Je discutais un peu avec les copains acrobates ce WE puisque j’étais monté pour l’Open du Lac (qui a été annulé ) : l’un d’entre eux me faisait remarquer un point assez intéressant. “Quand tu te prends un vrac en cross, ça se termine bien souvent par un bon vieux shoot plus ou moins symétrique à temporiser suivi d’une reprise de vitesse dans laquelle personne ne pensera a mettre un virage dynamique et il faudra forcément gérer une chandelle ensuite”. J’avoue que je ne m’étais pas posé la question sous cet angle et que ça a pas mal de sens. A part quand je fais des petites sessions d’acro et que je suis en mode pilotage optimisé au maxi, je dois dire qu’en cas de vrac en cross, j’ai tendance à laisser faire la chandelle en sachant que la temporiser ne sera pas un problème.
Du coup maitriser une sortie chandelle me semble assez important, surtout pour éviter que les pilotes paniqués par le vrac qu’ils viennent de subir, gardent la tête froide et sachent attendre tranquillement le bon moment pour temporiser et ne cherchent pas à mettre de frein avec la voile encore derrière.
Le virage dynamique, c’est finalement plus intéressant en thermique et en sortie de 360.
l’avantage d’une sortie en chandelle c’est que ça permet de ne pas perdre d’altitude une fois prise la décision de sortir du 3/6 et de choisir facilement un axe de sortie précis (proximité du relief). ça permet même de reprendre de l’altitude. sur une session siv à 30€ le vol ça fait 5 centimes du metre :mrgreen:
comme dit frigo de toute façon il me semble que c’est une sortie qu’il faut savoir gérer parce qu’on y sera confronté
Gwen
akira:“De mon point de vue, le probleme avec la chandelle est que tu approches clairement les incidences critiques”
je ne pense pas que tu approches les incidences critiques (décrochage) vu que ta trajectoire de vol est montante en chandelle!!!
On peut le comparer à une montée au treuil, l’assiette de la voile est cabreuse par rapport à l’horizontale mais l’incidence est normale (trajectoire montante).
Le risque de la chandelle c’est ce qui va avoir après: l’abattée et c’est bien cela qu’il va falloir gérer.(rappel pendulaire du pilote sous la voile+ reprise de vitesse de la voile).
Il est rare que je sois d’accord avec Akira, qui est rarement d’accord avec moi. Cela s’arrose
:grat: Mmmouais… Je demande à voir. Je fais souvent des 3-6 pour agrémenter une fin de vol quand il reste du gaz à consommer, j’en fais toujours quand j’essaye une voile, j’en ai aussi fait pour sortir de pièges pas sympas, et JAMAIS je n’ai pris le risque de sortir avec une chandelle.
C’est peut-être marrant, comme certains aiment l’autorot ? J’ai fait deux sorties chandelles lors de mon 1er SIV, une en digue-digue (avec du roulis) et une propre, et cela m’a suffi. J’ai horreur de subir.
Quant à tenir le cap de sortie et à piloter une chandelle, je demande aussi à voir parce que cela me semble du grand art. C’est par contre tout simple en dissipation, même pour une vieille dame.
Mon contempteur le plus fidèle ne m’a pas loupée. Le tangage est un mouvement de rotation dans un plan vertical, sur un axe horizontal orthogonal à la trajectoire.
Un parachutiste ne tangue pas, il oscille.
Quand la voile fait une abattée en sortie de vrille ou d’hélico, pour reprendre de la vitesse et revoler, ce n’est pas du tangage parce qu’elle se déplaçait verticalement en tournant sur son axe de lacet, non en avançant.
En sortie de décro, si on est passé par la marche arrière, l’abattée est une entrée en tangage mais il ne faut surtout pas la freiner sinon on repart en décro.
Une ressource en chandelle en sortie de 3-6 n’est pas non plus du tangage, vu que le mouvement de la voile était une rotation sur un axe vertical. Je concède volontiers que la chandelle n’étant pas verticale on peut l’assimiler transitoirement à un vol droit non piloté en montée, donc parler de tangage. On est là à la limite sémantique du mot.
Vous faites ce que vous voulez sous vos voiles. Moi je ne freine jamais une voile qui reprend de la vitesse pour revenir au domaine de vol, je me contente de garder le contact et je gère… le tangage qui va suivre.
Par ailleurs :
Traverser sa propre traînée lors d’une sortie dissipée n’est physiquement pas impossible, mais la voile étant pilotée et volant à une altitude plus élevée que la traînée, qui s’amortit toute seule, je ne pense pas que ce soit un piège très menaçant. C’est surtout quand la voile est à la limite de son domaine de vol que cette traînée peut se révéler dangereuse, on a vu ça sur des figures d’acro avec des départs en vrille oblique et des corolles blanches qui sortent.
Parler de tout ça et être en l’air sont deux choses très différentes. Vanitas vanitatum et omnia vanitas.
Peut être manques tu un peu de souplesse (dans tes avis bien sur ). Dans un milieu aussi fluctuant que le notre, avoir des certitudes n’est pas vraiment une bonne chose.
Sortie de 360 par dissipation ou en chandelle sont deux bonnes méthodes à partir du moment ou c’est choisi et contrôlé.
La dissipation exige un bon contrôle du roullis/lacet et la chandelle un bon pilotage du tangage. Savoir faire les deux est une bonne chose pour un pilote complet.
On peut tres bien freiner une voile qui sort d’un decro. Il suffit juste de relacher avant le fin de l’abbattee. Ca ne pose aucun probleme.
De surcroit il y a des voiles (de voltige) qui shootent tellement fort en sortie de decro que tu risques de prendre une frontale si tu freines pas.
[quote]Moi je ne freine jamais une voile qui reprend de la vitesse pour revenir au domaine de vol, je me contente de garder le contact
[/quote]
Dans le cas de la remise en vol d’un decro :
En gardant le contact, tu elimines le reflex qui protege justement la voile qui abbat de faire une frontale et tu augmentes nettement le risque de fermer. Quand on a une grosse abattee, soi on freine mais pas en faisant semblant, soit on fait bras haut (mais vraiment bras haut pour utiliser le reflex, pas de contact). Dans ces conditions, garder le contact fragilise la voile. (toujours dixit Dieu le pere que tu cites souvent).
En dissipant, tu ne perds pas plus d’altitude… Parce qu’autrement, le posé en 360 se finirait toujours en cratère, alors qu’en pratique il ne finit en cratère qu’une fois sur deux :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:
Je persiste, on ne perd pas d’altitude en dissipant l’énergie des 360 (bon si on dissipe sur 3 tours, peut-être…). Comme indiqué, l’exemple parfait est le posé 360, qui est une dissipation d’un 360° à altitude nulle (faible va t’on dire car si c’est nulle, c’est la prothèse de cul). Si tu relis ma phrase, je ne dis jamais que tu montes plus haut qu’en sortie chandelle…
Eh bien pour ma part, j’avais 66 vols lors de mon 1er SIV avec Pegasse & particules, j’ai trouvé ça super, j’ai pu constater par moi même ce que la voile acceptait et je me suis sentie rassurée.
J’en ai fait un second & un 3eme “plus musclés” vers 11O vols avec H Gabet (tout aussi super)
et enfin un 4eme avec Pégasse & Particules à150 vols.
C’est seulement suite à ça que je me suis sentie “prête” pour un stage cross et si c’était à refaire je recommencerais.
A ce jour je ne suis toujours pas douée mais je suis sereine en vol…loool
Non la photo n’est pas tournée, j’aime bien.
Peut être justement parce que j’ai “presque commencée le parapente par ça”…
je me dis qu’en commençant “pépère” on doit appréhender la suite…en commençant plus fort on se dit que ça ne sera pas pire en tout cas ça marche pour moi…sauf qu’on trouve toujours pire !!
:grat: Diantre, Akira m’aurait mal lue ?
La porte de sortie d’un décro, on la guette en remontant doucement les mains depuis la marche arrière et dès que la voile commence son abattée on les remonte rapidos aux poulies. On n’est pas là dans une gestion du tangage, c’est après qu’on reprend le contact.
Ou alors je n’ai rien compris.
Je me fous complètement des voiles d’acro, engins démoniaques pour spécialistes, ce n’est pas à 63 ans qu’on commence une carrière d’acrobate. Je n’ai plus l’âge de frimer ni la moindre envie de dilapider ma petite retraite pour apprendre à faire des zigouigouis en l’air. Place aux jeunes et j’en connais qui ont un talent énorme.
C’est bien possible que je lise mal
Donc je relis :
[quote]Moi je ne freine jamais une voile qui reprend de la vitesse pour revenir au domaine de vol, je me contente de garder le contact
[/quote]
Comme on parlait de remise en vol de decro, comment doit on comprendre cette phrase a part “garder le contact pendant la remise en vol d’un decro” ???
GArder le contact et main aux poulies, ca n’est pas du tout la meme chose. Et dans la remise en vole d’un decro, garder le contact n’est pas une bonne idee.
Est ce que tu peux me faire l’exegese ( :mrgreen: ) de ta phrase que j’ai citee ci-dessus si elle ne correspond pas a ce que j’en ai compris ?
Je relis encore :
[quote]En sortie de décro, si on est passé par la marche arrière, l’abattée est une entrée en tangage mais il ne faut surtout pas la freiner sinon on repart en décro.
[/quote]
Je suis toujours aussi “pas d’accord”. Meme apres relecture … Avec n’importe quelle voile on peut freiner une abattee de decro sans soucis de redecrocher si on arrete de freiner au bon moment.
\Sur les voile d’acro c’est parfois necessaire mais c’est tout a fait possible sur n’importe quelle voile. Dire que frein apres decro = decro … non !