Ouaip, j’aurais pu me limiter à corriger en mettant des parenthèses, mais cela aurait été cuistre et cela n’aurait pas eu l’impact que je voulais y mettre.
Le mec qui a pondu le post a écrit des conneries, OK, mais mon objectif n’était pas pédagogique, comme j’aurais fait en classe en demandant aux jeunes de corriger la forme, c’était de pousser le bouchon pour en faire bien ressortir l’absurdité et faire rigoler les lecteurs.
Il ne faut jamais me lire au premier degré.
La prof qui avait laissé des conneries du même genre au tableau fonctionnait de la même façon absurde, avec une logique à elle que ses élèves comprenaient, et s’ils étaient mauvais quand on les avait l’année suivante ils avaient quand même relativement bien travaillé et appris des tas de trucs.
Quand ils produisaient une ineptie en “marabout de ficelle”, je corrigeais évidemment et ils disaient souvent : “avec Mme V c’était bon”. Je n’enfonçais pas la collègue dans son caca, me limitant à la protéger en disant qu’il arrive à tous les profs de laisser passer des erreurs.
En fait c’était une vraie conne totalement inculte qui regardait seulement les résultats, sans tenir compte des erreurs en amont. Un désastre cette bonne femme, mais qui fut toujours promue au grand choix. Moi, j’avais foutu à la porte un inspecteur qui m’emmerdait et j’ai toujours été promue à l’ancienneté.
La plus conne dans l’affaire, c’était moi.
Un peu de culture :
“Salut et fraternité” est l’équivalent du “Ave Citoyen” romain. C’est ainsi que se saluaient les gens sous la République (1791-1794). J’aime beaucoup aussi le “Ugh” des Cheyennes mais il y a eu ici des gens pour me dire que cela les énervait.
Je sais, tout ça n’est pas très moderne, mais j’ai des heures de vol et je suis depuis toujours une grande admiratrice de Robespierre et de Saint-Just, républicaine à fond et sans concessions face à la bêtise, la corruption et les conservatismes.
On a le droit d’être différent.
Question fraternité, je citerai deux frères un peu oubliés des temps héroïques de l’alpinisme, les frères Meyendorf. Ils étaient comme les doigts de la main dans la vie mais toujours en bagarre en montagne.
Il leur arriva une fois de revenir au refuge à la nuit tombée, chacun ayant passé la journée dans sa fissure parce qu’ils n’étaient pas d’accord sur l’itinéraire. Une autre fois, ils revinrent à Chamonix en sang, évoquant une chute de pierres, mais un témoin les avait vus se battre en duel avec les piolets parce qu’ils n’étaient pas d’accord sur l’endroit où passer une rimaye.
Une même avalanche les emporta ensemble vers un destin commun.
Bon, tout ça c’est du flood mais j’espère que cela aura fait rigoler des gens.
Retour au sujet.
Sup’Air vient de sortir une petite merveille de légèreté appelée Delight (Lien). J’ai vu Fifi Barnier s’entraîner avec le prototype avant la X-Alps et j’ai été étonnée par sa légèreté, je la tenais sans effort sur le petit doigt, bras tendu à l’horizontale.
Avec un secours “light” et une voile légère, en fonction des capacités techniques du pilote, on a ce qu’il faut pour ne pas se détruire en marchant.
Tout le monde n’a pas la puissance ni l’endurance de Coconea.
Bertrand - “mon pilote” - est un tout bon, il a opté pour une Swift, plus facile en montagne que la R11 et qui plane mieux que l’Awak. Pour la Transjurassienne, la Transdrômoise et l’AirTour, les tout bons donneront de bonnes indications aux moins bons comme nous, désireux de s’équiper en léger.
Autant de raisons supplémentaires de suivre ces courses.
Personnellement, je ne suis ni une épée ni une enclume et pour la haute montagne je reste avec l’Ultralite 19 (2,5kg), pour le vol rando avec l’Awak 18 (4kg). Sellette string Radicale sans planchette ni airbag, pas de secours, légèreté maximum.
Les gens moins exigeants et qui portent mieux peuvent opter pour la Montana 21 ou la Swift, des valeurs sûres.
Corinne ne fait que du vol rando et elle adore sa Dolpo 21, avec sellette Radicale sans secours.
Salut et fraternité*