Les joncs c'est pas bon?

ben non justement, pas uniquement des choix de conception qu’il a fait mais également de 25 ans dans un atelier de réparation toutes marques (ce qui lui donne, à mon gout, une légitimité supérieure à ce qu’il pourrait avoir en étant “simple” concepteur) !

Vous noterez d’ailleurs qu’il a clôt sa participation au débat ici en disant “vous verrez bien dans mon futur article”

Ouais ouais, c’est un peu comme si tu demandes à un ingénieur de chez BMW si c’est mieux un 6 en ligne ou un 6 en V… Tu risques d’avoir pas la même réponse que si tu demandes à son homologue chez Volkswagen. Mais les 2 sont parfaitement objectifs bien sûr.
En plus les 25 ans d’atelier de réparation… ça doit pas faire 25 ans qu’il voit passer des voiles avec des joncs!

Finalement on ne sait rien de définitif sur les joncs. Il y a d’autres domaines où c’est évident. J’ai fait 20 ans de windsurf et ai découvert les voiles munies de lattes forcées contre des “cambers” appuyant sur le mât. Ces lattes sont emprisonnées dans des goussets. Après avoir navigué, on retire les lattes et on enroule la voile, sans jamais la plier. Là, les résultats sont indiscutables. Le creux de la voile est plus proche du mât, on remonte mieux au vent et la voile a beaucoup plus de puissance. Sans compter que les voiles sont dessinées pour laisser échapper le surplus de puissance via la chute qui est réglable. Rien à dire, ça a complètement révolutionné le windsurf de M. Toutlemonde.

En parapente on en est pas là. Il n’y a pas d’évidence. Je ne prétends pas avoir raison en préfèrant ce qui est simple et qui a fait ses preuves (les mylars ont évolué), je demande simplement que les constructeurs nous laissent le choix aussi longtemps que les évidences ne seront pas là.

et pourtant qu’est ce qu’on n’a pas entendu sur les voiles à cambers, que c’était trop lourd, que c’était trop compliqué, qu’une fois le fourreau plein d’eau on pouvait plus la lever, que les cambers fragilisaient le mat…

les 1er cambers, probablement. Mais avec mon matos, pas de problème avec les waterstars. Le matos s’est allégé. Ma 1ère planche faisait 25 kg, actuellement j’en suis à 6 kg. Les voiles ont pris un peu de poids, mais c’est vraiment négligeable. C’est uniquement les lattes et les cambers devenus petits depuis le temps. Sans compter que tu ne portes pas ta voile quand tu navigues. Le seul hic est qu’une voile roulée prend plus de place qu’une voile pliée.

(A part l’usure ou pas des joncs comme des mylars)

Si on avait 2 modèles de voiles "identiques"style EN C (ou B si vous voulez ) mais une avec Joncs et l’autre avec Mylars.

Quelle serait pour vous la voile la plus solide en frontale ou asymétrique et plus prompte à ré-ouvrir?

:speedy:

@+

Pour les fermetures une voiles avec joncs est généralement moins sujettes qu’avec des mylar. Du moins de ce que j’ai pu comprendre ca retarde pas mal la fermeture qui peut etre plus violente une fois la limite atteinte qui peut etre plus loin justement.

Apres pour ça depend pas mal de la taille des joncs aussi.

Sur des petits jonc comme sur mon Alpha5 ou certaines EnB ca jour pas énormément.
Par contre sur les grands joncs, comme certaines C ou voiles de competes ca retarde effectivement pas mal la fermeture, mais aussi l’ouverture, où le temps peut etre pas mal rallongé (sans parler des cravates).
Mais bon, sur ces voiles là, le gars dessous a normalement le niveau pour pas que ça se ferme, du moins corriger avant la grosse fermeture… Enfin c’est ce qui se dit ! :wink:

Norbert

si on considère que les joncs sont généralement plus long que les mylars, une simple logique mécanique voudrais qu’une aile avec joncs est moins sensible a la fermeture, ce qui semble se confirmer par le gain de vitesse des ailes a joncs sur les ailes a mylars, mais cela veut dire aussi qu’en cas de sketch l’aile a joncs a emmagasiné plus d’énergie cinétique qu’une aile a mylars.
a contrario, toujours vis a vis de leur longueur, les joncs rigidifient l’aile sur une plus grande distance, et par conséquence font un “portefeuille” plus important impliquant un effet de levier plus grand pour la réouverture.

ma seule vraie comparaison:ma voile contre la Rush 3. Merci, mais la Rush 3 bouge moins mais shoote bien plus grave.

si ta voile est bien l’atis 4 c’est normal , 5.20 d’allongement contre 5.50 pour la rush 3 …

pas vraiment le même publique visé , pas les même perf non plus

cela ne prouve pas que ce sont les joncs qui détermine ce comportement , il y a tellement de façon de déterminer le comportement d’une voile que résumer cela à joncs/mylars est trop réducteur

je vais finir par mettre une * moi aussi :mdr:

http://www.parapentiste.info/forum/flood/signification-des-points-et-des-etoiles-t32104.0.html;topicseen

Trop réducteur…

On va attendre l’avis d’autres personnes

:speedy:

Pas les mêmes perfs ??? En faveur de l’Atis 4 je suppose.

remarque c’est possible , 2011 contre 2013 …et pour la finesse pure le magazine espagnol semble donner raison à ma sky
mais bref,au delà de ça, la seul façon d’être catégorique dans un sens ou dans l’autre serait de construire la même voile avec deux technologies différentes et de la faire tester par 20 gars
sinon on parle dans le vide , c’est que j’essai de te faire comprendre …:cry:

peut être que Nicolas s’amusera à découdre les mylars d’une senso et y mettre des joncs pour nous clouer le bec :wink:

Bof les perfs … pas mesurables. Sur la vidéo de Ziad je vois une BL qui n’arrive pas à suivre l’Atis 4 … (même si le commentaire ne dit pas ça) et pour l’Atis 3 ou 4 je ne vois de différences de perfs entre elles sauf evtl. en virage. Par contre pour les joncs je me fie aux spécialistes des contrôles techniques et de ce que l’on peut observer lors de sketchs.

Sérieusement les gars, tous les concepteurs et les pilotes qui courent après les perfs conçoivent/pilotent des voiles avec joncs, sans oublier les progrès flagrants qu’on a récemment observés avec notamment l’arrivée des joncs. Et vous en êtes encore à vous interroger sur l’intérêt des joncs pour les perfs? Possible que je vous ai mal compris, sinon je suis pour le moins sceptique… :grat:

De toute façon, ça me paraît bancal d’analyser joncs/mylars séparément. Les joncs en eux-mêmes n’améliorent pas les perfs, mais reculer le point d’attache des A pour supprimer une ligne, si, et pas qu’un peu on dirait…

:+1:

Reculer les A pourquoi ? pour avoir des 3 lignes plus perfos (0.2 ? ) et des frontales plus grosses :roll:

Et moi aussi, je penche pour cette interpretation.
Par exemple, un beton seul est friable, et une tige de fer peut tordre. Mais le beton armé ne bouge plus parce que les modes de resistance des deux se confortent. L’un en compression, l’autre en traction :prof:

réponse :

de rien :trinq:

Effectivement, il ne semble pas possible de faire des 2 lignes sans jonc.
En ce qui concerne les 3 lignes, j’en suis moins sûr, mais évidemment ça aide.

On trouve aussi des joncs sur des 4 lignes. Les joncs courts sont-ils fonctionnellement complètement équivalents à des mylars? Dans ce cas, l’arbitrage doit se faire uniquement sur les autres critères (poids, vieillissement, facilité au pliage, prix, …).

Certains joncs sont aussi sensés améliorer l’état de surface des voiles.