Méthode de décollage par vent fort

ben fallait au moins ca vu le vent au déco … :stuck_out_tongue:

Ce n’est pas un assistant. Le gars lui rentre dedans et l’embarque.

non non c’est bien l’aide en fait…

Cette vidéo ne me fait pas rire du tout.
D’ailleurs on ne voit pas sur la vidéo comment cela s’est fini pour l’assistant qui a été embarqué.
Je rappelle qu’il y a eu un accident mortel à St Vincent-les-Forts (en 2015 ou 2016) dans les mêmes circonstances : l’assistant a décollé avec le biplace avec une main accrochée qu’il n’a pas pu dégager au moment du décollage, il était tombé d’une trentaine de mètres et il était décédé sur le coup.
On en avait parlé sur le forum.

Alors “mort de rire”, j’ai un peu de mal ou bien c’est de l’humour que je ne comprends pas ! :grat:

Marc

https://paragliding.rocktheoutdoor.com/conseils/assistant-accroche-au-biplace-au-decollage/

Quelques précisions sur ce" non accident" miraculeux.

L’assistant n’a pas été percuté ni embarqué comme semblent le croire certains.Il était volontaire sur la demande du bi placeur.La vidéo est trompeuse,car on peut croire à vitesse réelle que c’est une des personnes sur le déco qui attrape la sellette au passage et se fait arracher, mais ce n’est pas le cas(vérifiable au ralenti).Le pilote ne s’aperçoit pas tout de suite qu’il a un passager clandestin, c’est la passagère qui le lui dit.

Les deux sont des bons potes avec qui je vole depuis deux ans et j’étais avec eux ce jour là sur le déco en attente d’un faiblissement de fin d’après midi comme tous les autres pilotes présents ce jour là.
La balise de st André placée sur le déco donnaient des valeurs" mini" à 24 et" maxi " à 39" 3mn avant cette mésaventure.

Fred qui est heureusement un athlète confirmé, très fort grimpeur n’est pas sur d’avoir eu la main bloquée comme les images le suggèrent, mais pense avoir instinctivement tenu par réflexe pensant stopper ce décollage très mal parti.C’était une première pour lui d’assister un bi par vent très fort!

Heureusement le pilote après deux essais infructueux pour atterrir au sommet dans la compression choisit de se mettre aux arbres comme le gueulent des pilotes(dont moi dès la seconde 42) meme si on l’ entend très peu sur la vidéo à ce moment précis.

Pas de souci pour les trois qui s’en sortent sans bobos à part quelques égratignures.Le pilote a reconnu avoir sous estimé les conditions et a su se remettre en question.Et fred s’est rendu compte qu’assister un bi par vent très fort n’est pas anodin.
La charmante passagère qui débute en para solo, est tjs aussi motivée par l’activité !

Heureusement que le gars a de la continuité, un type “normal” aurait lâché je pense!

Dommage que les gens poste simplement une video sans les commentaires… mais pour être rassurant tout c’est bien fini pour le trio !!!
Bon débrief de Jérome CANAUD sur Paragliding Outdor on the Rock. :banane:

Effectivement sur la vidéo on voit l’équipage partir vers les arbres derrière le décollage, mais on ne voit pas la fin.
Merci pour les nouvelles rassurantes (ce n’était pas évident en regardant la vidéo).
La fin sans blessures graves aurait pu être indiquée dans le message dans lequel la vidéo a été postée.

Marc

vous etes gentils… :roll:

Excuse moi Norby, mais je ne comprend pas ce que tu veux dire par ces 3 mots.

Ben sauf si ce n’est pas a moi que sont destinées les 2 dernieres remarques ci dessus, mais j’ai posté le lien de la video car je la trouvais interessante d’un point de vue pédagogique et où l’on pouvait en discuter : la preuve tu as pu donner ces quelques précisions.

je n’en suis d’ailleurs pas l’auteur, et n’y suis pour rien si sans ton intervention on avait pas plus d’infos

Norbert

Hello,

Les explications et surtout les informations données sur la fin heureuse sont les bienvenues, même si cette vidéo ne m’a pas fait rire du tout et que je ne comprends pas que celle-ci puisse être une source d’humour.
J’étais dans le coin de ST Vincent quand l’accident mortel rappelé par Marc à eu lieu. Et il se trouve qu’avant que cette date il m’était arrivé très régulièrement l’été de prêter assistance au décollage, uniquement à la demande de certains biplaceurs.

Mais, à mes yeux, en ce qui concerne la vidéo, il ne s’agit en rien d’un “non-accident” mais bien d’un accident qui aurait pu être dramatique. la fin heureuse n’enlève rien à l’erreur fondamentale du pilote.
Un non-accident est pour moi le fait que tous se passe normalement, donc bien. Et ce n’est en rien le cas sur ce qui nous ait montré.

A+

Salut

Je trouve que c’est plutôt pas mal comme vidéo. Et plutôt que de reprocher à quelques uns d’avoir un sens de l’humour un peu différent, on devrait plutôt se servir de ces images pour enrichir nos expériences.

Maintenant, on sait par le biais de cette vidéo que ça peut arriver.
Et par le biais de ce lien : https://paragliding.rocktheoutdoor.com/conseils/assistant-accroche-au-biplace-au-decollage/ on connait les choses à faire ou ne pas faire.

Autre point positif, la CTS a eu connaissance de cette vidéo et prépare une info au plus grand nombre des pilotes.

Tout s’est bien terminé. C’est pas courant. C’est justement un cas où on peut-être un peu “léger”.
Non ?

A+
L

Exemple personnel :
Je n’avais jamais assisté un pilote en décollage lors d’un biplace.
Un pilote très expérimenté (que je connais bien) qui allait décoller en biplace par vent un peu soutenu (mais rien d’exceptionnel ; c’était tout à fait gérable, surtout vu son niveau) m’a demandé puisque j’étais là (il me connaissait et savait que j’étais aussi parapentiste) d’assurer plus facilement son décollage (site de décollage assez petit avec peu de place) en assistant sa passagère qui était sa compagne et qui avait déjà fait de multiples vols en biplace avec lui (elle-même parapentiste, donc pas stressée du tout).
Par réflexe j’ai pris la sangle ventrale de la passagère dans les mains, mais mon ami (le pilote biplaceur) m’a demandé de la prendre en fait aux bretelles de façon à me libérer plus facilement au moment du décollage.
Il aurait très bien pu décoller sans mon aide et tout s’est passé dans la douceur.

Si je me retrouve un jour sur un décollage par vent vraiment soutenu et qu’on me demande d’assister un décollage, je ne suis pas sûr de donner un coup de main.
Il m’est en effet arrivé d’aider, à sa demande, un ami pilote (niveau tout à fait moyen) à décoller par vent soutenu après lui avoir déconseillé de décoller.
Il s’est pris une grosse fermeture à 50 m/sol juste après le décollage et la voile s’est rouverte à moins de 20 m/sol !
J’ai regretté de l’avoir aidé à partir (il avait insisté) et je ne le ferai plus.

Marc

Je ne sais pas si ça se fait encore, mais lors de la QBi j’ai appris à faire systématiquement la simulation de gonflage avec le passager dans sa sellette.
Ça me parait encore plus indispensable si on veut absolument décoller par vent trop fort en ayant une aide. Encore plus indispensable car ainsi on peut montrer à l’aide où réaliser sa prise, l’effort qu’il va devoir fournir (comme ça on se rend compte s’il a tendance à trop tirer), à quel moment, le déplacement qu’il va avoir à faire durant l’accompagnement, etc.
Les procédures existent. Mais sont-elles utilisées ?

Bonjour Laurent,

Je n’ai pas ton expérience, loin de là, mais au vu du nombre et circonstances des accidents graves de cette année j’ai du mal a appliquer, par mon appréciation des mesures de sécurité, de la légèreté vis à vis de ce genre d’évènement même s’il se finit bien. Peut-être l’influence de la perte d’un ami pilote " de haut niveau" en ce début d’année au moment du décollage lors de la survenue de fortes rafales (de ce que je sais) m’incite encore moins à partager cette légèreté.

Mais c’est vrai que l’essentiel est d’en tirer les leçons. Et si je peux partager ma modeste expérience on m’avait conseillé, lors de mes aides au décollage des biplaceurs à St Vincent, de glisser la main entre la ventrale et le passager, la paume vers l’avant, et sans fermer la main de façon à pouvoir la dégager rapidement en cas de problèmes.
Ne pas oublier également de se déplacer progressivement sur le coté de l’équipage lors de la progression de celui-ci vers l’avant si elle a lieu, ce qui est la plupart du temps le cas.

Et si la CTS travaille le sujet alors tant mieux.

A+

Le risque va au-delà de se voir coincer les mains par les sangles (d’épaules ou ventrale) de la sellette.
Par chez nous, sur un déco falaise (< 5 m) alimenté, un pilote aide un biplaceur d’expérience pour permettre à une jeune femme fragile d’apparence et un peu stressée de gouter au bonheur indicible de voler.
Pour ne pas subir le rouleau en arrière du déco, le gonflage se fait plutôt près du trou, le rôle de l’assistant ne se veut que d’empêcher la passagère de se laisser tomber en arrière au moment du gonflage. Le pilote-assistant est un habitué de l’exercice et du site et prend soin comment il place ses mains pour ne pas les voir prisonnières des sangles au moment de la traction/mise en tension.

Le gonflage se passe bien, la passagère reste debout grâce à l’aide de l’assistant, la voile est stable à son zénith et le pilote commence à pousser après avoir invité la passagère à courrir et là… Cette dernière se cramponne aux manches de l’assistant, ce que le pilote ne perçoit pas tout occupé à sa prise de vitesse souhaitable pour une belle sortie du déco.

Arrive ce qui devait arrivé, l’assistant se voit entraîné/déséquilibré et fini par culbuter de la falaise. Ce n’est pas le Cap Canaille mais 5 mètre restent 5 mètres et suffisent amplement à se faire très mal voire se tuer. Ici ce furent des semaines d’hôpital, de longs mois de rééducation/convalescence et pour autant que je sache un arrêt du parapente. Bref, un moment de solidarité très cher payé.

Alors je ne dis pas qu’il ne faille jamais “assister” le gonflage par vent soutenu des biplace (et même solo dans certains cas) mais il ne faut le faire qu’après avoir tres exaustivement identifié tous les facteurs de risques et avoir réfléchi comment les minimiser aux mieux.
Le danger n’est pas que là ou on l’attend.

Ce qui peut interpeller est que ce type d’incident est déjà arrivé (en gros les circonstances sont connues et certainement expliquées et documentées). Le même incident se reproduit …

Se pose donc la question : comment chacun d’entre nous peut il apprendre des retours d incident, de presque-accident et d’accident ?
La collectivité peut faciliter le partage de connaissance mais la responsabilité ultime est individuelle.

Comme déjà dit par quelqu un dans ce fil je refuse d’aider au décollage et j explique pourquoi.

Il me semble personellement que ce n’est pas le fait d’aider ou de se faire aider qui est préjudiciable à la sécurité. Par contre ce qui m’apparaît comme préjudiciable à la sécurité c’est de le faire sans suffisamment de considération pour les dangers potentielles et ce faisant, en faire des risques qui parfois, pour un “detail” en plus ou moins, amènent à l’accident.

Après que ce manque de considération des dangers potentiels à toute chose toute action soit ; de la sur-confiance, de l’optimisme illusoire, de la conscience statistique ou simplement de l’inconscience ne change sans doute pas grand chose au final quand il se révèle dramatiques mais suppose certainement des approches différentes (quoique…) pour y trouver des remèdes.

Par contre je pense que cela relève bien de la responsabilité collective que de travailler à trouver ces remèdes à l’insécurité. Disons que l’individu finit par être au-delà de sa responsabilité propre et collective, coupable du résultat final si il fait ou se fait du tort.