Mais, je me suis contenté de prendre du recul et d’analyser:
sur le plan de l’aérologie, j’ai constaté que malgré le nombre de voiles en l’air, je n’aurais pas du décoller sur ce site. Je vais dorénavant tenir compte des ThQ et B/S ratio (et RASP).
question pilotage, c’est le gros doute. Grosse remise en question. J’ai fait tout faux ! Derrrière mon bureau, je peux juste dire que j’ai eu plusieurs portes de sortie (voile sur la tête) que je n’ai pas su saisir (bras hauts + contrôle abattée).
Bon, je bosse jusqu’à jeudi et ensuite j’ai 3 bonnes semaines de vacances. Va falloir que je :grat: :grat: :grat: encore
je dirais au contraire :!:
tu reste en parachutale … mais les B stabilisent très fortement la descente (enfin à l’époque de la fidji en tout cas :canape: depuis c’est vrai que ça a l’air moins stable)
à mon avis, l’avantage des B c’est surtout que tu va te donner un peu de temps pour analyser et repartir d’une config clairement connue, (un poil plus) stable et dont la porte de sortie est très facile à trouver.
mais attention aussi …
je crois sur le forum on insiste beaucoup sur le vrac et pas assez sur après le vrac.
Après un vrac, il est normal de psychotter (y a que les tueurs qui jettent le secours, le replie et retourne voler sans état d’ame).
du coup tu risque de (TRES FORTEMENT) brider/surpiloter ton aile
chaque mouvement de tangage risque de te faire :grat: voire :affraid: et tu risque de l’empecher de voler à vouloir trop contrarier ces mouvements.
:arrow: reprise en air calme puis repousser progressivement vers de l’air plus remuant pour ré accepter les mouvements de ton aile.
je n’ai pas trop peur de me cramponner au prochain vol, j’ai simplement la frousse de me retrouver dans un tel cisaillement. Bref, je vais éviter les B/S ratio en dessous de 15. Pour le pilotage, si par hasard ça devait se reproduire, je mettrai bras haut à la 1ere porte de sortie. OK, c’est de la théorie bien cool derrière mon écran :?
Ben si ce genre de situation te fait peur, apprends à les provoquer, les piloter, les dominer.
Bref, donne-toi les moyens de progresser en pilotage.
Bref, fais un bon gros SIV et puis bosse ton pilotage!
Je viens de causer avec pas mal de “spécialistes”. Je vais peut-être retourner en SIV. “On” m’indique régulièrement que la solution n’est pas de passer par un décrochage complet. Je m’explique: En SIV, une fois le décrochage stabilisé maintenu, on remonte un peu les mains jusqu’au moment où la voile est sur la tête mais carrément en marche arrière. Il semblerait que ça soit le moment opportun pour lâcher la pression et reprendre le vol avec une abattée minime. Il “semblerait” également, que l’on puisse, en SIV, apprendre à trouver ce point SANS passer par le décrochage stabilisé. Bref, directement via une action sur les freins. Vous pouvez m’en dire plus ? Ceci serait apparrement la meilleure porte à trouver pour sortir de l’impasse.
Quand la voile est décrochée en vrac, qu’elle soit au-dessus de la tête ou bien complètement à l’ouest parce que tu as désaxé un hélico comme un cochon (expérience perso), le plus facile et confortable est de trouver une marche arrière stable. Pas besoin de tout décrocher à fond! Mais il faut avoir le feeling de la marche arrière, et savoir à peu près où la trouver.
De là, on peut remonter les mains doucement, et à un moment la voile va partir légèrement devant, c’est une magnifique porte de sortie. C’est là qu’on peut faire bras hauts pour ne pas avoir d’abattée. (ou minime)
Perso, si elle est stable au-dessus de ma tête, je me mets bras hauts (yallaaaa) et je stoppe le shoot quand elle est loin devant (tempo très très brève et sèche), ça fait plus de sensations.
Mais bon, expliquer ça sur un forum ce n’est sans doute pas ce qu’il y a de mieux. Car tout ça c’est une affaire de réflexes et d’habitude! Faire des dizaines de décrochages, ça aide à reconnaître toutes ces phases. A la longue, ça devient plaisant et plutôt smooth.
Il est effectivement pas forcement necessaire de passer par le gros decro “chiffon” ou la voile est en boule completement. Quand tu es dans un vrac qui semble passer par des phases de decros (ou tout au moins de parachutale), il suffit en general de te mettre dans la position de marche arriere DE SECURITE (MAS). C est une position de marche arriere assez profonde. Elle s oppose a la marche arriere d acro ou on cherche a avoir la voile la plus ouverte possible. La marche arriere de securite est ajustee pour etre “robuste” : si la voile continue a avoir du tangage residuel, elle ne risque pas de sortir du decro et de se remettre a voler. C est a trouver en SIV, ca depend de la selette, de la voile, etc … mais c est en moyenne autour des maillons (souvent un peu en dessous).
C est en general suffisant de se mettre directement en MAS parce que si tu es en parachutale, la MAS est trouvee suffisamment basse pour que la voile sorte de la parachutale et passe en MAS. Pas besoin de passer par le decro.
Par contre si la voile est en vol, tu vas juste te retrouver dans un regime de vol tres freine pas tres loin du decro …
Ensuite pour ce qui est de la marche arriere sans passer par le decro stabilise, c est tout a fait dans le programme en SIV (quand tu as deja quelques decros derriere). En gros ca consiste a traverser sechement le point de decrochage et de remonter tout de suite les mains a la position de MAS (attention, je te laisse imaginer ce qui se passe si ca remonte trop haut). De cette maniere tu passes directement de la voile ouverte a la marche arriere dans cette transition tres inconfortable de brassage lorsque la voile est en gros chiffon derriere. Apres il y a plein de variations encore plus rigolotes a explorer …
Va falloir effectivement trouver tout ça en SIV. Comme je me connais, ça va me prendre du temps. Une petite question quand-même. Laurent dit : « … le plus facile et confortable est de trouver une marche arrière stable … ». Mais avec cette p. de voile qui va dans tous les sens, je n’arrive pas à m’imaginer aller en marche arrière de façon « stable ».
C’est ça qui est amusant!
Et entre un truc stable et une savonnette, ça se joue parfois à 5cm de frein.
Tiens, tout à la fin de cette vidéo (nulle, par ailleurs), il y a une marche arrière (à 0:51): https://vimeo.com/40966153
J’y entre via une parachutale, puis en tirant un peu sur les deux freins (au lieu d’un seul pour partir en hélico). Même que ce n’est pas symétrique alors la voile se dandine un peu avant de se stabiliser.
Pourquoi donc?
Je me rend compte sur mes vidéos que je pilote beaucoup mes ailes, il n’y a aucun mal à cela. (attention, ne pas comprendre “campé sur les freins”, mais “bras haut mais réactif à quasiment tous les mouvements de l’aile”). A plus forte raison quand je suis proche du relief ou d’autres voiles.
Certains trouvent cela inesthétique, mais cela ne m’a coûté en incident de vol que 5 bouts d’ailes (<1/3 de l’envergure) ces dernières 150h en aérologie parfois bien virile.
Donc, aucun mal à ne pas filtrer les mouvements de l’aile, et à se montrer réactif quand on pilote. Bien au contraire.
Je suis d’accord avec flaille, vu que je pilote comme ça aussi, mais il faut bien admettre que sur des ailes un peu vives (même en EN B comme l’Atis 3), ça pompe de l’énergie.
Une option (que j’envisage) est de prendre une aile un peu plus amortie.
j’ai aussi ce sentiment. Au bout de 3 ou 4h, je suis fatigué. Ce week-end, avec l’enchainement des vols, l’engagement, et les glaciers sous les pieds, au bout de 2h. C’est assez pénible… Je me souviens des vols de 5 ou 6h il y a deux ans, rien à voir…
J’ajoute un joli vol sur le site du Wispile (Gstaad). Frisé les 3000 (le matin; déco Est) pour un déco à 1950 m. Cette histoire de pilotage est un compromis entre le trop peu et le trop. L’Atis 3 est effectivement vive quoique saine. Il faut dire que ma sellette transmet beaucoup. Avantage: un super virage, désavantage ça bouge. Paux me disait que sa prochaine Atis serait assagie. Affaire à suivre. Perso, il faut que je sois plus fin en pilotage et que je prenne les freins en dragonne. Je m’y mets, le feeling est nettement meilleur … mais les habitudes sont rudes à oublier
Outre la fatigue, chaque coup de commande est un coup de FREIN.
Donc perte.d’énergie (de rendement) et aussi perte de vitesse.
Bref je suis TRÈS favorable à apprendre à laisser vivre l’aile. Bien sur au début on risque quelques petites frontales. Vite on ne s’en prends plus tout en.ayant une meilleure gestion de l’énergie de l’aile, de ses mouvements acceptables…
envoyé depuis mon portable, donc certainement plein de fautes et trop court par rapport à tout ce que j’ai à dire