilles accélérées tout en s’éloignant de la zone et en pouvant piloter à la sellette.

Pour ceux qui ont envie de s’amuser, je suggère la “cravate Véro” : un gag découvert par erreur par ma copine, quand elle a voulu faire une grande oreille et qu’elle a attrapé la suspente B extérieure au lieu d’une A.
Il faut des gants et des bras, c’est une figure étrange et assez physique mais la voile reste pilotable. David me l’a fait faire après le décro pour me demander mes impressions, j’avoue que je n’ai pas tout compris.

Temps de m… sur Annecy, je vais aller faire une petite Tournette pour me mettre en jambes. Cela décollera peut-être au Varo dans l’après-midi.

Ugh !

:coucou: Paragliding old bag !!!

Nous on voulais aller faire du gonflage, avec le Fab comme tu nous as conseillé avec les élévateurs dans une main, mais c’est mal barré! Bonne balade,

Biz

Manue

Ben pour le premier, oui. Après, pour les autres, même si ca reste la manœuvre la plus engagée et que tu le gardes à l’esprit, une fois que tu l’as fait, tu vois que si tu déconnes pas trop, ça se passera bien, et je dois avouer avoir pris un certain plaisir lors de la bascule arrière ! mais, c’est aussitôt nettement moins fun à mon goût une fois que tu es revenu sous la voile en train de te faire branler dans tous les sens !

Toujours sur les décrochages, je voulais aussi signaler qu’il peut y avoir un univers de différence selon les ailes utilisées… Donc ça peut être sympa avec tel engin à telle charge, et avec tel autre tu fais pas le malin !

et d’autre part je trouve les décro, tels qu’ils sont simulés en SIV, sont très peu représentatif de ce qu’on peut vivre en cross…

j’ai aussi des doutes là dessus, je pourrai en dire d’avantage après mon SIV, mais c’est vrai qu’ a priori, ce doit être assez différent de reconstruire une aile dans un gros thermique ou au dessus d’un lac en aérologie laminaire.

Ne serait-ce qu’au niveau de la manière de reconstruire: je crois que c’est akira qui disait qu’autant en aérologie calme, on peut prendre le temps de trouver la marche arrière tranquillement puis de remonter lentement les mains jusqu’à ce que l’aile revole et de repasser bras haut; autant dans une aérologie mouvementée, une reconstruction lente et structurée avec phase proche de la parachutale pourrait engendrer un risque important de départ en hélico accompagné des douceurs habituelles (twists…)

autant de questions que je poserai à Christophe Waller en octobre.

Oui mais quand t’en auras fait quelques-uns avec ton aile, t’auras plus besoin de prendre le temps de reconstruire. Ce sera direct décro, marche arrière, bras haut, tempo.

Ou encore mieux, le décro/acro trouvé tout seul comme un grand par un copain pendant le SIV : décro, bascule arrière, argh peur ! et remontée réflexe des mains durant la bascule, bras hauts au moment où le pilote est revenu sous l’aile, ça revole instantanément avec 5° d’abattée. Parfait !
Perte d’altitude, 20 m.
Il n’a jamais réussi à le refaire de tout le stage. ROTFL